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culture

Festival de danse Les Deux Terres !

Publié le par Bernard Oheix

Issa Aimé Ouédraogo est un danseur et un chorégraphe inclassable. Originaire du Burkina Faso où il a grandi en s'initiant à la danse et à la musique, il s'est installé sur Cannes et tente de nouer des liens permanents entre les danseurs de son continent et ceux de cette France qui l'a adopté.

La Compagnie Téné qu'il a créée est l'organisatrice avec Loïc  Mollet de ce festival qui en est à sa 11ème édition et reste toujours aussi étonnant, magique, inclassable, tant le mixte de ses deux cultures reste l'âme fondatrice d'une démarche qui tend à abolir les frontières des différences pour celles des qui réunissent les coeurs.

Et cette 11ème édition, soutenue par la ville de Cannes, a tenu toutes les promesses d'un monde meilleur où le partage gomme les différences !

C'est en ce vendredi 3 juillet que le bal a été lancé par un buffet offert par des bénévoles où les palais pouvaient s'ouvrir aux goûts d'une nourriture mixant les saveurs des 2 continents :succulent !

Le Festival s'est alors ouvert sur un solo contemporain Peut-être demain d'Issa Aimé Ouédraogo interprété par Patricia Lionel. Une femme battue se révolte contre l'oppression de son homme et se libère de ses peurs en s'inventant une nouvelle vie. Magnifique et poignant.

On enchainera avec un des bijoux de ce festival. Andy Scott Ngoua dans Le souffle de mémoire. Des hommes et des femmes doivent se lever pour défendre leurs droits. C'est toute la salle qu'il va emporter dans sa gestuelle libératrice pour conclure sur un univers ou avec une marionnettiste, il va se libérer de la peur de ses ombres qui le pourchassent.

Saisissant, attachant, Andy Scott vit à Bordeaux où il crée des oeuvres inclassables. À voir absolument.

Cette première partie danse s'achèvera avec la Compagnie Pieds Nus de Mouans-Sartoux dirigée par Corinne Oberdorff, un village proche de Cannes avec Pulsation(s) où un collectif amateur d'une quinzaine de jeunes vont accélérer, ralentir et suspendre le temps avec une belle énergie.

Dans la deuxième partie de la soirée, c'est la musique qui viendra nous offrir de s'évader, tout d'abord avec un groupe de Gospel dirigé par Lilly Klock et en final par le récital d'un virtuose de la Kora, M'Bady Diabaté, héritier d'une prestigieuse lignée de griots de Guinée-Bissao.

Une soirée remarquable dans tous les sens du terme avec un public complice et charmé.

Le samedi 4 juillet sera plus complexe à vivre, coincé entre un Festival de feux d'artifices et un 8ème de finale avec la France contre le Paraguay en foot-ball.

Et pourtant, les absents auront eu tort.

Entamant la soirée avec un solo de Kehila Stéphane Douan de la Cie Lafissou d'Afrik, le thème de la disparition d'enfants dans des pratiques rituelles violentes ne peut laisser indifférent. À travers les gestes hiératiques de ce danseur seul sur scène, c'est toute la violence du monde que l'on perçoit en contrepoint !

Agnès Martini, une des complices d'Issa Aimé Ouédraogo, enchainera avec 4 pièces plus classiques tenues par des élèves de son école. Magnifiques, somptueuses, un véritable moment de jouissance devant ses jeunes surdouées se dévouant à leur art dans une superbe mise en scène d'Agnès Martini.

Pour terminer la Cie Djellia avec Soundiata Keîta, va nous offrir un superbe ballet contemporain de Karim Konaté. Une vingtaine de danseuses et danseurs, dans des costumes d'époque, évoquent l'incroyable histoire de Soundiata Keîta, un roi Mandingue, chassé du pouvoir par son frère et qui reviendra à la tête de son pays pour édicter la charte du Mandé, une déclaration des droits de l'homme en 1236, 500 ans avant notre propre déclaration française.

Magique et saisissant avant le final en musique de Badeya Kadi, avec son balafon et ses percussions héritées de sa famille de griots.

Un festival qui se bat au quotidien avec des moyens dérisoires pour alimenter une culture vivante et un projet de vie en société bannissant les frontières. un groupe de danseurs et danseuses complices pour nos offrir l'espoir du rêve dans la beauté du geste.

Mais je ne peux terminer l'histoire de ce festival sans parler de son volet expositions. Dans la salle annexe du Miramar, 3 artistes de talent viennent nous proposer leur regard sur un monde qui se déchire et tentent de garder la mémoire de la beauté.

