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Port-Folio Eté 2011...2ème étape !

Publié le par Bernard Oheix

Une nouvelle plongée à travers l'objectif de mon ami Eriiic Derveaux, photographe officiel de Bernard Oheix, pour figer quelques instantanés de cet été 2011. Des souvenirs comme une trace subtile, un parfum de déjà vu, une poignée de semaines si lourdes et pesantes passées à une vitesse sidérante... Déjà la fin des festivités, un Festival de l'Art Russe actuellement, quelques Concerts de Septembre à venir et il en sera terminé de cet été qui est mon dernier en activité. Alors, nostalgie quand tu nous tiens !

 

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Bernard O devant chez lui, éternel Boccassien, à l'aise sur son "rocher" et dans sa rue Francis Tonner, un noir et blanc nostalgique. Sur le plateau du Monopoly de Cannes, une rue qui serait en violet (voire en orange !). On vérifiera en temps voulu !  

 

 

photo-badou-blog.jpgBadou, la voix de Youssou. Un concert au Chateau des Artistes à la Bocca où il transmet cette chaleur de l'Afrique, ces rythmes chaloupés, un parfum d'ailleurs. Son talent est immense et il s'impose avec naturel et élégance. Le public sous le charme lui réserve un accueil triomphal.

 

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Un OVNI dans le Gala Les Etoiles des Saisons Russes du XXI ème Siècle. Parmi les solistes d'exception du Mariinski, du Ballet du Kremlin, du Bolchoï et du Stanislavsky, dans des oeuvres  immémoriales, élégances et prouesses des solistes dans des pas de deux sur le Lac des cygnes, du Casse-Noisette, de Giselle et du Corsaire... 

 

 

white-queen-2blog.jpgSoudain, dans un cône de lumières qui sculptent le corps étrange d'une silhouette improbable, une danseuse venue d'ailleurs, d'un film de science-fiction ou d'un cauchemar éveillé, dans une musique de bruits et de souffles, investit le vide noir de la scène. Elle bouge peu, elle attire les regards et donne de la chair à un rêve de mouvement pur. C'est de l'art futuriste à la portée d'un geste d'élégance, une grâce d'autant plus mystérieuse qu'elle capte l'attention en niant le présent.

 

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White Quen est le produit d'une jeune compagnie de danse de Moscou. Le blackSKYwhite Theatre Company sur une chorégraphie de Marchella Soltan. La musique est de The Protagona. Si à l'occasion vous en entendez parler, tenez-moi au courant...J'aimerais assister à une représentation entière. L'extrait est tellement fort, tellement surprenant, que l'on peut s'interroger sur leur capacité à  tenir un peu plus d'une heure sur ce tempo.

Et bravo à Andris Liepa d'avoir osé sélectionner cette compagnie dans un Gala sans surprises !

 

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Et toujours ces oreilles de lapin, les chaussures de Laurent Korcia, souvenir d'une scène foulée par le talent d'un violoniste merveilleux avec les pompes d'un autre (les miennes), superbe artiste, merveilleux être humain, plein de charme et de dérision, comme si la musique classique pouvait se décrisper et laisser tomber son frac afin de vivre enfin au tempo d'un monde moderne ! Promesse d'un avenir radieux !

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Port-Folio été 2011 (1)

Publié le par Bernard Oheix

Quelques images en rafales... une façon de revivre, de graver le passé et de sentir les ailes du temps nous effleurer. A tout "saigneur", tout honneur, une photo volée par Anne Ecrohart, une amie fidèle des saisons et spectacles de Cannes, lors de la présentation de ma dernière saison officielle. Cela n'a pas l'air de me désoler. Surprenant ! J'ai souvent l'impression, sur les photos, de ne pas être vraiment moi, d'entrevoir mon reflet déformé en sorte. Ici, je me trouve en phase, juste à ma place, avec l'air d'être exactement comme je me perçois, en dedans comme en dehors ! je ne me trouve pas beau, je n'ai jamais pensé cela, je me trouve étrangement moi ! Cravatte négligement nouée, rire, yeux fermés, cheveux grisâtres, fond de verdure... je revendique et assume !

S'il y avait une image à retenir de Bernard Oheix, celle-ci me conviendrait assez ! 

 

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Quand la musique classique  se met à la portée de tout le monde, elle ne s'abâtardit pas, bien au contraire, elle grandit le spectateur et annoblit ses acteurs. Etienne n'a pas de frac, un peu de fric mais il a la classe dans la tête, la folie dans l'art, les rêves au bout des doigts ! Etienne Perruchon, rencontré il y a quelques années dans un jury de Feux d'Artifice à  Chantilly qui est devenu, pour moi, un être rare transmetteur de souffle et de passion !

 

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Souvenir de la fin de saison avec le superbe Dogora de mon ami Etienne Perruchon, étrange ludion bourré d'énergie, compositeur et pianiste hors norme, inventeur du Dogorien, langage imaginaire que des centaines de choristes reprennent en choeur ! Le groupe du Corou de Berra et des solistes fantastiques, structurent les choeurs d'enfants et d'adultes. Le public qui remplit le Grand Auditorium lui offre un triomphe à la romaine et deux bis. Un belle aventure entre l'opéra moderne et les musiques du monde, entre l'image et le son. Etienne Perruchon est un génie, qu'on se le dise !

