Bernard Oheix

Présentation

Bernard Oheix Goran Brégovic

Goran Brégovic. Un grand parmi les grands. D'une simplicité extrême dans la vie, un génie sur la scène. Son orchestre de mariage et d'enterrement rentre dans les 5 plus beaux concerts que j'ai jamais organisés

 

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Bernard Oheix Juan Carlos Caceres 

Juan Carlos Caceres Un géant. Argentin débonnaire, musicologue averti qui me dispense un cours dans sa loge de 20mn... Spécialiste du tango et de ses racines africaines (tango veut dire percussion en bantou), de sa dimension festive et populaire. Un concert éblouissant pour conclure. Génial Caceres.

 

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Bernard Oheix

Le photographe de Nice-Matin s'est lâché. La culture en costard cravate ! Fait-elle illusion ?

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Bernard Oheix aznavour

 

Une rencontre rare. Un petit homme immense par le sourire et dont la voix a toujours ce timbre unique. Avec lui, on est tout en haut de l'affiche !

 

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Bernard Oheix Youssou N dour

Youssou'Ndour et les soeurs de Fatou, ma coiffeuse. Depuis six années elle est la seule autorisée à toucher ma tête !!!! Elle est sénégalaise et Rêvait de rencontrer le Dieu Youssou.

 

 

 

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Bernard Oheix est, depuis 15 ans, Directeur de l'Evénementiel au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes.

 

A ce titre, il a la responsabilité de Festivals Internationaux et la programmation des saisons culturelles cannoises.

 

 

De par ses fonctions, il est amené à voyager à travers le monde afin de sélectionner les spectacles et côtoie des artistes de renom.

Bernard Oheix est titulaire de deux maîtrises d'histoire du cinéma et de linguistique et d'un DEA de communication.

  

Sa passion pour l’écriture remonte à ses années de faculté.

De 1969 à 1974 il est Journaliste-pigiste à Nice-Matin et écrit de nombreux articles jusqu’à la fin des années 70 portant sur le cinéma, sa seconde passion.

 

Correspondant de Jeune Cinéma, de l’Humanité et de Révolution, de l’Espoir-Hebdo et du Patriote, il a tenu des rubriques régulières sur les films et les Festivals de cette décennie.

 

Son mémoire de maîtrise sur Bernardo Bertolucci a été édité dans la collection Etudes Cinématographiques.

 

Dans les années 80, il crée, dans le cadre de ses activités professionnelles, deux fanzines autour de la science-fiction et de la culture (ST et Ecume) auxquels il a collaboré par des textes de  fiction et des analyses théoriques.

 

A partir des années 90, il fait partie du comité directeur de la revue Cinémas consacrée au Festival du Film et au cinéma à Cannes. Il a par ailleurs collaboré ponctuellement à diverses publications (Montagne magazine, Spécial Western, La Strada...).

 

Bernard Oheix a enseigné l'économie de la culture et la culture d'entreprise à l'Université de Nice de 1995 à 2005 en licence arts du spectacle.

 

Depuis 1999 il a entamé l'écriture d'un recueil de nouvelles et de deux romans non édités à ce jour.

 

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 Les Alpes à 12% comme un jugement définitif. Admirons le courage, vélo chargé, autonomie totale, 150 km dans les jambes et ce légendaire sourire qui déforme le visage ! Le souffle ne manque pas à celui qui flirte avec les cols Alpins pour ciseler sa légende..

 

 

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 Après l'Avare où il est éblouissant. Frais et disponible, un seigneur de l'esprit, un maître qui nous permet de ressentir la grâce du temps !

                                                                                    

 

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La Préhistoire. Franck Gambale et Birélli Lagrène. Deux géants de la guitare... il y a plus de 15 années !

 

 

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 Yves Simon, mon ami, poète, chanteur. Grand Monsieur, un privilège d'avoir croisé sa route...

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L'Evénementiel au grand complet dans une sortie aux îles de Lérins très pédagogique. Rêflexions et bains de mer avec la conscience tranquille. La culture est en de bonnes mains à Cannes.

 

 

 

 

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Curriculum Vitae

Bernard Oheix, 55 ans, Marié, Deux enfants

 

Etudes et Formation

1979-1980 : Formation professionnelle à la Direction d'un équipement socio-éducatif (université de Rennes/FFMJC)

1976-1977 : DEA Technique de la Communication (Nice)

1975 : Maîtrise de Linguistique (Nice)

1974 : Maîtrise de Cinéma (Nice)

1972 : Licence d'Histoire (Nice)

1969 : Bac Littéraire (Cannes)

 

Situation professionnelle

1997-2006 : Directeur Evénementiel de la ville de Cannes (SEMEC). Programmation des saisons d'hiver et d'été. Gestion, administration et production de 100 jours de spectacles dans l'année.

