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Les Concerts de Septembre (1)

Publié le par Bernard Oheix

8 groupes, 12 heures de musique, une ambiance de folie dans les salles, les concerts de cette rentrée ont été à la hauteur de nos espérances...Il faut dire que rarement j'ai eu la certitude de programmer des groupes aussi proches de ma sensibilité en phase avec l'air du temps ! Voilà donc une revue d'effectif de ces 4 jours de passion.


Jeudi 24 septembre.

Les Tornado, un groupe que j’avais eu l’occasion d’entendre sur une péniche à Paris, ouvraient le Festival avec un set tout de finesse, une élégante musique d’un rock progressif servi par des interprètes discrets mais efficaces avec un chanteur Samy Decoster dont on reparlera. Moment de gloire pour ce jeune groupe, la grande salle du Palais des Festivals, avant Bertignac, et un public qui leur offrit une belle salve d’applaudissements avec rappel à la clef ! Quelques rêves ont germé dans les nuits d’une bande de copains sympathiques en diable. Ils ont un bout de chemin à faire dans la jungle des groupes qui naissent et leur travail a payé. Bravo à Tornado.

Alain Hanel avait couvert les deux précédentes années de spectacles du Palais. Bertignac l'inspire !

Louis Bertignac trio, un rock comme on l’aime, frais et énergique, plein de fureur ludique, des sons jaillissant de la Gibson de Louis, un bassiste complice et un batteur déchaîné ont servi, aux 800 personnes présentes, une heure de nostalgie. C’était l’époque où le rock était simple comme la vie, la nuit succédant au jour, la lumière à l’ombre, les méchants d’un côté et les bons de l’autre avec des besoins élémentaires comme hurler sa joie et crier son espoir. Louis Bertignac est un porte flambeau de ce rock bon enfant, il reste égal à sa légende, cheveux blanchis, traits burinés, adorable dans la distance, simple comme un rocker sans illusion qui vit dans sa bulle de notes stridentes. Il jouera le jeu d’une conférence de presse institutionnelle en y apportant un zeste d’ironie et beaucoup de chaleur. Il se pointera à l’after sans façon, au Sun7 avec un Thomas, le patron rayonnant, pour consommer des bières et repartir en ayant illuminé la scène d’une certaine conception du rock, la révolte sans la guerre, le bruit sans la fureur. Dans une 3ème partie, les musiciens du Band of Gnawas viendront le rejoindre pour une heure de revival, Led Zep, Hendricks, les Beatles, les Stones… en mélangeant le rock et le « trad » des artistes Gnawa. Surréaliste juxtaposition d’un univers électrique avec des marocains costumés bondissant et se croisant sur scène. Musicalement, Loy Erlich de Hadouk trio, Cyril Atef de Bumcello et le chanteur Akram Sedkaoui à la voix d’ange assurent merveilleusement (sans oublier Louis Bertignac qui sait rester en retrait quand il est nécessaire de laisser s’épanouir les chants gnawas !).

Eriic, mon pote photographe, toujours a l'affut des sensations, devant le saut d'un gnawa défiant les lois de la pesanteur !

Le concert est parfois fragile. La transition entre le moderne et l’ancien un peu mécanique, le positionnement quelque peu aléatoire…mais la force de Band of Gnawa vient de la fusion réelle qui surgit de l’accumulation des passions, de l’énergie et de la volonté commune qui animent les musiciens dans cet hommage au passé du rock dans les racines de la musique traditionnelle de l’Atlas.

En loge avac Moulinot...Bertignac heureux et moi de même !

Sabine et Ourida, les tourneuses du projet, à l’origine de leur venue au palais suite à une discussion au Bab El Med de Marseille, sont béates et papillonnent, cajolent leur artistes, vibrionnent en embrassant tout le monde et vivent ce moment si particulier de la réussite, quand tout semble en harmonie…La nuit sera longue
 !

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E


J'avais une petite appréhension à cause du passage de Carla B (pas Blay) dans ces chansons, que nenni, Louis nous a fait un festival de très bon rock avec notamment des reprises de Téléphone qui
m'ont fait rajeunir de 30 ans. Eh oui je me vois encore sortir de Rapsodie avec cette fameuse pochette sous le bras où le groupe nu, le sexe coincé entre les jambes faisait couler beaucoup
d'encre. Ce mec prend son pied sur scène avec ses solos ravageurs et nous donne beaucoup de plaisirs sur chaque morceau, sa Gibson qui semble fétiche et qu'il fait pleurer et puis ce final
exceptionnel avec un mix de "ça c'est vraiment toi" et "day tripper". C'est un grand monsieur du rock, merci Berti !


Bernie l'année prochaine ? et je reste scotché à mes 15 ans


Petit changement de plateau et de costume pour Berti qui troque la gibson pour une Fender, tout aussi fétiche apparemment, et rejoint Band of Gnawa, ce collectif avec notamment Akram
Sedkaoui à la "golden voice", je sais maintenant pourquoi, ferme les yeux et tu entendra Robert Plant.
Un répertoire incroyable où les grands standards des Beatles, Led Zep, des Stones ou d'Hendrix fusionnent avec la musique du Maghreb. C'est incroyablement puissant. 



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