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Ô Marie, si tu savais...

Publié le par Bernard Oheix

Tradition oblige, rite de passage...Chaque anniversaire tout rond, toute l'équipe de l'Evènementiel se soude autour de la victime afin de lui démontrer son affection. Occasion de se retrouver, de conserver des liens (l'équipe de France de Foot devrait prendre exemple sur nous !), d'évacuer le stress et moment attendu, d'ouïr le discours du Directeur, en l'occurrence moi-même. C'est une façon d'honorer l'autre dans l'humour, de lui rendre un peu de chaleur. Conserver son calme tout en travaillant en open-space, tous les jours, dans la pression du quotidien et l'enchaînement incessant  des manifestations, le bruit et les tensions représente un vrai challenge que des moments de poésie et de tendresse peuvent rendre plus supportables.

Voilà, Marie, ma Marie, une perle de secrétaire, la confiance incarnée, 20 ans de partages... Bon d'accord, elle a 60 ans, et bien, tant mieux, comme cela j'ai pu  lui faire un beau discours !

 

C’est vrai, tu les as désormais, tu y es arrivée toi aussi, alléluia, tu as bien franchi cette barrière des 60 ans… Es-tu capable alors de l’escalader, de grimper vers son sommet alors que tant d’années se sont écoulées dont un nombre conséquent avec moi, ton unique Directeur préféré ? Marie, on dit toujours que les 60 ans s’ouvrent sur une pente glissante alors c’est devant une montagne que tu te trouves. Comment cela se fait-ce ?

Peut-être parce que 60 ans, c’est avant tout l’âge de la maturité, de la connaissance de soi, de la maîtrise de son environnement, de l’acceptation de ses limites comme de la revendication de son authenticité. Alors, Marie la biblique, qui es-tu ? Posons-nous la question : qui se cache réellement derrière la Marie Huit-Huit un peu précieuse et toujours raffinée qui nous morigène quand nous jurons par-devers elle ?

Aujourd’hui se parachève donc 60 années d’existence dont 40 de boulot comme secrétaire attentive et 20 consacrées au bonheur de Bernard Oheix, ton chef vénéré ! Le tiers de ta vie dans une histoire d’amour avec ton Directeur…La moitié d’une vie professionnelle et toujours cette passion pour cet être exceptionnel qui croisa ton chemin… Pas mal non ?

Bon, avouons-le, ce n’était quand même pas gagné au départ !

Comme le dit le proverbe : « chiens de faïence, point de patience ! » Tu étais ma chère Marie, l’exact inverse, le revers parfait de ce que j’attendais d’une secrétaire. Toujours ponctuelle à me faire remarquer combien je l’étais peu, discrète alors que j’étais, sinon exhibitionniste, du moins extraverti, traçant ton chemin sans faiblir avec un air têtu du style… moi je suis de l’Est (de Metzzzz !) et on ne me la fait pas, prenant en charge mon agenda, me forçant à répondre aux courriers même quand je n’en manifestais aucunement le désir, tapant mes lettres (prise en sténo, siou plaît… Spécialement pour les jeunes, la sténo était un alphabet graphique du siècle dernier censé permettre la prise de notes en accéléré… D’ailleurs si vous êtes gentils, Marie-Antoinette peut vous faire une démonstration !)…

On ne peut évoquer cette période sans rappeler, par exemple, qu’il n’y avait pas encore de téléphones portables dans les équipes (Ah ! le miracle des talkies) encore moins d’IPhone et autre BlackBerry, peu d’ordinateurs sur les bureaux, des fax omniprésents, du courrier à ouvrir et qu’en cette période lointaine de fabrication d’un Evènementiel primaire et rustique, les contacts humains primaient sur les prothèses de communication dont nous nous sommes bardées afin de ne plus être en contact direct avec un interlocuteur.

Résultat, nous cavalions comme des dératés et Marie campait en gardienne du temple, impavide, motus et bouche cousue, récipiendaire de tous les secrets sans jamais dénoncer ses sources, îlot de calme au cœur de la tempête…

Jeunes qui nous écoutaient… Sachez combien elle fut valeureuse notre Marie Nationale pour survivre entre un Directeur totalement déjanté et une équipe de chiens fous, dans une ville complétement azimutée, celle des années Mouillot !