Nathalie Sternalski avec des photos qui renvoient à l'étrangeté du monde. Un travail saisissant sur le regard et la perception d'une réalité transformée.

Éloïse Mendez travaille la matière et la transforme. De la pierre au raku, du métal à la douceur de ces formes qui se déchirent, elle propose d'affronter les contraires pour créer un mouvement universel.

Zack Herr Mann à travers ses tableaux, explore tous les mondes du possible de la nuit dans laquelle Linda Cluster, son personnage de fiction se transcende. Un artiste-peintre inclassable qui réside à Antibes.

Alors bravo à toute l'équipe du Festival des deux terres, des artistes au techniciens, des bénévoles aux danseurs, et un grand merci à Issa Aimé Ouéadrogo d'aller jusqu'au bout de ses rêves !

À l'an prochain pour une 12ème édition !

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Des rayons, des ombres et la voix des corses !

Publié le par Bernard Oheix

2 films et un concert. La passion du cinéma omniprésente et l'amour de la musique, surtout quand elle est portée par la voix d'un duo de corses enchanteurs !

C'est toujours cette passion de l'image et du son qui m'étreint et me pousse à fuir le monde réel pour me réfugier dans l'univers d'une culture sans frontières.

Et quand les horreurs de la guerre s'éteindront, il restera toujours la trace de ceux qui tentent de comprendre le monde et de le parer des atours de la beauté !

Les Rayons et les Ombres est un film de Xavier Giannoli dont les 3h15 de durée pouvait faire craindre le pire...jusqu'à le découvrir pour le meilleur.

Dans les années 40, Jean Luchaire, pacifiste convaincu, se lie d'amitié avec Otto Abetz représentant des forces occupantes et tente de trouver une voie entre les horreurs de la guerre et l'occupation Nazie qui investit un Paris étouffé sous la botte allemande.

De sa volonté sincère de trouver un juste milieu aux extrêmes que le présent lui fait subir, de son amitié avec Otto qui au fil du temps se fait gangrener  par l'autoritarisme d'un Hitler, il reste le plaisir de vivre, de consommer des boissons dans des cocktails de privilégiés, de fuir le présent pour s'inventer un rôle de médiateur dans une collaboration qu'il souhaite plus humaine.

Tuberculeux, sa fille Corinne qu'il aime passionnément atteinte elle aussi de ce mal qui les ronge, il sombre dans l'inconscience d'une vie à tout prix, fonde un journal collaborationniste, flirte avec Pétain et refuse de voir la réalité !

Jean Dujardin est éblouissant dans ce rôle complexe entre l'ambiguïté et le paroxysme et nous interroge sur le rôle que nous aurions choisi si le passé nous rattrapait pour nous infliger un choix de vie à composer.

Et les excès de la libération et de la chasse aux collabos, son exécution, viennent conclure un réquisitoire contre les facilités, toutes les facilités d'un monde qui se déchire et abandonne les individus à leurs destins funestes !

C'est un film qui nous oblige à regarder les acteurs d'une tragédie en perdition avec nos convictions et refuse de jeter la pierre sans considérer le tragique des errances humaines dominées par les passions et le désir d'exister malgré tout !

 

Dark Waters est un film de Todd Haynes, qui retrace le chemin d'un avocat, Robert Bilott, engagé, par un concours de circonstances, dans un combat contre le géant industriel De Nemours, acteur d'une pollution catastrophique, sciemment dissimulée aux habitants dévorés par le mal afin de préserver les bénéfices gigantesques d'un produit, le Téflon, révolutionnaire mais aux effets catastrophiques sur la santé.

C'est une fiction admirablement ancrée dans la réalité, une histoire vraie qui prend la dimension d'un film à suspense, où tous les travers d'un univers de profits sans foi ni lois se confronte à l'inconscience et au refus de comprendre par une clique de d'apprentis sorciers qui ne peuvent saisir le monde qu'aux forceps d'un capitalisme sauvage.

Et ce sont eux qui nous ont légué une société où le déséquilibre climatique, la pollution et tous les travers actuels d'une humanité en marche vers des frontières délétères obèrent l'espérance de vie de nos enfants et des générations à venir.

Film fascinant...mais angoissant à consommer avec modération pour garder la tête froide et un espoir d'avenir !

 

C'est à Valbonne,  charmant village accroché aux contreforts des collines au-dessus de Cannes, que le Duo Fiuminale  s'est produit dans le cadre intimiste d'une église parée de lumières et de vitraux afin de faire partager les voix d'une Corse de beauté.

