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2 Films et deux coups de coeur : From Gaza with Love et Tatami !

Publié le par Bernard Oheix

Dans cette période délétère, quand toutes nos certitudes volent en éclats, il reste des moments de grâce que le temps ne peut effacer. C'est l'Art (et le 7ème en particulier !) qui peut encore éclairer d'un rayon notre quotidien et donner un sens à nos interrogations.

Deux films superbes, branchés sur cette agonie des temps modernes, nous le confirment encore, comme si l'avenir pouvait encore s'ancrer sur les vestiges du passé.

C'est deux films sont : Tatami, généré par la complicité entre une Iranienne (Zar Amir Ebrahimi) et Guy Nativ, un réalisateur Israélien. Le second est une oeuvre collective, produit d'une alchimie entre des individus et des acteurs de ce monde en déliquescence et qui tourne dans des salles, hors du système, et son titre, From Gaza with love, nous invite à plonger dans ce monde qui nous cerne et s'invite  quotidiennement sur nos écrans pour des informations qui jonglent avec l'horreur !

Tatami est un film en noir et blanc de 2023. il s'inspire de l'histoire vraie de Saied Mollaei qui, champion Iranien en titre de judo, en 2019, ne jouera pas sa finale devant un combattant Israélien et n'obtient que la médaille de bronze sans être monté sur le tatami pour l'affronter !

En noir et blanc, transposée chez les féminines, le film nous conte l'histoire de Leila Hosseini et de son entraineuse Maryam Ghanbari, qui au championnat du monde de Tbilissi, visent la victoire et la médaille d'or. C'était sans compter sur les despotes du régime qui ne peuvent accepter l'hypothèse d'une défaite devant la concurrente Israélienne et exigent qu'elle déclare forfait en simulant une blessure.

Mais la passion du sport et de le goût enivrant de la victoire, et le sentiment d'un sacrilège dans cette volonté de refuser d'affronter ses adversaires ne pourra que la pousser à transgresser les ordres reçus.

Derrière ce tatami, c'est la vie de sa famille qui est en jeu, le sort de ses parents. Mais le sport et la rage de vaincre vont l'emporter après bien des vicissitudes et une crise entre son entraineuse paniquée et ses propres peurs.

C'est une ode à la Liberté, au courage et au refus de sombrer dans l'anonymat des sans espoirs. Le sport offre bien cette lucarne qui peut encore dessiner un destin de vie qui permet de rêver d'un monde meilleur !

Bravo au tandem de réalisation du film, une Iranienne et un juif, qui prouvent que les barrières peuvent s'évanouir devant les certitudes d'une humanité qui pose des interrogations et refuse la loi de ceux qui les transgressent en leur imposant leur vérité !

Un film à voir dont vous sortirez éblouis et en haleine !

Vive le cinéma et le sport, non à la guerre et aux croyances vaines !

From Gaza vith Love, est un OFNI, Objet Filmique Non Identifié, produit et réalisé par Charles Villa, journaliste interdit de séjour à Gaza, et son complice Suhail Nassar, un Gazaoui vivant dans l'enfer d'une ville subissant d'atroces bombardements, et qui s'est donné la mission de filmer avec son portable les enfants de Gaza comme un rayon d'espoir.

Le film enchaîne ces séquences produites par le choc des images dépeignant l'atrocité de la guerre et le merveilleux du sourire et des larmes d'enfants qui survivent envers et malgré tout à l'enfer déclenché par les israéliens sur leur territoire.

Suhail correspond avec son complice français par messages et vidéos et dévoile la réalité de leur vie, le manque de subsistance, l'écroulement de leur habitat dans des rituels parfaitement composés par l'agresseur, la disparition de toutes les certitudes et l'espoir malgré tout d'un sourire enfantin, du pleur d'une petite fille qui refuse de fuir, aux larmes d'un garçon qui peut enfin dévorer une friandise.

Aucune atrocité commise ne peut justifier celle qui est en train de se vivre, et la disparition sous les gravas d'une institutrice, mentor de Suhail, des parents et des amis, les drones incessants qui ronronnent leur litanie en déversant leur messages mortuaires sont une réalité que nous touchons du doigt grâce à la connivence des échanges entre Charles Villa et Suhail Nassar.

Ce film n'ayant pas de distributeur, a été présenté par un des membres de la production, dans une séance spéciale au Cinéum de Cannes. C'est Karim Laudanski, un des producteurs de cet incroyable témoignage, qui s'est chargé de l'opération, les journaux l'ayant ignoré. Ce Cannois d'origine, a réussi l'exploit de remplir une salle et de nous faire partager des émotions, qui loin d'un documentaire classique, nous a emporté dans un monde de réalité et d'atrocité sans précédent.