1992-1997 : Directeur Evénementiel Culturel de la ville de Cannes (SEMEC). Gestion, administration et production des festivals.

1991-1992 : Directeur de la Palestre (Le Cannet). Lancement de la salle polyvalente de 5000 places.

1988-1991 : Directeur Adjoint, office de la culture de Cannes (OMACC), responsable des budgets et de l'organisation des festivals. Construction d'une équipe de production d'événements.

1986-1988 : Directeur Centre Educatif et Culturel à Mougins. Mise en place d'une salle de musculation et création de l'école du cirque des Campeliéres.

1984-1986 : Directeur "la Belle Bleue", agence artistique des MJC, Organisme de production et de diffusion artistique.

1980-1984 : Directeur MJC, Bourg-en-Bresse.

1970-1980 : Animateur MJC, surveillant d'externat, maître d'internat, conseiller d'éducation, bibliothécaire.

 

Divers

Nombreux stages de formations professionnelles : informatique, contrats d'artistes, direction d'équipements, anglais.

Chargé de cours à l'Université de Nice 1996-2005 / Licence Arts du Spectacle. (Economie de la Culture / Culture d'entreprise : 2 modules).

Langues : Italien, Anglais

Pratique assidue de sports : jogging, cyclisme, natation

Ecriture : articles, critique de cinéma, revues, fanzines, romans

 

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Simon Phillips de Toto. J'ai encore 15 années de moins et quelques rêves en plus !

 

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Antonio Gades, peu de temps avant sa disparition, Le talent et la simplicité.

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Sophie-Augustine vit au Sénégal. C'est notre filleule. Elle sait déjà danser. Un jour elle foulera le tapis rouge. Allez Sophie, on t'attend !

 

 

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Jean-Luc Paliès... un homme sérieux, metteur en scène émérite, spécialiste de l'Espagne en train de comprendre que l'année 2006 s'envole... et ses rêves de grandeur avec !

 

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 Un soir de 9 juillet 2006. Les penaltys passent par là et quelques Italiens s'apprêtent à faire la fête. Ils vont pouvoir le boire ce champagne. Nous, on en restera au café frappé !!!!

 

 

Thérèse et Angéla à Paris, à la première de la fin des terres de Philippe Genty. 

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 19:46

 

En attendant un article sur le Canto General de Mikis Theodarakis et Pablo Neruda et sur mon expérience de comédien (je joue un drôle de rôle dans une pièce de Grinberg, Linge Sale, mis en scène par Régis Braun), la dernière pièce de ma carrière de Directeur de l'Evènementiel qui sera programmée le 20 avril à Cannes et le 21 à  Nice...

Un discours anniversaire pour les 45 ans d'Hervé Battistini, collaborateur fidèle, régisseur dans mon équipe. Un homme que j'apprécie tout particulièrement et dont je sais la fidélité et les compétences. Je ne pouvais laisser passer son 45ème anniversaire, il y a des traditions dans notre équipe ! 

 

 

La Battistinade.

 

Cette figure très complexe s’exécute de la manière suivante :

1)      Bomber le torse en relevant légèrement les épaules

2)      pivoter d’un quart de tour de la gauche vers la droite en haussant l’avant-bras

3)      amener le biceps au niveau des lèvres

4)      déposer un baiser légèrement mouillé en gonflant le muscle

5)      relever la tête et toiser l’environnement d’un air farouche, du style, « -vous avez vu, je ne m’en laisse pas compter ! »

Seuls les grands et authentiques mégalomanes peuvent réussir cette figure très particulière dont on peut dire qu’Hervé Battistini fut l’inventeur, à la fin du siècle dernier. En effet, c’est après un concert des Nuits Musicales du Suquet, dans la joie et la passion d’une soirée sans faute de la régie technique qu’il inventa cette chorégraphie devant Angéla, une jeune vendeuse de programmes,  et un voiturier nommé Julien par ailleurs fille et fils du Directeur. Dans l’euphorie générale, personne ne pensa à noter la sophistication extrême de cet enchaînement. Pourtant, dans la semaine qui suivit, Julien toutes les nuits rêva de ce magnifique geste et un matin, au lever, il retrouva comme par magie l’essence même de cet art nouveau, de cette somptueuse gymnastique qui allait révolutionner l’art de s’autocongratuler !