Disons-le crûment : il n’y eut jamais de relations sexuelles entre la secrétaire discrète et son Directeur séducteur, (du moins officiellement et bien que d’aucuns ici, peuvent affirmer qu’elle se retrouva quelquefois à 4 pattes sous le bureau afin de récupérer un objet quelconque ou la main coincée dans la braguette de son pantalon soi-disant pour recoudre un bouton !)…

Cela confirme que leur union solide s’ancrait sur les certitudes de la vie et point sur les aléas des corps. Pas de mariage en vue, du coup et en contrecoup, pour la secrétaire… ce qui confirme malgré tout, le lien trouble qui les unissait. Il en paria un nombre incalculable de bouteilles de champagne sans s’inquiéter pour autant… Il savait que les autres hommes semblaient fades à Marie qui les comparait immédiatement et toujours à son Directeur. Il eut donc tous les avantages d’une femme à la maison et d’une autre au travail sans en avoir les inconvénients. Et cela avec l’assurance de ne pas avoir à payer de pension de sa poche quand cette belle romance cesserait, un jour prochain de départ à la retraite !

Mais disons-le tout net : qui va corriger les textes de Bernard quand il ne pourra plus jouer de son charme… Du style…Ma marie adorée, juste un petit texte, très court…et pas pour tout de suite, j’attendrai demain avant de le mettre en ligne… s’il le faut vraiment… Sniff ! Zou bizou bizou…

Qui va dénicher des stylos publicitaires et des cahiers de récupération pour les petits enfants d’Afrique démunis… Qui va rappeler au Directeur les anniversaires, les dates de mariages et de divorces, prendre en main ces jeunes qui nous envahissent, traquer les fautes d’orthographe en affirmant Que nenni tout en balayant d’un revers de la main les jurons proférés dans l’enceinte des murs de la Culture…

Qui peut remplacer l’irremplaçable ? Personne Marie !

Alors pendant que ton ancien Directeur ira se faire bronzer aux Maldives ou en Patagonie, sur les traces du « Che » ou en bicyclette vers Cythère, toi, tu resteras encore accrochée aux invitations, répondant aux solliciteurs nombreux qui veulent croiser leur chemin avec ta nouvelle Directrice, tapant des rapports abscons pour une administration de plus en plus vorace…

Et tout le monde sera content et heureux… sauf moi qui vais te perdre un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…

Et encore merci Marie pour tout ce que tu apportes, a apporté et apportera à ceux qui ont la chance de pénétrer dans ton monde… celui d’une Marie Antoinette Pett qui fut toujours celle à qui l’on pouvait confier un peu de soi-même avec la certitude qu’elle nous le rendrait intact !

Aujourd’hui, c’est à nous de te le rendre… Bon Soixantième Anniversaire Marie !

 

Pleurs garantis, belle soirée au restaurant avec rires et émotions. Une équipe de travail comme celle de l'Evènementiel est une Formule UN dont le moteur a besoin de réglages subtils. Des soirées comme celle-ci permettent de retrouver un peu de douceur dans ce monde de brutes ! Et puis, Marie méritait bien d'un peu de reconnaissance de notre part parce ce que son coeur est plein de bonté et d'altruisme !

Ah ! Marie, si vous saviez...air connu

 

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Paléïdoscope

Publié le par Bernard Oheix

L'édito de l'organe de la Direction des Ressources Humaines (Paroles de RH) est composé à tour de rôle par un des directeurs. A moi donc de m'y atteler...en cette fin d'un mois de février, au débotté, pour remplacer une défaillance...

Les doigts ont volé sur le clavier, une poignée de minutes (9 exactement !), sans doute parce que le sujet m'inspirait !

Il faut le dire, le Palais et le Festival des Jeux, deux matières riches !

Bonne lecture !

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Il fait nul doute que c'est l'un des derniers que j'ai l'occasion de composer. Petite émotion. J'aurai d'autres occasions, peut-être d'autres tribunes, mais c'est ma boîte, celle dans laquelle je sévis depuis 20 ans, la moitié de ma vie professionnelle ! Cela se sent dans l'envolée finale, petite larme, 3 petits tours et puis s'en vont ! 

Mais c'est pas triste !

