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essai

Que dire de la situation actuelle !

Publié le par Bernard Oheix

 

 

Que la géographie politique mondiale est effrayante, avec ces clefs du pouvoir que les électeurs ont  confiées à des apprentis sorciers, les Trump, Bolsonaro, Poutine, Erdogan et autres dictateurs soufflant sur les braises de l’horreur dont le résultat ne peut déboucher que sur des conflits emportant la raison !

 

Que l’Europe est à bout de souffle et que les élections qui s’approchent risquent d’envoyer une assemblée anti-européenne au pouvoir ! Cette Europe qui bien qu’imparfaite est le ciment d’une meilleure compréhension entre les nations et leurs peuples que des frontières artificielles séparent. L’exemple du Brexit devrait faire réfléchir tous ces apprentis sorciers qui se réfugient derrière les murs de leur égoïsme et de leurs intérêts partisans.

 

Que plus que tout, la terre s’essouffle et nous envoie des signaux clairs et définitifs sur l’avenir de l’humanité. Quand la montée des eaux suite à la fonte des glaciers des pôles atteindra son zénith dans une poignée d’années, des millions de personnes seront chassées de leur habitat dans les plaines, les deltas et le long des côtes… Quels murs pourront arrêter la misère humaine et comment vivre isolé en fermant les yeux quand la survie de l’autre passe par un exil forcé vers le néant ? Nous voudrons tous survivre, même et surtout ceux qui n’auront plus rien !

 

Et pendant ce temps, 50 personnes possèdent la moitié des richesses de la terre !

L’ultralibéralisme devient un cancer qui menace l’équilibre même de la société et des échanges internationaux. 

Et pendant ce temps, au fur et à mesure que les signaux d’un désastre à venir se font de plus en plus présents, on ferme les yeux afin de ne pas voir la réalité.

Bien au contraire, on trouve des boucs émissaires pour payer le prix de nos peurs…juifs, arabes, noirs, écologistes, gens de gauche comme gens de droite !

Et même les gilets jaunes, témoins de cette colère, qui se divisent, détruisent et appellent à la haine pour mieux se confondre avec le vide de la désespérance.

On ferme les yeux sur tous les renoncements, on crie et hurle pour mieux ne rien dire, on apostrophe pour éviter les débats, on invective afin de ne pas s’écouter !

Les fakes-news deviennent des vérités et la vérité se construit dans l’isolement d’un internet coupé de toute racine où la haine peut se déverser sans limite.

Où sont les idéaux, la tendresse, l’amitié, le respect, l’utopie d’un monde meilleur ?

 

Moi, je veux que l’on puisse chasser les démons, haïr la haine de l’autre, aimer les différences, accepter le droit de chacun à être lui-même dans l’équilibre d’un homme et de son environnement.

Cela passe par des efforts, par de l’intelligence et en cassant les moules d’une économie basée sur le productivisme prédateur des ressources de la planète. Cela passe en changeant nos modes de vie et en acceptant que le monde d’hier ne sera pas celui de demain !

 

Oui, il faut que les riches payent des impôts !

Oui, il faut que les entreprises soient condamnées à être morales et ne puissent spéculer sur les dos des gouvernants. Les Gaffa et autres chefs d’entreprises

 millionnaires doivent se mettre en accord avec les objectifs d’un développement durable.

Oui, il est indispensable de remettre de l’ordre dans la gestion des affaires politiques. Ces pays européens qui tuent l’Europe alors qu’elle les a sauvés, tels la Hongrie, la Pologne doivent être sanctionnés !

L’Italie, ma seconde patrie, celle de ma mère, qui a connu le fascisme, retombe dans ses bras dans une étreinte mortifère annonciatrice de tous les dérèglements…

Je n’ai pas fait des enfants pour qu’ils vivent cela !

Je n’ai pas des petits enfants pour qu’ils vivent ce cauchemar !

 

Alors je veux des hommes politiques lucides, qui sachent le prix des enjeux et ne renoncent pas à sauver la planète. Je veux quelqu’un élu sur le concept, ni droite ni gauche qui ne fasse pas qu’une politique de droite et chasse Hulot pour mieux renoncer à nos idéaux.

Je ne veux pas des religions et de leur cortège satanique, je ne veux pas des extrêmes, je ne veux plus des renoncements devant l’urgence de nous sauver tous ensemble de la mort et du chaos !

 

Mais vers qui me tourner quand l’intelligence semble si peu partagée, du sommet des états aux peuples qui élisent ces gouvernants ?

 

Je veux un oriflamme flamboyant pour un espoir de survie. Qui va le brandir ?

 

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Turin 2018 : cendres et lumières !

Publié le par Bernard Oheix

 

J’ai longtemps arpenté les rues de Turin dans dans une décennie 80/90 où je rêvais tout éveillé. Je m’y suis même rendu en vélo de Bourg en Bresse à travers les Alpes. L’écriture d’un scénario (Itinérario Gaudi) avec Alberto Signetto et son frère Sandro, mes complices de ces années intenses où rien ne semblait impossible. Nous avions même travaillé sur un projet de rock européen (Rock Around Europe) à l’époque où nous aurions aimé que l’Europe ne soit pas ce que nous redoutions qu’elle devienne, un espace où les capitaux et les travailleurs seuls peuvent migrer librement  mais qui condamne l’émergence d’une culture transversale où les jeunes auraient trouvé toute leur place. Un espace de liberté et d’harmonie, y compris fiscale ! Cette Europe nous fuirait et nous en payerons le prix bien plus tard, quand les populismes ravageront des sociétés sans illusions enfermées dans leurs égoïsmes. Salvini et Di Maïo gouvernants l’Italie par le pouvoir de la haine des migrants et plus généralement de « L’Autre », l’extrême droite anti-européenne aux manettes sans fard et sans mentir sur leur programme liberticide… l’horreur toujours recommencée pour des catastrophes annoncées mais que nous refusons d’affronter !

 

A l’époque, Turin agonisait sous les coups de boutoirs d’une économie vacillant à l’aube de l’ultra-libéralisme où la Fiat en pleine restructuration vendait son usine historique du Lingotto pour re-dispatcher ses usines en se délocalisant vers des terres aux salariés moins exigeants et onéreux. Nous étions en pleine mutation mais nous ne le percevions point ! Les rues de la Ville laissaient suinter cette odeur de dureté et de malaise d’un tissu social en train de se déchirer. Les années de plomb n’étaient pas si éloignées, chaque jeune trentenaire avait dû se poser la question d’un glissement vers la clandestinité et des formes d’actions irréversibles, les drogues dures et le Sida ravageaient ces générations et la peur se mélangeait à l’espoir dans ce Turin d’avant les jeux olympiques.

 

Et puis la roue a tourné, je me suis installé à Cannes comme Directeur de l’Evénementiel du Palais des Festivals,  Alberto s’est lancé dans un travail de recherche et d’expérimentations cinématographiques, nos chemins se sont éloignés même si un lien subsistait parce que l’amitié ne peut vieillir… Je l’ai accueilli dans le jury des Rencontres Cinématographiques de Cannes à l’aube des années 90, le Festival du Film de Cannes parfois nous réunissait, notre amitié restait intacte mais le temps faisait son oeuvre en nous éloignant de nos rêves communs ! Deux fois en coup de vent je me suis rendu à Turin, en transit d’une Biennale de Venise où d’un autre transfert quelconque, vite, trop vite sans pouvoir regarder autour de moi !

Et puis Alberto a décidé de tirer un trait définitif sur notre relation en luttant comme un lion contre un cancer qui l’a emporté, nous laissant avec Sandro, son frère, un peu orphelins de nos illusions !
Il a laissé un vide en moi, comme une partie de mon passé que l’on m’aurait dérobé.