Bravo à toute l'équipe de nous permettre de mieux comprendre ce qui se dissimule derrière des mots pour, par l'image, nous faire entrer dans le monde de la réalité d'un conflit qui heurte les lois les plus élémentaires de l'humanité.

Cet OFNI est un chef d'oeuvre et il est urgent et indispensable de donner un écho à Suhail Nassar et à Charles Villa qui tentent de panser les plaies du monde en les dévoilant. Les soutenir en visionnant le film, c'est aussi un moyen de calmer les aigreurs de l'horreur de cette guerre innommable !

Il sera bientôt disponible sur Youtube, gratuit et sans publicité, encore une manière de nous empêcher de dire "on ne savait pas".

 

À voir et à revoir !

 

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Des rayons, des ombres et la voix des corses !

Publié le par Bernard Oheix

2 films et un concert. La passion du cinéma omniprésente et l'amour de la musique, surtout quand elle est portée par la voix d'un duo de corses enchanteurs !

C'est toujours cette passion de l'image et du son qui m'étreint et me pousse à fuir le monde réel pour me réfugier dans l'univers d'une culture sans frontières.

Et quand les horreurs de la guerre s'éteindront, il restera toujours la trace de ceux qui tentent de comprendre le monde et de le parer des atours de la beauté !

Les Rayons et les Ombres est un film de Xavier Giannoli dont les 3h15 de durée pouvait faire craindre le pire...jusqu'à le découvrir pour le meilleur.

Dans les années 40, Jean Luchaire, pacifiste convaincu, se lie d'amitié avec Otto Abetz représentant des forces occupantes et tente de trouver une voie entre les horreurs de la guerre et l'occupation Nazie qui investit un Paris étouffé sous la botte allemande.

De sa volonté sincère de trouver un juste milieu aux extrêmes que le présent lui fait subir, de son amitié avec Otto qui au fil du temps se fait gangrener  par l'autoritarisme d'un Hitler, il reste le plaisir de vivre, de consommer des boissons dans des cocktails de privilégiés, de fuir le présent pour s'inventer un rôle de médiateur dans une collaboration qu'il souhaite plus humaine.

Tuberculeux, sa fille Corinne qu'il aime passionnément atteinte elle aussi de ce mal qui les ronge, il sombre dans l'inconscience d'une vie à tout prix, fonde un journal collaborationniste, flirte avec Pétain et refuse de voir la réalité !

Jean Dujardin est éblouissant dans ce rôle complexe entre l'ambiguïté et le paroxysme et nous interroge sur le rôle que nous aurions choisi si le passé nous rattrapait pour nous infliger un choix de vie à composer.

Et les excès de la libération et de la chasse aux collabos, son exécution, viennent conclure un réquisitoire contre les facilités, toutes les facilités d'un monde qui se déchire et abandonne les individus à leurs destins funestes !

C'est un film qui nous oblige à regarder les acteurs d'une tragédie en perdition avec nos convictions et refuse de jeter la pierre sans considérer le tragique des errances humaines dominées par les passions et le désir d'exister malgré tout !

 

Dark Waters est un film de Todd Haynes, qui retrace le chemin d'un avocat, Robert Bilott, engagé, par un concours de circonstances, dans un combat contre le géant industriel De Nemours, acteur d'une pollution catastrophique, sciemment dissimulée aux habitants dévorés par le mal afin de préserver les bénéfices gigantesques d'un produit, le Téflon, révolutionnaire mais aux effets catastrophiques sur la santé.

C'est une fiction admirablement ancrée dans la réalité, une histoire vraie qui prend la dimension d'un film à suspense, où tous les travers d'un univers de profits sans foi ni lois se confronte à l'inconscience et au refus de comprendre par une clique de d'apprentis sorciers qui ne peuvent saisir le monde qu'aux forceps d'un capitalisme sauvage.

Et ce sont eux qui nous ont légué une société où le déséquilibre climatique, la pollution et tous les travers actuels d'une humanité en marche vers des frontières délétères obèrent l'espérance de vie de nos enfants et des générations à venir.

Film fascinant...mais angoissant à consommer avec modération pour garder la tête froide et un espoir d'avenir !

 

C'est à Valbonne,  charmant village accroché aux contreforts des collines au-dessus de Cannes, que le Duo Fiuminale  s'est produit dans le cadre intimiste d'une église parée de lumières et de vitraux afin de faire partager les voix d'une Corse de beauté.