Maxime Merlandi et Jean-Philippe Guissani, deux  chanteurs  qui ont partagé l'aventure de Barbara Fortuna et joué sur les scènes du monde entier ces polyphonies qui ont séduit les mélomanes, offrent un concert de proximité, une guitare et deux voix en reprenant des succès de leur répertoire, mais aussi des comptines, des ritournelles connues, tout un panorama d'une musique qui parle au coeur et dessine un monde d'amour et d'amitié.

Au-delà de ces voix qui touchent au coeur, de ces musiques qui parlent à l'universel, il y a deux êtres attentifs à nous faire partager leur amitié, leur espérance d'un bonheur de rencontre !

Et si j'ai un conseil à vous donner, si vous avez envie de toucher du doigt cette ile mystérieuse et de mieux la comprendre, précipitez-vous au concert de Fiuminale, vous sentirez les senteurs d'un maquis chargé d'amour !

Pace e Salute

 

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Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

Publié le par Bernard Oheix

C'était il y a bien longtemps, directeur de l'Évènementiel au Palais des Festivals de Cannes, j'entamai mon parcourt de fond, plus de 3000 spectacles programmés en 22 ans de carrière, avec les surprises et les coups de coeur que seule la culture peut offrir.

Anthéa Sogno était toute jeune et en train de créer sa compagnie, avec la perspective de fonder son Théâtre à Monaco.

Elle était une femme de passion dévorée par l'amour des textes et le jeu de scène qui la transportait dans ses mondes imaginaires où elle jonglait avec le temps !

C'était il y a si longtemps... quand les chemins de la vie nous réservent tant de surprises et que l'espace semble se réduire à un but final, conquérir le public et l'ouvrir à des horizons nouveaux !

Mais le temps a passé...

Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

C'est quand j'ai vu que Andrée-Claire Liège, la présidente de l'Association Culturelle du Val de Siagne programmait, parmi tant de nouveautés, une certaine Anthéa Sogno dans un Sacha Guitry intime, que les souvenirs sont remontés à la lisière de ma conscience, chargés du parfum de ces années folles où tout était possible dans le culture quand la passion était présente !

Ce lieu atypique géré par des bénévoles attachés à faire vivre l'arrière pays d'une ville de Cannes flamboyante (j'y avais retrouvé Louise Doutreligne et Jean Luc  Paliès dans l'excellent La cabanne de l'architecte il y a 2 mois) et une bénédiction pour ceux qui aiment encore le vent de la créativité.

Et je m'étais promis de venir à la rencontre de mon passé afin de retrouver cette Anthéa que j'avais perdue de vue.

Bien m'en a pris !

Sacha Guitry, né en 1885 à Saint-Pétersbourg, va créer 136 pièces de théâtre et tourner 36 longs-métrages avant de décéder en 1957 à l'âge de 72 ans

Flamboyant séducteur aux multiples femmes stars de la scène (5 épouses légitimes dont Yvonne Printemps et Jacqueline Delubac et d'innombrables maitresses) avait épousé, mais sans la marier, une sixième compagne : sa secrétaire Françoise  Choisel, qui pendant 32 années, lui offrit ses services, sa patience, son talent pour retranscrire les jaillissements d'un cerveau en perpétuelle ébullition et immortaliser sur sa machine à écrire, la fièvre effrénée d'un homme dévoré par ses créations.

C'est une vie dans son ombre qu'elle conclut en écrivant ses propres mémoires (sous impulsion de Sacha lui-même !) afin d'immortaliser la facette d'un Guitry hors du cercle des lumières et des ovations de ses salles de spectacles où il créait  sans cesse l'évènement.

Anthéa Sogno c'est inspiré de ses mémoires pour camper un Guitry qui traverse le temps.

Seule en scène, elle passe de Françoise Choisel à Sacha Guitry avec sobriété et brio. Émouvante, ironique, transmetteuse d'un personnage de légende qui illumina ce siècle de toutes les tragédies, des 2 guerres mondiales aux crises économiques, de l'accusation injuste dans son cas, d'une collaboration avec les nazis, avant de renaître de ses cendres lavé de tout soupçons.

Dans un décor minimaliste mais chatoyant, à base de rouge et de lumières, Anthéa jongle avec les personnages et dévoile cet amour de la scène et du texte qui l'a toujours sublimé. Elle nous permet de renouer avec les pages d'une histoires prestigieuse, celle d'un monde de culture traversant les épreuves et réactualisant l'histoire des hommes et femmes qui ont forgé l'identité d'une culture de la France ouverte sur le monde.

Et le public ne s'y est pas trompé, l'acclamant en une belle et émouvante ovation bien méritée !