Aussi, quand Sandro m’a informé qu’un hommage « Bisognava Muoversi » (Il fallait se bouger) concernant 3 réalisateurs « alternatifs » du cinéma Turinois de la fin du précédent millénaire (Armando Ceste, Alberto Signetto et Alessandro Tannoia) avait lieu sur Turin entre les 8 et 18 octobre, ai-je décidé de me rendre dans cette ville que j’avais si bien connue.

Et c’était aussi pour moi, une façon de renouer avec mon passé, de retrouver Sandro Signetto et de faire revivre la mémoire de mon ami Alberto, mon passeur de rêves !

Turin 2018 : cendres et lumières !

Choc incroyable ! Cette ville dont les trottoirs humides et sombres des interminables arcades me semblait porter la misère de l’homme s’est radicalement transformée. Places pavées, rues piétonnes (paradoxe de la Ville de la Fiat chassant les voitures de son centre !), ravalement des façades, propreté luisante sous un soleil qui nimbe les bâtiments de reflets dorés, gentillesse des italiens et beauté des femmes… Turin est ville de lumières. Minuit sonné au XXIème siècle, elle s’est transformée d’un coup de baguette magique et de Fée Carrabosse est devenue Princesse du Piémont.

Petits restaurants alternatifs, avec clos de boules, pour des repas gastronomiques à prix raisonnables pour les locaux, vins si délicieux des versants ensoleillés des coteaux proches, musique d’un parler chantant comme un langue de signes, oeuvres d’Art à tous les carrefours, flèche dressée dans le ciel de la « mole Antonelliana » qui accueille le somptueux musée du Cinéma, Palazzo Reale avec ses musées d’art et de sculpture et Dôme de la Sindone, qui suite au terrible incendie de 1997 vient d’être réouvert après 21 ans de travaux.

 

Tout est surprise, tout est mystère, ravissement d’une ville qui émerge du temps pour prendre date avec l’avenir. Dommage que ce soit au moment précis où les italiens se précipitent dans les bras de l’extrémisme et foncent vers une ligne de fuite délétère !

 

Quand à l’hommage aux cinéastes, il sera à la hauteur de leur talent sans argent. Alberto Signetto tranchant par sa facture technique, son exigence et et son souci esthétique dans un Angelopoulos Backstage datant de 2003 fascinant. Ce court métrage interroge la fabrication de l’image et le rapport du réalisateur à la technique et à son équipe. Interrogation vertigineuse sur les mystères de la création !

 

Il est l’heure de retourner sur Cannes. De refermer une parenthèse enchantée d’avoir fait revivre quelques minutes d’un passé de bonheur. Il est aussi l’heure de prendre congé de ses rêves pour en accoucher d’autres ! La vie est si courte et Turin si belle !

Turin 2018 : cendres et lumières !

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Macron...l'unijambiste !

Publié le par Bernard Oheix

 

Je n’ai rien contre les handicapés et je les respecte beaucoup allant même jusqu’à compatir à leur sort… mais dans ce cas précis, malgré tout, on peut s’interroger ! Quand un homme décide de s’amputer lui-même d’une jambe (la gauche) pour le plaisir de quelques chasseurs, on peut s’interroger sur sa capacité légendaire d’être un équilibriste de génie !

Il avait promis, ce sémillant président, si jeune et dynamique, un nouveau monde en marche, « ni de gauche, ni de droite mais en même temps… ». Derrière son projet autour d’une Europe modernisée et d’un coup de balais aux anciennes habitudes d’une caste politique percluse dans son impunité et ses privilèges, pouvait se lever l’espoir. Ils les a tous convoqués à son banquet, les gens de gauche désorientés par la tragédie « Hollandesque », tous ceux qui refusaient les Mélanchon/Lepéniste arcboutés sur leurs certitudes populistes et anti-européennes, les gens de droite qui avaient laissé le pouvoir leur échapper en se caricaturant eux-même derrière Fillon le fossoyeur et Sarko, l’empêcheur de Juppé en rond. Et puis il y avait aussi les jeunes qui se reconnaissaient dans sa voix haut perchée « …parce que c’est notre projet ! » et rêvaient enfin d’une démocratie nouvelle, et même tous ceux qui, dégoûtés de la politique politicienne, envisageaient enfin un avenir radieux au bout de leur bulletins de vote !

 

Et ce fut un raz de marée ! La présidentielle, puis l’impossible majorité issue des législatives dont émergea de nouvelles têtes chassant les vieilles badernes chenues dans les greniers de la politique. On s’engageait donc vers la modernité enfin !

Et ce premier gouvernement où les ténors de la droite se voyaient affublés de quelques belles prises de gauche dont un Hulot cédant enfin aux sirènes du pouvoir pour transformer le monde et lui redonner un avenir.

Oui, tout était possible jusqu’à ce que….

 

Je me mets dans la peau de ces « macronistes » de la première heure dont la sincérité n’est pas à mettre en doute et je me demande comment ils survivent à leurs rêves brisés, comment ils subissent les lames de fond qui font tanguer le navire Macron en eaux troubles ! Y survivront-ils ?  La barre à l’ultra droite en économie (cf. ce putain de fric de dingue donné aux pauvres alors que l’on supprime l’ISF !), le rétropédalage en sociétal, la configuration internationale avec cette Italie qui plonge dans le vide et même les hésitations du pouvoir désormais. Par contre, s’étalent  le mépris et la morgue comme liant, et depuis quelques temps, une république exemplaire qui s’écroule tel un château de paille sous une actualité incandescente !

L’affaire Benalla ou l’impunité de la proximité du pouvoir qui autorisent toutes les dérives (salaire, logement, voiture de fonction et passe-droits… tout comme à l’ancien temps !) et qui du coup, enterre la seule réforme qui importait, la réforme constitutionnelle avec sa diminution de nombre de députés et de sénateurs, véritables chancres greffés sur l’économie de la France. Notons la politique scandaleuse autour des « migrants » et désormais, la chasse au Hulot déclenché par le fait du prince, un amateur de chasse à courre dont le titre de grand chef l’autorise à convoquer les lobbyistes au banquet des tireurs/flingueurs d’une majorité désormais en déshérence.

Dans la peau d’Hulot comme un animal qu’on écorche doucement, lamelle après lamelle, afin d’accroitre sa souffrance. Glyphosate, nucléaire et autres gâteries à ingérer à petit feu, pour s’échouer sur une bande de tueurs du dimanche avec leurs gros fusils pointés sur le ventre du Ministre de l’Ecologie.  Dans la peau de celui qui souffre et que Macron dédaigneux, arbitre du revers de sa main comme une quantité négligeable !

 

Oui, Monsieur le Président… vous avez perdu votre  sens du timing, votre partie de poker s’avère être un poker/menteur….Votre incroyable culot devient une morgue insupportable, vous nous avez trahis et vous allez en payer le prix, celui d’être comme tant d’autres présidents avant vous, un menteur, un amateur, un tricheur, un triste « sire » qui n’aura rien de majestueux et dont l’histoire se souviendra qu’il a raté son rendez-vous avec la postérité !

 

A bon entendeur Monsieur le Président d’une ultra-minorité des Français, salut !

 

PS : mais comme on a chassé l’ancien monde, on a une solution toute trouvée pour résoudre le problème tout en ex-filtrant la Ministre des Sports épinglée par la patrouille…

Prendre un homme aux convictions écologiques sincères, un homme qui pour défendre ses idées d’une façon totalement désintéressée, serait capable de :

  1. quitter les écologistes pour le PS
  2. se présenter à la candidature présidentielle dans des primaires où il plonge dans le ridicule d’un 5%
  3. contrairement à son engagement, abandonner ses nouveaux amis socialistes pour rejoindre l’étoile en marche de Macron
  4. être un très mauvais président d’Assemblée Nationale comme première récompense
  5. pour atterrir enfin à ce poste de Ministre de l’Ecologie dont on a bien compris qu’il lui faudra toute cette combattivité et cette hargne à réussir pour lui-même afin de faire évoluer une situation totalement bloquée !