 

 

 

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Sénégal (3) : iconographie !

Publié le par Bernard Oheix

Le Sénégal est un beau pays francophone, plein de couleurs et de rires, porté par une langue suave, parfois un peu précieuse et une grande naïveté dans nombres d'expressions. J'ai été frappé par les inscriptions et panneaux divers croisés dans nos pérégrinations et vous propose un florilège de quelques fous rires...

 

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Dans le camion généralement bourré à craquer de passagers, les conditions de circulation sont parfois limites... Ici, on se prémunit des aléas de la route en affichant sa foi... On ne prête qu'aux riches !

 

 

 

Ces pauvres qui cherchent du crédit et dont la panneau ci-joint prouve à l'évidence que ce n'est pas gagné !

 

 

 

 

 

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 Deux exemples typiques.

 

A gauche, la couture comme un exutoire, une volonté de séduire affirmée. Hanter par le vêtement, pas seulement une supposition !

A noter, que cela joue aussi pour les hommes !

 

A droite : Qu'a-t-il pu se passer pour qu'un boucher se décide à appeler son négoce d'un nom aussi farfelu ?

Après enquête, il semblerait qu'il ait ouvert son magasin l'année où la "conjoncture" économique était bonne pour les mois à venir (sic) !

 

 

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La somptueuse plage de Thiof des pêcheurs de Dakar. Les barques alignées face à la mer sont peintes avec des couleurs vives et portent des inscriptions... noms de femmes, louanges à Dieu, dessins naïfs, tout est bon pour assurer une bonne pêche et le retour sains et saufs de ces marins qui sillonnent les mers sur ces embarcations vétustes, sans sécurité, jouets dans les vagues violentes d'un océan colérique...Mais elles sont consacrées et réservent de belles surprises quand les prises jonchent le fond de ces barques et que, dans un savant désordre, les chefs redistribuent les prises à la volée !

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Pourquoi payer plus cher ? Il suffit de se rendre dans ce magasin pour faire fondre la facture au fur et à mesure d'un "t" qui n'est pas un moins mais bien un plus dans l'échelle des bons souvenirs !

 

 

Quant aux femmes, elles savent toujours où aller, dans leur beaux "boubous", bijoux autour du cou, propres et soignées, "ce coin idéal" leur permettra de papoter en riant et de s'apprêter à séduire les hommes !

 

 

 

Voilà un petit voyage dans les reflets d'un pays d'ors et de lumières. Je sens encore les odeurs du pays, je vois toujours ce paysage plat de savane, j'entends la langue précieuse aux expressions surranées. Ces sourires des enfants charmeurs, les rires des femmes, l'humour des hommes. Sénégal, un pays que l'on peut aimer, où il fait bon vivre dans la chaleur des émotions brutes !

Sénégal d'Ismael Lô, de Youssou N'Dour, d'Omar Pene, de Badou, de tous ces artistes qui portent si haut les belles couleurs de l'espérance. La musique toujours présente comme un rappel de la beauté d'une culture pleine de vitalité ! 

 

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Sénègal (2) : la Casamance

Publié le par Bernard Oheix

 

Départ de Dakar la mardi 10 janvier. Un port saturé dans les hurlements de la ville. Les lumières crues qui s’allument. Une nuit de bateau  pour arriver à l’aube, dans un estuaire de mangroves, une coulée bleue dans un océan vert. Quelques barques de pêcheurs sillonnent les eaux calmes. Il fait chaud, des cris d’oiseaux, d’étranges rumeurs parcourent les étendues d’eaux et de végétations se confondant.

 

Zigenchoir. L’armée en contrôle comme un rappel des troubles passés. Une route suit la côte et nous fonçons à travers  les terres à moitié immergées vers Kabrousse, un hôtel sur la plage, les pieds dans l’eau. Le bruit des vagues d’un océan placide, propreté du sable fin et immaculé.

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La plage de l'hôtel, le soir, quand les odeurs de l'océan montent dans la nuit tombante, au bruit des vagues. Et la rue principale de la capitale touristique, Cap Skering...