 

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Cannes posséde le plus grand Festival Pyrotechnique au monde. Une baie magique, un écran de 600 sur 300 mètres pour 30 minutes de création pure. Une ode à l'art de l'artifice réservée aux plus talentueux des concepteurs de la planète feux qui rêvent tous de "tirer" à Cannes et de vaincre la Vestale d'Argent... et tous les 4 ans, la Vestale d'Or qui réunit les primés des 3 précédentes compétitions.

Pour ce Festival, formidable machine économique de l'Eté cannois, il fallait un jury flamboyant pour ma dernière campagne. Mon ami Richard Gotainer est un président attentionné et particulièrement féru en feux soutenu par sa compagne Catherine Lazard, une avocate parisienne qui découvre cet univers d'étoiles et le confort suave d'un Carlton sur son pied de fête. Autour de lui, Paola Cantaluppo la directrice du Centre de Danse Rosella Higthower, Birgit Coquelin qui rêvait en secret de faire partie du jury depuis des années sans oser me le demander. Guy Sambrana, Directeur des relations de Nice-Matin, un grand enfant émerveillé du cadeau surprise de sa présence dans le jury, Gilbert Chamonal, ex-Directeur Administratif de L'AS Cannes Football et Volley-ball et Christian Serano, Agent d'artistes dont le carnet d'adresses court de Loana au Crazy Horse. Ce sont tous des amis, une façon de dire adieu à ce monde si particulier qui lorgne vers les étoiles en imaginant des univers éphémères au bruit pacifique des canonnades.

A noter la présence de Sophie Dupont qui me succèdera et de David Lisnard, le Président

du Palais des Festivals et des Congrès,un vrai supporter des feux.  

 

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Eriiic, encore, des photos comme tu les aimes, comme tu les sens. Bon le blog n'est pas le meilleur vecteur pour les exposer, mais tu as un oeil magique. Tu montres que si la photo s'est démocratisée et que tout le monde peut appuyer sur un bouton pour reproduire la réalité, faire une vraie image est un art. Tu es un artiste, Eric Derveaux et tu es mon ami !

 

 

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Festival de la Salsa. Femmes superbes évoluant sur des hauts talons, jupes fendues, maquillage et sensualité. Rythmes cubains. Tous les ingrédients d'une fête des sens que mon incapacité d'évoluer au milieu de ces tigresses me rend intolérable. C'est décidé, je vais prendre des cours avec Steve Bakoula et l'an prochain, je danserai avec les louves !

 

 

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La Turquie et la Mort.

Publié le par Bernard Oheix

 

Retour de Turquie. La tête ivre d’images si belles, d’un peuple de civilité, d’une propreté à faire noircir les trottoirs de nos rues. Comment donc une telle image, tant de décalage entre leur histoire somptueuse et notre calque à faire des envies, comme si ce modèle occidental que nous portons ne pouvait qu’écraser leurs millénaires dorés. Entre l’Asie et l’Europe, à cheval sur le Bosphore, avec toutes les interrogations d’une religion qui a tant de peine à demeurer dans la sphère privée, j’ai rencontré des Turcs avenants, polis, se levant pour offrir leur place dans des tramways bondés, des commerçants aux sourires charmeurs, capables de cesser d’importuner quand le malaise monte, souriant devant le client potentiel sans l’agressivité de certains marchés plus tendus d’Orient.

Miracle des rencontres, une amie turque de ma tante nous invite à résider dans leur appartement de Bagcilar, un quartier excentré d’Istanbul à 45 minutes du centre historique, vie partagée avec une population de labeur, des voiles se confondant aux silhouettes de jeunes filles libres, comme si un équilibre fragile était encore possible entre une religion prosélyte et la modernité d’un peuple branché sur l’avenir. L’histoire nous dira si ce n’était encore qu’une illusion de plus, à l’heure vécue d’élections qui conforte le parti islamiste d’Erdogan sans lui octroyer malgré tout les pleins pouvoirs d’une majorité absolue. Attendre et espérer que religion et démocratie puissent enfin se conjuguer harmonieusement.

Le quartier est un gigantesque marché à ciel ouvert…Il nous  faudra plusieurs jours pour nous y reconnaître, plusieurs voyages à errer dans cette mégalopole de 13 millions d’habitants, sans savoir où nous nous trouvons, avec des prononciations impossibles à expurger, des rues qui se ressemblent et grimpent à l’assaut des collines sous un soleil de plomb. La vraie vie turque, avec Iskanders, concombres et salades et autres Kebabs croustillants, grignotés sur des tables basses à même la rue, dans la nuit transfigurée !

Que dire des musées, des monuments, du grand Bazar, des citernes…Rajoutez un de mes anciens étudiants de l’Université de Nice comme guide attentif. Tolga Oghuzan en découvreur de la rive asiatique qui nous offrira un coucher de soleil sur la Mer Noire à désirer rejoindre les cieux pour s’embraser…Qui nous fera déguster des poissons grillés les pieds dans l’eau !