Anthéa Sogno a crée et gère le Théâtre des Muses à Monaco depuis près de 25 ans. Elle s'est entourée d'une équipe de passionnés et produit des spectacles ancrés dans cette culture des textes et des personnages qui ont illuminé les scènes du monde.

Elle est un vecteur d'intelligence et de mémoire et son théâtre un lieu de rendez-vous pour ceux qui veulent vibrer aux accents d'une voix enchanteresse.

Merci à toi Anthéa et que vive le spectacle !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

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En attendant mieux !

Publié le par Bernard Oheix

Quelques petits (gros) problèmes de mon ordinateur m'imposent de prendre un peu de temps avant de vous parler de l'excellence des films qui tentent de lutter contre la médiocrité ambiante, la déraison des dirigeants du monde et l'intolérable situation que nous vivons !

Et pourtant, du génie des hommes de culture naissent des oeuvres fortes, des sujets passionnants qui nous transportent dans le monde des idées, si riche en regard des balbutiements d'une classe politique atone, des extrémismes qui se déchainent en roue libre et du sentiment d'expropriation que l'homme et la femme vivent dans leur chair.

Oui, il existe encore des passeurs de rêves, des fabricants d'harmonie et des forgeurs d'une société où l'amour, la fidélité et leur contraire sont des étalons d'une société en marche !

Mais à l'heure où des élections vont faire valser la raison dans les troubles des abysses de la déraison, portons encore et toujours, pour tous ceux que l'on aime, l'espoir d'un sursaut de l'intelligence devant les excès de l'incohérence et de l'abjection.

Croyons encore, tant que nous le pouvons, au pouvoir de la clairvoyance sur l'ignominie de ceux qui nous mèneront à la perte de nos valeurs fondamentales !

Oui, l'amour se mérite et la haine se subit...

À vous de jouer dans les court des grands, ceux qui lèvent leurs yeux vers un horizon de beauté.

Et peut-être que notre salut viendra du refus de la bêtise et d'une fraternité à retrouver entre les hommes et femmes de bonne volonté.

L'avenir (si proche) nous le dira !

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La Cabanne de l'Architecte

Publié le par Bernard Oheix

Il y a bien longtemps que je n'avais revu mes amis, Louise Doutreligne et Jean-Luc Palies. Elle, autrice et actrice, lui, metteur en scène et acteur, tous les deux créateurs fusionnels dans l'âme, d'univers passionnants et fascinants. J'avais accueilli plusieurs de leurs créations à Cannes dont le Vienne 1913 dans les années 2000, mais le temps s'écoule trop vite et depuis quelques années, le silence régnait.

Quand j'ai reçu un mail de leur part pour la nouvelle année, me signalant qu'ils jouaient leur dernière création à la Roquette, à l'Association Culturelle du Val de Siagne et qu'ils espéraient notre présence, je n'ai pas répondu...mais j'avais le coeur battant d'imaginer leur surprise de nous y voir et rien ne m'aurait empêché de m'y rendre afin de renouer ce lien que le temps avait distendu !

Bien m'en a pris, la soirée fut au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer, prouvant à l'évidence que le génie ne s'érode pas au fil du temps qui passe !

La Cabanne de l'Architecte

La Cabane de l'Architecte est un texte écrit par Louise Doutreligne suite à sa rencontre avec un homme qui est bien le Robertino que Le Corbusier va prendre sous son aile en lui insufflant son amour de l'architecture et son refus des normes. C'est passionnant,  les acteurs, Louise et Jean-Luc en tête, accompagnés d'une Mandine Guillaume remarquable et d'Oscar Clark avec sa jeunesse révoltée, jonglent avec les personnages en intervertissant les rôles, inscrivent une lecture d'un Le Corbusier aux facettes multiples, tracent une voie sinueuse entre le désir et la passion d'un homme qui voyait le monde au prisme de ses visions désincarnées qu'il transformait en réalité de béton et de fer !

Dans un décor sobre mais exigeant, (bravo à la technique et au régisseur), ils évoluent comme aimantés par les paroles d'un être hors du commun qui saura marquer son époque de sa vision transgressive.

Il y a dans le théâtre de ce couple de créateurs, l'intelligence d'une perception d'un monde qui n'est pas figé, l'espoir d'un avenir meilleur quand les rêves guident les pas de ceux qui osent regarder l'avenir avec des yeux d'enfants.

