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culture

Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

Publié le par Bernard Oheix

C'était il y a bien longtemps, directeur de l'Évènementiel au Palais des Festivals de Cannes, j'entamai mon parcourt de fond, plus de 3000 spectacles programmés en 22 ans de carrière, avec les surprises et les coups de coeur que seule la culture peut offrir.

Anthéa Sogno était toute jeune et en train de créer sa compagnie, avec la perspective de fonder son Théâtre à Monaco.

Elle était une femme de passion dévorée par l'amour des textes et le jeu de scène qui la transportait dans ses mondes imaginaires où elle jonglait avec le temps !

C'était il y a si longtemps... quand les chemins de la vie nous réservent tant de surprises et que l'espace semble se réduire à un but final, conquérir le public et l'ouvrir à des horizons nouveaux !

Mais le temps a passé...

Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

C'est quand j'ai vu que Andrée-Claire Liège, la présidente de l'Association Culturelle du Val de Siagne programmait, parmi tant de nouveautés, une certaine Anthéa Sogno dans un Sacha Guitry intime, que les souvenirs sont remontés à la lisière de ma conscience, chargés du parfum de ces années folles où tout était possible dans le culture quand la passion était présente !

Ce lieu atypique géré par des bénévoles attachés à faire vivre l'arrière pays d'une ville de Cannes flamboyante (j'y avais retrouvé Louise Doutreligne et Jean Luc  Paliès dans l'excellent La cabanne de l'architecte il y a 2 mois) et une bénédiction pour ceux qui aiment encore le vent de la créativité.

Et je m'étais promis de venir à la rencontre de mon passé afin de retrouver cette Anthéa que j'avais perdue de vue.

Bien m'en a pris !

Sacha Guitry, né en 1885 à Saint-Pétersbourg, va créer 136 pièces de théâtre et tourner 36 longs-métrages avant de décéder en 1957 à l'âge de 72 ans

Flamboyant séducteur aux multiples femmes stars de la scène (5 épouses légitimes dont Yvonne Printemps et Jacqueline Delubac et d'innombrables maitresses) avait épousé, mais sans la marier, une sixième compagne : sa secrétaire Françoise  Choisel, qui pendant 32 années, lui offrit ses services, sa patience, son talent pour retranscrire les jaillissements d'un cerveau en perpétuelle ébullition et immortaliser sur sa machine à écrire, la fièvre effrénée d'un homme dévoré par ses créations.

C'est une vie dans son ombre qu'elle conclut en écrivant ses propres mémoires (sous impulsion de Sacha lui-même !) afin d'immortaliser la facette d'un Guitry hors du cercle des lumières et des ovations de ses salles de spectacles où il créait  sans cesse l'évènement.

Anthéa Sogno c'est inspiré de ses mémoires pour camper un Guitry qui traverse le temps.

Seule en scène, elle passe de Françoise Choisel à Sacha Guitry avec sobriété et brio. Émouvante, ironique, transmetteuse d'un personnage de légende qui illumina ce siècle de toutes les tragédies, des 2 guerres mondiales aux crises économiques, de l'accusation injuste dans son cas, d'une collaboration avec les nazis, avant de renaître de ses cendres lavé de tout soupçons.

Dans un décor minimaliste mais chatoyant, à base de rouge et de lumières, Anthéa jongle avec les personnages et dévoile cet amour de la scène et du texte qui l'a toujours sublimé. Elle nous permet de renouer avec les pages d'une histoires prestigieuse, celle d'un monde de culture traversant les épreuves et réactualisant l'histoire des hommes et femmes qui ont forgé l'identité d'une culture de la France ouverte sur le monde.

Et le public ne s'y est pas trompé, l'acclamant en une belle et émouvante ovation bien méritée !

Anthéa Sogno a crée et gère le Théâtre des Muses à Monaco depuis près de 25 ans. Elle s'est entourée d'une équipe de passionnés et produit des spectacles ancrés dans cette culture des textes et des personnages qui ont illuminé les scènes du monde.

Elle est un vecteur d'intelligence et de mémoire et son théâtre un lieu de rendez-vous pour ceux qui veulent vibrer aux accents d'une voix enchanteresse.

Merci à toi Anthéa et que vive le spectacle !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

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En attendant mieux !

Publié le par Bernard Oheix

Quelques petits (gros) problèmes de mon ordinateur m'imposent de prendre un peu de temps avant de vous parler de l'excellence des films qui tentent de lutter contre la médiocrité ambiante, la déraison des dirigeants du monde et l'intolérable situation que nous vivons !