Je ne sais pas si la Turquie doit rentrer dans L’Europe politique…voilà un débat bien complexe à appréhender, mais c’est sans aucun doute un pays qui peut donner des leçons à bien des démocraties occidentales et où le sort d’une certaine idée des relations humaines se joue. Que ce bastion de cultures sombre dans la barbarie et l’intégrisme serait un signal terrible pour ceux qui pensent que c’est en s’ouvrant que le monde se développera et s’harmonisera ! Cela donnerait raison à tant de gens frileux qui, dans chaque camp, fourbissent les armes de la division et de l’exclusion en rêvant d’un sang impur.

 

Ce sang a coulé à mon retour. La mort en instantané. 60 années dont 40 à travailler dur dans une fileterie, à tresser des câbles pour les chantiers d’une modernité qui dévore les matières et leurs servants, dans des conditions de vie naturellement pénibles et ignobles pour mon ami Hocine T.

Deux ans pour construire la maison de ses rêves comme une retraite bien méritée. Une femme, 4 enfants. Un marocain sans Maroc, un Maghrébin d’Europe, à ne plus savoir exactement d’où l’on vient mais à espérer savoir où l’on va ! 30 ans à se connaître, s’aimer, nos familles réunies par les enfants qui grandissent ensemble et jouent sans distinction de races, couleurs et cultures.

Et le moment fatidique où l’on installe son portail d’entrée, comme pour signifier au monde entier que l’on s’est libéré de toute contingence, que l’on peut goûter la sérénité d’un azur sans nuages.

Curieuse douleur que ces pointes de feu qui le transpercent et qu’il tait par pudeur, par refus de dire le mal, parce que les mots ne peuvent exprimer la souffrance et qu’il est préférable de taire l’indicible en une tentative désespérée de nier son futur.

En février dernier, le déchirement de ne plus pouvoir contenir ces miasmes et la réalité d’un cancer qui ronge. Je devais aller le voir en pèlerinage, parce que l’on connaît la destination finale et qu’il est bon d’emporter une dernière image du passé. La semaine d’après. Trop tard pour moi. Si tôt pour lui.

Emporté par la vague. C’est son corps que j’ai salué à mon retour de Turquie. Une enveloppe vide dont on ne percevait qu’un visage drapé de blanc sur lequel un étrange sourire semblait nous narguer.

Dans la mort d’un être aimé, il y a deux sentiments opposés qui se télescopent. Le premier est l’affection d’une absence irréversible, sentiment de trahison d’un départ inopiné. Il y a aussi en revers, comme un soulagement d’avoir échappé à ce mal insidieux qui nous guette et n’attend qu’un faux pas pour faire son œuvre de destruction. C’était lui, hier, demain se sera moi, mais j’ai gagné, bien malgré moi, quelques heures, quelques années de répit, et je veux les vivre, pour lui !

Comment ne pas accepter la mort de l’autre quand sa propre fin est si voisine qu’un rien peut nous faire basculer dans ses bras tentaculaires. Je vais donc survivre… toujours, mais jusqu’à quand ?

La cérémonie musulmane se déroulera dans le carré de ce cimetière lyonnais, tout de blanc vêtus, comme un moment de grâce, entre tristesse et une forme, sinon de gaieté, du moins de sérénité assurément parsemée de rires nerveux et de sourires complices.

Nous mangerons, partageant le pain et les souvenirs, nous rirons en évoquant des anecdotes mêlées, nous jouerons au poker, persuadés qu’il n’aurait vraiment pas aimé me voir miser de l’argent contre ses fils (j’ai gagné !). Nous l’avons fait revivre quelques minutes en sachant cette relativité d’une vie en creux. Et en rentrant de Lyon, dans ces heures d’autoroute qui nous ramenaient vers sa Méditerranée, un vide s’est rempli… une absence définitive n’est plus une béance, juste un lambeau d’espoir qui s’évanouit avant que la mort ne vienne sonner en mon propre jardin !

 

 

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Editos à gogo

Publié le par Bernard Oheix

Je pourrai vous parler de la Turquie, il faudra d'ailleurs que je vous en dise quelques mots. Féerique, sublime, étrange...Et j'en passe ! 8 jours à Istambul et un peuple d'une extrême civilité, poli, bien éduqué, propre. Si loin de certaines images qui collent à la peau ! Laissez-moi un peu de temps afin de vous convaincre de la noblesse de cette capitale à cheval entre l'Europe et l'Asie et de la bouleversante beauté d'un coucher de soleil sur la mer Noire.

En attendant, quelques textes sur la saison prochaine du Palais des Festivals, ma dernière ! 2011/2012 ou la l'ultime page d'un roman autobiographique entamé il y a plus de 40 ans !

A vous de déguster, cela vous donnera peut-être, le désir de venir participer à quelques agapes de cette grande ultime fête d'une culture Oheixienne...