 

La Cabanne de l'Architecte

Heureux de se retrouver dans ce paradis de La Roquette des Alpes Maritimes, dans l'aile cachée d'une prestigieuse cité des Festivals.

l'Association Culturelle du Val de Siagne qui les programmait après avoir vu le spectacle dans le Off d'Avignon, est une association d'extra-terrestres. Dans ce village perché sur les contreforts de Cannes, une superbe structure a été érigée est confiée a l'experte Andrée-Claire Liège, une femme géniale comme la culture en a besoin. Chaque saison est composée des trésors du Off Avignonnais, devant un public de fidèles conquis par la beauté du lieu et la qualité des programmations, permettant ainsi de  donner une chance à plein d'artistes émergeants ainsi qu'à des créateurs non-conventionnels qui labourent la terre des idées comme nos deux magiciens de la soirée.

Et quand la Présidente, qui était dans la confidence de notre venue, mais avait joué le jeu en taisant notre présence à Louise et Jean-Luc, nous a invité à partager le repas des artistes (concocté par elle et son mari et qui fut délicieux), dans sa magnifique maison, nous avons pris le temps de vivre une soirée inoubliable, dans le bonheur de retrouvailles, dans une ambiance festive et chaleureuse, dans l'harmonie d'un moment hors du temps, quand les coeurs accrochent des chandelles aux yeux des présents à l'unisson.

Merci chère Andrée-Claire de ton travail, de ta passion, et de la réussite qui prouve à l'évidence, que derrière les paillettes et les ors, la culture peut aussi être un trait d'union entre les femmes et les hommes qui osent regarder l'horizon afin d'y dessiner un avenir meilleur !

Et rendez-vous le 7 mars pour le spectacle d'Anthéa Sogno, Sacha Guitry intime, présenté par l'association du Val de Siagne.

Merci à Louise Doutreligne et à Jean-Luc Palies de continuer à porter un regard si neuf sur les vieux habits d'un monde balbutiant !

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Un lendemain soir de Gala

Publié le par Bernard Oheix

Les chemins de la culture sont pavés d'étranges objets parfois indéfinissables. Je ne sais pas ce que j'attendais d'une soirée où Vincent Dedienne nous invitait à partager son amour de la chanson. C'est Sophie Dupont, mon amie et directrice de la programmation qui m'avait conseillé de venir découvrir cet OVNI en la salle de La Licorne à La Bocca et bien m'en a prit tant je suis resté ébloui par cette performance hors norme, ce spectacle indéfinissable aux relents d'un amour des mots ceint d'un humour caustique !

Je n'ai pas regretté de plonger dans l'inconnu sur les pas de ce personnage qui chemine avec sérénité hors des sentiers battus.

La soirée avait commencé avec une chanteuse, Laurette Lalande, seule en scène, s'accompagnant d'une musique enregistrée, pour une demi heure magnifique ou la finesse de sa voix se conjuguait à l'intelligence de ses mots.

Belle découverte dans une première partie d'un spectacle à découvrir.

Sans transition, Vincent Dedienne entrait en scène pour un show de plus d'une heure !

On connait cet acteur humoriste, ce chroniqueur à la télé sur Canal + et  Quotidien. Il obtiendra à 2 reprises un Molière de l'Humour pour son One Man Show "S'il se passe quelque chose" à l'humour grinçant et décapant et pour la reprise d'Un Chapeau de paille d'Italie.

Mais en cette soirée du 16 novembre c'est avec un micro et un orchestre qu'il allait nous emporter sur les rives de l'amour et de l'humour !

Sa voix s'impose d'entrée. 3 musiciens l'accompagnent, une "batteuse", un guitariste et un pianiste. Un écran au dessus de sa tête va rythmer le concert en introduisant des images renvoyant au thèmes qu'ils développent.

Après 3 chansons où sa voix porte des textes incisifs, il va tenter de nous dérider par des séquences d'humour, toujours justes, caustiques, renvoyant au passé et à la situation présente d'un monde qui manque d'harmonie.

La soirée va donc se partager entre ces 3 univers, la voix du chanteur sur la musique du groupe, l'image comme lien avec la réalité et des séquences d'humour pour émailler de rires son talent de chanteur.

 

Soirée formidable, surprenante, sur le fil tendu de l'émotion, de la passion et de la tendresse que des rires viennent soulager.

Si j'ai un conseil à vous donner, allez voir Vincent Dedienne dans "Un Lendemain de Gala". Vous serez saisi comme toute cette salle qui lui offrit une standing ovation et plusieurs rappels.

C'était la 5ème fois qu'il jouait ce spectacle...et ce ne sera pas la dernière tant sont talent multiforme fait exploser les barrières et ouvrent des perspectives à cet homme hors du commun.

Merci Vincent Dedienne pour cette soirée de partage et d'émotions !