Et pourtant, du génie des hommes de culture naissent des oeuvres fortes, des sujets passionnants qui nous transportent dans le monde des idées, si riche en regard des balbutiements d'une classe politique atone, des extrémismes qui se déchainent en roue libre et du sentiment d'expropriation que l'homme et la femme vivent dans leur chair.

Oui, il existe encore des passeurs de rêves, des fabricants d'harmonie et des forgeurs d'une société où l'amour, la fidélité et leur contraire sont des étalons d'une société en marche !

Mais à l'heure où des élections vont faire valser la raison dans les troubles des abysses de la déraison, portons encore et toujours, pour tous ceux que l'on aime, l'espoir d'un sursaut de l'intelligence devant les excès de l'incohérence et de l'abjection.

Croyons encore, tant que nous le pouvons, au pouvoir de la clairvoyance sur l'ignominie de ceux qui nous mèneront à la perte de nos valeurs fondamentales !

Oui, l'amour se mérite et la haine se subit...

À vous de jouer dans les court des grands, ceux qui lèvent leurs yeux vers un horizon de beauté.

Et peut-être que notre salut viendra du refus de la bêtise et d'une fraternité à retrouver entre les hommes et femmes de bonne volonté.

L'avenir (si proche) nous le dira !

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La Cabanne de l'Architecte

Publié le par Bernard Oheix

Il y a bien longtemps que je n'avais revu mes amis, Louise Doutreligne et Jean-Luc Palies. Elle, autrice et actrice, lui, metteur en scène et acteur, tous les deux créateurs fusionnels dans l'âme, d'univers passionnants et fascinants. J'avais accueilli plusieurs de leurs créations à Cannes dont le Vienne 1913 dans les années 2000, mais le temps s'écoule trop vite et depuis quelques années, le silence régnait.

Quand j'ai reçu un mail de leur part pour la nouvelle année, me signalant qu'ils jouaient leur dernière création à la Roquette, à l'Association Culturelle du Val de Siagne et qu'ils espéraient notre présence, je n'ai pas répondu...mais j'avais le coeur battant d'imaginer leur surprise de nous y voir et rien ne m'aurait empêché de m'y rendre afin de renouer ce lien que le temps avait distendu !

Bien m'en a pris, la soirée fut au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer, prouvant à l'évidence que le génie ne s'érode pas au fil du temps qui passe !

La Cabanne de l'Architecte

La Cabane de l'Architecte est un texte écrit par Louise Doutreligne suite à sa rencontre avec un homme qui est bien le Robertino que Le Corbusier va prendre sous son aile en lui insufflant son amour de l'architecture et son refus des normes. C'est passionnant,  les acteurs, Louise et Jean-Luc en tête, accompagnés d'une Mandine Guillaume remarquable et d'Oscar Clark avec sa jeunesse révoltée, jonglent avec les personnages en intervertissant les rôles, inscrivent une lecture d'un Le Corbusier aux facettes multiples, tracent une voie sinueuse entre le désir et la passion d'un homme qui voyait le monde au prisme de ses visions désincarnées qu'il transformait en réalité de béton et de fer !

Dans un décor sobre mais exigeant, (bravo à la technique et au régisseur), ils évoluent comme aimantés par les paroles d'un être hors du commun qui saura marquer son époque de sa vision transgressive.

Il y a dans le théâtre de ce couple de créateurs, l'intelligence d'une perception d'un monde qui n'est pas figé, l'espoir d'un avenir meilleur quand les rêves guident les pas de ceux qui osent regarder l'avenir avec des yeux d'enfants.

 

La Cabanne de l'Architecte

Heureux de se retrouver dans ce paradis de La Roquette des Alpes Maritimes, dans l'aile cachée d'une prestigieuse cité des Festivals.

l'Association Culturelle du Val de Siagne qui les programmait après avoir vu le spectacle dans le Off d'Avignon, est une association d'extra-terrestres. Dans ce village perché sur les contreforts de Cannes, une superbe structure a été érigée est confiée a l'experte Andrée-Claire Liège, une femme géniale comme la culture en a besoin. Chaque saison est composée des trésors du Off Avignonnais, devant un public de fidèles conquis par la beauté du lieu et la qualité des programmations, permettant ainsi de  donner une chance à plein d'artistes émergeants ainsi qu'à des créateurs non-conventionnels qui labourent la terre des idées comme nos deux magiciens de la soirée.