Bonne lecture 

 

 

Edito saison 11/12

 

Une année champagne, un parfum de sensualité véritablement « crazy » pour les fêtes de fin d’année, la grâce d’un pas de deux entre les danseurs et le public de Cannes dans un Festival marqué du sceau de Frédéric Flamand, le nouveau Directeur Artistique qui ouvre l’horizon de cette semaine de novembre  vers les rivages du Japon, de l’Australie et du Canada, l’oreille théâtrale attentive aux répliques si belles qui percent les murailles de l’indifférence dans des textes qui oscillent entre la comédie et la profondeur du sens, les sons mystérieux d’instruments se combinant à des voix pour faire résonner le monde qui nous entoure, de cette « tarentelle » italienne à rendre fou aux voix étranges « diphoniques » de la République de Touva, des textes déchirants de Hubert-Félix Thiéphaine au timbre cristallin d’un Julien Clerc accompagné de l’Orchestre dirigé par Philippe Bender, des gestes d’élégance avec le Cirque de Chine dans une nouvelle version du Casse-Noisette, de la poésie onirique avec Philippe Genty dans son univers qui parle à tous les ages, les mélopées d’El Canto General, l’œuvre mythique de Mikis Théodorakis dans un opéra moderne envoutant qui fera resurgir la poésie de Pablo Neruda…

Et des images, des musiques et de la tendresse, et du rire et des jeux, et tout ce qui compose une ode à la joie de vivre, à la rencontre, pied de nez aux certitudes, magie des interrogations, fascination des frontières ouvertes vers le diamant des émotions brutes…

C’est cela la saison « Sortir à Cannes » 2011/2012, juste une parenthèse entre la réalité et son ombre, entre le futile et l’indispensable !

 

Riccardo Caramella 

ouverture de la Saison 2011/2012. (samedi 15 octobre)

 

Il faut parfois « Tirer sur le pianiste », et ce n’est pas François Truffaut qui nous contredirait !

Le pianiste international, Riccardo Caramella a annoncé officiellement la fin de sa carrière à Cannes en 2007…C’était de l’humour, il fait nul doute ! Car depuis, il continue, en dehors des chemins pavés de bonnes intentions, à promener ce talent qu’il possède au bout de ses doigts avec un humour ravageur qu’il destine à ceux qui le suivent dans ses pérégrinations. « Pêcher de vieillesse », annonce-t-il avec son regard narquois revenu de toutes les scènes qui l’ont vu composer une ode à la musique classique…désormais il se tourne vers cette musique qu’il ne put jamais interpréter, dans son frac engoncé ! Riccardo est un ami et quand nous discutions de ses projets autour des causes humanitaires et de son désir de créer des évènements atypiques, l’évidence s’imposait à moi : il fallait bien qu’il enfourche mon dada du cinéma pour conclure en beauté un siècle de 7ème art  dans la capitale mondiale de l’image !

Fidèle à lui même, il va remonter à l’origine du cinématographe, quand les partitions étaient composées spécialement pour les films. Réinterprétant, commentant, assumant ses petites histoires de la grande, traversant des œuvres et des auteurs jusqu’à faire conjuguer ses partitions qui ont perdu leur identité pour devenir le commentaire illustré d’images célèbres.

C’est tout le pari insensé de ce pianiste que d’ouvrir des brèches dans sa passion du cinéma pour la faire partager. Enseignant à l’université de Turin la musique des films publicitaires, italien nourri de couples célèbres, Fellini et Rota, Leone et Morricone, la musique parle à son cœur et l’image n’est jamais bien loin… C’est ce qu’il nous fera découvrir dans une soirée un peu folle, un peu déjantée, loin de tous les conformismes et avec sa faconde d’italien à l’accent précieux. Une soirée à ne pas manquer car les muses du cinéma se sont déjà données rendez-vous à la Licorne en ce 15 octobre.

 

 

 

Voix passions

Clôture de la Saison 2011/2012. vendredi 27 avril.

 

Une plongée dans l’univers des voix et des chœurs, avec A Filetta, le Corou des Berra, Nilda Fernandez, Talike, Cedric O’heix et des invités surprises…

 

« Depuis des années, je ne peux imaginer une saison sans que des chœurs soient présents, sans que des voix fassent résonner la scène. Dans ce concert final de la saison 2011/2012, j’ai décidé de convoquer aux bans de l’amitié, quelques uns de ceux qui m’ont offert au fil du temps, des pages de beauté. Tous ceux qui seront présents ce soir, sont à classer dans une belle rubrique de l’échange et du partage. Chacun aura 30 mn et pour corser l’affaire, devra inviter d’autres groupes ou chanteurs.

C’est ainsi que vont se croiser les corses d’A Filetta et les régionaux du Corou de Berra donnant un tempo polyphonique à la soirée, Talike la malgache de Tiharea apportera la puissance de sa voix et des percussions africaines, Nilda Fernandez avec sa guitare et sa voix si particulière feront monter les aigus, Cédric O’heix, mon neveu crooner avec ses chansons de mer et de voyages nous embarquera au fil de l’eau, et d’autres encore.