Car, il faut bien le dire, Hervé Battistini ne fut pas toujours en mesure de s’infliger une telle récompense. On se souvient de ses débuts balbutiant à  la Direction de l’Evénementiel peuplée de jeunes filles en fleurs avec des seins superbes, lui, issu du moule masculin de la Gendarmerie Nationale, échoué au service du gardiennage des portes ouvertes du Palais des Festivals et des Congrès où il vivotait, récupéré in extrémis par le Directeur de l’époque qui avait pressenti l’authentique potentiel de ce grand dadais un peu raide, mais se posait la question de sa capacité d’exploitation d’ un talent brut englué dans une gangue forgée au fil des années d’exécution d’ordres absurdes et vains pour tenter de maintenir la paix et rétablir le calme dans une société ballottée et perturbée par des années de Sarkosyte aiguës !

Hervé, à l’époque, menait une vie quelque peu dissolue, dansant la salsa sur tous les planchers de Cannes et de ses environs, en traquant avec son pistolet magique les plus belles métisses qui succombaient toutes à son charme et à son portefeuille de petit blanc possédant des papiers authentiques et de surcroît, célibataire… un rêve pour certaines, une proie pour toutes ! Il en a passé ainsi des nuits blanches dans les ambiances lourdes chargées de Cuba libre et de sueur d’aisselles avec au matin les yeux dans les poches et les muscles gourds !

Les premières années furent éprouvantes. Il se souvient (et nous aussi, encore après tant de temps !) d’une régie particulière où un chanteur belge fuit dans la nuit plutôt que de monter sur scène et  de jouer sur le plateau qu’il avait aménagé avec  tant d’amour et de sa traque désespérée dans les rues noires alentours du Noga-Hilton des musiciens éméchés d’Arno ! Las ! Le punk de Bruxelles resta dans l’ombre et son concert avorté, comme le témoignage d’un apprentissage au forceps d’une technique rétive et de codes sanguinaires afin que le spectacle vive !

Il se souvient également de ses premiers balbutiements à la régie générale du Festival International des Jeux, de sa tendance à gonfler, non seulement les biceps, mais aussi le budget du nombre de techniciens, avec le secret espoir d’arriver à l’équité, un technicien pour un chaise et une table, un technicien par personne entrant dans le Festival… avec lui en Général en chef annonçant les figures imposées comme un juge aux Jeux Olympiques de patinage !

On se souvient toujours d’un Hervé Battistini pour qui une brise marine déclinante était un risque majeur climatique et une tornade venant du fond de l’océan, ou une ondée à 2heures du matin, un lundi, un ouragan potentiel sur la soirée concert du mercredi !

Mais derrière ces tentatives toujours sincères pour assurer sa mission envers et contre tout, la belle Sandrine vint mettre un peu d’ordre. Lui donnant au passage, l’authentique fierté d’engendrer une belle Carla et un délicieux Hugo qui devait perpétuer son nom. Finit les nuits dépravées, papa au boulot, repas en famille, il y gagna deux choses : une grande sérénité et un tour de taille que les repas de famille et les fonds de petits pots des enfants qu’il léchait goulûment jusqu’à faire craquer sa ceinture !

En même temps, par une étrange alchimie, sans aucun doute mis en confiance par cette famille soudée qui l’attendait tous les soirs en réclamant sa pitance, (Papa, du pain, papa du couscous !), il commença une révolution culturelle. Dans l’ombre de Jean-Marc, au début, qui lui permit d’acquérir les bases de son métier, il s’émancipa sur le Festival de Danse, trouvant instinctivement un style de management, son style à lui, mixe d’autorité naturelle et de gestion des hommes basée sur la dynamique et la confiance.

Ce qui n’était que balbutiements au départ s’avéra comme l’alphabet d’une régie générale débouchant sur les Nuits Musicales du Suquet ! Hervé était enfin au zénith !

Il était désormais fin prêt à affronter les budgets et à traquer les dépenses inutiles, allant même jusqu’à sabrer dans ses propres budgets techniques pour concourir à l’équilibre général des finances de la Direction de l’Evénementiel, (bon là, faut peut-être pas exagérer, il a encore un bout de chemin à faire !), négociant d’arrache-pied avec les fournisseurs extérieurs pour obtenir des rabais, organisant ses plannings comme une véritable partition de musique.