Et quand la Présidente, qui était dans la confidence de notre venue, mais avait joué le jeu en taisant notre présence à Louise et Jean-Luc, nous a invité à partager le repas des artistes (concocté par elle et son mari et qui fut délicieux), dans sa magnifique maison, nous avons pris le temps de vivre une soirée inoubliable, dans le bonheur de retrouvailles, dans une ambiance festive et chaleureuse, dans l'harmonie d'un moment hors du temps, quand les coeurs accrochent des chandelles aux yeux des présents à l'unisson.

Merci chère Andrée-Claire de ton travail, de ta passion, et de la réussite qui prouve à l'évidence, que derrière les paillettes et les ors, la culture peut aussi être un trait d'union entre les femmes et les hommes qui osent regarder l'horizon afin d'y dessiner un avenir meilleur !

Et rendez-vous le 7 mars pour le spectacle d'Anthéa Sogno, Sacha Guitry intime, présenté par l'association du Val de Siagne.

Merci à Louise Doutreligne et à Jean-Luc Palies de continuer à porter un regard si neuf sur les vieux habits d'un monde balbutiant !

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Un lendemain soir de Gala

Publié le par Bernard Oheix

Les chemins de la culture sont pavés d'étranges objets parfois indéfinissables. Je ne sais pas ce que j'attendais d'une soirée où Vincent Dedienne nous invitait à partager son amour de la chanson. C'est Sophie Dupont, mon amie et directrice de la programmation qui m'avait conseillé de venir découvrir cet OVNI en la salle de La Licorne à La Bocca et bien m'en a prit tant je suis resté ébloui par cette performance hors norme, ce spectacle indéfinissable aux relents d'un amour des mots ceint d'un humour caustique !

Je n'ai pas regretté de plonger dans l'inconnu sur les pas de ce personnage qui chemine avec sérénité hors des sentiers battus.

La soirée avait commencé avec une chanteuse, Laurette Lalande, seule en scène, s'accompagnant d'une musique enregistrée, pour une demi heure magnifique ou la finesse de sa voix se conjuguait à l'intelligence de ses mots.

Belle découverte dans une première partie d'un spectacle à découvrir.

Sans transition, Vincent Dedienne entrait en scène pour un show de plus d'une heure !

On connait cet acteur humoriste, ce chroniqueur à la télé sur Canal + et  Quotidien. Il obtiendra à 2 reprises un Molière de l'Humour pour son One Man Show "S'il se passe quelque chose" à l'humour grinçant et décapant et pour la reprise d'Un Chapeau de paille d'Italie.

Mais en cette soirée du 16 novembre c'est avec un micro et un orchestre qu'il allait nous emporter sur les rives de l'amour et de l'humour !

Sa voix s'impose d'entrée. 3 musiciens l'accompagnent, une "batteuse", un guitariste et un pianiste. Un écran au dessus de sa tête va rythmer le concert en introduisant des images renvoyant au thèmes qu'ils développent.

Après 3 chansons où sa voix porte des textes incisifs, il va tenter de nous dérider par des séquences d'humour, toujours justes, caustiques, renvoyant au passé et à la situation présente d'un monde qui manque d'harmonie.

La soirée va donc se partager entre ces 3 univers, la voix du chanteur sur la musique du groupe, l'image comme lien avec la réalité et des séquences d'humour pour émailler de rires son talent de chanteur.

 

Soirée formidable, surprenante, sur le fil tendu de l'émotion, de la passion et de la tendresse que des rires viennent soulager.

Si j'ai un conseil à vous donner, allez voir Vincent Dedienne dans "Un Lendemain de Gala". Vous serez saisi comme toute cette salle qui lui offrit une standing ovation et plusieurs rappels.

C'était la 5ème fois qu'il jouait ce spectacle...et ce ne sera pas la dernière tant sont talent multiforme fait exploser les barrières et ouvrent des perspectives à cet homme hors du commun.

Merci Vincent Dedienne pour cette soirée de partage et d'émotions !

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Inconnu à cette adresse

Publié le par Bernard Oheix

Dimanche 9 novembre 2025. Sophie Dupond, mon amie et directrice au Palais des Festivals est sur son 31 avec son équipe pour recevoir le millier de spectateurs venus remplir la salle Debussy pour assister à une pièce qu'elle a visionnée sur Paris et qui l'a subjuguée !

Elle nous a conviés à ce spectacle, et c'est dans le noir que nous entendons la voix douce de notre fils annonçant que le spectacle va commencer. En effet, c'est Julien Oheix qui est le responsable de cette tournée et guide Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon sur les routes de France, devant des publics enthousiastes.