Maxime Merlandi et Jean-Philippe Guissani, deux  chanteurs  qui ont partagé l'aventure de Barbara Fortuna et joué sur les scènes du monde entier ces polyphonies qui ont séduit les mélomanes, offrent un concert de proximité, une guitare et deux voix en reprenant des succès de leur répertoire, mais aussi des comptines, des ritournelles connues, tout un panorama d'une musique qui parle au coeur et dessine un monde d'amour et d'amitié.

Au-delà de ces voix qui touchent au coeur, de ces musiques qui parlent à l'universel, il y a deux êtres attentifs à nous faire partager leur amitié, leur espérance d'un bonheur de rencontre !

Et si j'ai un conseil à vous donner, si vous avez envie de toucher du doigt cette ile mystérieuse et de mieux la comprendre, précipitez-vous au concert de Fiuminale, vous sentirez les senteurs d'un maquis chargé d'amour !

Pace e Salute

 

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Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

Publié le par Bernard Oheix

C'était il y a bien longtemps, directeur de l'Évènementiel au Palais des Festivals de Cannes, j'entamai mon parcourt de fond, plus de 3000 spectacles programmés en 22 ans de carrière, avec les surprises et les coups de coeur que seule la culture peut offrir.

Anthéa Sogno était toute jeune et en train de créer sa compagnie, avec la perspective de fonder son Théâtre à Monaco.

Elle était une femme de passion dévorée par l'amour des textes et le jeu de scène qui la transportait dans ses mondes imaginaires où elle jonglait avec le temps !

C'était il y a si longtemps... quand les chemins de la vie nous réservent tant de surprises et que l'espace semble se réduire à un but final, conquérir le public et l'ouvrir à des horizons nouveaux !

Mais le temps a passé...

Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

C'est quand j'ai vu que Andrée-Claire Liège, la présidente de l'Association Culturelle du Val de Siagne programmait, parmi tant de nouveautés, une certaine Anthéa Sogno dans un Sacha Guitry intime, que les souvenirs sont remontés à la lisière de ma conscience, chargés du parfum de ces années folles où tout était possible dans le culture quand la passion était présente !

Ce lieu atypique géré par des bénévoles attachés à faire vivre l'arrière pays d'une ville de Cannes flamboyante (j'y avais retrouvé Louise Doutreligne et Jean Luc  Paliès dans l'excellent La cabanne de l'architecte il y a 2 mois) et une bénédiction pour ceux qui aiment encore le vent de la créativité.

Et je m'étais promis de venir à la rencontre de mon passé afin de retrouver cette Anthéa que j'avais perdue de vue.

Bien m'en a pris !

Sacha Guitry, né en 1885 à Saint-Pétersbourg, va créer 136 pièces de théâtre et tourner 36 longs-métrages avant de décéder en 1957 à l'âge de 72 ans

Flamboyant séducteur aux multiples femmes stars de la scène (5 épouses légitimes dont Yvonne Printemps et Jacqueline Delubac et d'innombrables maitresses) avait épousé, mais sans la marier, une sixième compagne : sa secrétaire Françoise  Choisel, qui pendant 32 années, lui offrit ses services, sa patience, son talent pour retranscrire les jaillissements d'un cerveau en perpétuelle ébullition et immortaliser sur sa machine à écrire, la fièvre effrénée d'un homme dévoré par ses créations.

C'est une vie dans son ombre qu'elle conclut en écrivant ses propres mémoires (sous impulsion de Sacha lui-même !) afin d'immortaliser la facette d'un Guitry hors du cercle des lumières et des ovations de ses salles de spectacles où il créait  sans cesse l'évènement.

Anthéa Sogno c'est inspiré de ses mémoires pour camper un Guitry qui traverse le temps.

Seule en scène, elle passe de Françoise Choisel à Sacha Guitry avec sobriété et brio. Émouvante, ironique, transmetteuse d'un personnage de légende qui illumina ce siècle de toutes les tragédies, des 2 guerres mondiales aux crises économiques, de l'accusation injuste dans son cas, d'une collaboration avec les nazis, avant de renaître de ses cendres lavé de tout soupçons.

Dans un décor minimaliste mais chatoyant, à base de rouge et de lumières, Anthéa jongle avec les personnages et dévoile cet amour de la scène et du texte qui l'a toujours sublimé. Elle nous permet de renouer avec les pages d'une histoires prestigieuse, celle d'un monde de culture traversant les épreuves et réactualisant l'histoire des hommes et femmes qui ont forgé l'identité d'une culture de la France ouverte sur le monde.

Et le public ne s'y est pas trompé, l'acclamant en une belle et émouvante ovation bien méritée !