 

Monsieur le Ministre, pensez à votre avenir, ne luttez pas trop pour imposer une écologie dont tous les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les hommes politiques, les chasseurs, les pollueurs, l’industrie du tabac et de la pharmacie, les hommes des gaz de schistes et les fabricants de sacs en plastique ne veulent surtout pas. Contentez-vous de regarder la planète bruler, étouffer et mourrir, après tout, vous avez enfin votre médaille en chocolat. Et vous monsieur Hulot, merci d’avoir au moins tenter de faire évoluer la situation.

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Champions du Monde...où quelques enseignements dont devraient tirer Macron de cette victoire !

Publié le par Bernard Oheix

Monsieur le Président !

 

Décidément, vous êtes un joueur de poker redoutable, un de ces joueurs flamboyants capables de suivre avec rien dans les cartes et dont le flop va vous permettre de l’emporter avec une «chatte» (la chance !) à dégoutter tous les adversaires ! Et oui, cette deuxième étoile sur le maillot tricolore va redorer la vôtre au moment où elle palissait singulièrement et vous redonner 5 points dans les sondages à venir. Le destin est avec vous, Monsieur le Président, et votre joie sincère au but de Pogba ne peut être remise en cause même s’il y a quelques enseignements à tirer de cette victoire !

 

En tout premier, c’est qu’un footballeur a besoin d’une jambe gauche. Sur ce même but de Pogba, la tentative du pied d’appel, le droit, ayant échoué, c’est du gauche qu’il va transformer l’essai et percer les filets. Cruel paradoxe au moment ou vous semblez marcher à cloche pied (du droit) vers votre coup de sifflet final !

 

En deuxième, c’est que les meilleurs solistes, ceux qui entrainent les autres, ont besoin du collectif pour s’exprimer. Loin de la théorie du ruissellement, ils se sont mis au service du groupe pour l’emporter et le meilleur joueur du monde n’est rien sans l’abnégation des sans-grades. Le collectif en l’occurence, est bien plus indispensable que ne peuvent l’être les éclairs d’un homme isolé dans la tour d’ivoire de son génie. Que serait devenue cette équipe de France sans l’abnégation d’un Kanté, sans la rudesse d’un Umtiti, sans la hargne d’un Matuidi, sans la force mentale de ceux qui n’ont même pas foulé le terrain à l’image d’un Adil Rami ? Les premiers de cordée sont un groupe pas des individus !

 

En troisième, c’est que le véritable patron d’une équipe n’a pas besoin de briller comme un roi soleil. On attendait Griezman, il a répondu présent sans pour cela étinceler comme un diamant mais en travailleur acharné, en grognard de la garde qui gagne et ne se rend pas ! Et que dire de Didier Deschamps, le président (heu ! l’entraineur ) du groupe football. Il a la même ténacité que vous, tourné vers son objectif final, assume des choix contestables au commun des mortels, mais il sait rendre au groupe sa véritable place, ne se trompe pas sur ceux qui sont les authentiques héros de l’histoire en train de se dérouler... les joueurs qui gagnent sur le terrain et pas dans les coulisses. Son humilité dans les mois précédents l’évènement peut lui permettre alors de laisser libre cours à la joie sincère d’avoir marquer réellement l’histoire d’un pays !

 

Et il y a tant d’autres enseignements que vous pourriez tirer de cette victoire qui vous drape dans l’or du temps. La nécessité d’avoir des règles claires et des relais efficaces et solides au sein d’une nation, l’exemplarité indispensable des leaders, la soif de vaincre d’une nation qui peut dépasser ses clivages internes, la tendresse pour ses ex-migrants qui composent une équipe arc en ciel... Combien de potentielles pépites avons nous refusées en interdisant l’accostage d’un Aquarius dans nos ports chargé de migrants qui n’ont que la peur à partager et dont la seule victoire et d’avoir survécu à l’enfer ! Dérisoire football devant les milliers de morts d’une Méditerranée assoiffée de sang frais !

 

Cette deuxième étoile pourrait avoir des vertus pour votre avenir. J’ai voté pour vous en espérant réellement que vous étiez capable de transformer le vieux monde et de casser le moule «politicard» dans lequel nous nous étions trouvés enfermés mais vous avez jeté aux orties nos espoirs... A moins que vous ne preniez conscience, grâce à cette victoire, que la France mérite mieux que votre égo et qu’être sur le toit du monde et de l’Europe ne peut s’envisager que si l’on a un peuple prêt à se sacrifier pour son objectif !

Si c’était à refaire, je ne voterai pas pour un parti En Marche qui fait du surplace... Mais peut-être que cette médaille d’or vous aura appris quelque chose sur le monde, sur la France et sur vous-même !

Allez Président, encore un effort pour devenir le Président de tous les Français !

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Monsieur le Président ....Jupiter, descend de ton nuage !

Publié le par Bernard Oheix

Monsieur le président, je vous écris une lettre, que vous ne lirez peut-être... (air connu), mais qui me fera du bien !!!!
Si j’ai voté pour vous dès le premier tour, c’est parce que je ne voulais pas d’un voleur de droite, d’un dictateur de bas étage ou d’une hystérique de l’extrême. Restaient un PS grillé et carbonisé par un président qui aura joué à l’être pendant un mandat en nous trahissant systématiquement et quelques autres cantonnés aux rôles de figurants folkloriques. Et je pense qu’il y en a beaucoup qui ont raisonné comme moi et en sont arrivés à mettre un bulletin dans l’urne qui portait votre nom !
Vous étiez jeune à l’époque, un ton de fraicheur nouveau en politique et une envie irrésistible de balayer le passé de ces éléphants encombrants les allées d’assemblées pléthoriques vivant très grassement sur notre dos en usant de tous les privilèges d’une fonction d’élu déconnecté de toutes réalités. La purge pour les autres mais surtout pas pour nous, de gauche comme de droite, députés, sénateurs, avec nos salaires mirifiques de cumulards, nos caisses de retraite ad-hoc, nos chauffeurs et nos passe-droits, des conseillers généraux totalement inutiles, des mairies et des agglos qui s’empilent comme un mille-feuille toujours plus coûteux pour nos impôts, des commissions bien rémunérées et des pantouflages… l’immoralité d’un système où les professionnels de la politique se sont taillés un monde à la mesure de leur avidité.
En France, on peut faire rêver nos enfants en espérant qu’ils deviennent chanteurs ou footballeurs…et donc riches, mais il leur faudra du talent pour cela! Plus surement vous pouvez devenir un nanti en serrant d’innombrables mains pour devenir un homme politique ! Vous quitterez les zones incertaines de la précarité avec des revenus de 10 000 à 20 000€ qui semblent si normaux dans cet univers du pouvoir. Qui les perçoit dans la vie réelle de ceux qui travaillent au quotidien tout en étant pas un patron du CAC 40, ont fait des études ou pas et se lèvent le matin afin de nourrir leur famille et d’entretenir des rêves de lendemains qui chantent ?
Que vous soyez un joueur de poker redoutable, Monsieur le Président, nul n’en doute. Que vous ayez bénéficié d’une conjonction d’alignement des astres exceptionnelle en est une autre. Dites merci à Sarko qui a planté un couteau dans le dos de Juppé en faisant tout pour que vous soyez le Président de tous les français… tout en rêvant d’une cohabitation où son parti Républicain aurait pris le pouvoir dans une cohabitation gérée par ses poulains Baroin et Vauquiez.
Las pour eux ! Vous avez effectué un sans faute, distillant ce ni-gauche ni-droite avec art et gagnant ainsi une majorité venue de nulle part qui a balayé les restes d’un monde désormais à l’agonie. Quelle science exacte dans la manière de faire exploser les autres, gauche en déconfiture, droite en vrille, extrêmes en désarroi, écologistes aux abonnés absents, centristes intégrés mais marginalisés.
Mais si vous n’êtes ni de gauche et en même temps ni de droite, qui êtes-vous Monsieur le Président et d’où parlez-vous ?
Du côté de l’efficacité ? On l’a compris ! Du côté de la réforme à marche forcée, pourquoi pas ?
Mais alors, pourquoi annoncer à des Guyanais en déshérence que vous n’êtes pas le Père Noël Alors que vous le devenez pour les 500 familles les plus riches de France en supprimant l’ISF ! Pourquoi toucher à cet impôt dont on sait bien que votre argumentation pour défendre votre mesure est un leurre, un ruissellement impossible, en cette heure de mondialisation et de « financiarisation » de l’économie. Etait-il si urgent de mobiliser votre énergie sur ce dossier alors que tant d’autres secteurs attendent vos réformes ?
Pourquoi ne pas intervenir sur un « glyphosate » mortifère plutôt, en aidant Nicolas Hulot contre les tenants d’une agriculture intensive et obsolète aux mains de Monsanto ?
Pourquoi ne pas entamer la réforme des institutions en supprimant un certain nombre de députés et une majorité de sénateurs, l’ensemble des conseillers généraux qui ne servent à rien, et faire diminuer le poids des institutions sur les finances publiques ?
Pourquoi ne pas encadrer et moraliser les salaires des élus ?
Pourquoi ne pas limiter le nombre de mandats dans le temps et dans l’espace ?
Pourquoi ne pas organiser votre parti afin qu’il soit vraiment le reflet de votre projet de mutation et non un conglomérat d’intérêts de nouveaux partisans ?
Pourquoi ne pas s’engager sur des terrains moins confortables que les petits cadeaux faits à ses amis les plus riches ?