Bien sûr, il continue de vouloir séduire toutes les belles stagiaires qui débarquent comme des hirondelles de printemps, mais naturellement,  il n’a plus aucune chance vu que sa femme débarque régulièrement avec les petits, histoire de lui rappeler que le temps de la bagatelle est terminé…

Alors, avouons-le, les 45 premières années de sa riche existence lui permirent de s’affiner et de devenir un cadre performant, un régisseur d’élite, un père attentionné, un collègue  (presque parfait), au point que Florence J  ne veut plus qu’il soit séparé d’elle dans ce bureau sans lumière qu’ils occupent, les stagiaires ont appris à éviter le pitt-bull qui sommeille en lui, même si quelques périodes de garde continuent de lui permettre d’endosser son habit de lumière de flic dans lequel il se trouve un peu à l’étroit désormais, (et ce n’est pas seulement d’un tour de taille qu’il s’agit !), alors on peut le dire mon cher Hervé :

Tu nous es indispensable, ta bonne humeur rayonne (sauf quand il y a un nuage dans les Nuits Musicales du Suquet et que ton grand corps se malade !), tu apportes une vraie compétence et tu es fidèle (avec tes collègues, pas avec les salseras !), tu es Hervé, 15 ans d’Evénementiel au compteur, plein de rêves et de projets, une personnalité attachante, un vrai soutien pour ton directeur et la directrice qui prend les rênes. Tu es Hervé Battistini et aujourd’hui, pour ton anniversaire, nous t’autorisons à effectuer la plus belle des Battistinades, celle qui te permettra d’entrer dans une nouvelle ère, celle de la maturité rayonnante !

Bon anniversaire Hervé !

 

Voilà donc et en avant pour de nouvelles aventures....

Par Bernard Oheix - Publié dans : Histoires vraies
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 10:22

 

1985. Printemps de Bourges.

Un ovni chantant, poète rockeur, avec des textes longs comme des jours d’espoir, une musique au vitriol, un seigneur de la scène devant un public en délire. C’est dans ces années de folie d’une culture libérée qu’Hubert-Félix Thiéfaine forge sa légende avec des titres comme la Fille du coupeur de joints ou Alligator 427, Loreleï et tant d’autres textes abscons que seule son énergie permet de comprendre. Subtilité et passion, intelligence et déraison d’un rock sophistiqué dans l’outrance.

On ne sort pas indemne d’un concert d’Hubert-Félix Thiéfaine.

HFTetBO

 

Banni des plateaux télévisés, ne passant que très rarement sur les ondes, il va produire avec constance des albums beaux comme des lueurs d’espérance dans un monde de grisaille avec des scores de vente à faire hurler des producteurs engagés dans une course au formatage télévisuel dans une période où les rêves se transforment en cauchemars. Il égrènera comme dans la discrétion mais avec régularité des tournées lui permettant de sillonner la France, retrouvant son public dont la fidélité étonnera plus d’un opérateur, toujours présent sans être sous les feux d’une notoriété que la télévision impose éphémère… Lui, ailleurs, à côté, continuera son chemin, entre cris d’espoir et constat « rimbaldien » d’un monde en décomposition. Hubert-Félix Thiéfaine existe, je l’ai rencontré !

Avec mon adjointe Sophie Dupont, elle-même fan inconditionnelle de H-FT, en automne 2010, après avoir trimbalé mon désir de programmer Hubert-Félix (Non ! Mais quel nom pour un rocker !), au Palais des Festivals pendant des années, à l’aube de ma dernière saison, je peux enfin conclure. Après Christophe, Bashung, Higelin, Murat, Nilda Fernandez, Bertignac, Etienne Daho… Je peux toper avec son tourneur pour une conclusion de ma vie professionnelle : Thiéfaine sera à Cannes le 23 mars 2012 et je bouclerai ainsi la boucle. De 1985, jeune et sémillant Directeur de MJC à Bourg-en-Bresse, à 2012, sénior actif de l’action culturelle sur la Côte d’Azur… une vie de culture pour les « survivors » de l’agit-prop post-soixante-huitarde !

La mise en place de la billetterie, dès juin 2011, nous rassurera sans équivoque : -FT a toujours son public et les achats de places montrent une progression constante, une régularité rassurante.

Heureuse opportunité, lui, le grand marginal en dehors de tous systèmes et inconnu des coteries des bien-pensants, va alors se débrouiller pour rafler 2 Victoires de la Musique 2012 à la surprise générale, m’offrant le cadeau inespéré d’être enfin sous les feux de la rampe… Vous avez dit flair ? Le résultat est trébuchant et sonnant pour nous. La courbe régulière de vente des billets se retrouve fouettée vers une verticale annonciatrice de griserie des sommets ! Champagne à partir de 1700 tickets, score explosé avec à la clef une salle bondée de tous ses fans réveillés par son passage cathodique et son exposition médiatique.