C’est bien d’une soirée étrange qu’il s’agit, illuminée d’éclairs et de passion, un spectacle unique dont vous pourrez dire « -j’y étais, je l’ai vu » quand les années s’écoulant, vous regarderez votre passé comme je contemple le mien. »

 

 

 

 

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Inventaire avant destockage (14)

Publié le par Bernard Oheix

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projets d'Edito

Publié le par Bernard Oheix

 

Régulièrement je fourni des projets d'édito destinés à être insérés dans les programmes culturels du Palais. En voici deux que j'aime particulièrement !

 

 

Que reste-t-il de nos amours…

 

… et de nos beaux souvenirs d’été ?

 

Plein de souvenirs, bien sûr et la certitude d’être encore capable d’aimer…de s’émouvoir et de s’enflammer, d’avoir le désir de perpétuer dans les spectacles de la saison 2010/2011,les raisons d’un espoir et la confirmation que l’art est au service de la vie, des forces de la beauté, de la générosité, loin des calculs et des crises, juste au mitan de toutes les humanités !

Alors commencez avec les hilarants Ashton Brothers (16 octobre) votre parcours iconoclaste sinueux vers le rire décapant … enchainez avec les mystères de la Magie (23 octobre) et préparez vous pour les semaines qui suivent à vivre le théâtre (La Nuit des Rois, un chef d’œuvre d’humour et de modernité signé Shakespeare !), la Danse (Le Lac des Cygnes par Les Ballets de Perm), l’humour, la comédie, les grands spectacles comme les petits formats…

Sortez, enivrez-vous de ces notes, emplissez-vous de ces images, gorgez-vous de ces textes… il en restera toujours quelque chose, suffisamment pour vous permettre d’affronter les frimas de l’hiver et les convulsions d’un monde qui marche sur la tête !

Allez, vive la vie et vogue la galère !

 

 

 

Celui ci est le petit dernier, composé dans une période ou la Lybie se déchire sous le joug d'un tyran, dans les secousses effarantes d'un Japon démuni devant les convulsions de la terre et les vagues d'une terreur nucléaire. Comme si la Culture avait encore et toujours un rôle à jouer ! 

 

 

L’été comme une belle saison gorgée de soleil et d’amour avec les rives de la méditerranée apaisée, un horizon dégagé de tous nuages et les sons et les images d’une culture renouvelée comme introduction à la fête des sens, contribution à une harmonie universelle.

 

C’est cela un été de douceur, silhouettes des « salsera » épousant la musique pour défier les corps de leurs partenaires.

 

Ce sont les danseurs sublimes des saisons russes narguant les règles d’une pesanteur qui leur échappe….

 

L’écho des Nuits du Suquet, toujours flamboyantes car plus près du ciel, avec un programme recomposé alliant les grands noms du classique à la modernité d’un slam ou la voix chaude de Jean-Louis Trintignant sur des poèmes en musique….

 

Tableaux mirifiques des feux d’artifice issus de Chine, de Russie, d’Europe avec un final  de la firme Panzera en hommage à Daniel Delesalle. Et la furia du Pantiero, laboratoire de tous les sons de demain, groupes gavés aux tempi d’une énergie sans mesure, talents de demain sur une scène grandiose qui résonne toujours de la passion éclectique d’une ville pour la modernité.

 

Et puis ces notes jazziques dans le jardin d’Eden de la villa Domergue et le vent chaleureux des  plaines slaves pour un final en apothéose avec le Festival de l’Art Russe.

 

Cannes au cœur du monde, Cannes comme l’âme d’une culture décomplexée parlant à toutes et tous de l’art de vivre ensemble.

 

 

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Les Concerts de Septembre.

Publié le par Bernard Oheix

C'était hier (Euh ! Avant-hier !). La saison débutait. Des concerts de septembre contrastés s'annonçaient et nous partions trop peu pour des courses lointaines, dans des nuits trop profondes. Nous savions que cette saison nous verrait souffrir de mille maux... Mais la magie du spectacle est éternelle et les surprises nous guettaient. Avec un peu de retard, parce que l'envie m'en prend aujourd'hui, quelques notes dérobées au temps !

 

 

La sulfureuse Nina Hagen me dédicace un affiche conçue par mon pote Eriiic (le photographe génial de toutes les photos qui suivent)...Il m'en voudra éternellement de lui avoir subtilisé ce poster authentique et c'est pour cela que je le glorifie, pour me faire pardonner. Quoique, pour être sincère, au fond de moi, je m'en balance... je suis avec Nina H, elle est belle, gentille, heureuse de son concert et moi, je rêve éveillé...You know what...I am happy ! 

 

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C'est la même personne, adorable et disponible en loge, qui éructait quelques minutes auparavant sur les planches du Grand Auditorium. Elle a totalement préservé son sens exacerbé d'une mise en scène sur le fil du rasoir, joue de son image et d'attitudes sulfureuses.. Le tour de chant, lui, s'est assagi, entre blues et gospell même si elle conserve une voix étonnante et un groupe en ordre de bataille derrière elle. Nina est grande, Nina est éternelle !