Et Jean-Pierre Darroussin peut alors entrer sur scène et s'installer à son bureau et nous regarder dans les yeux !

Inconnu à cette adresse

Un homme écrit une lettre à son ami qui a décidé de quitter son asile américain pour          retourner vivre en Allemagne avec sa famille. L'un est juif, l'autre non. On est en 1932 et les 2 complices vont échanger des missives qui renvoient à la réalité de ce qui se déroule dans ce pays où un être de sang est en train de s'imposer, un Adolphe qui porte l'espoir d'un peuple blessé qui tente de retrouver  son honneur et des certitudes.

C'est au long de ces lettres lues comme en écho de leur échange épistolaire que la réalité si crûe va s'imposer et briser ce lien d'amitié qui les unissait. 

Comment le juif  américain subit-il les nouvelles effroyables qui lui arrivent, montrant cette montée de l'antisémitisme débouchant sur l'horreur absolue ? Comment plongé dans ce maelstrom, l'allemand honnête et ouvert, ami d'un juif, devient l'acteur d'une horreur que nul ne peut ignorer, dans un climat de terreur et de délation qui ôtent toute possibilité à la raison de s'immiscer dans le déroulement d'un drame effroyable.

Ce texte fascinant, à la mise en scène luxuriante, contrastant avec la sobriété des acteurs, dans un silence sépulcral, nous renvoie aux interrogations du jour sur le racisme et à la situation du monde et des puissants.

Il est troublant de penser que c'est en 1938 qu'une femme américaine d'origine allemande à écrit ce texte. Kathrine Kressmann Taylor, née en 1903 à Portland, vivra jusqu'en 1996 traversant tout le siècle, léguant à la postérité le cauchemar d'une existence plongée dans le chaos.                                                                                         

C'est un chef d'oeuvre que nous offre les 2 comédiens extraordinaires de sobriété dans une mise en scène fascinante de Jérémie Lippman où les couleurs du noir et du rouge peignent un tableau d'apocalypse : celle d'une histoire qui balbutie et trouve un nouveau terrain d'horreur en ces années sombres que nous vivons.

Comment ne pas penser à la réalité actuelle dans cette peinture d'une époque révolue !

Si ce spectacle ne truste pas les Molières à la prochaine cérémonie, alors nous pourrons penser que rien n'a changé dans le monde de l'ignoble !

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dans le grenier de ma mémoire !

Publié le par Bernard Oheix

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Il n'est pas toujours bon de retrouver les traces de ces années de folie qui m'ont porté à la direction des évènements cannois et de s'apercevoir que la frontière entre le bon goût et le grotesque est bien fragile... mais j'ai aimé ces défis que certains me lançaient et je ne regrette rien. Régis, ami et homme de théâtre, m'avait proposé de jouer dans cette pièce et d'y camper un homme se travestissant en femme... Banco !

Le résultat c'est que j'ai toujours cette perruque que je viens de retrouver au fond d'un carton et que je me suis pointé ce matin chez mon ami Stéphane, le photographe de Cannes La Bocca et que nous avons bien rit... tout comme le public de l'époque à la vue d'un directeur avec sa robe en train de laver le linge sale en famille !

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

L'affaire avait bien mal commencé. Après l'avoir découvert dans un festival, ce chanteur à la voix éraillée et à la personnalité hors-norme, avait accepté de se produire à Cannes au Théâtre Palais Croisette. Las, au dernier moment, pour une raison technique de sonorisation non adaptée, il décida d'annuler son concert. C'est la seule fois en 22 ans de carrière, que je me suis retrouvé dans un hall, juché sur une table, en train de m'égosiller pour avertir le public nombreux que le concert était annulé.

Je dois dire que nous avions une responsabilité partagée dans cet échec, un nouveau régisseur de mon équipe qui n'avait pas pris la mesure de ses exigences. Je suis monté sur Paris pour voir son tourneur et faire amende honorable en proposant une nouvelle date au Palais des Festivals. Banco !

Las, 2 semaines avant le concert, je reçus un appel de son agent : "-Monsieur Oheix, qu'elle est la pire nouvelle que je peux vous annoncer ?". Rebelote, mais cette fois-ci, le décès brutal de la mère de son batteur et l'annulation de toute la tournée étaient bien un cas de force majeure !

Renégociation, et fixation d'une nouvelle date pour la saison d'après, dans la salle de La Licorne à La Bocca, en face de chez moi. Angoisse du jamais deux sans trois !

