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Etat d'Apesanteur

Publié le par Bernard Oheix

Lassitude, mots vides de sens qui s’enchaînent, perte d’un équilibre, refus de s’installer dans un conformisme où la production de textes devient un substitut à la fuite du temps. Pourtant, depuis plus de 4 années, le plaisir de se retrouver, de lancer des phrases comme des bouteilles à la mer et de croire que l’on peut mieux comprendre le monde de tenter de l’interpréter au fil de ces pages à partager.

 

Le doute aussi s’instillant, même si, la satisfaction de figer un événement du passé, de narrer une aventure de ce métier, une rencontre parfois surprenante, l’emportaient sur les hésitations d’une « vanitude » en train d’observer la face cachée de ce monde du spectacle dans lequel je suis plongé. Quelques nouvelles que j’aime, des points de vue sur l’actualité, (rares par devoir de réserve), des écrits du passé, quelques discours prononcés pour une équipe de travail passionnée qui m’accompagne depuis tant d’années, des comptes-rendus sur les films et les spectacles visionnés, un quotidien magnifié mais au service de quelle cause !

Et pour quels effets ? Combien de ricochets à se perdre pour se fondre dans la nuit ?

 

Peut-être qu’il est temps de suspendre le fléau de cette balance, de trouver le courage de s’avouer l’inanité de cette mécanique, de « déstocker » en masse et de prendre un peu de recul.

Crainte que le nombrilisme l’emporte, photos de stars, regards complaisants, ailes des célébrités m’effleurant !

Aussi ai-je décidé de suspendre mon blog et d’attendre la fin de l’été avant de prendre une décision définitive. Vous pouvez toujours vous replonger dans l’index et (re)lire certaines de ces pages qui ont meublé mes nuits. Peut-être y dénicherez-vous un soupçon de talent, un zeste de rire, une envolée stylistique…que sais-je !

Mais ce qui est certain, c’est que j’ai aimé ces 4 années de partage. Il m’en reste des images, des mots d’échange, des sourires quelque peu narquois aussi, l’impression d’avoir parfois atteint un subtil parfum d’honnêteté et de sincérité, trop rarement sans doute, mais c'est arrivé, je vous le jure.

 

Quelques chiffres :

Le blog a été ouvert le 29 mai 2006. Depuis sa création, il y a eu 198 articles et c'est le 199ème que vous avez sous les yeux. J'ai produit 26 nouvelles, 76 articles sur la culture, 9 essais, 31 histoires vraies et 42 textes d'information. On rajoute à cela 14 textes écrits dans le passé et repris, soit en fac-similés, soit retapés. A l'intérieur, une dizaine de discours, quelques cris de colère et quelques complaisances en regardant mon nombril !

D’après l’observatoire des statistiques, je totalise 25 146 pages vues pour 12 146 lecteurs avec une journée record le 23 juillet 2008 de 282 pages vues et d’un mois de mars 2008 qui en compte 1052.

J'ai totalisé 87 abonnés à mon blog et n'ai jamais atteint ce 100ème pour lequel j'avais prévu de me mettre à nu en direct avec la webcame...tant pis pour les absents ! J'ai expédié une cinquantaine de newsletters et reçu une centaine de commentaires.

 

Je vais donc mettre en suspension ce blog, attendre le mois de septembre et je déciderai alors de son sort définitif. Je sens déjà qu'il va me manquer mais comme le dit mon épouse en reprenant un philosophe célèbre : c'est le manque qui crée le désir, alors laissons faire la nature et le désir reviendra peut-être !

Et à bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Si vous voulez m'écrire, vous pouvez toujours m'envoyer un mot sur mon mail : bernardoheix@hotmail.com, il sera le bienvenu !

 

Quelques photos pour la route :

 

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Nilda Fernandez, mon ami avec son chef d'orchestre, Nathalie Marin. On prépare son concert avec l'Orchestre de Cannes du 22 septembre 2010 au Palais des Festivals.

