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le grenier de la mémoire 55 : BoccaSamba 2 : la fin de l'utopie !

Publié le par Bernard Oheix

La 1ère édition avait été un véritable succès malgré certaines entraves du personnel municipal ! Après un bilan avec le Maire où je lui confiais mon inquiétude quand au rôle joué par la directrice des Affaires Culturelles et son sbire conseiller technique... ( il n'a pas vraiment aimé, et ce d'autant plus, qu'après lui avoir déclaré : "-Ils ne vous servent pas, ils se servent de vous !", ils l'ont laissé choir 2 mois après pour une direction apparement plus intéressante, dans une métropole aquitaine !)... Il ne fait pas toujours bon d'avoir raison devant les politiques !

Malgré tout, la 2ème édition de BoccaSamba fut lancée, en cette année 2016 de Jeux Olympiques à Rio de Janeiro, avec au menu, des Mini-Jo pour les centres de loisirs (une gageure de les faire tous travailler ensemble !), un cabaret Brésilien à la MJC de la Ferme Giaume, les concerts décentralisés et les animations batucadas tous les mercredis du Marché d'Artisanat et le long des plages ! Soit une vingtaine de dates sur 2 mois !

Mais dès la première batuccada, un message ravageur atterrit sur les boites mails des adjoints au Maire... Il était émis par un petit responsable de l'animation de la ville aux multiples titres ronflants, employé municipal qui ne voyait pas d'un bon oeil, semble-t-il, notre arrivée dans "son" secteur d'activité !

De : GUITTON Jean-Paul 
Envoyé : vendredi 15 juillet 2016 10:52
À : CAZIN Delphine; PHILIPPE Bérénice; CASTELLI Brigitte; CIMA Gilles; FRIZZI André; ARINI Joelle; CHIKLI Frank
Cc : ROUSSEAU Brigitte
Objet : Déception des Boccassiens aux Nocturnes 
 
Bonjour,
Mercredi soir je me suis rendu aux Nocturnes Boccassiennes, j’ai eu l’occasion de rencontrer des Boccassiens qui m’ont fait part de leur déception et mécontentement.
Certes  le temps n’était pas idéal pour les commerçants exposants qui avec ce grand vent n’ont pas pu déballer correctement. pas TOP !!! photo 0180
 
L’animation Ville : Le groupe « batuccada », n’est quand à lui arrivé qu’à partir de 19h 10 alors que la communication est faite pour 18H.
Les costumes et la tenue des 3 « jeunes » soit disant brésiliennes étaient très décevantes, voient vulgaires. (photo 0178), et ne montre pas un professionnalisme exigeant.
Les costumes étaient loin de faire rêver et ne représentaient pas vraiment « Bocca Fiesta »..
 
Pourrait-on apporter une amélioration afin de calmer les  « mécontents »
 
Jean-Paul GUITTON
 
Direction Générale des Services
Service Politique des Quartiers et de Proximité
Chargé de Projets Vie associative et Fêtes et Animations.
Téléphone : 04.97.06.46.63
image001.png
Il a bien fallu que je réponde !
 
De: bernardoheix <bernard@oheix.com>
Objet: réponse au héraut des "boccassiens mécontents"
Date: 15 juillet 2016 14:57:24 UTC+2
 
Monsieur Jean-Paul Guitton,

J’ai eu par ricochet copie de votre mail.
Les Indiens reconnaissent leur propre valeur à la vaillance de leurs ennemis !!!! Comme je me sens petit de vous avoir en travers de mon chemin, vous qui êtes la caricature d’un dysfonctionnement des services municipaux, vous qui vous planquez depuis des lustres derrière des titres ronflants pour ne rien faire, vous qui embrassez les vieilles boccassiennes comme si un jour elles allaient voter pour vous... et enfin et surtout, vous qui trahissez si allègrement les secrets des appels d’offre et obtenez des miettes d’un festin pour votre intérêt personnel !
Quelle caricature votre mail diffusé aux responsables (je rajouterai le Maire dans ma réponse !) et combien sont pratiques ces «boccassiens mécontents» que l’on ne citera jamais bien sûr !
Tout de suite, évoquer les «soi-disant» brésiliennes... je tiens à votre disposition les cartes d’identité de ces 3 authentiques brésiliennes... puis rajouter qu’elles n’étaient pas sexy... c’est ne pas avoir les yeux en face des trous que de ne pas apprécier leurs fesses particulièrement séduisantes... ou alors, montrer peu d'appétence pour la gent féminine !
Dire que la communication est faite pour 18h me semble quelque peu contradictoire avec le panneau suivant. Jean-Paul Guitton veut que ce soit à 18h et la communication de la ville à 19h... qui va gagner ?
le grenier de la mémoire 55 : BoccaSamba 2 : la fin de l'utopie !
Comme par hasard, (et comme la journaliste de la semaine précédente !) vous n’étiez là que pendant le lancement, quand le vent soufflait en rafales, que la moitié des commerçants avaient fui et que personne ne déambulait dans les travées.. Dur de faire de l’animation dans ces conditions !
Sauf que, quand au 2ème passage, ce fut de la folie, des centaines de gens les yeux illuminés, les enfants et ces « vieilles" que vous aimez tant, dansant avec ces brésiliennes,  alors là vous n’étiez plus là, ou en absence de communication, le positif vous allant si peu monsieur Guitton !
Bizarre, mais je ne vois pas le président de l’UBACCI en copie, peut-être parce que lui était semble-t-il très satisfait (du moins c’est ce qu’il m’a dit !)

Je suis Bernard Oheix, le Directeur Artistique de cette opération Bocca Fiesta et sans doute, le succès réel de l’an dernier, malgré (déjà) les efforts de certains pour l’entraver, ne vous convient pas. J’ai quelques titres de gloire qui me font penser que je connais mon métier à la différence de vous !
22 ans directeur de l’evénementiel, créer les saisons culturelles de Cannes avec Gilles Cima, recréer le Festival de la Pyrotechnie, avoir produit des «animations» que même en rêve vous ne pouvez concevoir (la reconstitution de la bataille de Nashville, les concerts sous la mer à La Bocca, avoir géré les animations gratuites sur la Ville et à la Bocca pendant 5 ans...je tiens à votre disposition la liste des groupes et des lieux où j’ai programmé !)...
Mais je ne suis pas là pour faire mon panégyrique, juste pour vous dire que vous êtes un triste sire et que l’administration souffre d’individus comme vous !
A l’heure où l’on annule le concert d’une des plus grandes star brésilienne qui devait en exclusivité se produire gratuitement ce soir à La Bocca (Renatta Rosa) à cause d’évènements dramatiques, votre libelle mesquin me fait honte !
Sans doute dois-je vous gêner quelque part dans vos combines.... mais rassurez-vous, comme je l’ai annoncé, je me retire du jeu (et c’est à cause de gens comme vous !) pour l’avenir, et vous pourrez agir à votre guise pour le plus grand plaisir des «bocassiens mécontents» que vous invoquez avec tant de passion !
A ne pas vous revoir, vous qui ne m’avez même pas mis en copie du mail alors que vous me connaissez très bien (votre courage sans doute !) et rien n’empêchera la Samba de faire danser les boccassiens, si ce n’est des drames qui sont autrement plus importants que vos combines de petit magouilleur !
Je tiens à votre disposition un reportage photos exhaustif avec vidéo de chenilles sur le Marché nocturne… si cela vous intéresse vraiment !
le grenier de la mémoire 55 : BoccaSamba 2 : la fin de l'utopie !

 

Et je n'ai pas pu résister ! une 2ème couche s'imposait !