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Inconnu à cette adresse

Publié le par Bernard Oheix

Dimanche 9 novembre 2025. Sophie Dupond, mon amie et directrice au Palais des Festivals est sur son 31 avec son équipe pour recevoir le millier de spectateurs venus remplir la salle Debussy pour assister à une pièce qu'elle a visionnée sur Paris et qui l'a subjuguée !

Elle nous a conviés à ce spectacle, et c'est dans le noir que nous entendons la voix douce de notre fils annonçant que le spectacle va commencer. En effet, c'est Julien Oheix qui est le responsable de cette tournée et guide Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon sur les routes de France, devant des publics enthousiastes.

Et Jean-Pierre Darroussin peut alors entrer sur scène et s'installer à son bureau et nous regarder dans les yeux !

Inconnu à cette adresse

Un homme écrit une lettre à son ami qui a décidé de quitter son asile américain pour          retourner vivre en Allemagne avec sa famille. L'un est juif, l'autre non. On est en 1932 et les 2 complices vont échanger des missives qui renvoient à la réalité de ce qui se déroule dans ce pays où un être de sang est en train de s'imposer, un Adolphe qui porte l'espoir d'un peuple blessé qui tente de retrouver  son honneur et des certitudes.

C'est au long de ces lettres lues comme en écho de leur échange épistolaire que la réalité si crûe va s'imposer et briser ce lien d'amitié qui les unissait. 

Comment le juif  américain subit-il les nouvelles effroyables qui lui arrivent, montrant cette montée de l'antisémitisme débouchant sur l'horreur absolue ? Comment plongé dans ce maelstrom, l'allemand honnête et ouvert, ami d'un juif, devient l'acteur d'une horreur que nul ne peut ignorer, dans un climat de terreur et de délation qui ôtent toute possibilité à la raison de s'immiscer dans le déroulement d'un drame effroyable.

Ce texte fascinant, à la mise en scène luxuriante, contrastant avec la sobriété des acteurs, dans un silence sépulcral, nous renvoie aux interrogations du jour sur le racisme et à la situation du monde et des puissants.

Il est troublant de penser que c'est en 1938 qu'une femme américaine d'origine allemande à écrit ce texte. Kathrine Kressmann Taylor, née en 1903 à Portland, vivra jusqu'en 1996 traversant tout le siècle, léguant à la postérité le cauchemar d'une existence plongée dans le chaos.                                                                                         

C'est un chef d'oeuvre que nous offre les 2 comédiens extraordinaires de sobriété dans une mise en scène fascinante de Jérémie Lippman où les couleurs du noir et du rouge peignent un tableau d'apocalypse : celle d'une histoire qui balbutie et trouve un nouveau terrain d'horreur en ces années sombres que nous vivons.

Comment ne pas penser à la réalité actuelle dans cette peinture d'une époque révolue !

Si ce spectacle ne truste pas les Molières à la prochaine cérémonie, alors nous pourrons penser que rien n'a changé dans le monde de l'ignoble !

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dans le grenier de ma mémoire !

Publié le par Bernard Oheix

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Linge Sale... une pièce de théâtre de mon ami Régis Braun dans lequel il avait entrainé mon double féminin au zénith de ce que je pouvais imaginer !

Il n'est pas toujours bon de retrouver les traces de ces années de folie qui m'ont porté à la direction des évènements cannois et de s'apercevoir que la frontière entre le bon goût et le grotesque est bien fragile... mais j'ai aimé ces défis que certains me lançaient et je ne regrette rien. Régis, ami et homme de théâtre, m'avait proposé de jouer dans cette pièce et d'y camper un homme se travestissant en femme... Banco !

Le résultat c'est que j'ai toujours cette perruque que je viens de retrouver au fond d'un carton et que je me suis pointé ce matin chez mon ami Stéphane, le photographe de Cannes La Bocca et que nous avons bien rit... tout comme le public de l'époque à la vue d'un directeur avec sa robe en train de laver le linge sale en famille !

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Un moment de grâce et un concert de légende... Juliette Gréco, pour une de ses dernières prestations sur la scène du Palais des Festivals. Inoubliable dans la vie d'un programmateur.

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

Arno, chanteur belge sur la terrasse du restaurant jouxtant ma maison... une affaire qui avait bien duré et se termina par un concert de légende !

L'affaire avait bien mal commencé. Après l'avoir découvert dans un festival, ce chanteur à la voix éraillée et à la personnalité hors-norme, avait accepté de se produire à Cannes au Théâtre Palais Croisette. Las, au dernier moment, pour une raison technique de sonorisation non adaptée, il décida d'annuler son concert. C'est la seule fois en 22 ans de carrière, que je me suis retrouvé dans un hall, juché sur une table, en train de m'égosiller pour avertir le public nombreux que le concert était annulé.