 

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Sosno, il y a quelques années, membre du jury de la pyrotechnie, une rencontre belle et rare avec un grand monsieur, un immense artiste et un jouisseur de la vie.

 

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Firmine Richard, intelligente, pétulante, une énergie et un coeur gros comme un île des caraïbes. Basile à ses côtés, animateur, organisateur du Festival Panafricain et ambassadeur de toutes les bonnes volontés

 

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La belle et troublante Sophie Duez. Une femme au caractère bien trempé...

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Les 60 ans de micheline.

Publié le par Bernard Oheix

Un discours, un discours...Ma réputation de "discoureur" m'ayant précédé, j'ai donc dû officier pour l'anniversaire de notre amie, Micheline P...atteinte de la limite d'âge fatidique d'un chiffre bien rond qui sonne comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages : 60 ans ! Voilà donc pour cette Amie que je ne connais que depuis 40 ans, que je me retrouve dans la nuit du samedi, à 2 heures du matin, en train de pondre quelques élucubrations. Je ne sais si vous en sentirez la substantifique moëlle, mais j'ai eu l'inspiration, parce que je suis effaré de voir ce temps nous filer entre les doigts, je ne comprends pas physiquement, comment les années peuvent s'enchaîner à une telle vitesse...c'est un mystère pour moi ! Dans la tête, je sais que j'ai exactement le même état d'esprit qu'hier, ou avant-hier, dans le corps pourtant, je ressens cette atteinte, cette usure, et elles m'effarent et m'effraient !

Alors je me suis vengé sur ce discours en hommage à ma copine de 40 ans, et je sais qu'elle reste belle et qu'à travers toutes ces épreuves que chacun d'entre nous vit, une part de lumière reste attachée au nom de l'amitié.

 

 

 

Micheline,

 

Te voilà donc arrivée  à un âge raisonnable, enfin, en haut de la colline comme on dit, au sommet, au top….Tu es sur la crête de ton existence, 60 balais…Tu es une vieille peau, une sexagénaire, une vioque quoi ! (Non, je déconne !)…

Il te faut donc désormais entamer la descente, d’un pied ferme, être joyeuse…faire comme si tout cela était normal et qu’il est naturel d’empiler les années. 60 ans, après tout ce n’est pas si grave, tu n’es pas la première et autour de toi, nombreux t’ont précédée, ou te suivent de près…même si tu n’es pas à la retraite comme certaines de tes copines qui ont déjà la tête au soleil et regarde avec amusement ton planning de permanences à la clinique où tu continues de perturber les ultimes miettes de raison de tes pensionnaires torturés par des camisoles chimiques et des électrochocs à gogo.

Et puis il y a des avantages, la carte vermeil, les séances de cinéma 3ème âge, l’université bel âge où tu pourras enfin te cultiver pour voter à gauche, mais oui, Micheline, cela va bien arriver un jour, à force de te travailler au corps, tu vas comprendre que Sarkozy est responsable de tout, même du fait que tu as 60 ans aujourd’hui.

As-tu remarqué qu’à partir d’un certain degré, l’âge devient « bel », suprême hypocrisie qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ces vessies d’ailleurs que nous avons tant de difficultés à contrôler justement à partir de 60 ans.

Mais bon, avouons-le, tu as de beaux restes et il fait nul doute, qu’avec un bon wonderbra, ton décolleté peut faire plonger le plus austère des célibataires accroché à sa liberté dans une rivière de stupre et une extase éternelle.

Et puis ta voix, Micheline, ce délicieux petit roulement sur tes « airs » qui renvoie à ces îles dont tu es la fleur sauvage, cette inimitable accent qui fait de toi une femme unique, quand donc nous diras-tu « -je t’aime très fort » comme si c’était la première et la dernière fois.