 

Cap Skering, ancienne ville de tourisme à l’agonie. Les bruits de la guerre ont chassé la plupart des touristes et les hôtels au luxe désuet restent désespérément vides. La vie s’écoule comme un rêve, entre les soirées chaudes, un spectacle de chorales de jeunes filles, des repas dans des « loadges » et des balades dans la journée.

Une journée extraordinaire vers l’île d’Elioubaline. Après 1h30 de pirogue, un village accroché à des lambeaux de terre, 400 personnes y vivent sans eau potable ni électricité. Dans des cases collectives en « pluvarium », (recueillant l’eau de pluie devenue une denrée rare limité à un litre par personne), des familles vivent  du poisson toute l’année et de la culture du riz pendant la saison humide.

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Pourtant, la vie existe, les enfants rient et jouent. Un vague musée des traditions ouvert aux quatre vents pour rappeler que ce peuple, chassé au siècle dernier par les guerres tribales, a élu domicile sur cette terre des confins, dans la sécurité du dénuement le plus extrême.

C’est l’Afrique du temps  révolu, quand les femmes à la pagaie vont chercher l’eau à 3 heures de canaux, quand le rythme des saisons conditionne les récoltes et la nourriture, que la vie est suspendue aux aléas des blessures et des maladies. La polygamie structure la base familiale et l’animisme règne avec ses secrets et ses mystères.

 

Conakry sera notre guide attentif. Son nom, il le tire d’une malédiction. Sa mère ne pouvant enfanter, le conseil des femmes lui jeta un sort afin de la fertiliser. Mais ce faisant, cet enfant n’appartenait plus seulement à la famille mais au village et le nom atypique symbolisait alors le refus d’attirer l’attention sur lui. En le dénommant ainsi, les sages affirment qu’il n’est qu’un objet et les dieux détournent leur colère sur d’autres enfants. Si vous rencontrez un Sénégalais qui s’appelle, Mercedes ou Peugeot, ne vous étonnez pas, sachez simplement qu’il était trop désiré et en cela, fragilisé devant les dieux. Par exemple, il ne faut jamais dire à une petite fille, devant sa mère, qu’elle est belle, mignonne et craquante…cela ne peut que rendre jaloux les divinités qui la surveillent. Alors n’hésitez pas, annoncez qu’elle est laide, mentez et sa mère sera contente !

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L’Afrique est un pays de grande culture, d’une profondeur et d’un humanisme ancrés dans le respect de la vie. Il y a moins d’insécurité la nuit à Zigenchoir que le jour sur un quai de métro parisien. Le Sénégalais est attentionné, respectueux, bien éduqué, Il a un sens profond de l’amitié et le cœur sur la main. Manger un poulet yassa dans une case, grand plat collectif où chacun se sert, dans l’intimité d’une famille qui vit dans des conditions modestes, mais vous offre de partager le peu  qu’elle possède, est une leçon de vie dont beaucoup devrait s’inspirer à l’heure ou l’individualisme forcené de nos sociétés de consommation nous pousse à nous replier et à jeter l’anathème sur l’étranger…

Que les racistes de tous poils se rendent sur le terrain, ils verront les ravages de l’impérialisme et du néocolonialisme et constateront que l’on peut rester humain, digne, même quand la faim est gardienne de votre avenir !

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SENEGAL (1) : ELECTIONS PIPEES

Publié le par Bernard Oheix

 

Petite chronique d'un voyage de 3 semaines au Sénégal... Un volet  politique, avec des élections, des manifestations et une inquiétude réelle. le syndrôme d'une Côte d'Ivoire est-il envisageable au Sénégal ?

 

Arrivé le 7 janvier à Dakar, je suis reparti du Sénégal le 28. Depuis mon atterrissage, dans toutes mes  déambulations, à travers toutes ces régions visitées d’un pays d’une beauté rare, à l’occasion des rencontres avec une population d’une étonnante qualité morale, accueillante, fière,  d’une nature fondamentalement chaleureuse et optimiste, j’entendais le leitmotiv « -Vous verrez le 27, cela va faire du bruit ! »… et cela n’a pas manqué quand la Cour Constitutionnelle rendit son verdict, les pierres se sont mises à voler, les barrages à s’édifier. Ce n’était vraiment pas une surprise pour qui avait passé 3 semaines dans ce pays et possédait le moindre sens d’une écoute des Sénégalais !