Le jour dit, nous sommes installés dans la salle, tous les deux, en train de papoter et de rire de ce passé bien chargé de nos relations, pendant que les techniciens de la lumière et du son font les essais rituels. Il est 19h30 et l'heure du concert s'approche quand soudain, black-out dans la salle. Dans le noir, j'entends sa voix rocailleuse exhaler un : "-Non, cela ne va pas recommencer, pas cette fois-ci !".

Bon, la lumière est revenue après 30 mn d'une panne généralisée dans le quartier et il a fait son concert, magique, avec la certitude que nous l'avions bien mérité !

Ce soir-là, après le show nous avons mangé et bu à satiété, nous avons célébré la fin d'une aventure qui durait depuis 4 ans et j'ai très bien dormi, avec la satisfaction du devoir accompli ! Et le concert fut magique !

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

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Entre deux terres !

Publié le par Bernard Oheix

Entre deux terres !

Issa Aimé Ouédraogo est un chorégraphe Burkinabé qui vit en France, à Cannes. Passionné, toujours à l'affût, avec sa complice Agnès Martini, elle-même chorégraphe et responsable d'une école de danse à Puget sur Argens, il laboure les terres vierges d'une danse qui épouse les deux continents et met en valeur le corps et l'esprit des danseurs. C'est dans cet esprit qu'il a créé ce Festival des Deux Terres il y a 10 ans et que nous allons, pendant deux jours, nous emplir les yeux d'une liberté que cette double culture enrichit.

C'est sous le parrainage de Souleymane Badolo, son père spirituel, grand danseur et chorégraphe venu tout spécialement des États-Unis où il réside, que cet anniversaire va se dérouler dans l'enchantement d'un mouvement libre de toutes contraintes en invitant le spectateur à se libérer des torpeurs actuelles !

Le vendredi 4 juillet, l'ouverture s'effectuera par le vernissage de deux expositions de Nathalie Sternalski et Sylvain Renault. Nathalie travaille ses photos avec des procédés hérités du XIXème siècle, des flous et balayages qui mettent en valeur le mouvement. Sylvain, lui, évoque des attitudes en noir et blanc résonnant avec des musiques...

les deux auteurs font honneur à une recherche entre le mouvement et le son figés par l'objectif !

Puis, le rideau s'ouvrira pour 3 ballets. Le 1er de la compagnie Vis ta danse "À l'eau, Allo, Halo" porte sur le thème des liens mouvants entre les 2 continents, sur des histoires partagées, des séparations et des retrouvailles...une jeune compagnie magnifique en symbiose avec l'idée directrice du Festival.

Le 2ème d'Eva Figueras, explore les diverses facettes d'une danse flamenca libérée de tous ses corsets. Respecter les codes pour les enfreindre dans la liberté.

Le 3ème "La Valise" sera une création d'Agnès Martini avec Aimé en soliste sur le thème de la mémoire et de ce qui reste quand l'esprit se libère. Un création passionnante malheureusement entachée par quelques problèmes techniques mais qui devrait aboutir avec le temps !

Et c'est en musique, avec une nouvelle expérience de Badou Mandiang, Ethnosonic, que cette soirée se terminera, dans le son chaloupé d'une musique africaine qui vient rencontrer des instruments de percussions, comme un chant à la diversité porté par la voix grave de Badou Mandiang ! Un projet qui doit encore s'affiner mais chargé de promesses.

Le 2ème jour, le jeune ballet d'Agnès Martini va explorer toute une gamme d'émotions autour de la fragilité de la liberté. Porté par des danseurs et danseuses juvéniles, magnifiques, avec en exergue, un solo d'une gamine de 10 ans qui va nous éblouir de sa grâce et de son tempérament !

Puis, Ange Aoussou viendra nous percuter d'un solo fascinant. Une femme en contrepied de la plastique traditionnelle d'une danseuse, dans un short blanc, un casque de tissu sur la tête, va nous permettre de nous évader avec elle sur les chemins de traverse d'un ruban immaculé qui sépare la scène. L'incroyable magie d'une interprète qui échappe à toutes normes et vous autorise à entrer dans son univers si particulier. À voir et à revoir !

Et pour conclure ce festival du mouvement, Aimé Ouédraogo va reprendre une pièce que son parrain Souleymane Badolo avait créé pour lui. Solo de solo est un voyage personnel où même le mouvement entre en résonance avec sa vie, son expérience et cette culture qu'il a ancrée dans son corps. Dans le clair obscur de la scène, les muscles roulent sous la peau, les yeux percent l'obscurité et les mouvements du corps improvisent un hymne à la vie qui parle à tout le monde. Éblouissant.