Conférence de presse surréaliste dans sa loge. Il convoque Rimbaud et Nietzsche, invoque les muses, définit son approche d’une poésie moderne ciselée dans les volutes d’un rock primitif. Il est humble et fier, sûr de lui et rasséréné, quelques drames pudiquement éludés (la maladie, le temps de l’hôpital) le laisse en état d’apesanteur, cadeau d’une vie qu’il sait riche et accomplie dont il goûte encore plus chaque instant. « -J’ai  vécu de ma musique, j’ai pu rêver éveillé, c’est un privilège que la vie m’a offert ! »

Le concert sera un concert typique de Hubert-Félix Thiéfaine. Foule chamarrée de babas, vieux nostalgiques retrouvant leur jeunesse,  refrains entonnés en canon sans que jamais le chanteur ne joue avec ses « fans » en utilisant les ficelles du métier. Bien au contraire, son exigence est réelle, authentique. Il est heureux d’être ce héraut sans artifices dispensant une poésie moderne et sophistiquée, des mots d’entendement que son public attend et qui le rendent inimitable. HubertFelixThiefaine.jpg

Ce public que, trop souvent, je trouve si peu à la hauteur de l’événement, aujourd’hui est en phase avec l’exigence d’un monde meilleur, rendu plus intelligent par la force des idées, l’énergie d’une passion. Ce public ne cède pas à la facilité et devient disponible pour toutes les aventures intérieures.

Elle est belle cette soirée même si je l’ai attendue pendant 27 ans !

 

Dernier contact avec l’artiste. Dans sa loge. Seuls. Je lui dis mon émotion, je lui explique que c’est mon ultime concert dans cette salle en tant que Directeur de l’Evénementiel du Palais des Festivals et combien je suis fier de conclure cette page de ma vie professionnelle avec lui. La retraite à l’horizon proche d’un 1er juillet. Il sourit et m’annonce que lui, il la prendra dans deux ans, pour ses 65 piges ! Gag !

Puis, on évoque ce métier et son évolution des deux dernières décennies. On est en phase sur cette paupérisation générale des idées et sur le constat d’une culture qui s’est couchée devant la réalité ! Les idées fusent, il est amusé de notre partie de ping-pong, dans cette ville qu’il craignait, poids de l’image et des cérémonies d’un Festival omniprésent pour cet homme de discrétion ! Il m’interroge sur la vie pendant le mois de mai !

La nuit aurait pu s’étirer, mais ses invités attendaient. Je me suis éclipsé avec la certitude d’avoir rencontré un homme dont je pourrai dire avec fierté ; « -Je l’ai connu, je l’ai aimé et nous avons partagé quelques bribes d’humanité ! »

Merci Monsieur Thiéfaine !

 

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                        Une photo d'Eric Dervaux, mon ami photographe. Vous pouvez aller voir toutes les autres sur son nouveau remarquable site : http:// www.ericdervaux.com

Par Bernard Oheix - Publié dans : Histoires vraies
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 11:09

Soirée magique au Théâtre de La Licorne. Programmation de mon groupe fétiche des Huun Huur Tu (3ème fois que je les programme !), l’ensemble de Touva qui pratique les chants diphoniques et nous fait voyager dans les espaces et la culture d’un monde perdu.

 

CÔTE FACE

 

En première partie, présentation d’un duo à faire courir des frissons, à emporter tout être normalement constitué dans un monde étrange de notes éthérées. Ballaké Sissoko (un géant black débonnaire) à la kora et Vincent Segal, agrippé à l’archet de son violoncelle sont éblouissants de virtuosité et de tendresse. Les doigts de Ballaké pincent les cordes de la kora pour créer un univers de notes jaillissantes en cascades en contrepoint des glissandos du violoncelle de Vincent Segal. C’est un moment divin, un échange rare entre deux cultures par le biais de deux techniques... D’une part un instrument africain connoté ethnique pour aboutir à un univers de type classique, de l’autre un instrument classique qui s’échoue sur les rives de la musique moderne. Tous les deux partagent et confrontent l’extraordinaire sonorité qui se dégage de leur fusion. Ils font pleurer le silence, se juche en équilibre sur des mélodies qui déforment l’espace et atteignent le spectateur en de vagues douces. La tension est dans la salle, moment de rupture, comme pour basculer dans l’irrationnel d’un art apte à faire franchir les portes de perception.

Alors, si vous en avez l’occasion, courez, bondissez, prenez vos places pour participer au banquet des dieux auquel nous invite Ballaké Sissoko et Vincent Segal, ils vous combleront de bonheur !