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Levons un leurre ! Le rejet de la candidature de Youssou N’Dour par la Cour Constitutionnelle n’est absolument pas un élément déterminent de la vie politique sénégalaise et n’est pour rien dans les nombreuses manifestations qui agitent le pays ! Que sa candidature ait eu un écho dans la population occidentale est une évidence au vu des nombreux articles sur ce non événement. Sur place, en Casamance comme à Thiès, à Dakar ou à Faidout, sa candidature est considérée comme une plaisanterie… On aime le chanteur, on aime l’homme… mais c’est un peu comme si Cali se présentait à la présidentielle dans quelques semaines ! Cela ferait pour le moins sourire, et c’est ce que les Sénégalais ont fait… Ils en ont même rit !

 

 

 

 

L'abomination du monument érigé par le clan "Wade". La renaissance Africaine, un hymne réalisé par la Corée du Nord, 35 m de hauteur, l'horreur du réalisme socialiste en terre sénégalaise ! 

 

Les Sénégalais ont une haute conscience politique et savent parfaitement décrypter la réalité. Ils sont nombreux à considérer que le bilan du « vieux » Président Wade n’est pas (trop) mauvais et qu’il a été globalement un bon Président. Des chemins ont été goudronnés traversant ces terres sèches, l’économie maintenue à des niveaux relativement dynamique avec des taux de croissance

 

manif 2 autour de 5 à 6%. On voit  partout des constructions émerger de terre et le bâtiment donne le tempo d’une croissance certes inégale mais bien réelle ! Et s’il y a de si nombreux Sénégalais qui se lèvent en sachant qu’ils vont devoir gagner de quoi survivre, qu’ils devront se débattre à chaque heure pour réussir à se nourrir, et cela tous les jours, ce n’est que le reflet d’une réalité qui dure depuis de longues années et qu’un certain fatalisme permet d’accepter.

Que la corruption règne est une évidence…mais c’est le degré de cette gangrène qui compte ! De ce point de vue, il n’apparaît pas que celle-ci soit plus importante que par le passé ou que celle des pays environnants !

Ce que les Sénégalais n’acceptent pas, c’est que la famille du « Vieux » tente de capter le pouvoir. Sa femme avide de reconnaissance en permanence dans son ombre, son fils imposé, venant de « l’étranger », tout le clan accroché à ses privilèges s’accaparant  l’avenir, installé dans une corruption active,  reproches fondamentaux qui sont portés contre le pouvoir en place et contre sa tentative de fuite en avant pour le conserver.

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De longue date, les Sénégalais décrivaient les avantages supposés reçus par les membres de la Cour Constitutionnelle. Une voiture 4/4, une villa, le doublement du salaire… Réalité ? Reste que tout le monde était persuadé que cette règle de deux mandats maximum, édictée par une constitution qu’il a lui-même proposée, ne serait pas appliquée par la grâce d’un quarteron de juges gangrenés et que la rue s’embraserait !

Mais le Sénégalais est profondément démocrate … On peut supposer que la contestation s’éteindra, tout en espérant que les urnes donneront tort à ceux qui tentent d’escamoter le pouvoir !

 

 

 

Les manifestations lycéennes rythment la journée. Quelques pierres volent, des fumigènes en réponse, réactions épidermiques aux désordres ambiants d'une jeunesse désabusée !

 

 

 

La France est très présente sur cette terre… Orange, Canal +, Eiffage, la BNP… sont inscrits dans le paysage quotidien… L’Afrique n’est pas sortie du piège létal d’un néocolonialisme qui la gangrène. Entre l’impérialisme économique de la France et des occidentaux (et désormais des Chinois omniprésents, rois du dumping !) et des pouvoirs corrompus adoubés par les puissances tutélaires, les richesses naturelles s’exportent hors des frontières sans retombées sur les populations locales abandonnées à leur sort.

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Et pourtant, que cette terre du Sénégal est  orgueilleuse, fière… et que ces populations sont belles avec ses enfants aux yeux en promesse d’avenir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La belle Adama, curieuse, passionnante, ouverte, notre mascotte à Thiès !

Elle vient tous les jours après l'école à notre rencontre, elle discute, elle pose des questions, elle est l'espoir d'un pays qui souffre !