Début du message réexpédié :

De: bernardoheix <bernard@oheix.com>
Objet: Les boccassiens mécontents ? Un peu d'humour !
Date: 21 juillet 2016 16:24:02 UTC+2
À: GUITTON Jean-Paul <Jean-Paul.GUITTON@ville-cannes.fr>
 
Quizz : 
Deux boccassiens mécontents se cachent dans la foule de ce 20 juillet...Où sont-ils ?
3 vielles pseudo Brésiliennes s’exhibent en toute impudeur… Qui sont-elles ?
Jean-Paul Guitton se dissimule dans ce maigre public pour dénoncer l’insuccès de BoccaFiesta… Que font les animateurs pour satisfaire les boccassiens ?
Et si un peu d’humour nous ramenait à la raison !!!!!

 

le grenier de la mémoire 55 : BoccaSamba 2 : la fin de l'utopie !

L'été fut intense à souhait. Avec Richard Stephant, nous donnions dans le Brésilien à haute dose. Dona Flor et les danseuses et musiciens brésiliens de Nice investissaient tous les espaces de La Bocca. Malgré une coupure occasionnée par mon séjour à Montréal pour le Mondial des Jeux, les dates s'enchaînaient avec à chaque fois, cette ferveur du public et cet enthousiasme réel des badauds !

Malgré les évènements tragiques du 14 juillet à Nice, BoccaSamba étirait ces heures de passion, la beauté de ses costumes et des danseuses, aux nez et à la barbe des boccassiens et des nombreux touristes qui affluaient !

La nuit, le long des plages... et toujours l'étonnement et l'enthousiasme du public !

La nuit, le long des plages... et toujours l'étonnement et l'enthousiasme du public !

Un Carnaval Brésilien dans les rues de La Bocca ! Un triomphe !

Un Carnaval Brésilien dans les rues de La Bocca ! Un triomphe !

L'un des meilleurs concerts de toute ma carrière ! Zalindé, une bande de femmes percussionnistes extraordinaire qui porteront le public à l'incandescence !

L'un des meilleurs concerts de toute ma carrière ! Zalindé, une bande de femmes percussionnistes extraordinaire qui porteront le public à l'incandescence !

Et voici donc le clip de fin ! Le Maire David Lisnard totalement absent et n'étant venu à aucune des dates de BoccaSamba, déléguant à une vague adjointe le devoir d'une réponse convenue à mes mails, Gilles Cima l'adjoint, mon ancien ami, se planquant derrière son ombre, tout le monde rasant les murs devant le succès réel des animations, aussi bien devant le public que devant la presse !

Et l'enterrement de BoccaSamba, par le silence, le refus de me prendre en rendez-vous, la volonté de me sortir du jeu afin que la quiétude de la médiocrité et du consensus mou ré-envahissent les couloirs feutrés de la magouille et de l'incompétence !

Tant pis, on aura dansé deux étés et ce fut une des plus belles expérience d'animation de toute ma "longue" carrière !

 

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Le grenier de la mémoire 54 : BoccaSamba (1) !

Publié le par Bernard Oheix

Etrange de s'apercevoir que l'une de mes premières animations en tant que Directeur de la MJC de Bourg en Bresse en 1981 était un Carnaval Brésilien et que la dernière animation de ma vie professionnelle Cannoise en 2016 sera BoccaSamba !

Entre les deux, le vertige de plus de 3000 spectacles et animations !

J'avais déjà un fan club prêt à s'occuper de moi et à me peindre en brésilien !

J'avais déjà un fan club prêt à s'occuper de moi et à me peindre en brésilien !

Entre les 2 articles, 35 années se sont écoulées et j'ai perdu quelques cheveux...

Entre les 2 articles, 35 années se sont écoulées et j'ai perdu quelques cheveux...

Pourquoi le Brésil ? dans le cas de Bourg en Bresse, l'opportunité d'un groupe local qui faisait de la musique brésilienne, la volonté d'être sur des coups (nuit du Polar, de l'Horreur, mois de l'Italie...etc), et une mode sur le Brésil en train de naître ! Il n'en fallait pas plus pour que la commission des animations que j'avais créée se lance et concocte un mini festival avec cinéma, démonstrations diverses et grande nuit du Carnaval à la MJC ! 

Pour BoccaSamba, cela venait d'un concept de campagne électorale de David Lisnard qui pendant sa conquête du pouvoir municipal avait lancé le projet d'un aménagement des plages de l'Ouest cannois, de La Bocca à l'entrée de La Napoule, sous le vocable de Boccacabana !

Il faut avouer que ces quelques km de plage laissaient à désirer en terme d'aménagement, les maires successifs ayant tendance à privilégier les plages de sable fin de la baie de Cannes à cette étroite langue de sable coincée entre les voies ferrées et la route qui longe le bord de mer qui mène vers les montagnes de l'Estérel ! 

Paradoxalement, c'est mon ami Richard Stephant, un producteur de spectacles avec qui j'avais réalisé tant de créations, qui le premier, m'a lancé sur la piste d'une animation estivale en phase avec ce slogan de campagne !

Alors, nous avons sulfuré. J'ai appelé ma copine Brésilienne Soraya qui avait une agence avec Valentin Langlois (Hélico Music) sur Paris et on a imaginé une série de concerts couvrant tout l'été. Puis, j'ai contacté Dona Flor, mon amie niçoise branchée Brésil, en contact avec la colonie "auriverde" importante sur la région et où les musiciens ambulants et les danseuses faisaient merveille !  J'ai pris pris rendez-vous avec le Maire David Lisnard et lui ai lancé en entrant dans son bureau  : "-Vous faites Boccacabana, moi je vous propose BoccaSamba pour étoffer votre concept et le rendre vivant pour les habitants et les touristes !"

J'ai immédiatement senti qu'il accrochait pendant que je lui expliquais notre idée. Il a fait appelé son conseiller technique et lui a dit de suivre le dossier et de foncer !

L'idée était de décliner les animations de l'été 2015 sur La Bocca sur le thème du Brésil. Au menu, des animations diverses ( pavoisement des commerces  aux couleurs du Brésil, tournoi de beach Volley...), des concerts gratuits sur les scènes périphériques dans les quartiers et sur le centre de La Bocca, une déclinaison de la parade fleurie en "Carnaval de Rio", un focus tous les mercredi  de 19h à minuit entre les stands du Marché d'Artisanat nocturne avec des batucadas pour l'animer et des défilés le long des plages où les baigneurs s'agglutinaient autour des braseros !

Et ce fut magique !

Le défilé en musique dans les allées du Marché d'Artisanat ! Un choc des cultures !

Le défilé en musique dans les allées du Marché d'Artisanat ! Un choc des cultures !

Les filles dansant pour les touristes sur la plage ! A voir et à entendre !

Les filles dansant pour les touristes sur la plage ! A voir et à entendre !

Pour les concert, Rodrigo, Anna Torrés, Dona Flor jusqu'à la légende amazonienne en exclusivité à Cannes, Zézinho, le roi du Tic, tic tac, tube planétaire qui embrasa les foules en train de chalouper !

 

Le grenier de la mémoire 54 : BoccaSamba (1) !
Je peux le dire, j'ai porté BoccaSamba à bout de bras !

Je peux le dire, j'ai porté BoccaSamba à bout de bras !

Avec un budget nettement moindre que celui des animations estivales de l'année précédente, nous avons réalisé 8 nocturnes avec batucadas de 17h à minuit, 5 concerts, un tournoi de beach Volley, des animations diverses, couvert le grand Ouest de Cannes en rentrant dans les quartiers avec un vrai succès populaire. 

