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Morges sous rires !

Publié le par Bernard Oheix

J'ai eu l'occasion de faire de nombreux discours dans ma carrière, en introduction des spectacles et festivals, en délégation de mes nombreux voyages, où simplement parce que j'adorais tenir un micro et sentir la salle s'embarquer sur mes paroles.

Toutefois, celui du 26 juin 1989 a une saveur toute particulière...et pour cause !

Nommé fraichement sur Cannes à l'Office de la Culture, dans la confiance du maire, Michel Mouillot et de son adjointe à la Culture, Françoise Léadouze, j'arrive dans une période de mutations, de changements auxquels j'apporte ma pierre et mon énergie.

Depuis 10 ans, Jean-Pierre Carriau, mon ami, avait crée avec son complice Fabrice Laurent un Festival d'humour qui remportait un franc succès.

À ce titre,nous avions reçu une délégation Morgienne haute en couleur et pris l'engagement d'envoyer une délégation en Suisse pour l'ouverture de leur Festival.

Et c'est à moi qu'échut la lourde tâche d'ouvrir ce Festival de Morges avec un discours...que je vous livre !

Morges sous rires !
Morges sous rires !

Vous décrire les hurlements de la salle serait presque indécent et présomptueux, mais j'ai fait un tabac ce soir-là, et c'est dans les bras de mon pote Carriau qui avait découvert mon texte en même temps que le public que nous avons achevé cette soirée hors du commun.

En cette soirée du 26 juin 1989, j'ai écrit une belle page de mon histoire...

À vous de lire mes élucubrations en vous mettant dans le contexte d'une salle remplie de spectateurs venant assister à un spectacle d'humour !

Moi, j'avais ouvert le feu et cette salve chante à mes oreilles malgré le temps passé !

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dans le grenier de ma mémoire !

Publié le par Bernard Oheix

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Il n'est pas toujours bon de retrouver les traces de ces années de folie qui m'ont porté à la direction des évènements cannois et de s'apercevoir que la frontière entre le bon goût et le grotesque est bien fragile... mais j'ai aimé ces défis que certains me lançaient et je ne regrette rien. Régis, ami et homme de théâtre, m'avait proposé de jouer dans cette pièce et d'y camper un homme se travestissant en femme... Banco !

Le résultat c'est que j'ai toujours cette perruque que je viens de retrouver au fond d'un carton et que je me suis pointé ce matin chez mon ami Stéphane, le photographe de Cannes La Bocca et que nous avons bien rit... tout comme le public de l'époque à la vue d'un directeur avec sa robe en train de laver le linge sale en famille !

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

L'affaire avait bien mal commencé. Après l'avoir découvert dans un festival, ce chanteur à la voix éraillée et à la personnalité hors-norme, avait accepté de se produire à Cannes au Théâtre Palais Croisette. Las, au dernier moment, pour une raison technique de sonorisation non adaptée, il décida d'annuler son concert. C'est la seule fois en 22 ans de carrière, que je me suis retrouvé dans un hall, juché sur une table, en train de m'égosiller pour avertir le public nombreux que le concert était annulé.

Je dois dire que nous avions une responsabilité partagée dans cet échec, un nouveau régisseur de mon équipe qui n'avait pas pris la mesure de ses exigences. Je suis monté sur Paris pour voir son tourneur et faire amende honorable en proposant une nouvelle date au Palais des Festivals. Banco !

Las, 2 semaines avant le concert, je reçus un appel de son agent : "-Monsieur Oheix, qu'elle est la pire nouvelle que je peux vous annoncer ?". Rebelote, mais cette fois-ci, le décès brutal de la mère de son batteur et l'annulation de toute la tournée étaient bien un cas de force majeure !

Renégociation, et fixation d'une nouvelle date pour la saison d'après, dans la salle de La Licorne à La Bocca, en face de chez moi. Angoisse du jamais deux sans trois !

Le jour dit, nous sommes installés dans la salle, tous les deux, en train de papoter et de rire de ce passé bien chargé de nos relations, pendant que les techniciens de la lumière et du son font les essais rituels. Il est 19h30 et l'heure du concert s'approche quand soudain, black-out dans la salle. Dans le noir, j'entends sa voix rocailleuse exhaler un : "-Non, cela ne va pas recommencer, pas cette fois-ci !".

Bon, la lumière est revenue après 30 mn d'une panne généralisée dans le quartier et il a fait son concert, magique, avec la certitude que nous l'avions bien mérité !

Ce soir-là, après le show nous avons mangé et bu à satiété, nous avons célébré la fin d'une aventure qui durait depuis 4 ans et j'ai très bien dormi, avec la satisfaction du devoir accompli ! Et le concert fut magique !

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

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