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Le Monopoly de l'Evènementiel...

Publié le par Bernard Oheix

Je t'achète le Carlton si tu me vends le Martinez sans passer par la case prison pour malversations (on connait !), heureusement que la chance est avec toi et que tu toucheras le pactole en franchissant la case départ.

165 000 000 de jeux vendus dans le monde... et moi, et moi, et moi !

Cannes, Capitale des jeux en février, 12 000 joueurs inscrits à tous les jeux imaginables venant de tous les continents, 150 000 visiteurs en famille, de toutes les origines, races, cultures, sexes, âges, réunis en une gigantesque tour de Babel où le dénominateur commun est le jeu décliné sous toutes ses formes ! Une humanité sans frontières est possible, nous l'inventons chaque année du côté de cette ville atypique de Cannes, cosmopolite, hors de toute grille d'analyse.

 

 

monop général 

Il fallait bien que la folie du jeu à Cannes se concrétise par une édition originale du Monopoly sur les lieux cannois ! Et il y en a, du Palm-Beach à la Croisette, de la Californie au marché de La Bocca... Redécouvrir ce jeu en évoluant dans sa ville, acheter des maisons dans des rues que l'on connait... Ah capitalisme primitif et sauvage, quand tu nous tiens !

Rarement un évènement aura déclenché autant d'enthousiasme...Nombre incalculable d'articles et d'interviews. Il fallut même le présenter par un beau soleil d'hiver sur les toits du Palais des Festivals et pour ce faire, nous jouâmes retrouvant rapidement, les élans de la jeunesse et l'esprit de compétition inhérent aux grands enfants que nous sommes restés. Vous dire que j'ai gagné serait quelque peu mensonger puisque c'est toute l'équipe de l'Evènementiel qui sortit victorieuse de cette partie endiablée....

Notez au passage, la beauté du cadre Cannois, le Vieux-Port en arrière plan !

 

rires mono

 

 

Sourires béats des 9 mousquetaires de l'Evènementiel. Ils sont beaux, ils sont généreux, 100 jours de spectacles dans l'année, vivre tambour battant pour le bonheur des autres, pour le plaisir de ceux qui se reconnaissent dans une culture ouverte et plurielle... Si l'on cumule les années passées ensemble, cela représente environ 150 ans de vie commune... Une éternité ? Même pas, juste un souffle d'espoir ! 

 

La vie dans l'Evènementiel Cannois est vraiment une aventure de tous les instants... Alors rendez-vous au 17 février à Cannes pour jouer à perdre haleine à être encore de grands enfants ! Et parfois, avouons-le, rester innocent est une belle condamnation !

 

 

 

 

 

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Voeux 2012

Publié le par Bernard Oheix

  
En ce 26 décembre, jour de son anniversaire et d’une fin d’année 2011, alors que se précisent à l’horizon, pour le nouveau millésime , une élection présidentielle pour la France et tout aussi capital, un départ à la retraite d’un Directeur (encore en état de marche) du Palais des Festivals de Cannes, par un temps ensoleillé et une mer d’huile, affirmant hautement son désir d’indépendance et de liberté, Bernard Oheix a le plaisir de vous transmettre ses vœux les plus sincères plongé dans sa Méditerranée chérie. 
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Du haut de son « Rocher de Bernard » situé à La Bocca, s’élançant vers l’azur tel cet ange miséricordieux qu’il tenta vainement d’incarner tout au long de sa carrière, il s’affranchit des règles de l’apesanteur afin de vous délivrer un message d’espoir :  
 « -Oui, on peut encore rêver à une harmonie universelle dans ce monde de brutes. »
 
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Bien sûr, tout n’est pas parfait à l’heure des bilans… et le rétropédalage d’un saut périlleux arrière n’est pas sans danger.  Illustration d’une vie, Bernard survivra-t-il à ce plongeon désordonné vers un destin obscur ? Demain est déjà aujourd’hui, et la retraite en chantant, un hymne invitant à la sérénité du devoir accompli ! Mais les ombres sont présentes qui tentent de l’attirer dans le gouffre de l’absence. Saura-t-il y résister ?
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 Et la sérénité vint ! Noël à la mer, janvier au Sénégal. Il y en aura encore des rencontres et des moments d’amitié, de l’humour et de l’amour, de la tendresse et du respect. Et si la culture sert à quelque chose, a la moindre utilité, alors elle lui rendra  modestement un soupçon de cette joie de vivre qui le caractérisa  jusqu'à aujourd'hui.
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Et pour conclure  : merci à Eriic Dervaux pour le reportage photos et  
Champagne et bonne année, bonne santé, plein de belles choses pour les 12 mois qui arrivent. .. A vous aussi ! 