 

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Et puis il y eut le petit-neveu, Cédric O'heix. Voix de velours, chansons de mer et de voyages. Il tient la scène comme  un grand, impose des chansons douces qui parlent de choses simples. Je lui avais promis cette scène après son parcours dans une émission de télé célébre. Il le mérite et je ne le regrette pas, bien au contraire. Il a ses fans et ceux qui ne le connaissent pas encore tombent sous le charme de ce jeune crooner au visage d'ange. Allez Cédric, encore un petit effort pour cingler vers l'horizon ! 

 

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Avant que mon ami Nilda Fernandez ne réalise son rêve, il aura fallut 30 ans d'amitié, quelques concerts à Cannes et des heures d'écoute de cette voix cristalline, apte à s'affranchir de toute pesanteur pour nous entraîner dans un monde de notes parfaites. Nilda est un baladin moderne qui a réalisé un des plus beaux CD de ces 30 dernières années, un de ceux à emporter sur une île déserte pour accepter la solitude. Il interprètera Mes yeux dans ton regard (ma chanson fétiche) pour moi, d'ailleurs...

Petit rappel. Eté 2008, je monte à Vence aux Nuits du Sud (le meilleur Festival de la côte !) pour écouter mon pote Nilda en première partie de Bregovic. Seul avec sa guitare, en extérieur, devant 4000 personnes, il va emballer la foule et l'emmener sur ces chemins de traverses qu'il maîtrise si bien, parcours de balades pour ballades intimistes. Dans les loges, retrouvailles et discussions. Je lui propose de revenir à Cannes et  de fil en aiguille, puisqu'il n'a pas de groupe formé, de jouer avec l'Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes Côte d'Azur pour les Concerts de Septembre. Aussitôt dit, aussitôt rêvé ! Quelques mois de travail, une chef d'orchestre magnifique (Nathalie Marin), des transcriptions réalisées par lui et l'orchestre qui l'entoure et l'assure dans un réseau de sons ténus, cérémonial et justesse des interventions, sobriété et luxuriance de ces nappes musicales qui envahissent l'espace d'un Grand Auditorium en résonance.

Quelques invités surprises l'accompagnèrent dont Laurent Korcia dans une méditation de Thaïs (Jules Massenet) à couper le souffle !

J'étais heureux de ces sourires sur les visages des spectateurs, de ces regards remplis d'émotion d'un public sous le charme. Alors, après ce concert d'amitié, nous avons bu et étiré la nuit, comme si le temps avait replié ses ailes et nous gardait éternellement jeunes et remplis d'espoir !

 

 

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Cristophe, le plus moderne des anciens chanteurs de charme, l'homme qui cultiva le paradoxe d'être aimé par le grand public tout en étant complètement atypique, un des représentants les plus modernes de cette chanson française que j'aime. Il n'a pas faillit à sa réputation, entre musique électronique, gémissements et complaintes, expérimentations et classiques revisités, un show étrange issu de la nuit, plein de lumière et d'obscurité, de langueurs et de fureur. C'est Christophe pour l'éternité.

Et Murat vint aussi partager ce plateau dans cette soirée de soufre, pour une heure étrange, rock et chansons, abandon et colère, un Murat porteur d'éclairs. 

 

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Une soirée électro avec  Laurent Garnier (Live Band) et Etienne de Crécy perdu dans sa structure cubique...Bon, faut bien faire moderne et coller aux "Djeun's". C'est pas mal, parfois surprenant. A découvrir. Mais faut pas exagérer quand même ! 

 

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Et finir avec les BB, les Blues Brothers de notre jeunesse, les authentiques (moins les morts) du film homérique. Vieux "ricains" plein de métier, professionnels jusqu'aux ongles, adorables vieux enfants de la scène, pétant le feu,  jouant du mythe en assurant une copie parfaite de ces rythmes à danser, de ces refrains à rallonge qui découpent l'espace. Nouvel envahissement bon enfant de la scène, retour vers le futur, que dire de plus que cette soirée fut à l'unisson d'un public qui chaloupait de bonheur, ivresse des retrouvailles avec un passé recomposé.

 

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Voilà donc quelques plages de plus pour notre grenier à mémoire, des concerts sans retenue, et même les mois qui ont passé ne peuvent entacher cette vibration magnifique ressentie avec ferveur par ceux qui étaient présents. Mais étaient-ils aussi nombreux ceux qui aiment la musique et où étaient les autres, ceux dont l'absence se fit si cruellement sentir ? 

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les 40 ans de la MJC de Bourg !

Publié le par Bernard Oheix

   

Il y a une éternité…et même un peu plus, émergeant en pleine nuit des chemins sinueux contournant les étangs des Dombes, dans ma vieille 204 brinquebalante, j’arrivai, cheveux longs au vent et barbe naissante, dans une petite ville traversée par la Reyssouze, afin d’occuper le poste de Directeur de la MJC de Bourg-en-Bresse. On était le 1er septembre 1980 et c’était mon premier vrai travail, le début d’une carrière.