On a longuement hésité avant de te faire un cadeau…Une séance avec un chippendale, un dîner aux chandelles à Disneyland, un barbecue à la campagne, une boum comme au bon vieux temps avec le quart d’heure américain, slow et pelles à gogo (j’étais même prêt à me dévouer), un bal masqué qui aurait eu l’avantage de dissimuler nos rides…mais finalement le grand concile de ta famille et de tes amis, connaissant ta fragilité de cœur, a décidé de cette surprise bien sage, raisonnable…après tout quoi de plus émouvant que de retrouver (presque) tous les tiens, autour de cette table, pour te célébrer, te vouer un amour et une amitié éternels. Et compte-tenu que c’est toi qui doit payer l’addition, autant reprendre du dessert malgré nos analyses qui font craindre le pire sur notre taux de cholestérol !

Voyons plutôt le bon côté des choses. A ton âge vénérable, tu auras toujours une place assise dans le bus, tu peux découvrir le monde du spirituel (pour la chair, c’est trop tard), devenir bouddhiste ou adepte du zen, faire du yoga ou du macramé à la MJC, tu peux envoyer des blagues osées par Internet, faire de l’exercice en pédalant sur ton vélo d’appartement en regardant les feux de l’amour, parler de psychothérapie (pour les autres), faire les antiquités dans les vide-greniers en retrouvant tes souvenirs de jeunesse, dépenser une fortune au téléphone avec tes copines en réussissant à ne rien dire pendant des heures de forfait, courir en ahanant le long du golfe pas très clair, se remémorer la liste de tous les chanteurs et acteurs morts depuis un demi-siècle…

Tu peux aussi t’inscrire sur meetic en mettant la photo de ta fille et en trichant sur ton âge, personne ne t’en voudra, vu qu’elles font toutes la même chose…

Et puis, tu sais, avant tout, il faut que tu comprennes que, quand nous te regardons, nous ne voyons pas ces atteintes discrètes de l’âge qui te font rider les yeux et crevasser la peau…Non, non… nous avons tous des lunettes à double foyer, alors…

Bon, je vais aller prendre mon viagra et mes vitamines C, peut-être que tu voudras terminer la nuit avec l’un d’entre nous et si cela tombe sur moi, il faut que j’assure comme une bête en rut au crépuscule… on arrivera à refaire le monde si on nous laisse encore un peu de temps.

 

Micheline, au nom de tous tes ami(e)s, on t’aime d’amour, reste la femme orgueilleuse et fière que tu es, cette fille de créoles qui a appris à dominer le monde à coup de matraque sur le dos corné des indigènes et rêve d’une vie de félicité pour les 60 ans qu’il lui reste à vivre !

Garde ton humour, (surtout après ce discours !), pense à tes enfants, petits-enfants, à tes copines, à ceux qui ont partagé quelques miettes de ton existence, qui t’ont offert l’amitié, le gîte et le couvert quand tu étais dans la misère et qui attendent que tu gagnes au loto pour être remboursés. Dépêche-toi…

Enfin, pense à nous comme l’on t’aime et te retourne pas…(air connu), d’abord parce que tu risques un torticolis et surtout parce que la vie est devant toi, tout près de l’horizon et qu’il flamboie pour annoncer à l’univers que tu as 60 ans et que c’est le plus bel âge de la vie !

 

Bon anniversaire ma chérie.

 

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Inventaire avant destockage (6)

Publié le par Bernard Oheix

Toujours mes petits billets en éditorial de Paroles de RH. J'ai un lectorat captif de 250 personnes (les permanents du Palais des Festivals) et d'une cinquantaine d'intermittents. Bon, c'est pas encore un best-seller... mais au moins, ils me lisent puisque ce bulletin leur est distribué avec la paye ! Et cela m'amuse toujours autant ! Alors même si je ne comprends pas tout ce que j'écris, je fonce et cherche un sens caché à ce que je suis !