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Magie Africaine

Publié le par Bernard Oheix

Cela ne s'invente pas !

C'est à Nice et une publicité dont on peut penser qu'elle ne peut que convaincre. Notez ce "mondialement connu dans le quartier"

  

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En conclusion : si vous avez des problèmes de disque dur ou d'érection avec en plus un cancer de la rate...ce qui est particulièrement gênant quand vous voulez séduire votre voisine de palier si belle que vous en rêvez toutes les nuits, un seul numéro de téléphone et une carte bleue suffiront. Mamadou sera très content, et vous un peu plus pauvre mais bandant comme à vos 20 ans !!

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Sortir à Cannes 2011/2012

Publié le par Bernard Oheix

 

EDITO POUR L’AVENIR COTE D’AZUR

 

 

 

Comme un feu d’artifice qui durerait tout l’automne et l’hiver pour finir quand les écrans s’illuminent au mois de Mai.

 

Un bouquet épicé avec tous les ingrédients d’un repas de gourmet.

 

Effeuiller les fêtes de fin d’année dans le regard des parents sur les corps dénudés des Crazy Horse « girls », ou dans les lumières que le Cirque National de Chine, dans un éblouissant Casse-Noisette, allume dans les yeux des enfants.

 

Avant, bien sûr, le Festival de Danse dirigé par Frédéric Flamand, Directeur du Ballet National de Marseille, qui invite à nous rejoindre des compagnies prestigieuses venues du monde entier (La La La Human Steps du Canada, Michael Clark Company d’Angleterre, Compagnie Heddy Maalem d’Afrique, Hofesh Shechter Company d’Israël, Compagnie Emio Greco/PC d’Italie…) toutes unies par une volonté de faire reculer les frontières de la créativité.

La comédie musicale, Rock The Ballet, La Compagnie Mimulus des Brésiliens qui danse le salon… plus de dix pièces de théâtre jalonnent ce parcours du combattant de la Culture. Un fabuleux Henri IV le Bien-Aimé avec Jean-François Balmer, un féroce Les Amis du Placard avec Romane Bohringer  et Didier Bénureau, un hilarant  Le Technicien avec Roland Giraud, Toutou avec Patrick Chesnais, Marthe Villalonga dans Croque Monsieur … du rire aux larmes ! Nous balaierons tout l’arc des émotions que le Repas des Fauves condense en un raccourci saisissant.

 

En musique, Julien Doré, Hubert-Félix Thiéfaine, Aaron pour la belle chanson française mais aussi  l’Orchestre Populaire Italien accompagné de Carmen Consoli pour une transe, Ballaké Sissoko et Vincent Segal pour l’Afrique, Huun Huur Tu pour la diphonie et un concert de Voix Passions avec Nilda Fernandez, A Filetta, Talike, Le Corou de Berra…

 

Et comment ne pas évoquer, un grandiose El Canto General, recréation de l’oratorio de Mikis Theodorakis sur les poèmes légendaires de Pablo Neruda dans une production du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes avec Angélique Ionatos, et le souffle d’une œuvre épique.

 

Restent des inclassables.

 

Philippe Genty dans son univers onirique de voyageurs intemporels, la folie Break The Floor, qui passe à deux jours, ou la danse urbaine qui s’affirme comme un art, l’humour grinçant du Comte de Bouderbala et Alonzo King Lines Ballet, un des maîtres de la nouvelle danse américaine.

 

Bon, si vous ne savez pas où sortir dans les prochains mois, si vous fermez les yeux devant tant de beauté et d’étonnement, c’est que vous dormez déjà… mais alors que peut-on faire ? Sortez, vivez, dansez, pleurez… à Cannes pour une émotion sans égale !