Anthéa Sogno a crée et gère le Théâtre des Muses à Monaco depuis près de 25 ans. Elle s'est entourée d'une équipe de passionnés et produit des spectacles ancrés dans cette culture des textes et des personnages qui ont illuminé les scènes du monde.

Elle est un vecteur d'intelligence et de mémoire et son théâtre un lieu de rendez-vous pour ceux qui veulent vibrer aux accents d'une voix enchanteresse.

Merci à toi Anthéa et que vive le spectacle !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

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En attendant mieux !

Publié le par Bernard Oheix

Quelques petits (gros) problèmes de mon ordinateur m'imposent de prendre un peu de temps avant de vous parler de l'excellence des films qui tentent de lutter contre la médiocrité ambiante, la déraison des dirigeants du monde et l'intolérable situation que nous vivons !

Et pourtant, du génie des hommes de culture naissent des oeuvres fortes, des sujets passionnants qui nous transportent dans le monde des idées, si riche en regard des balbutiements d'une classe politique atone, des extrémismes qui se déchainent en roue libre et du sentiment d'expropriation que l'homme et la femme vivent dans leur chair.

Oui, il existe encore des passeurs de rêves, des fabricants d'harmonie et des forgeurs d'une société où l'amour, la fidélité et leur contraire sont des étalons d'une société en marche !

Mais à l'heure où des élections vont faire valser la raison dans les troubles des abysses de la déraison, portons encore et toujours, pour tous ceux que l'on aime, l'espoir d'un sursaut de l'intelligence devant les excès de l'incohérence et de l'abjection.

Croyons encore, tant que nous le pouvons, au pouvoir de la clairvoyance sur l'ignominie de ceux qui nous mèneront à la perte de nos valeurs fondamentales !

Oui, l'amour se mérite et la haine se subit...

À vous de jouer dans les court des grands, ceux qui lèvent leurs yeux vers un horizon de beauté.

Et peut-être que notre salut viendra du refus de la bêtise et d'une fraternité à retrouver entre les hommes et femmes de bonne volonté.

L'avenir (si proche) nous le dira !

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À toi, ma Sophie !

Publié le par Bernard Oheix

C'est Agnès, la cadette, dont le premier job fut d'être une voiturière zélée que j'avais embauchée pour convoyer les stars qui nous a conviés  aux agapes des 60 ans de Sophie Dupont. La famille et quelques amis proches dont nous, associés à ce moment important d'une vie, quand l'horloge du temps se met à battre avec l'horizon d'une retraite comme un phare qui illumine l'avenir.

Il faut dire que Sophie est la soeur que je n'ai jamais eu, mais que j'ai trouvé sur les chemins escarpés qui m'ont mené sur les marches du Palais des Festivals de Cannes.

Elle a été, à partir de 1991 de tous mes combats jusqu'à devenir cette adjointe sans qui il m'aurait été impossible de tenir 22 ans à la Direction de L'Évènementiel. Elle a été mon souffle, une moitié de moi-même, jusqu'à mon départ en 2012 où elle prouva toute sa valeur, maintenant à la force de sa ténacité et de son talent une culture bien malmenée par les temps modernes.

Sophie Dupont, l'émotion de partager ce moment de ta vie avec toute la tendresse de quelqu'un qui se souvient de ce qu'il te doit : le partage, la fusion et la lumière éclatante de la beauté pour éclairer notre chemin de vie !

Je me devais de dire quelques mots en ton honneur, cela faisait partie du contrat moral que nous avions passé avec ta soeur. Et ces mots que j'ai lus devant tes yeux humides raisonnent encore en moi comme une mélodie qui fait remonter les images de 22 ans de partage et de communion ! J'ai aimé voir briller tes yeux et la chaleur de tes enfants, de tes amis, de tous ceux qui savent combien tu mérites cet hommage de nos coeurs !

Je vous livre ce discours comme je l'ai lu, avec la passion d'un homme envers cette soeur qu'il avait trouvé dans les méandres de ta jeunesse.

                                             Sophie Dupont

 

Quand on a vécu 4 décennies dans ce Palais des Merveilles, on n'est pas une Dupont des soupirs mais bien des sourires...ceux des centaines de milliers de spectateurs qui ont posé leur séant sur les fauteuils rouges de tes salles de spectacles en ouvrant les yeux sur les artistes innombrables qui ont parsemé tes nuits d'un rêve de culture. Car c'est bien cela ta mission: offrir un peu de bonheur dans un monde qui en manque cruellement !