ParoledeRH1.jpg

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Inventaire avant destockage (1)

Publié le par Bernard Oheix

On est dans le mois des soldes...
Tous ces textes écrits dans l'urgence, par nécessité ou par plaisir, ces lettres et projets, ces articles publiés ou pas, j'ai décidé, dans une grande braderie consumatrice, de les exhumer et de vous les offrir. On va en profiter tous ensemble ! Certains valent peut-être le temps de lecture que vous y consacrerez, ayez de l'indulgence pour les autres, ils auront au moins le mérite de renvoyer vers le néant les essais fumeux de style si caractéristiques de mes délires !

Le texte qui suit a été écrit récemment et devait illustrer la carte de voeux électronique aux abonnés et clients de l'Evènementiel. On attend toujours la carte, je vous en offre le contenu !


 

Tout l'équipe de la Direction de l'Evénementiel et son Directeur, Bernard Oheix, vous adressent leurs meilleurs vœux pour 2010.


Où étiez-vous en décembre 1999 ?

Combien de spectacles pendant ces 10 dernières années, combien de pleurs devant la tirade enlevée d’un acteur porté par la magie des mots, de joie devant la sensualité d’un geste abouti, la grâce d’un danseur qui trouve l’équilibre impossible d’un instant d’éternité, le mystère profond d’un rire qui s’épanouit, l’interrogation gisant sous les apparences, la force et la beauté, le sublime et l’horrifique…

Et même si Internet devient une scène mondialisée, même si l’écran d’un ordinateur capture les rayons de la réalité, souvenez-vous… show must go on…

Alors, pour les 10 prochaines saisons culturelles, vivez et vibrez à l’infini, défoncez-vous à l’adrénaline d’une alchimie naturelle, gravez vos initiales dans le marbre de la Culture et soyez encore parmi nous pour que le spectacle vivant vive et que les idées de l’homme ne meurent point d’ennui et de désespoir.

Pour l’amour du geste parfait ! 

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meilleurs voeux 2010

Publié le par Bernard Oheix

Que serait une nouvelle année sans une baignade le 28 décembre...Vous pouvez vous poser la question, j'y réponds !
Alors avec ma carte de voeux électronique, cette photo, un peu pour vous narguer, beaucoup pour frimer, de ma plongée dans la mer fraîche en compagnie de Julien, mon fils !
La vie est belle  ! 

bernard-baignade-2009.jpg



Petit bain de Papa Noël, de la nouvelle année et même d’un anniversaire en cette fin décembre…Un bain qui annonce à la Une fraîche d’un Libé que des solutions sont possibles pour 2010.

 

La première des solutions est de se persuader que notre futur est bien entre nos mains.

La deuxième est de ne pas se prendre au sérieux, quitte à plonger en plein hiver dans la Méditerranée pour se rafraîchir les idées !

La troisième est de croire en l’amitié et de compter sur ses Amis pour éclairer 2010.

 

Alors pour ces raisons, et pour toutes les autres…

 

Meilleurs Vœux 2010

 

Que cette année vous soit belle et miséricordieuse.

Qu’elle nous procure le plaisir de vraies retrouvailles pour continuer d’espérer ensemble et de rire encore.

 

Amitié toujours !

 

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Back to Russie

Publié le par Bernard Oheix

En attendant les articles sur Copenhague (Womex) et Moscou (Jury au Festival de l'Ange Rayonnant) qui ne sauraient tarder, juste un petit clin d'oeil...
Mardi 10 novembre, le taxi vient me chercher à l'Assembléa Nikitskaïa, un hôtel à quelques pas de la Place Rouge dont on voit les remparts se découper dans la perspective de l'avenue. Il est 7 heures, la rue Arbat est plongée dans la nuit, la neige vient de fondre et la température affiche un -3° tonique...