 

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dernières photos d'été

Publié le par Bernard Oheix

Petite salve de photos pour terminer l'aventure de cet été 2011...Il fut long et complexe, parfois difficile mais toujours passionnant ! De la Salsa au Suquet, des feux au Pantiero électro, du Jazz à Domergue au Festival de la Culture Russe pour finir sur les Concerts de Septembre...J'ai bien raison d'être ne vacances du côté de Porto (Corse) à siroter un petit Patrimonio en regardant les vagues rouler ! Tant pis pour vous, fallait travailler en juillet/ Août !  

got-bo-carlton.JPGMon ami Gotainer, président du jury de la pyrotechnie...Un excellent président, ma foi, pour des choix complexes dans un cadre particulièrement séduisant. Le Carlton qui nous accueillait avec beaucoup de classe. Dur, dur la vie d'artiste sur la Croisette !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bo-bateau-camera.JPGLe jury au grand complet en train de visiter les barges bourrées d'explosifs. Une équipe de télé nous suit et filme le jury dans ses pérégrinations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le feu de la firme Italienne Panzera en hommage à Daniel Delesalle, qui a travaillé pendan 15 ans dans mon équipe. C'était le responsable des feux d'artifice au sein de l'Evènementiel et il était le (vrai) fils adoptif de Giovanni Panzera...ils s'étaient choisis mutuellement pour l'éternité et ils devaient le regarder de concert, cet hommage, sur leur petit nuage, comme deux enfants émerveillés qu'ils étaient restés jusqu'à ce que la mort les réunisse !

3-touz-bo.jpgla famille Touzani sur le Pantiero. Concerts magiques de Kalkbrener, Trentemoller et autres Rebotini, Field, Gold Panda pour deux soirées magnifiques (3000 personnes), une autre musicalement réussie  (Blonde redhead, Zombie, Zombie, A place to bury strangers) et la première complètement ratée avec une programmation rock "indé" plus que moyenne malgré Battles... Mais quand même, sur le toit du Palais, les étoiles et le vieux port en écrin, cette musique qui perle aux tripes et remue jusqu'à des

émotions rares... C'est le top !

 

 

 

 

Mon barde vaudou préféré, Tiken Jah Fakoly. Une montagne bourrée d'énergie, qui saute, danse, chavire sur scène et entraîne tout le public avec lui. Un reggae africain qui pulse et dénonce sans concessions les travers des dirigeants, la bétise et l'ignorance, l'obscurantisme comme un moyen d'aliénation... C'est lui, mon ami Tiken Jah, qui trace le chemin d'une nouvelle société plus juste, plus ouverte pour un continent noir qui a assez souffert pour tenter désormais de rêver !BO-SD-feux.jpg Un vieux couple, 22 ans d'âge, Bernard et Sophie en train de remettre la Vestale d'Argent aux Russes à la cérémonie de clôture des feux. Elle est ma conscience, mon bras droit, un peu de mon coeur et beaucoup de mon âme! C'est la Directrice-Adjointe de l'Evènementiel et elle m'a offert la possibilité de grandir, de m'épanouir. Nous formions une équipe de choc. Elle me succèdera bientôt car ma retraite en chantant s'approche et elle est fin prête à assurer les responsabilités que son talent et sa compétence lui autorisent. Allez, Sophie, encore un petit effort pour me supporter, bientôt, tu voleras de tes propres ailes !

gilibo.jpgMon maître, Jean A Gili, un professeur d'Université qui m'a conduit sur les chemins d'une Maîtrise de Cinéma, m'a permis d'éditer mon mémoire dans un livre collectif sur Bernardo Bertolucci. Il y a des personnalités qui marquent, lui est un modèle pour moi. il a compté dans ma formation et dans ma maturation. Je l'ai invité un soir de feu d'artifice et j'ai été heureux de le voir ébloui comme un enfant devant le feu Russe ! Le passé comme la belle aventure d'une époque où tout était possible !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà quelques souvenirs, des traces tangibles d'un été intense. Comme d'habitude, la plupart des photos sont d'Eric Derveaux. C'est lui qui me traque et suit mes mouvements. Il a le rire communicatif, l'oeil aiguisé et c'est mon ami, alors qu'il soit ici remercié pour sa patience et que son talent soit loué ! Alléluiah !

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