Par exemple, lutter pour une simplification de la vie administrative des artisans et PME, pour un développement de l’apprentissage, contre les lobbys immobiliers comme Nexity qui rackettent l’épargne sous couvert de lois immobilières prises par l’état, s’engager contre les paradis fiscaux, lutter contre l’évasion fiscale des Gaffa, les salaires indus des grands capitaines d’industrie, et plus simplement, pour que chacun puisse, le matin en se levant, dire qu’il vit dans un beau pays et que la vie est belle sous l’ère Macron.

Il aurait été si simple de supprimer les allocations logements et familiales pour les ménages les plus aisés afin de ne pas toucher aux 5€ des moins favorisés !

On est d'accord pour payer un peu de CSG en plus, mais nous voulons savoir pour quoi, pour qui ?

Vous aviez tout pour mener une nouvelle génération vers les chemins vertueux d’une démocratie dynamique et plus juste, moins engoncés dans les schémas d’un passé qui nous pèsent. Qu’en faites-vous de ce capital inestimable ?

Vous avez le pouvoir, et vous nous faites bien sentir que ce pouvoir est auguste et sans égal. Alors Monsieur le Président, encore un petit effort, car notre patience à des limites et votre crédit est en train de fondre, ce qui serait dommage pour un économiste aussi brillant que vous l’êtes. Cela nous mènerait une nouvelle fois vers les chemins du chaos !
Allez Président, encore un petit effort pour être révolutionnaire et changer la société.
Nous sommes prêts à de nombreux sacrifices, l’êtes vous aussi ?
 

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Eloge des enseignants. In mémoriam Max Gallo, mon Prof !

Publié le par Bernard Oheix

C’est la série en cours de ce blog... un départ à la retraite, un décès, un hommage à des profs disparus... Le prix d’un certain âge, il fait nul doute ! Dans notre scolarité, nous avons tous rencontré des enseignants qui nous ont particulièrement marqués. Moi, j’en ai eu 5 en 20 ans qui m’ont façonné ! 5 soleils déterminants qui m’ont, sans aucun doute, sauvé la vie, permis d’être ce que je pouvais devenir, d’éviter de plonger dans les eaux noires du désespoir où l’anonymat des sans espoirs.

Le premier est un instituteur à l’ancienne, monsieur Legal qui a convaincu mes parents de ne pas m’aiguiller vers le  «certificat de fin d’études» malgré des résultats scolaires catastrophiques en CM2. Il faut dire que j’étais traité par un psychiatre/boucher comme para-épileptique à coup de médicaments à assommer un boeuf (trimétadione/ Phénobarbital...12 pilules quotidienne) et que ce barbare héritier de la tradition d’une psychiatrie américaine toute neuve (celle de Vol au dessus d’un nid de coucou ou de Shok Corridor) avait annoncé à mes parents que je ne ferai jamais d’études. Je me souviens en contrepoint, encore aujourd’hui de la voix de Monsieur Legal tentant de convaincre mes parents «-il faut lui donner sa chance, comme à ses frères. Il a quelques petits problèmes mais laissez le aller en 6ème tenter le coup. Il va murir, les enfants ne vont pas tous à la même vitesse.» Et c’est peut-être pour le remercier, ce directeur de l’école communale de Mouans-Sartoux à l’ancienne, vêtu de sa blouse grise, avec ses marques de craie blanche sur les doigts que je me suis acharné à ne pas le trahir et à finir mes études avec 2 licences, 2 maitrises et un DEA !

Et puis, en 1964/1965, il y a eu Dédé Aschiéri, au collège de La Bocca en 4ème et 3ème. Un jeune prof de math représentant l’avenir de ce mai 68 qui s’annonçait à l’horizon. Beau, intelligent, ouvert, parlant aux élèves, construisant des projets avec eux. La modernité en marche. Il me fit basculer dans le handball (j’étais un piètre footballeur !) dont il était l’entraineur, m’initia à la philosophie de la vie, me prépara à devenir un homme...même s’il me fit croire faussement que j’étais aussi un «scientifique» et que je pouvais viser la filière «S», son seul tort à mes yeux ! Merci Dédé de m’avoir lancé sur les chemins de la vie. Il faut dire qu’entre temps, j’avais expédié le boucher/psychiatre dans les limbes grâce à une psychologue révolutionnaire de Cannes (Mademoiselle Quertant) et que j’arrivais enfin, libéré de mes médications à être un peu moi-même ! Toi, tu allais devenir le maire inamovible de Mouans-Sartoux (plus de 40 ans sans opposition !) et même un député écolo extraterrestre dans un territoire du Sud plus à l’extrême droite que la moyenne !

En terminale au lycée Carnot de Cannes, c’est un prof de philosophie qui me permit de comprendre et de digérer les soubresauts d’un mois de mai 68 pas ordinaire vécu l’année auparavant en première.  Je me souviens de son premier cours. «-Voilà, je suis votre professeur de philosophie, je m’appelle monsieur Blanche et comme vous le voyez, je suis noir. Bien, vous avez 5 mn pour en rire et après, on en reparlera plus !». Et toute l’année, chaque cours devint une aventure intense, un moment de réflexion profonde et un moment d’apprentissage, de jongleries intellectuelles, de découvertes de ce qui sous-tend le réel et ne se voit pas toujours mais qu’il est indispensable d’explorer. Merci Monsieur Blanche, colosse sur votre vélo sillonnant les routes de la région  qui avez marqué tant d’élèves de votre sceau, de m’avoir fait entrer dans l’âge des idées à défaire et des constructions intellectuelles à élaborer.