Mais cela nous l'avons réalisé contre l'appareil municipal arc-bouté sur ses prérogatives et qui voyait d'un (très) mauvais oeil ce qui était en train de se dérouler ! La Directrice des Affaires Culturelles nouvellement nommée aux ambitions bridées par le Palais, le conseiller technique du Maire, son compagnon, la responsable du service animations et fêtes qui fuyait tout idée de conflit en se dissimulant derrière son bureau... Ils ont tout fait pour étouffer cette opération ! J'imagine que ma proximité avec le Maire, le fait que je venais du Palais des Festivals honni, et que les retraités ne devraient pas continuer à tourner les pages du présent, y était pour beaucoup ! Je touchais à des enjeux politiques de positionnement, je subissais les contre-coups d'une guerre intestine d'un appareil communal jaloux du Palais des Festivals, subissant les assauts des médiocres ( ils sont si nombreux !). J'avais aussi, indirectement, touché à des intérêts plus mercantiles d'un personnel s'accrochant à ses prérogatives et à quelques privilèges ! 

Pas de communication, absence des programmes de l'été, service minimum à tous les niveaux... jusqu'à ce que je prenne le taureau par les cornes ! Je me suis rendu à l'agence de Nice-Matin mi-juillet, alors que l'on m'avait interdit de les contacter, je leur ai présenté des photos que j'avais pris avec mon portable des concerts de Ranguin et de La Bocca, (aucune  information par le service de presse de la ville !), expliqué le concept des batucadas avec quelques belles photos des danseuses en action et cela a enfin lancé l'opération dans les médias (cf. l'article du 29/07 plus haut !) 

Et ce fut une explosion médiatique !

Rentrer dans le Top des opérations d'été de Cannes ! Le succès, mais surtout le public était au rendez-vous !

Rentrer dans le Top des opérations d'été de Cannes ! Le succès, mais surtout le public était au rendez-vous !

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le grenier de la mémoire 53 : the end of Montreal !

Publié le par Bernard Oheix

le grenier de la mémoire 53 : the end of Montreal !
Après l'édition pilote de 2013 avec Stephane Yannako qui restera mon ami même s'il s'est brûlé à cette première édition des Jeux de Montréal. 2014 s'annonce plus structurée et lance un projet sur 4 ans !

Après l'édition pilote de 2013 avec Stephane Yannako qui restera mon ami même s'il s'est brûlé à cette première édition des Jeux de Montréal. 2014 s'annonce plus structurée et lance un projet sur 4 ans !

Les 3 opus de 2014 à 2016 vont marquer une progression constante, avec un développement et un plan de financement s'améliorant au fil des expériences... et cela malgré une certaine pesanteur inhérente aux contraintes d'un mastodonte comme Juste Pour Rire gérant les plus grandes manifestations d'été à Montréal, ville de festivals ouverts aux quatre vents pendant 2 mois !

Pourtant, dans les arcanes de la société JPR, les décisions ne sont pas toujours faciles à prendre et si nous avons pu, avec Arman Afkhami et Guillaume Degré-Timmons, survivre en maintenant notre cap, c'est grâce à l'excellence de leur travail, à la réussite réelle qui pointait son nez (La rue des jeux, les grands tournois et l'écho positif en France auprès d'acteurs importants de cette industrie !) et à la fréquentation qui décollait dans les tournois et animations !

Sans oublier bien sûr, le soutien constant de Gilbert Rozon, le big-boss, mon ami, celui qui était venu me chercher à Cannes pour me proposer ce challenge et avait toujours arbitré dans les moments critiques en notre sens !

 

Gilbert Rozon, un chef charismatique à son zénith !

Gilbert Rozon, un chef charismatique à son zénith !

Juillet 2016. La porte est ouverte pour que nous puissions enfin nous retrouver dans la cour des grands et rivaliser avec le Festival des Jeux de Cannes. Toutefois, je perçois que pour moi, le vent a tourné. J'avais confié les clefs à Arman et Guillaume et désormais, ce sont eux qui impriment leur rythme, prennent leurs décisions et se retrouvent en première ligne. Je percevais que mon rôle initial s'achevait, que d'exécutif à "mentor", j'avais joué ma partition. Mon contrat se terminant, j'avais une nouvelle place à me trouver dans l'organigramme du Mondial des Jeux,  Président d'Honneur, vieille baderne où mangeur de cacahouètes agrippé aux buffets !

La nomination de Patrick Rozon (dans la famille Rozon, je veux le neveu !) comme Directeur du Mondial des Jeux allait effectivement me guider sur une nouvelle voie, celle d'un consultant, d'un partenaire moins en prise avec le terrain mais que les donneurs d'ordre de Montréal souhaitaient conserver dans leur team. J'ai donc préparé l'édition 2017 avec eux, plus comme un agitateur d'idées et un contact avec Cannes et les acteurs français !

Et l'édition 2017 sera la dernière même si nous ne le savions pas ! Une belle édition, avec quelques opérations ambitieuses (La Nuit des Loups Garous animée par mes amis créateurs du jeu, Philippe Des Pallière et Hervé Marly.... la présence d'une délégation importante avec Monsieur Phal (Tric-Trac) et des éditeurs comme Asmodée...).  Une édition qui laissait percevoir combien nous avions pris place dans le concert des manifestations multiples qui embrasent l'été Montréalais et dans l'univers du jeu ! 

Las, l'histoire n'allait pas nous donner raison et nous ôter toute possibilité de goûter aux fruits de notre travail ! Un coup de tonnerre retentit dans le ciel du show-bizz à peine quelques semaines après le festival 2017. Gilbert Rozon, broyé par la vague Me Too, démissionnant de Juste pour Rire, son empire partant à la dérive... Effroyable séisme ! 

Voilà donc un de mes derniers challenges professionnels se terminant dans la confusion ! Gilbert Rozon était mon ami, il m'avait fait confiance, soutenu et offert l'opportunité de vivre une expérience passionnante de 5 éditions du Mondial des Jeux, de sa création à sa maturité. Au moment où nous pouvions nous retourner et contempler notre oeuvre, tout s'est écroulé.

Je ne suis pas un juge et ne veux surtout pas le devenir. Je ne connais pas la réalité de ce qui s'est passé mais je sais une chose, c'est que Gilbert Rozon avait une capacité de créer hors norme et un sens de l'amitié et de la fidélité  réel et pour cela, je l'en remercie. Pour le reste, c'est à lui, à sa conscience et à la justice désormais de trancher ! Pour moi, il restera à jamais mon ami Gilbert Rozon !

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Le Grenier de la mémoire n° 52 : Des Jeux à Montréal ! 1ère partie !

Publié le par Bernard Oheix

Tout avait commencé à la bourse Rideau (un marché du spectacle) perdu à Québec, début février, où quelques programmateurs européens d'artistes de la Belle Province étaient invités ! Je faisais partie de ces heureux élus.

 

Cette année-là, en 2001, le Carnaval de Québec se déroulait en même temps. Délices des fanfares, aux doigts gelés, des jeunes sirènes aux épaules nues perchées sur des traineaux dérapant sur les plaques de verglas, tout cela par - 30°... Alors nous avons bu, dans des cornes de caribous élancées, un alcool innommable, et après avoir réchauffé nos coeurs en le brûlant au tord boyaux, nous avons parlé, aidés par les effluves alcoolisées, dans le froid saisissant, au milieu des flons-flons musettes verglacées ! Où donc peut se nicher l’art et l’amitié ?

Il s’avéra que le sémillant jeune homme à mes côtés avait pour nom, Gilbert Rozon, l’empereur de l’humour, l’homme par qui les fous-rires se déclenchaient sur la planète austère d’un nouveau millénaire, Les vidéo-gags, le Festival Juste pour Rire, c’était lui. Il s’était imposé en France en permettant à Charles Trenet de faire une nouvelle et ultime carrière... En le relançant, il s’était lancé ! Et il rebondissait toujours, jamais à court d’idées, réussissant souvent, échouant parfois, véritable leader dont les Stephane Rousseau, les Arturo Bracchetti et autres comiques naissant à Juste Pour Rire étaient les portes étendards d’un empire en train de se bâtir !!!