Il faut se souvenir : nous vivions  dans une France où François Mitterrand fourbissait ses armes afin de conquérir le pouvoir et d’offrir à un peuple de gauche, qui n’avait toujours connu que la droite au pouvoir, un immense rêve, où l’informatique n’était qu’un projet, où l’on parlait de disques, de magnétophones et de walkmans, où les téléphones avaient un cadran avec des trous et étaient reliés par un fil à une prise murale, où Coluche était un dieu vivant et les Pink Floyd auteurs d’un double 33 tours appelé « the Wall ».

J’avais 30 ans, toutes mes dents et je venais apporter la culture en cette terre de labourage et de pâturage peuplée de gens étranges : la Bresse !

 

Automne 2010, coup de téléphone d’une ancienne collaboratrice, animatrice de choc, Chantal V. Le Conseil d’Administration fête les 40 ans de la MJC de Bourg et, à cette occasion, projette de réunir quelques-uns des Directeurs «historiques» qui ont forgé l’âme de cette Maison des Jeunes et de la Culture en écrivant quelques pages dorées d’une belle histoire de l’Education Populaire.

J’accepte avec joie cette invitation. Et dans une voiture un peu plus neuve qu’à la première occasion, reprenant les traces de mon parcours initiatique vespéral, au crépuscule de ma vie professionnelle, je me donne rendez-vous avec l’aube de ma carrière… boucler la boucle, finir la main dans la main avec mon passé !

Que dire de ces rides sur les visages s’éclairant à notre venue (j’étais accompagné de mon épouse), ces cheveux blancs, ces peaux plissées dont on percevait que la vision était partagée. Que ces mêmes jeunes qui avaient participé à mes fous rires, aux fêtes débridées et même accompli nombre forfaits avec moi, tous en début de leur parcours, vivaient les mêmes émotions, les mêmes étranges vagues d’un antérieur heureux. La belle histoire que de se plonger dans notre passé commun !

« J’en ai vécu des millénaires dorés aux parures d’encens, pauvre soupir inconnu montant des nuits lointaines où le soufre brûlait… »

Qui, néo Conseiller Municipal à l’époque, trône aujourd’hui, Vice-Président du Conseil Général, qui guitariste certes habile dans sa jeunesse, a investi le Ministère de la Culture, qui a disparu, emporté par un poumon malade, combien sont devenus des étoiles dans le ciel de nos souvenirs ?

Oui, j’ai fait un discours à la « Oheix », un de ceux qui déclenchent un rire irrépressible, (je sais faire, je suis du Sud !) auprès des 200 personnes présentes, brodant sur mon passage au sein de cette MJC et sur les évènements que j’avais insufflés (Nuit de l’Horreur, du Polar, Cycle sur l’Italie, exposition La mémoire des greniers…etc), autodérision en prime et anecdotes distillées ! La grande classe !

Et puis nous avons partagé la poularde de Bresse à la crème, en continuant à ciseler quelques filaments d’or sur les revers de nos rêves !

Et j’ai souri, serré des mains, embrassé des joues cherchant à me remémorer des noms, des visages, des situations, des actions !

Il y a même un ancien rocker, Thierry P, ex-leader de Gizmo qui se reformera pour l’occasion, que j’avais connu adolescent révolté, pleurant sur mon épaule, et quelques femmes qui m’ont étreint compulsivement, le cœur lourd, larmes contenues… et c’était beau, magique, nostalgique, envoûtant, parce que parfois, on discerne dans le maelström du temps présent, que l’on a pas vécu pour rien et que la mémoire vit et préserve de l’oubli.

J’ai aimé Bourg-en-Bresse, à l’aube de ma carrière, et Bourg en Bresse me l’a bien rendu, au crépuscule de celle-ci.

C’est ainsi, une belle histoire de gens.

 

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Bon anniversaire...pou pou pidou !

Publié le par Bernard Oheix

 

En ce crépuscule de l'année 2010, pour fêter l'aurore 2011... vous qui êtes sous les frimas, engoncés dans vos préjugés, glacés par la bise du nord...je vous offre mon corps, je vous donne mon âme, je vous souhaite les plus belles aventures en cette nouvelle année qui devrait vous permettre de vous accomplir et d'obtenir un petit bout de ce paradis que vous méritez ! 

 

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Vous avez noté ce chiffre 60 écrit en gras sur mon ventre (ou en gros sur mon ventre gras !)...Il est seulement la preuve que le sérieux n'est pas tributaire du nombre des années ! Ce 26 décembre, le glas de mes 60 ans a retenti et pour fêter dignement ce coup du sort, comment ne pas se plonger dans la belle bleue à la recherche de sa raison perdue. Bon, j'ai 60 ans et je vous emmerde...non mais !

 

 

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L'année sera champagne et aucune barrière ne pourra contraindre cet olibrius à rentrer dans le moule...Bien au contraire, il lui reste si peu de temps pour faire le zèbre qu'il lui est urgent de ne plus perdre une miette d'un capital temps largement entamé ! Je vais vivre encore un peu, juste pour vous contraindre à me supporter !