Et il m’en reste deux pour le final, l’université de Nice où j’ai passé 10 années de bonheur. Deux professeurs jeunes, héritiers de  cette tradition française des lettres mais en phase avec un présent complexe où les professeurs se devaient de muter et où les étudiants se cherchaient une nouvelle place.

L’un est toujours mon ami, Jean A Gili, professeur de cinéma, section licence d’histoire. Il fut mon directeur de mémoire de Maitrise (mention Bien) «L’ambiguïté et l’incertitude en miroir» sur Bernardo Bertolucci, dont une grande partie fut édité dans un collectif de la collection 7ème art, sous sa direction. Il est le grand spécialiste du Cinéma Italien (Ah ! La richesse de ce cinéma dans les années 60 et 70 !) et nous sommes restés amis, à travers toutes ces années. Il m’avait fait l’honneur d’être invité d’honneur de mon jury de la pyrotechnie il y a une dizaine d’années. On s’est encore revu récemment en se promettant de ne pas laisser filer le temps sans se retrouver régulièrement. Merci Jean, de m’avoir pris sous ton aile et d’avoir sublimé mon amour du 7ème art.

L’autre s’appelait Max Gallo est vient de disparaitre. Imaginez le bonheur d’avoir Gili et Gallo en même temps en année de licence... auxquels on pourrait même rajouter Christian Loubet pour l’étude des civilisations disparues Maya et Aztèque. Période fertile s’il en fut. Dans une France en effervescence, deux lumières pour nous guider, nous éclairer et nous transmettre l’amour de la réflexion, du savoir, de l’interrogation. Il venait de publier son double livre sur le Franquisme et son opus sur Mussolini, se faisant de nombreux jaloux dans le monde universitaire où son succès public faisait bien des envieux. Il préparait La Baie des Anges et quittera l’enseignement quelques années après avoir été mon prof. Je me souviens, le concernant, d’un exposé en binôme avec Sylvie Gros, ma complice d’enfance, sur la succession de Lénine. Trotsky/Staline, le duel... Dans un exposé enlevé, nous l’avions mimé et vécu cette Russie soviétique en train de se déchirer pour l’héritage d’un pouvoir sans partage. C’était le début des «exposés» comme méthode de fond, et nous nous étions mis en scène avec passion et je dois l’avouer, un certain panache. Max Gallo avait écouté sans broncher, les étudiants applaudirent. Et lui d’intervenir : «- Quel brillant exposé. Pour la forme c’était parfait, vivant, passionnant. Quand au fond, si vous le permettez, réduire l’opposition Staline/Trotsky a un conflit quasi oedipien me parait un peu osé ! Alors je vais quand même vous donner un 13... mais je vous en supplie, ne réduisez pas le courant de l’histoire à de la psychologie de comptoir. L’histoire c’est avant tout l’analyse des faits dans leur perspective historique, pas des suppositions aléatoires sur des états d’âmes supposés. Revenez aux faits ! Mais bravo quand même ! 13, cela vous convient ?

Comment résister à son magnétisme. J’avais même un ami étudiant en droit (Dominique Aubin) qui venait assister à ses cours par pur plaisir. C’était magique, de haute volée, un pur esprit brillant attaché à transmettre combinant la pédagogie et le lyrisme. je ne l’avais plus revu jusqu’à il y a une dizaine d’années, pour un Festival du Livres de Nice dont il était l’invité d’honneur. Académicien, ex-politicien de gauche appelant à voter pour Sarko..Image brouillée certes ! Pourtant, nous avons eu l’occasion de reparler en tête à tête et je lui avais rappelé l’anecdote de notre exposé sur la filiation de Lénine. Il avait souri et m’avait dit «- Finalement, ce 13, c’était un bon compromis entre l’histoire avec un grand H et votre propre histoire...». Respect !

Voilà donc une page de tournée, une de plus. Max Gallo, un de mes maîtres s’en est allé en champ d’ honneur. Gloire à cet esprit éclairé. Grandeur de ce corps d’enseignants qui a formé des générations d’étudiants avides de trouver des réponses à leurs interrogations. Merci à vous tous d’avoir mené votre mission avec tant de passion ! L’école de la République et l’ascenseur social, les deux mécaniques qui ont projeté ma génération vers le futur d’un monde dont nous avions rêvé... Mais où sont nos espoirs passés ?

 

En 1975, à la sortie de La Baie des Anges. Photo empruntée à Hélène Espesset, elle aussi victime du charme de Max

En 1975, à la sortie de La Baie des Anges. Photo empruntée à Hélène Espesset, elle aussi victime du charme de Max

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Macron !

Publié le par Bernard Oheix

Et si l’avenir se jouait aujourd’hui... ou dimanche par exemple ?

Certains de nos choix n’impliquent que nous, sont du ressort de la sphère du privé. Athé, je respecte le croyant. Sudiste de Cannes, je n’en méprise pas le parisien… même si on peut en rire quelquefois. Blanc, je n’en pense pas pour cela être supérieur. Supérieur à qui et à quoi d’ailleurs ? Il y a tellement de gens plus intelligents que moi, à la belote comme dans le métier de programmateur, quelle que soit la couleur de leur peau, dans la vie comme dans le rêve. Nous irons tous un jour au bout de notre chemin, et ce n’est pas le ciel qui nous attend, c’est nous-mêmes, devant notre bilan, devant les nôtres, devant ceux qui nous ont connus et qui garderont notre mémoire jusqu’à l’extinction définitive des lumières.

J’ai découvert la musique du monde et elle m’a permis de voyager de par le monde, elle a ouvert des horizons d’une richesse insoupçonnée. J’ai voyagé et j’ai été reçu par des êtres qui n’avaient pas mon confort matériel mais qui m’offraient en partage leur repas et me donnaient un peu de leur humanité sans rien attendre en retour.

Ce monde, quand je suis né, à la moitié du précédent siècle, portait encore les stigmates d’une guerre effroyable où la raison avait perdu pied. J’en ai vu des traces concrètes. La fin de la guerre avait cessé depuis moins longtemps que le millénaire n’est entamé ! Une poignée d’années, une poussière de temps !

Alors je me dis que ces choix individuels que nous pouvons faire dans le secret d’un isoloir propice à se défouler, nous devons en porter la responsabilité devant les autres, devant nos enfants, devant les amis de nos enfants, devant n’importe quel humain dont les yeux peuvent pleurer à la mort d’un enfant, devant le coeur d’une mère qui voit les siens partir pour des voyages sans retour, devant ceux qui souffrent et n’ont pas les protections dont nous disposons.

J’ai grandi dans l’âge d’or, et je n’ai jamais connu le chômage, j’ai évité de justesse la grande vague du sida et j’ai vécu dans le confort d’une société française en plein développement. L’ascenseur social turbinait à plein et le monde nous appartenait.

Mais j’ai des enfants, une petite fille, des êtres que j’aime, et ceux que je ne connais pas forcément mais qui ont aussi un coeur et des réservoirs de larmes prêts à couler qui me demandent de ne pas être témoin etc complice de l’ignominie. 

 

D’un côté il y a la haine, le repliement, la fermeture, l’exclusion et avant tout, le chaos économique d’un programme absurde et changeant à tout moment avec comme seule certitude, l’explosion de l’Europe. Les négationnistes, les anciens fachos, les apparatchiks de l’appareil du Front National qui réussissent à s’adjoindre des êtres veules et cupides, des Ménard, Zemour, Collard et enfin un Dupont-Aignan qui veut se faire payer sa campagne et obtenir un poste de 1er ministre comme une consécration.

Il y a le mépris et l’utilisation sans vergogne de la peur et de la bêtise. Oui, je l’affirme, il faut être décervelé pour croire aux promesses d’une extrême droite aux slogans si faciles qu’ils en deviennent naturels. Oui il faut être con pour ne pas s’apercevoir que c’est un tissu de mensonges  et que le monde se portera plus mal de leur accession. Et la France explosera car du chaos ne nait jamais un monde harmonieux.