Après 4 heures de vol, un décalage de 2 heures, je me retrouve au grand soleil d'une Côte d'Azur. Et moi, le soleil, la mer...cela me provoque d'étranges envies ! Résultat, avec mon fils Julien et son copain Ludovic, direction la plage (fameuse) des Rochers Rouges...
La preuve est là...ce tricot CCCP était encore emballé sur un étal la veille dans la Capitale russe et  j'ai déboursé une poignée de roubles pour l'acquérir !
Il lui aura fallu quelques milliers de kilomètres pour connaître la douceur azuréenne et découvrir les joies d'une baignade impromptue.
Julien au sortir du marathon Nice/Cannes plonge avec moi...Il paraît que le froid est bon pour le muscle tétanisé ! C'est dans la tête que tout se passe  et "all is relatif" même les kilomètres et les degrés qui séparent Moscou de Cannes la Bocca !

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Port-Folio de l'été 2009

Publié le par Bernard Oheix

Des instantanés pour se souvenir d'un été particulièrement chaud ! On commence par quelques souvenirs (agréables) des feux avec deux belles personnalités, Corinne Touzet et Sophie Duez. Ces photos ont été captées par Candice C, la stagiaire qui m'a accompagné tout au long de ces 6 semaines et de ces 6 feux. Année d'exception avec 3 grands tirs (Autriche, Pologne et France) + un hors compétition magique de nos amis italiens de Panzera. Les débats furent difficiles et le palmarès sujet à discussions... mais c'est la règle d'un jury et des étranges pulsions qui le traversent et figent les états d'âme ! 


Bon, faut rêver, Corinne Touzet, c'est ma copine...mais dans le jury de la pyrotechnie 2009, c'est pas tous les jours dimanche, ils sont durs les membres du jury de nos jours  !

Sophie Duez, la présidente du jury...Elle est belle la Sophie, mais quel caractère !
Deux grosses personnalités pour un seul jury, c'était beaucoup pour un humble directeur !

Mais ce n'est pas tout ! Yves Simon, Etienne Perruchon et Françoise Delaporte sont venus nous accompagner à l'occasion, personnalités diverses se greffant au jury avec des regards émerveillés pour ces soirées magiques !


Françoise D...Elle rêvait de rencontrer Corinne T, c'est chose faite !


Les photos suivantes ont été réalisées par mon ami Eriic. Il travaille dans la com et la pub, il réalise des maquettes et des documents et quand il y a des spectacles, il vient se fondre dans la foule derrière sa barbe pour saisir des moments uniques et figer le temps. C'est Eriic, un grand photographe devant l'éternel et mon ami ! Merci de m'avoir permis d'utiliser tes photos !

Nilda Fernandez, dans une clôture des Nuits Musicales du Suquet qui a fait couler beaucoup d'encre, ravissant une grande partie du public pour provoquer l'ire d'une poignée d'excités qui eurent tendance à s'en prendre à votre scripteur. J'ai survécu et Nilda est reparti pour de nouvelles aventures...un opus qui fera date et sortira cet hiver, j'en suis persuadé !
La belle et sculpturale Ebony  Bones illuminant Le Pantiero. un vrai choc, une bombe en train d'exploser sur scène sans retenue. Elle est merveilleuse mon Ebony et elle ouvre magnifiquement ce Pantiero qui vivra de belles heures !

La soirée des DJ's, 3 monstres réunis pour étirer l'espace dans les volutes répétitives de leurs sons, ouvrir une faille dans nos perceptions et jouer avec nos sens...
Rebotini, l'homme machine. Il crée en live, un univers déjanté, assemblage de bruits, de séquences originales et de répétitions en boucles, un vrai compositeur qui rappelle les expériences des années 70 d'un Pierre Henry...Mister Oizo, un animal à sang froid... Il jongle avec les sons des autres, introduit une touche personnelle dans des compositions multiples, surfe sur les crêtes des rythmes pour définir son propre univers. Une démonstration de classe !

Erol Alkan, le Maître anglais. Il fait des reprises qui inventent des morceaux à vif, des plages inconnues, des standards qui explosent sous sa maîtrise absolue. Il va porter le public à incandescence pour le dernier set de ce Pantiero 2009.