Et le Festival des deux terres se terminera dans une fête musicale que le groupe Kalbass offrira au public pour célébrer la fusion des corps, des sons, de l'image et la nécessité de rêver à un monde meilleur !

 

 Et voilà donc une superbe édition 2025 qui s'achève. Aimé Ouédraoggo a porté avec Agnès Martini, l'espoir d'un geste libre, sans frontières. Nous attendrons donc la prochaine édition avec l'impatience de ceux qui savent que derrière le mystère, se cache des vérités essentielles, que la vie est mouvement et que le temps se façonne à l'aune de nos rêves !

Bravo à toute l'équipe du Festival, les chorégraphes, les danseurs et danseuses, les bénévoles, Loïc, Jacqueline et tous les autres, les techniciens et le personnel de la salle.

Les images restent gravées et ne s'effaceront pas de sitôt !

Souleymane Badolo, tu peux être fier de ton fils spirituel ! Vive la vie, vive la danse !

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Le Cirque Phénix

Publié le par Bernard Oheix

Le Cirque Phénix

L'univers du cirque Phénix avec Cirkafrika, les Étoiles du cirque d'Éthiopie, est une plongée incroyable dans un univers décalé, entre la musique interprétée en live et le mouvement perpétuel d'une trentaine de femmes et d'hommes jonglant avec les limites de la physique, entre la prouesse et la beauté d'un geste libéré de la pesanteur et reculant la frontière du possible jusqu'à l'extrême du concevable !

C'est un spectacle à vivre en famille avec la certitude de toucher à la grâce d'une porte ouverte sur l'infini !

Que ce soit dans des numéros traditionnels, sur un fil, en jonglant, sur des patins à roulettes, dans des corps à corps, un antipodiste de magie, dans les airs  où les artistes se déploient avec naturel en défiant les lois de l'équilibre, les numéros s'enchaînent en rythme, sans temps morts, toujours à la frontière de l'indicible, dans le swing d'une musique qui transporte et les voix des 2 chanteuses sublimant les efforts des circassiens.

Il y a aussi les danses qui viennent souligner l'unité du groupe et permettent des césures afin de préparer la scène aux numéros qui s'enchainent avec brio.

Même les rares loupés deviennent des éléments du spectacle, les artistes recommençant jusqu'à la perfection, laissant le spectateur en haleine, ébloui de tant de virtuosité.

J'ai eu le privilège de programmer beaucoup de cirques modernes, mais là, on entre dans un autre monde, quand la perfection se fait dans le bonheur de ces jeunes qui évoluent avec un sens du tempo qui embarque la salle suspendue à leurs prouesses.

Le bonheur est dans la salle et à l'heure où tant de haine se répand au fil des déclarations de nos dirigeants, ces artistes à la peau d'ébène, au corps façonnés par les répétitions, à la volonté de fer d'atteindre l'excellence nous prouvent, une fois de plus, que l'humanité du coeur et de la passion peuvent encore exprimer le bonheur du partage.

Bravo à l'équipe de l'évènementiel du Palais des Festivals et à Sophie Dupont sa directrice qui montre par l'excellence de ses choix, que les portes d'un avenir meilleur peuvent encore s'ouvrir !

Et que vive le Cirque Africa d'Éthiopie et son message d'harmonie !

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Éloge des enseignants.

Publié le par Bernard Oheix

À l’heure où le monde enseignant et en première ligne et subit les foudres d’une partie de la jeunesse et de leurs parents, dans cette période où plus rien ne trouve grâce aux yeux d’une majorité de Français engagé dans un flirt avec l’extrême droite, quand Trump peut parader en compagnie de son acolyte Muské, je pense à mon passé, à ma jeunesse, à ma scolarité. Nous avons tous rencontré des enseignants qui nous ont particulièrement marqués. Moi, j’en ai eu 5 en 20 ans qui m’ont façonné ! 5 soleils déterminants qui m’ont, sans aucun doute, sauvé la vie, permis d’être au mieux de ce que je pouvais devenir, éviter de plonger dans les eaux noires du désespoir où l’anonymat des sans espoirs.