J’ai honte des électeurs du Front National.

J’ai honte d’un Mélanchon, vieux routier de la politique, blanchi sous le harnais des mandats interminables qui joue la stratégie du pire… Les insoumis Français ont le Pablo Iglesias qu’ils méritent, et il pue ce leader maximo, ce Trump de Gauche qui fait aimer la vertu politique comme le milliardaire de naissance Donald Trump a su se faire aimer des pauvres aux USA.

Oui je déteste ces hommes de droite, les Ciotti, Lellouche et autres qui naviguent en eaux troubles de calculs politiciens.

Oui je vomis ces cathos intégristes qui se cachent derrière leur religion comme ces intégristes musulmans qui prônent l’horreur pour faire fructifier leur petite boutique du malheur.

Il n’y a pas plusieurs votes possibles. Il n’y en a qu’un, voter Macron malgré la vraie haine qu’il déclenche. Une haine irraisonnée, sans fondements, irrationnelle comme s’il était responsable de tous les malheurs du monde.

Et si Macron me trompe, alors je pourrais descendre dans la rue et clamerais ma colère !

Je ne suis pas du tout certain de pouvoir le faire avec l'autre.

J’ai vécu une grande partie de ma vie, mais ceux que j’aime ont encore tant de rêves à accomplir, tant d’espoirs à porter que je ne peux me taire par égoïsme.

Voter Macron dimanche : une question de salut public, seulement cela, tout cela !

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Trump/Fillon : Match...Nuls

Publié le par Bernard Oheix

 

Passé les jours de fêtes, envolés les cotillons, confettis et promesses d’un futur enchanteur… On retombe donc dans notre dure réalité.

Donald Trump et ses premiers actes gouvernementaux… une vraie équipe de combat symbolisée par tous les extrémistes aux manettes et où se mêlent les conflits d’intérêts, les affaires familiales, des tweets incendiaires, une charge permanente contre les journalistes et les médias, 15 décrets absurdes, la suppression de l’agence sur le climat comme si les dérèglements climatique et la pollution pouvaient s’effacer d’un trait de plume, la négation de la réalité avec ce chiffre sur le nombre de personnes à son investiture… Il n’est pas seulement un pantin, mauvais homme d’affaire, animateur et bateleur vulgaire, raciste… Il n’a pas seulement promis la lune et n’importe quoi, il agit ! Et c’est bien là le problème !

Et cela va se compliquer quand il va toucher à l’économique et vouloir imposer des barrières et des droits qui vont bouleverser l’équilibre bien fragile du monde !

Ainsi donc, les Etats-Unis, qui ont exporté leur « Américain way of life", principaux bénéficiaires de la mondialisation, veulent désormais capter à leur bénéfice exclusif les fruits de cette croissance… et nous n’aurions rien à dire ? Nous buvons du coca, portons des jeans, utilisons google, leurs fonds de pensions nous imposent un modèle économique absurde et une vision de profits (pour eux !) à court terme mais en plus, il faudrait nous plier à son diktat et enrichir le pauvre salarié de la « corn belt » qui souffre ?

C’est comme les anglais, ils quittent le Marché Commun mais voudraient conserver l’accès au marché unique ?

 

Si le monde survit au chaos qui s’annonce, si les passions délétères ne l’emportent pas sur l’intelligence, et ce n’est pas du tout certain hélas, alors il faudra bien que l’on réagisse, que l’Europe s’unisse et devienne enfin ce territoire de l’espoir dont elle nous prive à cause des financiers qui ferment les yeux sur l’avenir à construire, des politiques qui jouent en permanence leurs intérêts nationaux contre une véritable construction européenne, des bureaucrates aux privilèges insupportables qui n’ont pas d’état d’âme et sont coupés de leur base.

 

Trump, Poutine, Erdogan, Orban, Bachar, Kim, dessinent-ils notre monde futur ? Ne sont-ils que des accidents d’une histoire qui balbutie ? 

Le monde est au bord d’une explosion planétaire…mais il n’y aura plus personne alors pour rendre des comptes !

 

Pour la France, c’est tout aussi réjouissant ! Après avoir tué le PS, notre président se ballade et donne des leçons… pendant que ses petits rejetons se déchirent et s’empoignent ! Bien sûr que l’on ne peut qu’apprécier la personnalité et les idées d’un Benoit Hamon, que le débat sur le revenu universel est la seule perspective réjouissante à analyser pour l’avenir… 

Mais sait-il qu’il ne peut pas être au deuxième tour et qu’il est condamné par le passif que Hollande a jeté sur le PS et qu’il lui faut passer son tour ? Et si l’on ne veut pas d’un Mélenchon avec ses positions scandaleuses sur la Russie et sur la Syrie et son éternelle mauvaise fois, morgue et mépris, que reste-t-il ?

Bon, malgré tout, le duel Marine/François à l’air de tourner court ! Comment ce petit père de la vertu se relèvera-t-il de cette « boule puante »… Mais l’odeur de merde, est-ce le lanceur de boule où le contenu de la boule qui la dégage ? Que Pénélope profite d’une façon éhontée du système, qu’elle perçoive des salaires indus pour des missions fantômes serait donc normal ? Et quand on analyse les salaires concernés, qui je le rappelle, se rajoute aux revenus de sénateur, de maire et autres indemnités de son mari François (sans doute plus de 12 000€ !) qu’est-ce donc que ces petits 5 000€ pendant 10 ans accordés à Pénélope Fillon qui ne s’occupe pas des affaires de son mari et pond deux fiches de lecture en 2 ans pour La revue des deux monde ! Broutilles que tout cela ?

 

Et que l’on ne me parle pas de la Trumpette tricolore en chef, celle qui est issue d’une famille qui s’est enrichie grâce à la politique et a des legs douteux, dont le fond de commerce nauséabond du père, qu’elle renie désormais du bout des lèvres, à clivé les français, qui capte toute la détresse du monde pendant qu’elle profite largement du système (voir les emplois fictifs y compris de son compagnon !), et dont les cadres et les maires prouvent, quelques mois après leur élection, qu’ils sont incompétents, âpres au gain, embauchent leurs amis et leurs proches, détruisent les équilibres et remplacent les petits arrangements par d’autres vers leur intérêts exclusifs !

 

Bon, cela va être dur de s’y résoudre, mais il faudra sans doute voter Macron avant que Sarko ne revienne en sauveur d’une France qui souffre ! 

En espérant qu’il n’augmente pas trop les frais bouche de la présidence, qu’il coupe le cordon avec les grands financiers de la banque qui l’ont enfanté et qu’il mette en oeuvre la seule loi qui pourrait sauver la démocratie : le non cumul des mandats et l’impossibilité d’enchaîner plus de deux mandats consécutifs… afin de casser cette caste de politiques professionnels au-dessus des lois qui gèrent la France à leur unique profit ! Mais cela, ce n’est pas gagné, et notre jeune Macron va devoir Marcher pour y arriver !

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Debout les damnés de la Politique !

Publié le par Bernard Oheix

 

Et nous voilà donc enfin avec un vrai candidat de droite. Fillon le révérend et sa cour de «cathos» que l’on croyait balayés de l’histoire, arc-bouté sur une révolution Tatchérienne... mais 30 ans trop tard !