Je dois dire que nous avions une responsabilité partagée dans cet échec, un nouveau régisseur de mon équipe qui n'avait pas pris la mesure de ses exigences. Je suis monté sur Paris pour voir son tourneur et faire amende honorable en proposant une nouvelle date au Palais des Festivals. Banco !

Las, 2 semaines avant le concert, je reçus un appel de son agent : "-Monsieur Oheix, qu'elle est la pire nouvelle que je peux vous annoncer ?". Rebelote, mais cette fois-ci, le décès brutal de la mère de son batteur et l'annulation de toute la tournée étaient bien un cas de force majeure !

Renégociation, et fixation d'une nouvelle date pour la saison d'après, dans la salle de La Licorne à La Bocca, en face de chez moi. Angoisse du jamais deux sans trois !

Le jour dit, nous sommes installés dans la salle, tous les deux, en train de papoter et de rire de ce passé bien chargé de nos relations, pendant que les techniciens de la lumière et du son font les essais rituels. Il est 19h30 et l'heure du concert s'approche quand soudain, black-out dans la salle. Dans le noir, j'entends sa voix rocailleuse exhaler un : "-Non, cela ne va pas recommencer, pas cette fois-ci !".

Bon, la lumière est revenue après 30 mn d'une panne généralisée dans le quartier et il a fait son concert, magique, avec la certitude que nous l'avions bien mérité !

Ce soir-là, après le show nous avons mangé et bu à satiété, nous avons célébré la fin d'une aventure qui durait depuis 4 ans et j'ai très bien dormi, avec la satisfaction du devoir accompli ! Et le concert fut magique !

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

mon complice de toujours, Riccardo Caramella, grand pianiste italien avec qui nous avons partagé tant d'évènements et de soirées arrosées du nectar de l'amitié.

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

Et pour finir ce bref rappel de bribes de souvenirs, cet étrange maison nichée à Buenos Aires qui semblait nous inviter à partager la déraison d'un peuple attachant où nous avons déroulé des heures merveilleuses dans les sons langoureux d'un tango de la vie !

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Entre deux terres !

Publié le par Bernard Oheix

Entre deux terres !

Issa Aimé Ouédraogo est un chorégraphe Burkinabé qui vit en France, à Cannes. Passionné, toujours à l'affût, avec sa complice Agnès Martini, elle-même chorégraphe et responsable d'une école de danse à Puget sur Argens, il laboure les terres vierges d'une danse qui épouse les deux continents et met en valeur le corps et l'esprit des danseurs. C'est dans cet esprit qu'il a créé ce Festival des Deux Terres il y a 10 ans et que nous allons, pendant deux jours, nous emplir les yeux d'une liberté que cette double culture enrichit.

C'est sous le parrainage de Souleymane Badolo, son père spirituel, grand danseur et chorégraphe venu tout spécialement des États-Unis où il réside, que cet anniversaire va se dérouler dans l'enchantement d'un mouvement libre de toutes contraintes en invitant le spectateur à se libérer des torpeurs actuelles !

Le vendredi 4 juillet, l'ouverture s'effectuera par le vernissage de deux expositions de Nathalie Sternalski et Sylvain Renault. Nathalie travaille ses photos avec des procédés hérités du XIXème siècle, des flous et balayages qui mettent en valeur le mouvement. Sylvain, lui, évoque des attitudes en noir et blanc résonnant avec des musiques...

les deux auteurs font honneur à une recherche entre le mouvement et le son figés par l'objectif !

Puis, le rideau s'ouvrira pour 3 ballets. Le 1er de la compagnie Vis ta danse "À l'eau, Allo, Halo" porte sur le thème des liens mouvants entre les 2 continents, sur des histoires partagées, des séparations et des retrouvailles...une jeune compagnie magnifique en symbiose avec l'idée directrice du Festival.

Le 2ème d'Eva Figueras, explore les diverses facettes d'une danse flamenca libérée de tous ses corsets. Respecter les codes pour les enfreindre dans la liberté.

Le 3ème "La Valise" sera une création d'Agnès Martini avec Aimé en soliste sur le thème de la mémoire et de ce qui reste quand l'esprit se libère. Un création passionnante malheureusement entachée par quelques problèmes techniques mais qui devrait aboutir avec le temps !

Et c'est en musique, avec une nouvelle expérience de Badou Mandiang, Ethnosonic, que cette soirée se terminera, dans le son chaloupé d'une musique africaine qui vient rencontrer des instruments de percussions, comme un chant à la diversité porté par la voix grave de Badou Mandiang ! Un projet qui doit encore s'affiner mais chargé de promesses.