L'été se termine enfin. Il y a eu aussi le Jazz à Domergue avec une sublimissime China Moses, Le Festival de l'Art Russe, avec  danse, vodka et  beauté des femmes, une clôture enlevée pour les feux par notre ami Panzera et il ne reste plus qu'à partir en vacances, avec la satisfaction du devoir accompli, une île corse à l'horizon, se reposer, attendre en  espérant que les concerts de septembre soient complets...Au vu des programmes, cela peut s'envisager !
Allez, ciao, je me casse... A bientôt !

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15 s de Tour de France

Publié le par Bernard Oheix

 

 

 

Non, ce ne sont pas de vraies fesses mais un manequin sur une voiture... plutôt agréablement moulé, n'est-ce pas mesdames !
Furieux. Je suis très en colère.
Pensez donc. Me voilà en train de chevaucher ma moto pour monter à Pré du Lac voir passer le Tour de France, l’événement de l’été qui nous fait l’honneur de partir de Monaco et de traverser les Alpes-Maritimes. Grand cycliste devant l’éternel (Venise-Gdansk, Bourg en Bresse-Budapest, les tours de Sardaigne et de Corse, Lyon-Rome…tout cela, c’est moi avec mon pote Petitpoisson, c’est son nom, pas besoin de rire !), je ne pouvais laisser échapper cette occasion de me confronter aux stars de la petite reine et de humer le bon air de l’exploit sportif !

Le PMU, une cavalière attachée par des sangles à un cheval en bois ! Leurs mains vertes  distribuées généreusement restent un des grands mystères de cette journée...A quoi servent-elles ? Je me pose encore la question !
Et bien vous ne me croirez peut-être pas, mais je n’ai même pas eu le porte-clefs Cochonou, (Ah ! les 2CV rouges qui foncent en pétaradant !), tout comme le bob blanc de Skoda qui a atterri à quelques mètres de moi…Quand à la casquette noire à passements rouges de la Caisse d’Epargne, c’est un Allemand (sacré teuton) qui l’a piquée juste devant moi. J’ai hésité à recommencer la guerre mais ces yeux bleus perçants sous un casque de cheveux blonds m’en ont dissuadé. On attendra avant de reprendre les hostilités que nos forces soient reconstituées et que nos cyclistes se remettent à gagner des étapes. La main verte PMU, (j’ai toujours pas compris à quoi elle servait !), me passant sous le nez, tout comme le sac Vittel et les bonbons Haribo, pour lesquels des mômes sales et déguenillés se battent comme des chiffoniers sans aucun respect pour les adultes qui tentent de saisir au vol les trésors dispensés par la caravane publicitaire !
Des fifres et des belins pour ma pomme, j’ai juste décroché une casquette BBox/Bouygues… c’est vraiment dégueulasse !

Bon, deux heures d’attente sous le soleil avec une noria de véhicules déboulant sans que l’on comprenne pourquoi. La pub des voitures Skoda sur les BMW, des pneus qui roulent, d’étranges véhicules à la Mad Max avec des sonos tonitruantes vantant on ne sait quel produit pendant que d’accortes jeunes filles balancent mollement des objets volants non-identifiables dans les pieds de la foule déchaînée...C’était quand même beaucoup dans l’ensemble !

Une voiture pneu... Admirons l'esthétique futuriste de ce magnifique véhicule !
Soudain, 4 coureurs débarquent avec 4 mn d’avance. Ils transpirent en se déhanchant pour prendre le rond-point et foncer vers Grasse. On cherche à repérer leurs noms mais personne ne les connaît. Juste derrière, une masse indistincte de coureurs surgit, amoncellement de jambes en mouvement, de couleurs rutilantes, de casques profilés et de lunettes d’extraterrestre. Un sifflement bizarre les accompagne, vent dans les chaînes de vélo, crissement des boyaux sur le gravier de la route.
Je veux les immortaliser et tente de les prendre en photo quand soudain, avant même d’avoir pu mitrailler, des voitures défilent avec des fourches en l’air et des vélos qui brinquebalent dans l'azur. 15 secondes et puis s’en vont, concerts de berlines avec des officiels qui secouent leur main dans l’enthousiasme général, public comptabilisant leurs trésors, soleil sur la tête et le vide soudain…un silence sépulcral succédant à la liesse, mouvements furtifs d’une foule se repliant sur ses bases avec des commentaires d’expertise médicale.