Et dans cette rénovation de la société qu’il incarne avec un calme olympien, il y a la suppression de l’ISF, ces grandes fortunes que l’on accable de charges indues et qui de toute façon, continueront à s’exiler fiscalement, (heu! à optimiser leurs revenus !), La hausse de la TVA dont on est certain que ces salauds de pauvres seront bien obligés d’encaisser chaque jour en faisant les courses, la suppression de l’encadrement des loyers, comme si le niveau intolérable des loyers en ville était un privilège pour les jeunes et les cadres moyens... après tout, 1500€ pour un deux pièces dans le 18ème à Paris (non, pas le 16ème, Barbes, c’est tellement exotique !), c’est une spoliation des propriétaires), la suppression de 500 000 fonctionnaires, infirmières, gardiens de prison, police, enseignants... comme si le niveau de santé, de sécurité et d’éducation pouvait se résoudre en embauchant par un coup de baguette magique des hordes de chômeurs compétents avec des statuts précaires mais aptes à reprendre le flambeau de ces pourris de fonctionnaires... 39 heures payées 35 et la limite horaire hebdomadaire à 48h avec la disparition des heures supplémentaires, la retraite repoussée de 3à5 ans...Quand à l’attaque de la sécurité sociale, on est en plein démantèlement d’une construction si fragile que les riches pourront assumer mais que les pauvres ne pourront compléter par des mutuelles privées qui vont se gaver en faisant exploser leurs cotisations qui sont déjà bien élevées !

Et tout le reste !!! 

Et ce slogan imbécile, «-faire mieux avec moins !» toujours repoussé, accentué... comme si les choses n’avaient pas un coût ! Il n’y a vraiment qu’un riche pour sortir une telle absurdité !

Mais rassurez-vous, les maires continueront à faire du clientélisme et à entretenir des appareils municipaux dont le nombre et le niveau d'incompétence ne gêne personne. Rassurons-nous, les conseils généraux seront toujours présents avec un appareil qui ne sert à rien, si ce n’est à être la maternelle de la politicaillerie, l’apprentissage de toutes les magouilles et dont les vraies missions pourraient être transférées aux régions sans que cela n’entraîne de coûts supplémentaires.

Et moi, je suis d’accord aussi, pour que l’on aligne les retraites de ces nantis de l’EDF et de la SNCF... mais on pourrait y ajouter aussi la retraite des hommes politiques, cela ne serait que justice !

Et je suis d’accord, comme je l’ai entendu à la primaire, pour qu’il n’y ait pas plus de deux mandats dans le temps pour les permanents syndicaux (ces salauds de professionnels du syndicalisme) à la seule condition que cela s’applique aussi aux hommes politiques (ces vertueux professionnels de la politique) ! Et on pourrait y inclure aussi le non-cumul des mandats qui fait qu’un député-maire ou un sénateur-maire perçoivent des 15 000€ que ces impôts que nous versons alimentent  et leur offrent des retraites de... ministres !

 

Le monde marche à l’envers. A l’heure où les moyens de production se sont démultipliés et où nous pourrions tenter d’offrir un monde meilleur à nos enfants, nous pillons la planète en la condamnant, nous exploitons les populations, vendons des armes, offrons aux banquiers les clefs de notre avenir (vive les subprimes !) et la classe politique devient une caste dorée bardée de privilèges dont l’impudence n’a plus de limites.

En France, pour devenir riche, il faut, soit être riche (mécaniquement on le devient toujours plus en creusant les inégalités pour en arriver à ce qu’une poignée de familles tiennent 50% de la richesse du monde !), soit avoir le génie dans les jambes de Zizou, ou la voix et le talent de Julien Doré... mais si on n' a pas cela, on peut toujours faire de la politique !  On a alors besoin d’aucun talent, juste  d’une capacité à plier sans se rompre et à tenir dans le temps ! Cela vaut-il de leur donner tant de notre argent !

On est tous d’accord pour payer des impôts... mais pas si cela sert à enrichir ceux qui font et défont les lois comme ils l’entendent, sans tenir compte de la souffrance des gens et pour leur propre intérêt !

 

Alors disons-le sans démagogie : halte à ce système pourri jusqu’à son coeur ! Sarkozy par ses outrances, son mépris et Hollande par sa veulerie et son incapacité d’action ont achevé de mettre à mort notre monde ! Révoltons-nous !

 

Quelques recettes, qui, si elles étaient appliquées, pourraient permettre de faire passer une nécessaire réforme de notre système du travail, des syndicats, des retraites... auprès du peuple de France :

 

-Non cumul absolu des mandats

-non cumul dans le temps de plus de deux mandats

-Un gouvernement resserré ne comportant pas plus de 15 ministres.

-Diminution des deux tiers du nombre de sénateurs (qui ne servent vraiment à rien !)

-diminution d’un tiers du nombre de députés.

-Obligation de présence à toutes les séances pour les députés et les sénateurs sous peine de pénalités financières lourdes.

-suppression des conseils généraux avec la réaffectation de leurs rares missions aux régions.

-Suppression des mairies réellement intégrées dans des communauté d’agglomérations.

 

A cela, on pourrait ajouter  une véritable chasse à l’évasion fiscale avec la fin du monopole de Bercy (qui permet toutes les compromissions) et des lanceurs d’alerte payés à la commission. Les fraudeurs pourraient être déchus de leurs droits civiques et ne plus bénéficier des avantages sociaux (sécurité sociale et autres) tout comme ceux qui s’exilent pour des raisons fiscales, suivant le principe que l’on ne peut avoir l’argent du beurre et le beurre (et dans leur cas la crémière !).

Et pour compléter le tout n’oublions pas l’Europe qui doit s’engager dans la lutte contre les avantages indus de ses propres fonctionnaires, dans une réelle harmonisation de la fiscalité, un véritable combat contre les paradis fiscaux et ceux qui jouent avec, et doit entériner que les grandes firmes doivent payer leur impôts dans les pays où ils génèrent des bénéfices !

 

Il doit bien y avoir encore quelques mesures de salubrité publique à rajouter. L’égalité homme/femme devant les salaires, un engagement dans la politique écologique, une protection des plus démunis et une capacité d’accueil des émigrés que nos propres incohérences chassent de chez eux (qui a envie de partir de sa famille pour rallier une Europe au mépris de sa vie, poussé par la faim où par des guerres dont nous portons une large responsabilité !!!)

 

Un peu de bon sens, et nous chasserons les fantômes des Le Pen (père et fille) qui, sous couvert de combattre l’ «establishment», n’aspirent qu’à s’accaparer ce pouvoir pour leur bien exclusif, et prône une France de la division et de l’intolérance. Sans oublier que ce parti « mains propres », dès qu’il a le pouvoir, se renie allègrement, n’est ce pas, monsieur le sénateur-maire de Frejus, exemple du non-cumul des mandats prônés par le Front National !

Et Sarkosy sera définitivement oublié, ses affaires judiciaires aux basques comme un souvenir de sa puissance passée !

Et tous les cathos, ultras, intégristes de tous bords, seront renvoyés aux calendes grecques…

 

Allez, encore un peu de courage, et on l’aura notre monde d’harmonie !

 

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Charles Gobi : un Héraut à Marseille

Publié le par Bernard Oheix

Cela a commencé à Marseille, brasserie des Templiers, derrière le vieux-port, par un déjeuner de travail au dernier printemps, avec mon ami Luc Michel Tolédano, portant sur le Jeu du Cinéphile que nous développons. Le patron Fred, un pur local à l’accent rocailleux et au rire contagieux, débordant de vie, nous offre le digestif et nous entraîne chez son copain, juste à côté, qui tient une boutique, Marseille in the box (13 rue reine Elisabeth).

Petite échoppe débordant de souvenirs à la mode Marseillaise, boites avec slogan, savon avec idéogrammes, boules, babioles et autres magnets et affiches détournées. Le patron, un homme jovial et sympathique, nous reçoit avec plaisir. Il nous dévoile sa collection de slogans marseillais. Je reste dubitatif.