Sophie Dupont, reine des nuits cannoises qui a vu passer nombre maires, directeurs généraux, adjoints à la culture mais reste comme un capitaine à la barre d'un vaisseau flamboyant.

J'ai eu le privilège d'étre à tes côtés pendant 20 ans...mais tu n'avais besoin de personne pour t'accomplir et être toi-même. Encore qu'une équipe soudée de collaboratrices et collaborateurs est bien nécessaire et indispensable pour mener à bien ce gigantesque chantier d'un Palais ouvert sur le monde !

Tu es Sophie Dupont, mais au-delà de ces hommages bien mérités tu es avant tout notre amie, une femme d'exception.

J'ai eu du mal à écrire ce mot tant les adjectifs se bousculaient sous mon stylo, alors je te le déclare : reste toi-même, notre Sophie Dupont. Et quand l'heure de la retraite sonnera, n'ai pas peur, il y a une vie après la vie professionnelle, celle d'une femme qui aura accomplit sa mission et dont Léo et Juliette pourront être fiers et dire : c'était notre maman à nous, et c'était une femme extraordinaire !

Bises à toi Sophie de la part de tous ceux qui ont eu le privilège de t'accompagner sur un bout de ce chemin qui t'a mené vers la sérénité. On a 60 ans qu'une fois mais il reste du temps pour goûter à l'existence avec le regard comblé de ceux qui ont marqué le destin de leur sceau indélébile.

Il y a des moments de grâce dans la vie et celui-ci en est un auquel je tiens tout particulièrement. J'ai replongé dans des pans de ma vie qui affleurent et me portent à continuer de rêver à un monde meilleur.

Merci Sophie Dupont d'avoir été là pour moi et pour partager des idéaux qui honorent les vertus d'une culture ouverte sur le monde !

À toi pour toujours !

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Un discours de plus !

Publié le par Bernard Oheix

On est en 1986 et je débarque de Bourg en Bresse où j'avais dirigé la MJC et mené mon projet d'Agence Artistique des MJC : La Belle Bleue !

Las, les réalités du monde réel vont bien au-delà des désirs et c'est sur un échec cuisant que je décide (sous la pression de mon épouse Corse), de réintégrer les rives de la Méditerranée !

Et c'est à la Maison pour tous des Campelières à la confluence du Cannet-Rocheville et de Mougins que je débarque, là où une présidente, Lyliane Marco, m'a vu débouler, des rêves de revanche plein la tête !

Et pendant 3 années, ce fut le bonheur, tous les deux unis dans un couple de travail que rien ne pouvait arrêter !

Je suis parti trop vite pour rejoindre comme directeur-adjoint, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Cannes sous la direction de René Corbier, puis j'ai plongé grâce à Michel Mouillot dans le grand bain du Palais des Festivals comme directeur de l'évènementiel...   mais ceci est une autre histoire !

Chère Lyliane Marco

Salut à toi mon ex-présidente...heu, ma toujours présidente dans le coeur !

Comment ne pas se souvenir d'une reine des Campelières ouverte sur le monde de la culture et des idées, ton sourire à voir débouler un olibrius nommé Bernard Oheix, d'embarquer dans des rêves circassiens, des bagouts d'une Nuit de la Tchatche, de poser la première pierre d'une salle de sports, ou mieux, de devenir l'impératrice d'un carnaval de Venise où tu rayonnas dans ta grande collerette de Princesse...

Oui, nous avons été complices et heureux d'insuffler un peu de culture dans un monde qui en manque cruellement...

Et le temps a passé.

Tony, ton mari attentionné, (qui n'a qu'un seul défaut à mes yeux, celui de me battre trop souvent à la belote), t'a aménagé un petit paradis dans ce coin sauvage accroché aux collines de Mouans-Sartoux, Karine et Marion, vos filles si tendres à vos côtés et vos petites filles qui ont grandi en devenant des femmes magnifiques.

Et le temps qui s'écoule toujours !

Alors oui, aujourd'hui, à l'âge vénérable qui est le tien (Mais rassure-toi, on est quelques uns à survivre dans ta foulée), même si le temps nous est compté, chaque jour qui passe est une victoire pour continuer de rêver.

Nous sommes vivants, des promesses d'avenir et un passé de richesse accroché à ces heures qui défilent.

Thérèse et moi te déclarons notre amitié éternelle et la conviction que tu es notre présidente à jamais.

Nous avons eu de la chance de faire un bout de chemin à tes côtés.

Vive Lyliane Marco

Vive l'amitié et l'amour

Bernard et Thérèse Oheix

Le temps c'est écoulé, mais nos liens ne se sont jamais effacés.