Quand l’amitié affleure, on se cherche, on se renifle... Il en allait ainsi entre Gilbert R et Bernard O, deux animaux au sang chaud en train de tendre des passerelles entre le vieux et le nouveau monde.

C’est en discutant de ma fonction et des actions que je menais en tant que Directeur de l’Evénementiel du Palais des Festivals de Cannes, qu’incidemment, je fus amené à lui parler du Festival des Jeux...150 000 visiteurs, 12 000 joueurs inscrits à des tournois, plus de 10 000 nuitées générées...

J’ai réellement vu ses yeux s’ouvrir comme des billes, un éclair en point d’interrogation vacillant dans son regard. Il a dessoulé, mais 15 jours après, il débarquait sur le Festival des Jeux à Cannes.

Je revois encore sa tête devant les 1000 scrabbleurs alignés sagement dans un silence de cathédrale, son effarement devant les milliers de gens agglutinés devant l’entrée du Palais des Festivals bloquée pour cause de saturation, sa perplexité devant les familles en train de jouer aux centaines de jeux du salon, devant des personnages déguisés simulant des combats préhistoriques, des maquettes des grandes batailles napoléoniennes, sa fatigue au bout de la nuit devant des centaines de joueurs attablés aux tables du Off en train de tester des boites grises dont certaines se retrouveraient commercialisées quelques années après dans de beaux emballages de couleurs !

Suite à cette plongée dans les nuits ludiques cannoises, il avait étoffé son Festival Juste pour Rire d’un volet Juste Pour Jouer, avec plus ou moins de bonheur suivant les années.

Nous avons continué à nous croiser, à entretenir des liens d’amitié, lui de plus en plus grand manitou du Québec, bureaux à Los Angeles, Londres, Paris, jury d'un Incroyable Talent... Moi, restant l’histrion de la Culture Cannoise, le saltimbanque devenu épicier de luxe.

Et puis il y a eu ma décision de prendre ma retraite en 2012, avec la satisfaction du devoir accompli, la peur de la saison de trop, la volonté de transmettre le flambeau dans de bonnes conditions, à mon zénith...

Et en septembre 2012, un coup de fil surréaliste de mon pote Rozon.

«-Bernard, qu’est-ce que tu fais. Tu es à la retraite et tu te bronzes au soleil alors que tu es mon directeur du Festival des Jeux de Montréal ! Et tu ne le sais même pas ! Allez, monte sur Paris, il faut que l’on se parle.»

Comment résister à une telle injonction ? Je me suis donc rendu en la capitale, dans son magnifique loft, un déjeuner d’amitié et il m’a proposé de travailler sur le chantier d’un grand festival des jeux avec pour objectif 2017...

Dans le hall du Complexe Dujardin donnant sur le centre ville où se déroulèrent les premières éditions !

Dans le hall du Complexe Dujardin donnant sur le centre ville où se déroulèrent les premières éditions !

C'est en cette année 2014 que le Festival des Jeux va prendre son envol ! 

L'apport des responsables que Gilbert Rozon avait choisis sera déterminant. Arman Afkhami et Guillaume Degré-Timmons, deux jeunes bourrés d'énergie, vont impulser une dynamique incroyable. Progressivement, le hall du complexe Dujardin sera remplacé par un binôme, animations dans le Festival de la rue/tournois dans les salles de jeux, et quelques coups d'éclats (un grand master d'échecs, une compétition E/sport, un "off" en train d'émerger dans les nuits chaudes de Montréal...) vont commencer à nous installer dans le mastodonte Juste pour Rire ! Les résultats ne se firent point attendre et même financièrement, les comptes s'améliorant pour flirter (presque) avec l'équilibre en 2015. Le Festival décollait et parallèlement, mon rôle avait évolué, d'initiateur à "mentor" comme Arman et Guillaume me définissaient ! J'étais là pour les conseiller, les aider, les soutenir, mais c'est bien eux qui avaient les clefs de Juste pour Jouer !

J'aimais cette position de "transmetteur", ce positionnement dans l'ombre après avoir si longtemps été dans la lumière ! Donner le témoin et voir le présent se transformer sous ses yeux ! 

Gilbert Rozon, pendant toutes ces années, resta fidèlement à mes côtés, intervenant à chaque fois pour combler les vides d'une organisation tentaculaire (Juste pour Rire) qui ne comprenait pas toujours les objectifs et la spécificité des jeux et la psychologie des joueurs. 

Le monde des affaires anglo-saxon ne fait pas toujours bon ménage entre les bonnes idées et le souci d'une rentabilité immédiate... cela mit en péril en plusieurs occasions Juste pour Jouer. Pourtant, à chaque fois, le big boss intervint pour dénouer les situations et permettre que l'aventure perdure contre vents et marées !

Et le parfum d'un "mat" décisif, couronnement de ma carrière, commençait à affleurer pour cette édition 2016 déterminante dans notre quête initiale d'un Festival 2017 qui devait nous consacrer !

La jeune garde du Festival des Jeux. Arman et Guillaume et Wassim en pleine action !

La jeune garde du Festival des Jeux. Arman et Guillaume et Wassim en pleine action !

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entracte cinématographique !

Publié le par Bernard Oheix

Il reste un poignée d'articles à rédiger pour émerger de mes combles... mais sortir un peu la tête de son grenier est parfois salutaire !

Surtout qu'une décision importante s'est imposée à moi : sauver l'industrie cinématographique en allant à marche forcée au cinéma, dans de vraies salles, des fauteuils confortables, entouré de spectateurs passionnés... Bon, cela n'est pas gagné, vu qu'à la plupart des séances auxquelles j'ai assisté, nous étions de 3 à 10 personnes. Cela facilite les gestes barrières me direz-vous, mais comment imaginer un monde où le public est absent, une salle vide, c'est une partie de notre humanité qui s'envole dans les limbes d'un cauchemar où chaque geste d'amitié devient suspect !

Le monde de la culture est fracassé. Il agonise sur les peurs et la hantise d'une contagion délétère. Que restera-t-il pour nos enfants, nos petits-enfants de cette année 2020 ? Comment remettre en marche une machine sociale qui se grippe sur les réflexes du renfermement, de la peur de l'autre, de la destruction de toutes nos valeurs d'entraide et de solidarité ?

Tenter de sauver l'économie est une chose (encore que si c'est avec les mêmes recettes pour les mêmes causes, on puisse douter de son efficacité !), mais réinstaller l'humain au centre d'un monde qui est le sien, la planète que l'on a tant fait souffrir avec nos comportements prédateurs, en est une autre, autrement plus importante ! Il en va de l'avenir des êtres que nous aimons de pouvoir regarder le futur sans trembler, de comprendre ce qui est en jeu  afin de faire renaître l'espoir !

Alors c'est vrai, aujourd'hui, aller au cinéma n'est peut-être pas le geste révolutionnaire définitif, mais c'est le seul qui est à ma disposition pour tenter de faire perdurer l'espoir d'une renaissance !

De plus, il y a une rafale d'excellents films à notre disposition pour oublier temporairement ce présent qui nous dérobe l'horizon !

 

Des films Français tout d'abord, dans cette veine d'un cinéma d'émotions, d'intelligence et de construction élégante qui est bien notre marque et nous permet d'exister encore et plus que jamais devant les grosses machines américaines dopées à la testostérone des effets spéciaux. 

Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait d'Emmanuel Mouret avec Camélia Jordana, Emilie Dequenne, Vincent Macaigne est une subtile variation autour des jeux de l'amour et du hasard (!), un puzzle où chaque sentiment interfère avec l'autre, où l'aile d'un papillon peut transformer la réalité ! C'est joué à la perfection, filmé avec talent et sobriété, et chaque séquence est interconnectée avec une autre comme si chaque choix dévoilait une réalité souterraine où la noblesse des coeurs l'emporte sur la passion funeste ! Sublime d'intelligence !

Les apparences de Marc Fitoussi en est un autre exemple. Karin Viard et Benjamin Biolay sont époustouflants dans cet autre jeu de l'amour et du massacre. Un couple à Vienne à qui tout réussi, lui, chef de l'Orchestre de l'Opéra, elle responsable de la bibliothèque à l'Institut Français... une liaison avec l'institutrice de leur enfant et un homme obsédé qui la traque vont faire basculer le couple dans une descente aux enfers haletante ! Une réussite sur le fil du cordeau de la bienséance confrontée à la passion et où les secrets ne le restent jamais !

Le bonheur des uns... de Daniel Cohen avec une distribution d'exception (Bérénice Bejo, Florence Foresti, Vincent Cassel et François Damiens) s'ouvre sur une scène hilarante que tout le monde a vécue : au restaurant, 2 couples d'amis en train de se "chiner", vient le moment fatidique du choix des desserts ! La réussite de la plus discrète, son exposition médiatique comme écrivaine à succès, va faire exploser les liens d'amitiés et d'amour du groupe. Florence Foresti en vrai/fausse copine jalouse, Vincent Cassel en macho désarçonné, François Damiens en allumé permanent, font de cette comédie un vrai moment de bonheur et de tendresse ! A voir comme un remède contre la morosité ambiante !

Je reste plus circonspect devant Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal.. mais malgré tout, on passe un bon moment avec Laure Calamy et son âne Patrick ! Et un peu de tendresse ne fait pas de mal dans ce monde de brutes... non mais !

Et dans les films étrangers, 2 bijoux sertis de toutes les passions. L'infirmière de Kôji Fukada qui sur la trame d'un film policier suit, en brisant le rapport temporel, les errances d'une infirmière injustement accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis. Derrière, toute un pan de la société japonaise se dévoile... celui d'un amour coupable d'une femme pour une autre femme, la force du paraitre sur l'être, les non-dits et le voile du regard des autres ! Entre Hitchcock et Lynch, le film est construit comme un jeu de piste où le temps bascule en permanence du passé au futur ! Un grand film japonais !

The Perfect Candidate de la réalisatrice Haifa al-Mansour, prouve à l'évidence qu'en Arabie Saoudite, où les droits de la femme sont les plus méprisés, quelque chose est en train de se passer, porté par le courage et la volonté de femmes d'exception. Maryam, médecin dans une petite clinique nichée au fond d'un chemin défoncé, confrontée en permanence aux lois qui l'inféodent aux hommes, va se révolter en assumant de se présenter aux élections municipales contre un homme, contre tous les hommes... Un savoureux cocktail de tendresse, d'humour et d'espoir ! Un film jamais caricatural mais qui ouvre tous les horizons d'un futur où les femmes seront bien cette moitié de l'humanité en marche !

Et voilà... 6 films en 10 jours ! L'amorce d'un printemps cinématographique ! A l'heure où le débat politique et scientifique stagne au degré zéro de l'intelligence, quelques conteurs d'histoires, amuseurs publics, montreurs d'images, nous rappellent que la culture vaut bien un détour par l'écran de nos passions, que l'espoir peut renaître des cendres de notre cauchemar et que les frontières du monde sont à notre portée !

Allez, encore un effort pour être révolutionnaire !

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le grenier de la mémoire 51 : Les Nuits du Suquet !

Publié le par Bernard Oheix

Il existe bien une vie après le travail ! Moi c'est avec le sourire aux lèvres que j'ai affronté cette ultime parenthèse de 4 ans d'une vie professionnelle déjà si riche ! La SARL, les notes de frais, les voyages au Québec et dans les festivals de musique classique, une équipe à former à Montréal autour du Festival des Jeux, le coup de génie de BoccaSamba, les Nuits de la Tchatche à Bourg en Bresse, les rendez-vous avec le comptable, plus de chefs à l'horizon, si ce n'est la contrainte d'une réalité de terrain que je maitrisais plutôt après tant d'expérimentations !

La fête permanente d'un horizon dégagé... Quoique !

Nice Matin, suite à une intervention de Tacchino déclarant (sic) :"-que si Oheix savait programmer, cela se saurait !"

Nice Matin, suite à une intervention de Tacchino déclarant (sic) :"-que si Oheix savait programmer, cela se saurait !"

C'est dans la programmation des Nuits musicales du Suquet de 2013 à 2016 que je me suis le plus impliqué. je pouvais sans pression tenter enfin de transformer cette manifestation pour aller vers un classique régénéré, des expérimentations sur les créneaux de 19h dans la cour du musée avec la musique du monde, du rock même, des créations sur la grande scène à 21h avec des projections d'images sur le fronton de l'église, des lectures avec des stars, et des passerelles tendues entre genres divers...

En 2013, outre une contribution classique pure avec Cyprien Katsaris, un programme espagnol avec mon ami pianiste David Levy, Boris Berezovsky au piano dans une soirée conçue par Michael Guttman du Festival de Pietrasanta et quelques jeunes solistes, j'ai proposé un "hommage à Albert Camus" avec des projections des planches du Premier Homme du dessinateur Jacques Ferrandez et en récitants, Daniel Mesguich et Marthe Villalonga. Un pur bonheur tout comme Forabandit de Sam Karpiena, un chant de troubadour à la rencontre de l'Anatolie ! Je passerai sur un de mes plus gros "bide" avec une idée géniale que j'avais eue, Mozart versus Salieri, qui prouvera à l'évidence qu'il ne suffit pas d'avoir une excellente idée (confronter les musiques de Salieri l'homme du pouvoir au jeune Mozart) pour atteindre son objectif ! ce soir-là, je me suis demandé si je ne faisais pas l'édition de trop ! Heureusement, dès le lendemain, avec Richard Stephant, mon vieux complice producteur, je rétablis l'équilibre en un hommage à Mikis Theodorakis un peu brouillon mais passionnant et pour terminer cette édition, la Symphonie Flamenca de Juan Carmona dont j'avais accueilli  la création de son premier mouvement quelques années auparavant !

Au bilan, une édition trop en rupture avec le classique, avec une prise excessive de risques sur des créations qui me laissera malgré tout insatisfait. 

Je me donnais donc rendez-vous en 2014 pour corriger le tir !

Projections et dégustation de vin pour l'ouverture de cette nouvelle édition ! Désir de persister et incorrigible optimisme en la capacité du public d'évoluer ! On ne se refait pas. Ouvrir avec "Ivresse de l'Opéra" produit par Richard Stephant et mise en scène par Paolo Micciche (avec qui j'avais déjà réalisé El Canto Général) était osé, mais un sponsor qui nous permis d'offrir un verre de vin à tout le public vint calmer les ardeurs des mélomanes quelques peu désorientés... Puis enchainer le pari impossible des Variations Goldberg toujours avec mon ami David Levy et Francis Huster déclamant des lettres de Mozart sur ses oeuvres, comme un écho de son quotidien à l'aune de son génie musical ! La philharmonique de Saint Petersbourg avec Berlinsky au violon et le quatuor Talich et Dana Ciocarlie. Bon, je pouvais me laisser aller pour la suite ! De Bach à Piazzolla, dialogue entre un Bandonéon (Héléna Ruegg) et un alto (Mischa Pfeiffer), Ballake Sissoko, le roi de la Kora africaine et une soirée Gospel Drums rappelaient que le classique n'est pas que synonyme d'Occident !