A un moment, il se tourne vers moi et me dit : « -on a aussi cela ! » en me tendant un livre au format 13/19cm, couverture aux couleurs criardes, 200 pages que je feuillette, d’un lettrage assez gros...

«-Et si vous ne l’aimez pas, vous me le ramenez, je le reprends et vous choisissez n’importe quel objet de la boutique d’une valeur équivalente ! »

Plus par amitié et pour être au diapason de cette rencontre toute de saveurs, je tope dans sa main et il me lance un regard goguenard... Le marseillais a eu le petit cannois d’un billet de 20€ !

Sauf que...

Il est resté quelque temps sur mon étagère, un auto-produit marseillais, avec en titre Le Bar de la Sidérurgie pondu par un mec qui s’appelle Charles Gobi... cela ne pousse pas, à priori, à la consommation !

Et puis un jour, devant prendre le TGV pour Paris, mes yeux tombent sur le bouquin esseulé et je m’en saisi distraitement, l’accompagnant d'un Henning Mankell, histoire de me faire une petite récréation avant un vrai livre !

Las ! J’avais mis le doigt dans un engrenage... et je ne le savais même pas ! Je n’avais pas remarqué un papillon qui stipulait, dans le coin gauche de la couverture, PCPPP* autrement dit, *Pratiques Criminelles à la portée du Petit Peuple.

Le Bar de la sidérurgie s’ouvre dans un Marseille qui semble filmé par Robert Guédiguian, avec ses pastis et son accent, les parties de boules chaleureuses entre amis et des personnages hauts en couleurs. Ce lieu, acheté avec les petites économies d’un homme qui aime la vie, devient le havre de rencontres de gens simples qui cherchent le bonheur. Deux légionnaires homos qui «s’enfilent avec constance» mais sont des as de la cuisine et surtout du combat, un joueur de boules intellectuel orphelin au talent inouï, capable de viser par ricochet, une aventurière et belle femme et quelques boulistes aux talents divers se l’approprient entre pastis et parties endiablées de boules.

Hors, le patron débonnaire au grand coeur, voit un jour, quelques malfrats jeunes et inconscients, ayant décidé de jouer dans la cour des grands et de se tailler un territoire à la mesure de leurs ambitions, se pointer pour le «racketter» en assurant «sa» protection.

Disons-le tout de suite, ce n’était pas la meilleure idée qu’ils pouvaient avoir !

En effet, les légionnaires du coeur, le bouliste impétueux, la femme sauvage et quelques autres, décident de s’occuper du petit problème de leur copain en créant au passage, un phalanstère destiné à lutter contre le crime organisé, même s’ils ne sont pas contre l’utilisation de quelques colis tombés du camion pour assurer leur approvisionnement divers en armes et produits hautement toxiques pour certains !

Que dire de plus si ce n’est que je n’ai pu lâcher le livre et que j’ai authentiquement rit dans ce TGV qui fonçait sur Paris, un vrai rire à gorge déployé, comme rarement avec un livre ! Imaginez la tête de mes voisins, je les revois encore dans mes éclats me regarder comme un extraterrestre !

Du coup, j’ai passé le bouquin à mes enfants qui l’ont dévoré, eux-aussi, et depuis ce Bar de la sidérurgie fait une carrière à Paris dans la colonie des Oheix and c°.

Je suis donc retourné en juin sur Marseille, toujours pour Le Cinéphile, toujours chez Fred des Templiers, mais avant, petit détour par l’échoppe de Marseille on the box pour engueuler le patron...

«-Votre proposition était malhonnête, vous saviez que l’on ne peut ramener ce livre, c’est impossible !»

II a sourit et m’a tendu un deuxième volume... «-voilà, maintenant, vous êtes prêt pour un deuxième roman de Gobi... Il y en aura d’autres, bienvenu au club !»

Après mes réunions diurnes et un repas sur le pouce, je suis donc retourné Rue Crinas dans l’appartement de mon ami Philippe C et j’ai eu le tort, malgré l'heure tardive, d’ouvrir la première page de Chemin des prud’hommes(N’y allez pas !). J’avais un rendez-vous à 7h du matin mais je n’ai pu lâcher le livre avant la dernière page.

Rosette, une enfant de l’Assistance adoptée par un couple de braves gens, découvre dans un numéro de cirque, des lanceurs de couteaux. Elle s’entraîne alors pour devenir une experte et la vie est belle dans ce chemin perdu dans les collines, tout proche du Bar de la sidérurgie, au milieu d’un peuple d’amis, tous plus humains et truculents les uns que les autres. Sa rencontre avec le joueur de boule, Francis le Rat va l’entraîner dans un monde d'amour et de violence, de règlements de comptes où chaque habitant de ce quartier apportera sa pierre à la défense de l'orpheline et de l’opprimé. Des voyous de Marseille ont en effet, la mauvaise, (très) mauvaise idée, de mettre à l’amende Francis le Rat qui a gagné à la pétanque contre le chef d’une bande de malfrats qui se pique d'être un grand bouliste. Cela va être encore très dur pour les truands qui, avouons-le, en prennent plein la gueule et voient leur effectif fondre avec constance au fil des chapitres.

Au petit matin, la tronche de traviole de n’avoir dormi que 4 heures à cause de Charles Gobi, je suis retourné à la boutique et après avoir copieusement engueulé le patron, je l’ai supplié de me vendre le 3ème opus, ce qu’il a fait avec un grand sourire, et c’est dans le train de retour vers Cannes que j’ai dévoré Hercule des trois ponts !

Dans cet ouvrage, l’auteur va tisser, entre Le Bar de la sidérurgie et Le chemin des prud’hommes, une nouvelle histoire improbable. Hercule, un géant ermite, trappeur (sic) débonnaire qui vit de sa chasse dans les collines qui surplombent Marseille, va nouer des liens avec la tribu de Rosette la lanceuse de couteaux et l’équipe du bar de la sidérurgie emmené par les deux légionnaires homos. Entre les deux bandes qui se lient d’amitié, Esprit, un nain handicapé va découvrir la solidarité contre des voisins particulièrement haineux et Lenuta, une prostituée roumaine, l’amour avec Hercule... Entre temps, il faudra quand même affronter une bande de proxénètes bien décidés à préserver son cheptel humain en mettant les collines à feu et à sang, le leur surtout d’ailleurs !!!!!!

Il y a, chez Charles Gobi, dont on sait que c’est un pseudonyme, une force dans la peinture d’une vie simple qui percute des situations rocambolesques avec des traits énormes et un vrai talent humoristique. Il s’agit d’une BD pour adultes où les méchants en prennent plein la gueule, où la bienséance est foulée au pied, de «l’héroïc fantasy» à portée du peuple, Robin des Bois des calanques au service de la vie quotidienne, Superman en maillot de bains et tutu rose. Dans une écriture simple mais jubilatoire, l’auteur nous fait partager la saveur d’un pastis, le doux sentiment d’un carreau particulièrement soigné dans une pétanque solidaire, les émois de femmes et d’hommes que tout semblerait désaccorder mais que la force de l’amour cimente. Il n’y a aucune morale mais de l’humain à la recherche d’un bonheur possible. Les hommes baisent avec les hommes, les vieux portent en étendard une sexualité débridé, les blessés de la vie retrouvent la fierté et les méchants sont condamnés à être lacérés, étripés, pulvérisés, dépecés... et j’en passe !

Ces livres sont d’utilité publique, devraient être remboursés par la sécurité sociale, et vous offriront le plaisir de rire en compagnie des mots imprimés, comme le plaisir simple et profond d’un rêve qui chasserait les nuages d’un revers de la main.

PS : si vous voulez vous les procurer, (et je n’ai pas été payé pour écrire ce texte) adressez-vous à www.marseilleinthebox.com... Moi, je vais me précipiter vers le tome 4 !

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