Et quand Karine , leur fille, nous a invités à fêter avec un groupe d'amis les 80 ans de Lyliane, nous avons été émus et le passé est remonté à la surface, toujours aussi présent, toujours aussi magique...

Et j'ai même vu en te lisant mon discours, l'émotion faire briller tes yeux.

Et j'en été fier, tant tu as compté dans ma vie comme j'ai compté pour toi !

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La Cabanne de l'Architecte

Publié le par Bernard Oheix

Il y a bien longtemps que je n'avais revu mes amis, Louise Doutreligne et Jean-Luc Palies. Elle, autrice et actrice, lui, metteur en scène et acteur, tous les deux créateurs fusionnels dans l'âme, d'univers passionnants et fascinants. J'avais accueilli plusieurs de leurs créations à Cannes dont le Vienne 1913 dans les années 2000, mais le temps s'écoule trop vite et depuis quelques années, le silence régnait.

Quand j'ai reçu un mail de leur part pour la nouvelle année, me signalant qu'ils jouaient leur dernière création à la Roquette, à l'Association Culturelle du Val de Siagne et qu'ils espéraient notre présence, je n'ai pas répondu...mais j'avais le coeur battant d'imaginer leur surprise de nous y voir et rien ne m'aurait empêché de m'y rendre afin de renouer ce lien que le temps avait distendu !

Bien m'en a pris, la soirée fut au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer, prouvant à l'évidence que le génie ne s'érode pas au fil du temps qui passe !

La Cabanne de l'Architecte

La Cabane de l'Architecte est un texte écrit par Louise Doutreligne suite à sa rencontre avec un homme qui est bien le Robertino que Le Corbusier va prendre sous son aile en lui insufflant son amour de l'architecture et son refus des normes. C'est passionnant,  les acteurs, Louise et Jean-Luc en tête, accompagnés d'une Mandine Guillaume remarquable et d'Oscar Clark avec sa jeunesse révoltée, jonglent avec les personnages en intervertissant les rôles, inscrivent une lecture d'un Le Corbusier aux facettes multiples, tracent une voie sinueuse entre le désir et la passion d'un homme qui voyait le monde au prisme de ses visions désincarnées qu'il transformait en réalité de béton et de fer !

Dans un décor sobre mais exigeant, (bravo à la technique et au régisseur), ils évoluent comme aimantés par les paroles d'un être hors du commun qui saura marquer son époque de sa vision transgressive.

Il y a dans le théâtre de ce couple de créateurs, l'intelligence d'une perception d'un monde qui n'est pas figé, l'espoir d'un avenir meilleur quand les rêves guident les pas de ceux qui osent regarder l'avenir avec des yeux d'enfants.

 

La Cabanne de l'Architecte

Heureux de se retrouver dans ce paradis de La Roquette des Alpes Maritimes, dans l'aile cachée d'une prestigieuse cité des Festivals.

l'Association Culturelle du Val de Siagne qui les programmait après avoir vu le spectacle dans le Off d'Avignon, est une association d'extra-terrestres. Dans ce village perché sur les contreforts de Cannes, une superbe structure a été érigée est confiée a l'experte Andrée-Claire Liège, une femme géniale comme la culture en a besoin. Chaque saison est composée des trésors du Off Avignonnais, devant un public de fidèles conquis par la beauté du lieu et la qualité des programmations, permettant ainsi de  donner une chance à plein d'artistes émergeants ainsi qu'à des créateurs non-conventionnels qui labourent la terre des idées comme nos deux magiciens de la soirée.

Et quand la Présidente, qui était dans la confidence de notre venue, mais avait joué le jeu en taisant notre présence à Louise et Jean-Luc, nous a invité à partager le repas des artistes (concocté par elle et son mari et qui fut délicieux), dans sa magnifique maison, nous avons pris le temps de vivre une soirée inoubliable, dans le bonheur de retrouvailles, dans une ambiance festive et chaleureuse, dans l'harmonie d'un moment hors du temps, quand les coeurs accrochent des chandelles aux yeux des présents à l'unisson.

Merci chère Andrée-Claire de ton travail, de ta passion, et de la réussite qui prouve à l'évidence, que derrière les paillettes et les ors, la culture peut aussi être un trait d'union entre les femmes et les hommes qui osent regarder l'horizon afin d'y dessiner un avenir meilleur !

Et rendez-vous le 7 mars pour le spectacle d'Anthéa Sogno, Sacha Guitry intime, présenté par l'association du Val de Siagne.

Merci à Louise Doutreligne et à Jean-Luc Palies de continuer à porter un regard si neuf sur les vieux habits d'un monde balbutiant !