Le premier est un instituteur à l’ancienne, monsieur Legal qui a convaincu mes parents de ne pas m’aiguiller vers le  «certificat de fin d’études» malgré des résultats scolaires catastrophiques en CM2. Il faut dire que j’étais traité par un psychiatre/boucher comme para-épileptique à coup de médicaments à assommer un boeuf (trimétadione/ Phénobarbital...) et que ce barbare héritier de la tradition d’une psychiatrie américaine toute neuve (celle de Vol au dessus d’un nid de coucou ou de Shok Corridor) avait annoncé à mes parents que je ne ferai jamais d’études. Je me souviens en contrepoint, encore aujourd’hui de la voix de Monsieur Legal tentant de convaincre mes parents «-il faut lui donner sa chance, comme à ses frères. Il a quelques petits problèmes mais laissez le aller en 6ème tenter le coup. Il va murir, les enfants ne vont pas tous à la même vitesse.» Et c’est peut-être pour le remercier, ce directeur de l’école communale de Mouans-Sartoux à l’ancienne, vêtu de sa blouse grise, avec ses marques de craie blanche sur les doigts que je me suis acharné à ne pas le trahir et à finir mes études avec 2 licences, 2 maitrises et un DEA... 

 

Et puis il y a eu Dédé Aschiéri, au collège de La Bocca en 4ème et 3ème. Un jeune prof de math représentant l’avenir et ce 68 qui s’annonçait à l’horizon. Beau, intelligent, ouvert, parlant aux élèves, construisant des projets avec eux. La modernité en marche. Il me fit basculer dans le handball (j’étais un piètre footballeur !) dont il était l’entraineur, m’initia à la philosophie de la vie, me prépara à devenir un homme...même s’il me fit croire faussement que j’étais un «scientifique» et que je pouvais viser la filière «S», son seul tort à mes yeux !

Merci Dédé de m’avoir lancé sur les chemins de la vie. Il faut dire qu’entre temps, j’avais expédié le boucher/psychiatre dans les limbes grâce à une psychologue révolutionnaire de Cannes (Mademoiselle Quertant) et que j’arrivais enfin, libéré de mes médications à être un peu moi-même ! Toi, tu allais devenir le maire inamovible de Mouans-Sartoux (plus de 40 ans sans opposition !) et même un député Ecolo extraterrestre dans un territoire du Sud plus à l’extrême droite que la moyenne !

 

En terminale au lycée Carnot de Cannes, c’est un prof de philosophie qui me permit de comprendre et de digérer les soubresauts d’un mois de mai 68 pas ordinaire vécu l’année auparavant en première.  Je me souviens de son premier cours. «-Voilà, je suis votre professeur de philosophie, je m’appelle monsieur Blanche et comme vous le voyez, je suis noir. Bien, vous avez 5 mn pour en rire et après, on en reparlera plus !». Et toute l’année, chaque cours devint une aventure intense, un moment de réflexion profonde et un moment d’apprentissage, de jongleries intellectuelles, de découvertes de ce qui sous-tend le réel et ne se voit pas toujours mais qu’il est indispensable d’explorer. Merci Monsieur Blanche, colosse sur votre vélo sillonnant les routes de la région et qui avez marqué tant d’élèves de votre sceau, de m’avoir fait entrer dans l’âge des idées à défaire et des constructions intellectuelles à élaborer.

 

Et il m’en reste deux pour le final, l’université de Nice où j’ai passé 10 années de bonheur. Deux professeurs jeunes, héritiers de  cette tradition française des lettres mais en phase avec un présent complexe où les professeurs se devaient de muter et les étudiants se cherchaient une nouvelle place.

 

L’un est toujours mon ami, Jean A Gili, professeur de cinéma, section Licence d’histoire. Il fut mon directeur de mémoire de Maitrise (mention Bien) «L’ambiguïté et l’incertitude en miroir» sur Bernardo Bertolucci, dont une grande partie fut édité dans un collectif de la collection 7ème art, sous sa direction. Il est le grand spécialiste du Cinéma Italien (Ah la richesse de ce cinéma dans les années 60 et 70 !) et nous sommes restés amis, à travers toutes ces années. Il m’avait fait l’honneur d’être Président de mon jury de la pyrotechnie il y a une vingtaine d’années. On s’est encore revu récemment en se promettant de ne pas laisser filer le temps sans se retrouver régulièrement. Merci Jean, de m’avoir pris sous ton aile et d’avoir sublimé mon amour du 7ème art.

 

L’autre s’appelait Max Gallo. Imaginez le bonheur d’avoir eut Gili et Gallo en même temps en année de licence... auxquels on pourrait même rajouter Christian Loubet pour l’étude des civilisations Mayas et Aztèque. Période fertile s’il en fut. Dans une France en effervescence, deux lumières pour nous guider, nous éclairer et nous transmettre l’amour de la réflexion, du savoir, de l’interrogation.