Voilà, ils sont là. Ils vont passer  à la vitesse de l'éclair sans même nous faire coucou. 15 secondes, c'est court pour 3 heures d'attente !
Ainsi donc, je n’ai vu, ni le maillot jaune, ni Armstrong, ni aucun autre coureur définissable, j’ai entrevu, ce me semble, derrière des verres fumées, la silhouette de Laurent Fignon, (mais je n’en suis pas certain !) et le tout a duré le temps d’une inspiration…mais j'ai gardé la casquette Bouygues et elle me sied à ravir !

Bon, la conclusion, c'est que j’irai l’an prochain voir les matches de l’AS Cannes en football, même là, il doit y avoir plus d’agitation !



La fête est finie, on range les barrières, les flics réendossent leur tenue...Moi, je garde le Che sur mon coeur en farouche défenseur des excès d'une société de consommation. Les forçats de la route continueront à suer sur le macadam pour que les foules s'esbaudissent et que l'audimat explose ! Où étais-je en ce dimanche 5 juillet ?

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Nathalie la stagiaire

Publié le par Bernard Oheix

Un discours de plus, un de moins à penser pour la postérité. Une nouvelle fois, j'ai dû plonger en moi afin d'honorer le passage en nos murs d’une stagiaire particulièrement brillante. Ces discours, prononcés devant l’équipe, sont devenus un rite de passage obligatoire pour les membres de l’évènementiel en partance, en anniversaire (chiffres ronds uniquement !).

Naturellement, il y a eu des larmes, des vraies, non seulement de la Nathalie concernée mais aussi de toutes les filles de la direction. Quand je pense au gâchis de ces jeunes qui arrivent plein d’espoirs sur le marché du travail et que je connais la réalité économique qui les attend, j’ai honte de ce monde dans lequel nous plongeons nos enfants !

 

 

 

 

Il en est des stagiaires comme des saisons… par essence, elles sont éphémères, arrivent pour passer et s’évanouir, s’enchaînent en un flot continu dans ce monde où la précarité est devenue un standard de vie.

 

On vous a donné une formation de qualité, vous avez la rage au cœur, le désir d’en découdre afin de trouver une place, vous débarquez avec votre passion insufflant une énergie nouvelle à ces équipes de permanents, race en voie de disparition, je tiens à le préciser, qui ne pourraient fonctionner sans votre apport… que déjà il me faut faire un discours pour annoncer votre départ avec comme objectif un travail de serveuse de limonades ou de petites culottes dans un établissement de la rue d’Antibes…

Cruelle injustice, ironie malsaine… Vous avez espéré de ces quelques mois passés à nos côtés, on a pressuré votre aptitude à tout faire (même l’innommable…les fameux mailings que vous avez enfournés par milliers dans des petites ou grandes enveloppes !), on vous a donné une partie de notre expérience…mais à quoi cela sert-il quand le monde marche sur la tête et que les jeunes n’ont qu’un horizon bouché comme espoir de salut…gâchis immense qu’il nous faudra bien solder un jour !

 

Mais pour en revenir à toi, ma Nathalie chérie, quand nous t’avons vue débarquer en décembre 2008 au Gala de Johann Strauss, tu as été notre cadeau de Noël, la cerise sur le gâteau d’une nouvelle année. Tu as rayonné au Festival International des Jeux, assuré les caterings d’innombrables stars qui t’en restent éternellement reconnaissantes, serré dans tes bras des colis de programmes, usé tes yeux sur les ordis, pondu d’indicibles rapports, répondu présente à toutes sollicitations… tout cela en cherchant, sans la trouver, l’âme sœur (malgré les efforts consentis par ton directeur pour te dénicher la perle rare qui t’empêcherait de t’acheter un chien pour avoir de la compagnie !) et en nouant des liens d’affection avec l’intégralité des filles de l’Evènementiel pour une fois pas jalouses de cette jeunette aux charmes appétissants bien capable de faire perdre le nord à un directeur normalement constitué !