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Une Nouvelle Année ?

Publié le par Bernard Oheix

En cette période festive, nous avons même le privilège d'oublier le monde vacillant qui nous entoure ! L'occasion pour moi de me rappeler à mes devoirs, c'est à dire à la nécessité de plonger dans la grande bleue afin d'offrir à mes amis mon corps d'éphèbe affrontant les rigueurs d'un début d'année particulièrement complexe à décrypter.

Voilà, c'est une chose faite même si pour la première fois, c'est avec un bonnet que je me suis plongé dans une eau presque glacée !

En voici la preuve !

mon message pour 2026 est des plus clairs ! Que nous réserve la pléiade de dirigeants fous qui ont pris le pouvoir à l'échelle de notre planète...pour en savoir plus, espérons que mon bain en janvier 2027 y apportera des réponses positives !

mon message pour 2026 est des plus clairs ! Que nous réserve la pléiade de dirigeants fous qui ont pris le pouvoir à l'échelle de notre planète...pour en savoir plus, espérons que mon bain en janvier 2027 y apportera des réponses positives !

Pour quitter cette année 2025, quoi de plus fascinant et ludique que d'assister au spectacle Bollywood présenté par la Palais des Festivals. La directrice Sophie Dupont, une nouvelle fois, a su nous convaincre en nous proposant cette plongée dans un monde de danse, de paillettes et d'humour. Un vrai délice pour les yeux et les oreilles et une performance pour les danseuses et danseurs qui nous ont embarqués dans leur univers de dérisions.

Il faut noter l'extrême précision de leurs chorégraphies et l'ensemble de la troupe de danseurs est a féliciter pour cette immersion dans un monde inconnu qui nous fascine au fil de leur présentation.

La photo de famille sur le tapis rouge, un moment de grâce intemporel !

La photo de famille sur le tapis rouge, un moment de grâce intemporel !

Et pour conclure, nous avons assisté à minuit, au feu d'artifice organisé par la Ville de Cannes ! Si tout avait été parfait jusque là, il faut bien avouer que ce misérable feu, tiré de 2 barges, sans imagination et sans génie, achèvera une année 2025 bien médiocre !

Comment la Ville du Festival du Film et du Festival des Feux d'Artifices a-t-elle pu commettre ce crime contre le bon goût ! Assurément le plus mauvais feu que j'ai vu dans cette rade magique d'une Croisette qui avait perdu un peu de sa magie en cette occasion ratée !

Mais bon, cela nous a rappelé que le monde n'est pas parfait, s'il en fallait une preuve de plus !

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Après la voix d'Hind Rajab, le visage de Fatima Hossouna !

Publié le par Bernard Oheix

Après l'incroyable film de Kaouther Ben Hania dont je vous parlais dans le précédent article, le film de Sepideh Farsi, "Put your soul on your hand and walk", vient nous donner un coup de massue et rendre l'atrocité de ce qui se déroule à Gaza palpable jusqu'aux tréfonds de nos consciences.

Ce film promut par Attaç 06, le Mouvement pour la paix et Amnesty International vient achever le panorama sanglant d'un conflit interminable. Après une intervention maladroite de la Ville de Cannes qui a empêché sa projection une première fois, le 13 novembre, créant un amalgame malheureux et tellement loin de l'humanité de ce chef d'oeuvre qui ouvre les consciences, c'est donc ce vendredi 12 décembre, à l'Olympia, qu'il faut féliciter pour son courage, que le film fut enfin projeté.

Et l'on ne sort pas indemne de la vision de ce beau visage de Fatem condamnée par la loi des hommes qui entretiennent une guerre sans merci au mépris d'une population asservie à leurs lois mortifères !

Sepideh Farsi, refoulée de l'Iran, errant dans un monde qui n'est plus le sien, crée un contact par vidéo avec une Gazouie, Fatima (Fatem) Hassouna, et elles vont échanger par le biais de ce téléphone au jour le jour, jusqu'au dénouement tragique de la vie de Fatem.

Ce film documentaire est une fiction apocalyptique qui vous tient en haleine et vous embarque sans retour possible sur les traces du sourire éclatant de cette jeune femme qui s'accroche à son pays et rêve de lendemains de paix.

Elle dévoile son monde intérieur en montrant, grâce à la vidéo de son portable, la réalité de l'enfer qu'elle subit. Bombardements incessants, immeubles qui brûlent, populations affamées, et malgré tout, ce beau sourire d'une femme qui s'accroche à la vie.