Il venait de publier son double livre sur le Franquisme et son opus sur Mussolini, se faisant de nombreux jaloux dans le monde universitaire où son succès public faisait bien des envieux. Il préparait La Baie des Anges et quittera l’enseignement quelques années après avoir été mon prof.

 

Je me souviens avec Max  Gallo d’un exposé avec Sylvie Gros, ma complice d’enfance, sur la succession de Lénine. Trotsky/Staline, le duel... Dans un exposé enlevé, nous l’avions mimé et vécu cette Russie soviétique en train de se déchirer pour l’héritage d’un pouvoir sans partage. C’était le début des «exposés» comme méthode de fond, et nous nous étions mis en scène avec passion et je dois l’avouer, un certain talent. Max Gallo avait écouté sans broncher, les étudiants applaudirent. Et lui d’intervenir : «- Quel brillant exposé. Pour la forme c’était parfait, vivant, passionnant. Quand au fond, si vous le permettez, réduire l’opposition Staline/Trotsky a un conflit quasi oedipien me parait un peu osé ! Alors je vais quand même vous donner un 13... mais je vous en supplie, ne réduisez pas le courant de l’histoire à de la psychologie de comptoir. L’histoire c’est avant tout l’analyse des faits dans leur perspective historique, pas des suppositions aléatoires sur des états d’âmes supposés. Revenez aux faits ! Mais bravo quand même ! 13, cela vous convient ?

 

Comment résister. J’avais même un ami étudiant en droit (Dominique Aubin) qui venait assister à ses cours par pur plaisir. C’était magique, de haute volée, un pur esprit brillant attaché à transmettre.

je ne l’avais plus revu jusqu’à un Festival du Livres de Nice où il était l’invité d’honneur. Académicien, ex-politicien de  gauche appelant à voter pour Sarko..Image brouillée ! Pourtant, nous avons eu l’occasion de reparler en tête à tête et je lui avais raconté l’anecdote de notre exposé sur la filiation de Lénine. Il avait souri et m’avait dit «- Finalement, ce 13, c’était un bon compromis entre l’histoire avec un grand H et votre propre histoire !». Respect !

Honneur à ces esprits éclairés. Grandeur de ce corps d’enseignants qui a formé des générations de jeunes avides de trouver des réponses à leurs interrogations.

Merci à vous tous de mener votre mission avec tant de passion !

PS : Et si vous pouvez éviter de les agresser, de les molester voire de les tuer, et un tant soit peu les respecter, vous ferez une bonne action !

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Noël : mon anniversaire !

Publié le par Bernard Oheix

Julien et Angéla, mes enfants du bonheur, ont frappé fort en cette fin d'année 2024 : une location d'un gite pour fêter Noël et mon anniversaire, en famille, dans la forêt Bressane et son brouillard à couper au couteau. En 1980, Directeur de la MJC de Bourg, je pensais changer le monde avec ces jeunes avides d'expériences et qui étaient prêts à tout pour exister et créer des évènements hors-normes. Belle époque des MJC, quand elles tenaient les quartiers et permettaient aux populations de se croiser, de se parler et de se socialiser.

Un demi-siècle plus tard, les MJC ont sombré et les quartiers s'embrasent !

Mais ces vacances dans cette ville où nous avons tant d'amis furent merveilleuses, moments de bonheur et de retrouvailles avec un passé de passions.

Et mon cadeau d'anniversaire fut à la hauteur de l'émotion qui m'étreignait : un poème de ma petite fille de 9 ans, lu devant tous le monde, sa voix fragile osant affronter les regards des neveux, cousins et amis venus devant un feu de bois pour s'aimer et fêter l'élection de Trump (heu ! je crois que je me trompe sur ce point !).

Je vous offre ce poème comme le message d'un amour de partage, pour l'incroyable magie de ce texte né dans le cerveau d'une enfant qui jongle avec les mots et fait danser les rimes.

Merci ma Lise de m'avoir offert ce moment de rêve dans un monde qui se fracture !

 

Noël

 

 

Quand on parle de Noël

On pense à Belle

Mais dehors il neige,

Et ça tourne comme un manège.

On prépare le sapin

Qu’on saupoudre

De poudre de perlimpinpin.

On entend la chorale

Qui fait partir le mal

Et vive le vent

Efface les tourments

Et les bougies

Éclaire le bonheur

Quand ça vient du cœur.

Je t’écris ce poème

Car je t’aime.

Joyeux anniversaire

Mon cher grand-père.

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