 

 

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Et nageant vers le large, sa longue queue immergée, nous le vîmes se fondre à l'horizon pour disparaître comme un fantôme et se noyer dans les derniers feux d'un jour de tempête...

Il paraît qu'il vous aimât et que sa mémoire est toujours présente...

Alors vive 2011 et rendez-vous au paradis des bons vivants et de ceux qui pensent debout !

 

 

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Et pour conclure...Nous sommes le 27 décembre 2010.  Paris somnole sous une chappe de froid, engoncé dans mon manteau de cuir et coiffé d'une casquette offerte par le Père Noël, je fonce au cinéma MK2 avec ma fille. C'est onéreux le cinéma, 10,50€ la place, quand soudain, Angéla demande au sbire qui est au contrôle si j'ai droit à une réduction eu égard au fait que j'ai 60 ans révolus d'un jour...

Ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n'ai-je donc tant vécu que pour tant d'infamie...J'ai eu droit à mon premier ticket "carte vermeil" à 7,70€ soit 2,80€ d'économie pour 60 ans à courir comme un dératé derrière des chimères !

Une carte vermeil pour Harry Potter...cherchez l'erreur !

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L'été 2010, c'était...aussi !

Publié le par Bernard Oheix

J'ai parlé brièvement dans mon précédent papier de cet été 2010 particulièrement complexe et difficile à vivre. Pourtant, tout ne fut pas seulement horrible pendant ces quelques semaines torrides et il en reste quelques beaux souvenirs aussi... pour preuve les quelques photos légendées qui suivent et prouvent à l'évidence que la roche Tarpéienne est si proche du Capitole !

 

 

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La belle Hadja, fan des Espoirs de Coronthie programmés le 15 août. Ils auraient dû jouer après le feu d'artifice polonais de la firme Surex mais le tir sera reporté pour cause de rafales tourmenteuses dans l'azur. Ils ont donc assumé seuls l'animation de la nuit cannoise. Hadja est une Guinéenne, elle vient auréoler la musique vibrante et entraînante de ses frères d'un sourire enjoleur et porter un vent de charme sur la Croisette. Je resigne et vote pour la belle Hadja !

 

 

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Un été sans Corinne Touzet ne serait pas un été ! Elle est somptueuse, intelligente, fine, charnelle, dotée d'un caractère trempé dans l'acier et d'un humour dévastateur. Elle provoque en nous un étrange sentiment, entre le désir et la crainte, l'affection et l'irritation... Elle nous appartient si peu, toute le France en a hérité et elle ne peut faire un pas sans que les gens l'aggrippent et lui demandent  photos et autographes... Je dois être un peu la France car je suis devenu son fan, son servant pour une saison estivale. Présidente du jury de la pyrotechnie 2010, nous avons bu et mangé jusqu'au bout de la nuit, quand les rayons du soleil se lèvent enfin pour honorer sa beauté ! Corinne, reste toi-même, ne change pas, le monde ne peut te perdre et il y a tant de choses que je ne t'ai pas encore avouées ! 

 

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La salsa est un exercice salutaire pour descendre de son piédestal ! Elles sont belles, virevoltent sur la scène, épousent leurs partenaires et moi je suis un gros pataud, un éléphant sans grâce perdu au mileu d'un essaim de jeunes filles en fleurs...Bon, c'était pas l'heure de chalouper sur les planches pour les professionnelles de la danse, c'est le moment des enfants,  on est seulement en train de tenter d'acquérir les rudiments de la salsa sous la férule de Steve Bakoula, le prof, pour flamber à la nuit avec les beautés latines ! Avec moi, c'est pas gagné, la concurrence a toutes ses chances !

 

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Nytia et Nathalie sont en bateau, Bernard se ramasse... Mes collaboratrices ont au moins le charme et l'humour, moi, il me reste le rire et j'en ai bien besoin dans cette flash-mob improvisée où manifestement j'ai quelque peine à me concentrer...

 

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En compagnie de mon ami, Richard Stephan... c'est l'heure de la photo avec le producteur d'un gala de danse enlevé. Il reste Oleg, l'oligarque de la nuit des ballets russes pour  nous apporter un vent de folie. Sur sa chaise roulante profilée et motorisée formule 1, il dévale les pentes les plus invraissemblables, slalome autour des piliers, entouré de jeunes filles mannequins slaves qui courent derrière lui en tentant de suivre sa cadence infernale. C'est comme dans un film de Tati, absurde et génial à la fois...

 

 

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Ainsi donc, c'est vrai  que l'été fut très dur, on a fait avec ! On a recollé les morceaux au fil des jours et chaque semaine nous apportait son lot de surprises... Mais dans les grands tourments, il y a des petits moments de grâce qui se nichent, il suffit juste de les vivre pour oublier ses tracas quotidiens. Et puis, tout est relatif !

Sur la dernière photo prise par Florian à la villa Domergue pour le jazz, j'ai un peu l'air tendu... Mon doigt vengeur pointe un indésirable et manifestement je suis très en colère...J'imagine que tout est rentré dans l'ordre, les vacances se rapprochent, bientôt la Corse ! 

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