 

CÔTE PILE

 

Comment un musicien aussi exceptionnel que Vincent Segal, peut-il être aussi méprisant et injurieux envers les organisateurs ? Comment, un violoncelliste capable de tirer des sons aussi étonnants, de partager avec Ballaké Sissoko un échange en partage aussi subtil, peut-il être autant vulgaire dans son rapport à la réalité ? D’une réception sans répondre au bonjour du technicien (entrée en matière plutôt malheureuse dans une salle où son destin artistique sera remis dans les mains de ces mêmes techniciens), aux incessantes récriminations sur la qualité environnementale de la salle, sur les travaux de ravalement de façade, sur la signalétique, sur le bruit de la climatisation, sur la loge trop petite qu’il exige de changer pour une autre qui ne lui convient pas… jusqu’à l’hôtel qui ne trouve pas grâce à ses yeux dans lequel « on se gratte »…

Et le bouquet final, quand je viens le saluer en me présentant avant le spectacle, ignorant de ses états d’âmes, et qu’il m’agresse verbalement avec hargne, (je ne suis pas content de l’accueil et…etc.), se plaignant de l’hôtel, de la salle, du personnel. Il rejoint au panthéon des malappris, Bernard Tapie, (et c’est en soi déjà un véritable exploit, cf. mon article dans ce blog, Les pieds dans le « tapie ») et quelques autres, heureusement pas nombreux devant l’immense majorité des artistes, particulièrement satisfaits de notre accueil et du professionnalisme de l’équipe de l’Evènementiel du Palais des Festivals.

Réaction plutôt vive de votre serviteur. Je refuse de continuer à écouter son torrent acrimonieux, le confie à son agent (mon amie Annie Rosenblatt de Mad Minute, sidérée) et pars en exprimant de vive voix mon désir qu’il joue le soir et se casse en empochant son pognon pour ne plus jamais revenir sur Cannes.

Par la suite, dans une soirée quelque peu alcoolisée, nous apprendrons les diverses frasques qui parsèment sa tournée, son incapacité à se contrôler, sans aucun doute produit d’un trac que l’on peut comprendre mais que son manque immense d’humilité rend particulièrement odieux. Le « -On voit bien que l’on n’est pas à Lyon ! » lancé au public de Bron qui le sifflera, les innombrables jérémiades, caprices et autres mouvements d’humeur qui poussent à bout son entourage et laisse planer une ombre délétère sur l’avenir de sa tournée.

Alors, Vincent Segal, ange ou démon ? Ange sans doute si vous êtes spectateur…mais ange qui ne remettra plus jamais les pieds dans une de mes programmations, et c’est vraiment regrettable car il aurait été parfait dans une édition des Nuits Musicales du Suquet.

Tant pis, on survivra, et lui aussi, il fait nul doute…mais il ne devrait pas oublier que ce sont des programmateurs comme nous qui misons sur lui, et que cet investissement porte sur son talent et certainement pas sur ses états d’âme de garçon mal élevé et mal embouché.

Une main mordue n’a pas envie de caresser !

Adieu Vincent Segal !

 

PS : j’ai attendu qu’il s’excuse après le concert, ce qui aurait effacé une partie du malaise, j’attends toujours même s’il est passé devant moi !

 

PPS : j’ai lancé le message qu’il pouvait me téléphoner auprès de ses tourneurs afin que l’on discute du problème à froid, mais apparemment sans effet. Il ne s’abaisse sans doute point devant un petit directeur de province !

 

PPPS : Huun Huur Tu, c’était génial, des musiciens sortis de leur steppe et heureux de vivre et de partager. Tout était parfait pour ces mongols issus de la nuit des temps ! Ballaké Sissoko s’est révélé adorable et passionnant… Dommage pour lui, mais il a encore quelques dates à souffrir, la perfection musicale tolère bien quelques petits accrocs à la sérénité et au confort d’une existence trop quiète !

Par Bernard Oheix - Publié dans : Histoires vraies
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 15:35

L'édito de l'organe de la Direction des Ressources Humaines (Paroles de RH) est composé à tour de rôle par un des directeurs. A moi donc de m'y atteler...en cette fin d'un mois de février, au débotté, pour remplacer une défaillance...

Les doigts ont volé sur le clavier, une poignée de minutes (9 exactement !), sans doute parce que le sujet m'inspirait !

Il faut le dire, le Palais et le Festival des Jeux, deux matières riches !

Bonne lecture !

texte-bo.jpg

 

Il fait nul doute que c'est l'un des derniers que j'ai l'occasion de composer. Petite émotion. J'aurai d'autres occasions, peut-être d'autres tribunes, mais c'est ma boîte, celle dans laquelle je sévis depuis 20 ans, la moitié de ma vie professionnelle ! Cela se sent dans l'envolée finale, petite larme, 3 petits tours et puis s'en vont ! 