Alors, Nathalie, après ces mois en notre compagnie, on va te souhaiter une carrière belle et ambitieuse, un travail à la hauteur de tes capacités et de tes ambitions, un salaire comme une récompense méritée de tes actes, un poste, un vrai, dans la culture ou dans l’agriculture, n’importe où, du moment que tu œuvres à la richesse humaine, au développement de la société, que tu t’épanouis chaque matin en quittant les bras de ce fiancé, que tu trouveras bien un jour, et qui te comblera comme tu le mérites avant d’aller rejoindre à l’aurore les chaînes de la production d’une entreprise qui t’aura fait confiance.

Allez, Nathalie, on t’aimera toujours. Tu es passée parmi nous pour laisser une belle trace dans notre cœur. Et si on a pu te donner quelques armes en plus pour affronter ton avenir professionnel, alors tant mieux, on t’aura rendu ainsi, une parcelle de ce que tu nous as offert si généreusement pendant ces 6 mois !

Cannes, le 30 juin 2009.



Voici un extrait du discours que j’ai décidé d’ôter à la dernière minute. Il appesantissait quelque peu le propos… mais c’est tellement ce que je pense !

 

Qu’avons-nous fait de votre beauté ? Comment imaginer un monde dans lequel nos enfants n’héritent que des vestiges d’un siècle passé ?

Envolé les contrats à durée indéterminée, vive l’intermittence comme système de régulation permanente !

Que vive les salaires en solde, les gras émoluments et stock-options étant déjà réservés par les nantis et ceux qui détiennent le pouvoir !

A quoi servent les diplômes, la formation, les stages. A rien, circulez, y a rien à voir ni en tirer !

Ilotes de l’économie, esclaves modernes comme régulateur des dépenses salariales, facteur d’adaptation de l’entreprise, juste avant le chinois ou l’indien corvéable à merci !

Courrez, camarades stagiaires, l’histoire vous mord la nuque…

 

  

 

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Le palmarès et les Vacances

Publié le par Bernard Oheix

 

Petite fierté. Avoir donné la Palme d’Or, le prix spécial du jury et le prix d’interprétation féminine…pas mal non pour un cinéphile ? Comme quoi, si les bruits qui courent à Cannes concernant les tensions entre la Présidente et certains membres de son jury s’avèrent juste, le résultat n’en est pas moins probant : c’est un palmarès assez équilibré et représentatif de la richesse de cette édition du Festival du Film ! De plus, je peux comprendre le prix au film Chinois (pour des raisons politiques dues aux menaces qui pèsent sur le réalisateur à son retour en Chine), beaucoup moins celui du Coréen (dont le film est franchement grotesque) !

J’ai donc bien mérité de partir me reposer. Oui, c’est l’heure de mon départ et de vous laisser en compagnie de mon blog. 3 semaines à la Martinique, cela mérite bien quelques abandons, des accrocs avec le rituel de la mise en écrit hebdomadaire et la désespérante impression de solitude que vous allez ressentir. Le vide s’ouvre sous vos yeux…mais vous survivrez !

N’hésitez pas, profitez de cette pause pour plonger dans les entrailles du blog. Avec l’onglet à la droite en haut  de l’écran, sélectionnez quelques nouvelles (Les amants du froid, Le collier de phalanges, La femme qui se venge…), quelques histoires vraies (Tapie, La reconstitution de la bataille de Nasville…) ou révisez mes notes sur les spectacles et les films…il en restera toujours quelque chose et vous partagerez ainsi, un peu de mon univers en comblant mon absence insupportable.

Ciao, et à dans 3 semaines ! Je serai bronzé à souhait, reposé, heureux et j’aurai arrêté de fumer, non mais !

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