Le 2ème jour, le jeune ballet d'Agnès Martini va explorer toute une gamme d'émotions autour de la fragilité de la liberté. Porté par des danseurs et danseuses juvéniles, magnifiques, avec en exergue, un solo d'une gamine de 10 ans qui va nous éblouir de sa grâce et de son tempérament !

Puis, Ange Aoussou viendra nous percuter d'un solo fascinant. Une femme en contrepied de la plastique traditionnelle d'une danseuse, dans un short blanc, un casque de tissu sur la tête, va nous permettre de nous évader avec elle sur les chemins de traverse d'un ruban immaculé qui sépare la scène. L'incroyable magie d'une interprète qui échappe à toutes normes et vous autorise à entrer dans son univers si particulier. À voir et à revoir !

Et pour conclure ce festival du mouvement, Aimé Ouédraogo va reprendre une pièce que son parrain Souleymane Badolo avait créé pour lui. Solo de solo est un voyage personnel où même le mouvement entre en résonance avec sa vie, son expérience et cette culture qu'il a ancrée dans son corps. Dans le clair obscur de la scène, les muscles roulent sous la peau, les yeux percent l'obscurité et les mouvements du corps improvisent un hymne à la vie qui parle à tout le monde. Éblouissant.

Et le Festival des deux terres se terminera dans une fête musicale que le groupe Kalbass offrira au public pour célébrer la fusion des corps, des sons, de l'image et la nécessité de rêver à un monde meilleur !

 

 Et voilà donc une superbe édition 2025 qui s'achève. Aimé Ouédraoggo a porté avec Agnès Martini, l'espoir d'un geste libre, sans frontières. Nous attendrons donc la prochaine édition avec l'impatience de ceux qui savent que derrière le mystère, se cache des vérités essentielles, que la vie est mouvement et que le temps se façonne à l'aune de nos rêves !

Bravo à toute l'équipe du Festival, les chorégraphes, les danseurs et danseuses, les bénévoles, Loïc, Jacqueline et tous les autres, les techniciens et le personnel de la salle.

Les images restent gravées et ne s'effaceront pas de sitôt !

Souleymane Badolo, tu peux être fier de ton fils spirituel ! Vive la vie, vive la danse !

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Le Cirque Phénix

Publié le par Bernard Oheix

Le Cirque Phénix

L'univers du cirque Phénix avec Cirkafrika, les Étoiles du cirque d'Éthiopie, est une plongée incroyable dans un univers décalé, entre la musique interprétée en live et le mouvement perpétuel d'une trentaine de femmes et d'hommes jonglant avec les limites de la physique, entre la prouesse et la beauté d'un geste libéré de la pesanteur et reculant la frontière du possible jusqu'à l'extrême du concevable !

C'est un spectacle à vivre en famille avec la certitude de toucher à la grâce d'une porte ouverte sur l'infini !

Que ce soit dans des numéros traditionnels, sur un fil, en jonglant, sur des patins à roulettes, dans des corps à corps, un antipodiste de magie, dans les airs  où les artistes se déploient avec naturel en défiant les lois de l'équilibre, les numéros s'enchaînent en rythme, sans temps morts, toujours à la frontière de l'indicible, dans le swing d'une musique qui transporte et les voix des 2 chanteuses sublimant les efforts des circassiens.

Il y a aussi les danses qui viennent souligner l'unité du groupe et permettent des césures afin de préparer la scène aux numéros qui s'enchainent avec brio.

Même les rares loupés deviennent des éléments du spectacle, les artistes recommençant jusqu'à la perfection, laissant le spectateur en haleine, ébloui de tant de virtuosité.

J'ai eu le privilège de programmer beaucoup de cirques modernes, mais là, on entre dans un autre monde, quand la perfection se fait dans le bonheur de ces jeunes qui évoluent avec un sens du tempo qui embarque la salle suspendue à leurs prouesses.

Le bonheur est dans la salle et à l'heure où tant de haine se répand au fil des déclarations de nos dirigeants, ces artistes à la peau d'ébène, au corps façonnés par les répétitions, à la volonté de fer d'atteindre l'excellence nous prouvent, une fois de plus, que l'humanité du coeur et de la passion peuvent encore exprimer le bonheur du partage.

Bravo à l'équipe de l'évènementiel du Palais des Festivals et à Sophie Dupont sa directrice qui montre par l'excellence de ses choix, que les portes d'un avenir meilleur peuvent encore s'ouvrir !

Et que vive le Cirque Africa d'Éthiopie et son message d'harmonie !

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