Mais c'est pas triste !

 

 

 

Par Bernard Oheix - Publié dans : information
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 15:15

Le Sénégal est un beau pays francophone, plein de couleurs et de rires, porté par une langue suave, parfois un peu précieuse et une grande naïveté dans nombres d'expressions. J'ai été frappé par les inscriptions et panneaux divers croisés dans nos pérégrinations et vous propose un florilège de quelques fous rires...

 

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Dans le camion généralement bourré à craquer de passagers, les conditions de circulation sont parfois limites... Ici, on se prémunit des aléas de la route en affichant sa foi... On ne prête qu'aux riches !

 

 

 

Ces pauvres qui cherchent du crédit et dont la panneau ci-joint prouve à l'évidence que ce n'est pas gagné !

 

 

 

 

 

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 Deux exemples typiques.

 

A gauche, la couture comme un exutoire, une volonté de séduire affirmée. Hanter par le vêtement, pas seulement une supposition !

A noter, que cela joue aussi pour les hommes !

 

A droite : Qu'a-t-il pu se passer pour qu'un boucher se décide à appeler son négoce d'un nom aussi farfelu ?

Après enquête, il semblerait qu'il ait ouvert son magasin l'année où la "conjoncture" économique était bonne pour les mois à venir (sic) !

 

 

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La somptueuse plage de Thiof des pêcheurs de Dakar. Les barques alignées face à la mer sont peintes avec des couleurs vives et portent des inscriptions... noms de femmes, louanges à Dieu, dessins naïfs, tout est bon pour assurer une bonne pêche et le retour sains et saufs de ces marins qui sillonnent les mers sur ces embarcations vétustes, sans sécurité, jouets dans les vagues violentes d'un océan colérique...Mais elles sont consacrées et réservent de belles surprises quand les prises jonchent le fond de ces barques et que, dans un savant désordre, les chefs redistribuent les prises à la volée !

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Pourquoi payer plus cher ? Il suffit de se rendre dans ce magasin pour faire fondre la facture au fur et à mesure d'un "t" qui n'est pas un moins mais bien un plus dans l'échelle des bons souvenirs !

 

 

Quant aux femmes, elles savent toujours où aller, dans leur beaux "boubous", bijoux autour du cou, propres et soignées, "ce coin idéal" leur permettra de papoter en riant et de s'apprêter à séduire les hommes !

 

 

 

Voilà un petit voyage dans les reflets d'un pays d'ors et de lumières. Je sens encore les odeurs du pays, je vois toujours ce paysage plat de savane, j'entends la langue précieuse aux expressions surranées. Ces sourires des enfants charmeurs, les rires des femmes, l'humour des hommes. Sénégal, un pays que l'on peut aimer, où il fait bon vivre dans la chaleur des émotions brutes !

Sénégal d'Ismael Lô, de Youssou N'Dour, d'Omar Pene, de Badou, de tous ces artistes qui portent si haut les belles couleurs de l'espérance. La musique toujours présente comme un rappel de la beauté d'une culture pleine de vitalité ! 

 

Par Bernard Oheix - Publié dans : information
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Bernard Oheix Mano Solo
Mano Solo, des yeux qui contemplent le monde avec la profondeur de ceux qui brûle le temps.bernard-copie-1.jpg
Bernard O... présentant Rachid Taha.
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Camille et Bernard. Le coup de foudre. En juillet 2007, elle chantera Britten au Suquet... encore de longues semaines à attendre ! Camille, je t'aime !

Bernard Oheix Camille

 

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Un cycliste sur les routes de Venise-Gdansk. 1530km à travers les Alpes en 12 jours. Septembre 2005. De l'Adratique à la Baltique.

Bernard Oheix cycliste*****

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Iggy Pop, dans sa loge, après son concert de folie...***

 Garry Kasparov, la légende des échecs. C'est à Cannes qu'il reconquiert son titre mondial en partie rapide. L'ogre de Bakou comme un fauve, un tueur né.

Bernard Oheix Garry Kasparov*****

 

L'amour à la Russe...par -40 avant de plonger sous la glace. Janvier 2006. Dans mes bras gelés, la présidente de la fondation de la culture Russe.Bernard Oheix Russie

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A Cuba par + 40 mais sans les Russes...un mois avant, décembre 2005. La salsa sur les plages dorées, Cuba et le Che, querido commandante, cigare et morito de circonstance.Bernard Oheix Cuba

 

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Jury des Musicales de Bastia...autour de Raoul Locatelli, un corse qui fait aimer la Corse, un homme dont l'ile peut s'ennorgueillir. Vive le figatelli !