Et pour s'achever dans cette année 2014, une soirée exceptionnelle avec Chilly Gonzales conjuguant l'humour et le génie pianistique ! On pouvait tirer un trait et attendre sans angoisse juillet 2015 ! Quoique !

C'est en cours de Festival que j'appris que ma mission s'achevait ! Sans préavis, contre l'option que j'avais toujours affirmée que je ne durerai pas et n'effectuerait que 4 éditions ! Martine Giuliani, à la manoeuvre avait décidé de m'écarter sans ménagement, sans égards ! Malgré ma demande de respecter le contrat moral entre nous, elle s'entêta comme elle seule savait et pouvait le faire ! Alors j'ai employé les grands moyens !

le feux au poudres ! Martine Giuliani dans toute sa splendeur !

le feux au poudres ! Martine Giuliani dans toute sa splendeur !

le grenier de la mémoire 51 : Les Nuits du Suquet !
Quid de Martine Giuliani ? Elle sera dégagée avec pertes et fracas, remplacée elle qui se voyait irremplaçable... et je pense que l'affaire du Suquet aura été un des détonateurs de ce qui couvait depuis que le président de la Semec était devenu Maire de la Ville de Cannes ! Il y a des blessures qui ne s'oublient pas et elle n'avait manifestement pas sentie que le vent tournait ! Désolé Martine Giuliani !

Quid de Martine Giuliani ? Elle sera dégagée avec pertes et fracas, remplacée elle qui se voyait irremplaçable... et je pense que l'affaire du Suquet aura été un des détonateurs de ce qui couvait depuis que le président de la Semec était devenu Maire de la Ville de Cannes ! Il y a des blessures qui ne s'oublient pas et elle n'avait manifestement pas sentie que le vent tournait ! Désolé Martine Giuliani !

Et j'ai donc continué mon travail de Directeur Artistique des Nuits Musicales du Suquet ! En 2015 c'est le Florilegium de Londres de Ashley Solomon qui fit une ouverture baroque, tout comme la programmation de Human Teorema, un groupe de rock fusion avec Tim Girard le Cannois, à la guitare et aux claviers, le fut dans ce festival Classique ! Un choc assuré pour beaucoup tout comme la présence des "Troubaïre" où galoubet et tambourin jonglèrent dans la nuit étoilée ! Un petit détour  par la "tarente" de Mascarimiri puis Laurent Korcia et Julia Siciliano nous offrirent une superbe soirée entre Brahms et Ravel, Piazzolla et De Falla. François René Duchable et Sophie Marin-Degor enchaînèrent pour une promenade entre Chopin et Gershwin... 3 stars russes Vadim Repin, Alexandre Kniazev et Andreï Korobeinikov nous emportèrent sur les traces de l'exigeant trio N°2 de Brahms, de l'opus 50 de Tchaïkovski pour finir sur le trio élégiaque de Rachmaninov... sublimissime ! Et en clôture du Festival , l'Orchestre de Cannes dirigé par Wolfgang Doerner, avec David Levy (encore et toujours !) en soliste, pour une soirée que je me dédicaçais en quémandant au chef l'Adagio de Barber et l'Appalachian Spring de Copland !

Me restait donc l'ultime étape de 2016 avant de me retirer... même si le Maire me demanda de prolonger de 2 ans, ce que je refusais pour ne pas donner raison à l'ex-Martine Giuliani ! Je me devais de respecter mon contrat moral et de faire ma dernière édition des Nuits Musicales du Suquet en 2016 !

Et même si mon rêve d'une édition collector s'échoua sur les écueils de la réalité, il eut un beau parfum de nostalgie, d'évasion et de modernité ce dernier opus ! 

Giovanni Bellucci au piano et la voix envoutante de Francis Huster dans le justement dénommé  "Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare, Badou pour une rencontre Afrique/Classique, mes amis du groupe Tavagna, polyphonies Corses dans l'écrin de la cour du Musée où j'ai vu des spectateurs pleurer d'émotion (sic), Tarek Abdallah-Adel Shams El-Din, musique savante égyptienne structurée sur l'oud, le riqq et la voix !

Mais aussi, mes jumelles préférées, les filles de Tacchino dans un trio avec leur mère autour de Purcell et Bernstein, l'Orchestre de Cannes, l'Orchestre de Liszt de Budapest et un hommage à Philip Glass par Bruce Brubaker.

Le dernier soir, 23 juillet 2016, dans une Passion Guitares incroyable, tous mes amis répondirent présent pour mon dernier concert ! Sous la Direction Artistique de mon complice Jean-Claude Rapin, Nono, Roland Dyens, Korcia, Nilda Fernandez, Vincent Absil, Juan Carmona, Michel Haumont et tant d'autres, vinrent conjuguer les talents, les genres, les émotions pour une soirée grandiose, mon chant du cygne dans cette ville où j'avais vécu tant de moments inoubliables ! 

Une page se refermait, une de plus, sans amertume et avec la satisfaction d'avoir apporté ma pierre à l'édifice d'une culture si indispensable pour lutter contre les barbaries qui pointaient à l'horizon !

 

 

Pour en finir avec MG ! J'attends toujours sa réponse, elle ne viendra jamais... C'est ainsi ! Dommage !

Pour en finir avec MG ! J'attends toujours sa réponse, elle ne viendra jamais... C'est ainsi ! Dommage !

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Le grenier de la mémoire 50 : Le gérant de La Bocca !

Publié le par Bernard Oheix

Juillet 2012 : un plongeon dans l'inconnu se dessine ! Partir à la conquête de ses rêves à 62 ans dans une nouvelle page à écrire d'un dernier chapitre de sa vie, libéré de ses contraintes administratives, de la gestion d'une équipe et des états d'âme d'une Direction Générale et d'un Maire, de l'angoisse d'une mission de programmation qui use au quotidien ! Avec la certitude de ne plus dépendre de quiconque mais l'assurance d'avoir à relever seul les derniers challenges qui mènent vers les frontières du néant !

Quitter au 1er aout 2012 mes fonctions de Directeur de l'Évènementiel se déroulera sans douleur ni aucun regret. Presque une absence de sentiments et d'émotions... peut-être anesthésiés par ce voyage imminent en Crête avec toute ma famille réunie pour fêter ma "libération conditionnelle" chez mon ami et complice Richard Stephant avec qui j'avais réalisé tant de belles créations au fil des "Saisons de Cannes" et avec qui j'avais, encore, de si beaux projets.

Au fond de moi, j'avais fait le tour, au fil de ces 22 ans du Palais des Festivals de Cannes, de tous les possibles ! D'autant plus que, à la demande du Président Lisnard, je conservais la Direction Artistique des Nuits Musicales du Suquet pour 4 éditions, ce qui m'octroyait un sas de décompression bien nécessaire ! Je savais que je n'avais pas terminé mon opération de transformation de cette manifestation d'un classique pur et dur (un peu chiant disons-le !) en un festival d'une musique classique dépoussiérée et plus en phase avec notre époque. Il me restait seulement à parachever mon oeuvre d'une dernière touche définitive qui ferait taire les quelques sceptiques que mon "modernisme" effrayait !

Parallèlement, en septembre 2012, Gilbert Rozon, le patron de "Juste Pour Rire" et grand jury de "La France a un incroyable Talent", un ami rencontré au Carnaval de Québec au cours d'une Bourse Rideau, un marché du spectacle vivant auquel on m'avait invité, me téléphona pour m'informer que "- si je m'imaginais déjà en vacances, j'avais raté mon coup !". Il voulait "son" Festival des Jeux sur Montréal et je devais monter sur Paris pour le rencontrer afin de me mettre "enfin" au travail ! J'ai donc pris le TGV pour le rejoindre dans son magnifique loft parisien et nous avons conclu un accord pour que je réalise un "audit" à l'automne sur l'opportunité de réaliser cette manifestation à la suite duquel je prendrai ma décision définitive. L'idée même de "monter" un Festival des Jeux au Québec était un challenge particulièrement excitant pour moi au vu du contexte cannois. Je l'avais dirigé avec passion pendant plus de 15 ans et c'est à Cannes où je l'avais invité après notre rencontre très enlevée au carnaval de Québec par moins 30° qu'il avait découvert l'univers et le potentiel des jeux !