Bernard Oheix Raoul Locatelli

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Avec la belle Shen Tieimei en Chine. La légende de l'opéra chinois dans une tentative de séduction (réussie) de l'occident  Bernard Oheix Shen Tieimei

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Bernard et Jacques Chirac... Il fallait bien que nos chemins se croisent au crépuscule de nos carrières !!!

Bernard Oheix Jacques Chirac 

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Sophie et Bernard, une équipe qui gagne. 17 ans à travailler ensemble et toujours la même fidélité et confiance.Bernard Oheix Sophie Dupont

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Avec Dan Brown, des mains d'or pour une poignée de dollars. A-t-il besoin d'ouvrir un blog pour être lu ?

Bernard Oheix Dan Brown

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Liza Minelli for ever. Le retour de la star en France après plus de dix années d'errance. Quand le sublime devient réalité !

Bernard Oheix Liza Minelli

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La diva des divas, Wilhelmina Fernandez avec le jeune et passioné facteur des bonnes oeuvres. Il y a de l'amour dans l'air !

Bernard Oheix Wilhelmina Fernandez 

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8 ans après, toujours aussi belle, non, encore plus ! Moi, je fonds dans ses bras, elle est ma diva de coeur. Wihelmina, je t'aime d'amour, tu es la reine de mes nuits de rêve.

Bernard Oheix Wihelmina

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Youssou N'dour, la légende de l'Afrique, la voix de tout un peuple en marche vers la reconquête de son honneur et de ses racines. La majesté d'un grand seigneur.

Bernard Oheix Youssou N dour  

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Paul Mac Cartney, le divin Beatles. Saisir ses mains et lui dérober un peu de son talent ! Cela ne le traumatise pas outre mesure. Qui rêve ?

Bernard Oheix Paul Mac Cartney  

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Maria-Joao Pires, son talent n'a d'égal que son caractère difficile. Une sieste chez moi, dans mon lit, et le soir, elle exécute un des  meilleurs concerts de ces dix dernières années. Vive mon jardin !Bernard Oheix Maria-Joao Pires

 

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La sublimissime Claudia Cardinale. Un rêve. Elle est belle et douce. Nature et vraie. Un diner au Majestic loin des ors du festival, avec la complicité de Chiara Samughéo, la photographe des stars.

Bernard Oheix Claudia Cardinale 

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Gilbert Becaud, dernière tournée avant la grande route. La voix est intacte et l'homme fascinant. Il restera comme une de ces légendes que j'ai eu le privilège de croiser...juste le temps d'un concert !

Bernard Oheix Gilbert Becaud

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François Truffaut. Un rendez-vous incroyable, une interview contreversée dans Jeune Cinéma, le sentiment de ne pas saisir l'importance de cette rencontre...une autre histoire !

Bernard Oheix Truffaut  

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Conseiller technique de Anatoly Karpov...aux tarots ! Est-ce dans mes cordes ? Après l'avoir vu compter les cartes et jouer quelques donnes...j'en doute. Un computeur à la place du cerveau. 

Bernard Oheix Anatoly Karpov

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Cali le Grand, un show époustouflant et un homme au coeur si généreux ! Un vrai monsieur.

Bernard Oheix Cali

 

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Bernard Oheix Jean-Claude Acquaviva

Jean-Claude Acquaviva, le leader de A Filetta, le groupe de polyphonies qui fait honneur à la Corse. Un conteur rare qui fait respirer le maquis au public !

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Bernard Oheix Agnes Varda

BO et Agnes Varda... une séance tendue, une femme hors norme à manier avec beaucoup de précautions !

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Bernard Oheix Philippe Caroit

Avec Philippe Caroit, une rencontre qui débute dans le stress (le sien !).Sensible, il vient s'excuser à la fin du spectacle et nous finissons dans l'harmonie. Un beau moment d'humanité !

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Bernard Oheix

 

Un dernier sourire coincé pour la route ! Il est long le chemin qui nous mènera au paradis des artistes !

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Bernard Oheix Rome Gdansk

Tous les chemins mènent à Rome et à Gdansk... mais on ne les parcourt pas tous en vélo ! 

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Bernard Oheix Marthe Villalonga

Marthe V... et Bernard O... où un jury de la pyrotechnie explosif !

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Bernard Oheix Badou

C'est mon pote Badou, de Xalima. Vous en entendrez parler, ils ont du talent !

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