C'est à l'automne 2014, au cours d'une rencontre avec mon ancien Président devenu mon tout nouveau Maire, David Lisnard, que j'achevai de mettre en place le dernier étage de ma fusée "retraite en marche forcée !" Je lui ai proposé une idée que j'avais eu avec mon complice Richard Stephant pendant mes vacances crétoises : étoffer son concept fumeux de BoccaCabana par une manifestation BoccaSamba endiablée, réunissant Battuccadas le long des plages la nuit, concerts dans les quartiers, animations d'un cabaret brésilien sous les platanes de "la Ferme Giaume"... Je lui ai vendu du rêve et sans hésiter, il me dit un Banco sans réserve !

Et c'est ainsi, avec 3 ces dossiers bien sonnants et trébuchants, auxquels s'ajoutaient un jeu sur le Cinéma créé avec Luc-Michel Tolédanno, une Nuit de la Tchatche que l'on me demandait de reprendre sur Bourg en Bresse et mon projet de Battles in the Sky qui devait régénérer des Feux d'Artifices vieillissants, que je m'immergeais dans une retraite active en créant une SARL dont je me nommais in petto le gérant : Bernard Oheix Conseils en Culture et Communication (BOCCA) venait de naître et par un coup de baguette magique, le gérant de la Bocca allait pouvoir s'amuser à la Bocca ! Et il est certain que pendant les 4 années qui suivirent, je me suis vraiment éclaté comme rarement dans ma vie !

Et la retraite, c'est en chantant que je m'y plongeais pour mon bain rituel du nouvel an 2013 !

Le grenier de la mémoire 50 : Le gérant de La Bocca !

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Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !

Publié le par Bernard Oheix

J'ai vécu les quelques mois précédents mon départ dans un état à d'euphorie mêlée d'angoisse. Au moment de lâcher la rampe, vertige d'un au-delà incertain ! Toutes  les règles structurant mon quotidien confrontées à la réalité d'un départ définitif après 22 années à oeuvrer dans ce Palais des Festivals mythique.

Je rêvais d'une grande fête sur le toit du Palais où mes amis, les techniciens du Palais, les collègues des autres services, les partenaires, les fidèles de la programmation auraient communié avec moi... J'étais même prêt à prendre en charge les frais de mon raout mais le Directeur Général, Martine Giuliani, s'y opposa avec vigueur ! Une façon de me faire partir plus discrètement, d'éviter l'écume d'une notoriété de circonstance et d'un premier départ à la retraite d'un Directeur du Palais des Festivals, les autres ayant toujours été vidés avant l'âge canonique de leur départ officiel ! Elle imposa un souper dans une boîte branchée du moment, le Bâoli, le 28 juillet, après le concert du pianiste Fazil Say en clôture des Nuits Musicales du Suquet 2012. Une méthode plus discrète, en compagnie de mes collègues, où j'eus droit à 2 invités en plus de mon épouse (ce sont Michel Sajn et Evelyne Pampini, mes complices, qui s'y collèrent !). Ce repas, fort sympathique au demeurant, était si loin de mes aspirations qu'il me laissa un goût amer !

Mais une page se tournait et quelques articles fleurirent dans la presse pour signaler mon départ !

En voici quelques extraits !

 

Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Nice Matin sous la plume de Gaëtan Peyrebesse pour un papier bien sympathique !

Nice Matin sous la plume de Gaëtan Peyrebesse pour un papier bien sympathique !

20 minutes du 20 juin !

20 minutes du 20 juin !

Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Ce papier de Fred Maurice avait fait sensation à Cannes ! J'y déclarais mon amour pour Annie du Bar du Marin ! Il faut croire que j'ai de la suite dans les idées puisque Annie deviendra l'héroïne du polar que j'ai écrit avec Julien Oheix, mon fils, même si son restaurant devint un Café Croisette pour la circonstance d'une fiction ancrée dans la réalité cannoise !

Ce papier de Fred Maurice avait fait sensation à Cannes ! J'y déclarais mon amour pour Annie du Bar du Marin ! Il faut croire que j'ai de la suite dans les idées puisque Annie deviendra l'héroïne du polar que j'ai écrit avec Julien Oheix, mon fils, même si son restaurant devint un Café Croisette pour la circonstance d'une fiction ancrée dans la réalité cannoise !

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Le grenier de la mémoire 48 : Tirant sa révérence !

Publié le par Bernard Oheix

8 ans déjà ! Presque hier me semble-t-il... mais si loin dans le temps ! Comme il est étrange de voir se dévider si rapidement les fils de sa vie professionnelle, de sentir ses certitudes s'écrouler, les objectifs atteints devenir des murs sur lesquels se fracassent notre avenir !

Je l'ai vécu comme une étape m'affranchissant de toutes contraintes sociales... Une retraite confortable méritée, du temps pour vivre en voyageant (Crête, Amérique du Sud, Istanbul, Sénégal, Inde...). Je vais pourtant continuer à intervenir ponctuellement encore 4 années en créant ma SARL, BO Conseil en Culture et Animation dont je vous reparlerai dans un prochain billet. Reste la coupure avec d'innombrables amis dont on sait bien, que malgré les promesses, à juste titre, leur présent viendra se briser sur l'oubli du passé !

Et les souvenirs comme des étoiles pour embellir le présent !

 

 

Voici le texte que j'ai envoyé le 29 juin 2012, dernier jour officiel dans ma fonction de Directeur de l'Evènementiel au sein du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes avant mon départ à la retraite. Un texte particulier pour une journée bien particulière... Il fut expédié à tous mes contacts professionnels, aux amis, à tous ceux qui entrèrent en contact avec moi au fil de ces années de passion. 

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L’heure de mon départ a sonné !

C’est avec énormément d’émotion que je quitte mes fonctions de Directeur de l’Evènementiel ce 1 juillet 2012  avec comme nouvel horizon, celui d’une retraite en chantant avec la satisfaction du devoir accompli !

J’aurais pu m’accrocher encore un peu aux ors du pouvoir, mais à l’instar de Zizou, j’ai peur de faire la saison de trop ! Et puis, quand on a la chance d’être remplacé par Sophie Dupont, mon adjointe depuis 22 ans, on ne transige pas avec l’âge de son départ ! A 62 ans, il me reste tant de beaux souvenirs de toutes ces années passées au Palais des Festivals de Cannes. J’ai  eu quelques quarts d’heure de gloire comme dirait Andy Warhol : le concert d’Archive avec l’Orchestre Symphonique de Cannes avec mon ami Michel Sajn (mon plus beau concert !) et le come-back de Liza Minnelli, la recréation du Festival de la Pyrotechnie, la dynamique autour du Festival des Jeux, la rencontre avec Kasparov et ma victoire contre Karpov… à la belote, la mise sur pied des « saisons culturelles d’hiver et d’été » à Cannes, la présence affirmée de la Musique du Monde (Salif Keita, Idir, Ismael Lô, Youssou N’Dour, Cesaria Evora, Mariza….), les compagnies du festival de la danse et Béjart, la fureur de quelques riffs de guitare et de tirades en slam, quelques spectacles bien dérangeants et magiques comme le concert sous la mer (!!), Nilda Fernandez, Mano Solo, les légendes Aznavour, Bécaud, Nougaro, quelques mains de stars (Ah ! le more, more de Kim Basinger) et bien sûr, cette apothéose des filles du « Crazy » à mes côtés pour mon dernier réveillon en chant du cygne (le noir, pas le blanc !).

J’ai aimé travailler dans ma ville, dans ce Palais mythique.

Avant tout, j’ai aimé les liens que nous avons noués au fil des préparations de ces saisons, des Womex et autres festivals où nous nous sommes croisés. J’ai aimé les discussions sur les spectacles, la diversité réelle de ce monde de la culture, les coups de cœur et de folie, les interrogations et les espoirs…

J’ai eu mon comptant de regrets et d’échecs, comme tout un chacun… mais on oublie les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons, ceux où nous avons vibré ensemble au service de cette cause d’une culture qui élève, qui grandit et rend plus intelligent l’être humain.

Je vous quitte en restant malgré tout un peu parmi vous. La Direction du Palais des Festivals et Sophie Dupont m’ont proposé de garder la  Direction Artistique des Nuits Musicales d’un Suquet new-look qui tentera de moderniser un peu cette musique classique si belle qu’il est impossible de la laisser moisir dans la naphtaline !

Et puis, quelques autres projets pour finir dans la passion un chemin commencé… dans la passion.

J’ai aimé la culture plus que tout autre chose au monde et j’espère l’avoir servie avec constance, pas toujours sans humilité mais rarement avec orgueil, juste au milieu de tout, tel un vecteur, un trait d’union, le go-between qui annonce le soleil et l’aube d’un temps nouveau !

Alors, à ceux que je ne verrai plus, je dis merci pour ce que nous avons partagé…

Aux autres que je retrouverai bientôt, en avant pour de nouvelles aventures !

A tous, Vive la Vie et continuons le combat !

 Et Bonne Chance à l’Evènementiel du Palais des Festivals de Cannes qui, sous la houlette de Sophie Dupont, inventera de nouvelles voies pour atteindre le cœur du public et donnera un nouvel élan à la culture du monde. C’est elle désormais qui sera votre interlocutrice attentive.

Merci à cette équipe de 9 personnes que j’aime et qui m’ont accompagné avec ferveur  pendant toutes ces années de bonheur et de rêves.

Merci à mon adjointe de toujours, celle avec qui je composais un tandem forgé dans l’airain, Sophie Dupont, à Nadine Seul la reine des jeux et des Russes, Eurielle Desevedavy si précieuse et si précise, Marie Antoinette Pett une secrétaire arc-boutée à défendre son Directeur, Cynthia Rebérac qui rompit sa chrysalide dans cette Direction pour devenir une femme accomplie, Nitya Fornaresio s’épanouissant au fil des années dans sa fonction relationnelle, Florence Jacquot qui étrenna son statut de TUC avec moi au siècle dernier et aux pauvres deux garçons, Hervé Battistini et Jean Marc Solbes régisseurs et artificiers, complices en rires, qui subirent en ma compagnie, l’avanie de ce bataillon féminin rouge aux couleurs de la vie !

Un article dans le bulletin du Palais des Festivals !

Un article dans le bulletin du Palais des Festivals !

J'ai reçu beaucoup de mails en réponse à mon texte. cela fait chaud au coeur ! Je vous livre celui de mon ami Richard Gotainer, il avait une saveur toute particulière pour moi, vous comprendrez pourquoi à sa lecture !

J'ai reçu beaucoup de mails en réponse à mon texte. cela fait chaud au coeur ! Je vous livre celui de mon ami Richard Gotainer, il avait une saveur toute particulière pour moi, vous comprendrez pourquoi à sa lecture !

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Le grenier de la mémoire n°47 : Complètement Crazy

Publié le par Bernard Oheix

Comment résister ? Une soirée d'hiver dans un Paris frigorifié... Je me promenais sur les trottoirs de la capitale quand un horse guard planté comme une tour de veille m'attira dans ses bras,  m'encourageant à pénêtrer dans l'antre du Crazy Horse... Bon, cela c'est la version romantique. Plus prosaïquement, je faisais le tour des grands cabarets de Paris en 3 jours, (Moulin Rouge, Lido et Crazy Horse...), dur, dur ce métier qui m'obligeait à aller voir les spectacles avant de tenter de les programmer pour un Réveillon 2011 qui s'annonçait comme le dernier de ma carrière de programmateur !

 

L'affaire aurait pu se conclure tout de suite... Le Crazy Horse à Cannes pour les fêtes de fin d'année 2011, le dernièr réveillon de ma carrière de programmateur...Un rêve ! Las ! La décision irrévoccable de ne pas programmer le Crazy en France, une sanctuarisation du lieu mythique parisien, me condamnait à pleurer toutes les larmes de mon corps, nettement moins sublime que celui de nos charmantes danseuses du Crazy.

Parfois, la nature fait bien les choses, c'est le cas évidemment pour les girls du Crazy. Mais aussi pour Andrée Deissenberg, la Directrice Générale du Crazy, une femme merveilleuse, élégante, intelligente, passionnante, une femme à tomber amoureux. Sans doute mon désespoir l'émut-elle ? A bout d'arguments, dans un énième coup de téléphone, je lui assenais : "Andrée, vous ne pouvez me faire cela, vous ne pouvez refuser de venir à Cannes, je pars à la retraite et c'est mon dernier spectacle de réveillon ! Je veux finir sur le Crazy !"

Bon avouons-le, j'étais prêt à tout pour obtenir son accord. J'ai entendu un petit soupir...Et une semaine après, elle m'annonça qu'elle acceptait, le Crazy viendrait à Cannes. Pour la première fois, le show aurait lieu hors les murs parisiens... en France !

Alleluiah !

 

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Ces horse guards ont nettement plus de charme que celui qui trône devant l'entrée ! Un tableau mythique, signature du Crazy qui commence toujours son show aux pas cadencés d'un détachement féminin dénudé particulièrement martial !  

 

Inutile de vous dire que ce fut une tempête médiatique inimaginable. 5 séances complètes, des articles et des interviews à n'en plus finir, la ruée vers le mythe.

Le spectacle est d'une élégance rare, une vraie mise en valeur de la femme, un show réglé au millimètre, dévoilant tout sans jamais tomber dans le trivial, une suite de tableaux comme une ode à la féminité, l'érotisme...

La femme dans toute sa beauté ! 

La technique est sophistiquée, masquant les corps, les habillant de lumières, dévoilant pour mieux dérober, les effets sont envoûtants et le show signé d'une caractéristique "Crazy" inimitable ! 

Yasna

 

 canapé

La belle est sublime Yafa Yemalla dans sa cage !  Et l'érotisme d'un canapé conçu par Salvador Dali ! 

 

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Et voilà le résultat... Passer de la photo d'un hiver parisien avec un horse guard à la Croisette hivernale en fleurs grâce aux girls du Crazy qui l'entourent.... Bernard se sentira comme un indien fou et décidera de fumer le calumet de la paix pour les 12 mois qui arrivent, ceux qui le verront partir pour une retraite bien méritée !

Et une année qui se termine particulièrement bien ! Embrasser le 31 décembre 2011, les 10 girls du Crazy annonce des lendemains difficiles... Quoique, je pourrais toujours m'endormir en rêvant à la cambrure des charmantes ambassadrices du Crazy et à ce rouge si particulier qui enflamme l'imagination !

Toutes les photos sont de Eriic Dervaux... qui, en salaire, obtint comme moi, aux douze coups de minuit, le droit de faire la bise à toutes les filles du Crazy pour lancer la nouvelle année aux sons d'un feu d'artifice qui illuminait la rade de Cannes ! Mais les vrais bombes n'étaient pas dans le ciel, elles s'abandonnaient dans nos bras pour un instant d'éternité !

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