La réalisatrice reprend le contact malgré les coupures de réseaux, le bruit des bombes au lointain, et échange avec cette soeur de douleurs.

Ce film est une composition visuelle improbable éclairée par le sourire d'une femme qui suspend sa vie entre les désastres qui la cernent. Malgré l'atrocité de ce que nous vivons à travers ses yeux, elle nous donne une leçon incroyable de courage, se permet même de rêver et d'espérer en des temps meilleurs où la paix offrirait des lendemains qui chantent.

Il est indispensable de le voir, non pour prendre partie et trouver des boucs émissaires, mais bien pour saisir la réalité de ceux qui vivent sous un manteau des bombes et cherchent un sens à leurs existences dévastées.

Et pour conclure le film, Sépideh Farsi annonce à son âme-soeur que le film est sélectionné au Festival de Cannes en mai 2025... joie incroyable dans le sourire de Fatem, enchantement de celle qui, à travers les yeux de la réalisatrice, va parler au monde, aux autres et exister dans la paix de ceux qui visionneront ce film confortablement installés sur leurs coussins rouges d'une ville en paix.

Las ! le film se termine alors sur un drame réel. Fatem, le lendemain de cette nouvelle, va subir un bombardement ciblé, au 3ème étage de son immeuble, une frappe délibérée destinée à la faire taire et à lui ôter toute possibilité de voir son rêve devenir une réalité.

Monstruosité de la haine en marche qui efface l'espoir !

Bravo à toutes les équipes techniques qui ont érigé ce film en mémoire des femmes et hommes qui subissent les affres des guerres meurtrières qui asservissent les populations civiles.

Bravo aux sélectionneurs d'Acid, qui ont sélectionné ce film et lui ont donné l'opportunité de venir percuter les cinéphiles à la recherche de fictions rassurantes !

Bravo à Sépideh Farsi pour avoir mis en image le quotidien dramatique d'une vie tronquée et de lui avoir donné une dimension quasiment mystique : la réalité va bien au delà d'une fiction !

Bravo à tous les membres des associations, qui, par leur acharnement, permettent à ce film d'être projeté et de rencontrer son public en le marquant à jamais de l'indicible dimension de ces guerres qui parsèment le monde et sont décidées par des hommes qui ont oublié leur humanité !

Et enfin et surtout, bravo à Fatem Hossouna de ramener à la conscience  ceux qui oublient que derrière le bruit des canons, il y a le sourire perdu de femmes de pères et d'enfants dont les rires et cris sont effacés par le fracas des bombes !

Merci et il est urgent de visionner ce film, Put your soul and your hand and walk pour qu'un frémissement d'humanité fasse trembler la loi des tortionnaires !

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La Voix d'Hind Rajab dans le coeur !

Publié le par Bernard Oheix

Il y a des manifestations que l'on aime. Cet autre festival de Cannes, se déroulant en automne et visant les jeunes et les cinéphiles, en est un exemple. J'ai eu le privilège de recréer ce festival avec Jean-Pierre Magnan et quelques autres nostalgiques des RIFJ (Rencontres Internationales Films et Jeunesse) et de le diriger pendant 3 éditions. Puis régulièrement invité dans le jury (je me souviens d'une année avec Nilda Fernandez) jusqu'à ce que l'on m'efface des tablettes dans l'ombre d'une retraite où l'on a gommé mon histoire !

Qu'importe, le cinéma me tient au coeur et je plonge avec délice dans cette salle de La Licorne accueillant 12 films, payant mes places, et heureux de vivre en cette année de sortie de mon livre sur un cinéphile Cannois même si, comme d'ordinaire, je ne suis point invité aux cérémonies d'ouverture et de clôture et aux débats sur le cinéma !

Qu'importe, les 24 images seconde enchantent ma mélodie personnelle et me parlent au coeur !

Et en cette année 2025, quand le bruit des canons et l'horreur des guerres nous interpellent à chaque moment de la journée, c'est de Gaza que nous arrive ce drame incroyable dans un film qui restera gravé comme un chef d'oeuvre absolu du cinéma.

Une petite fille est reliée par un téléphone a une équipe de secouristes de la Croix Rouge qui tentent de la sauver. Elle a six ans, seule survivante dans une carcasse de voiture mitraillée par un tank. Après de longues vicissitudes, l'équipe obtient un feu vert pour l'intervention d'une ambulance...mais rien ne se passera comme prévu !

Et en attendant, cette voix authentique de la petite Hind, le véritable enregistrement de ces 70 minutes à tenter de la sauver, sert de support à la colonne sonore et plonge les acteurs dans un état de sidération palpable.

Sans jamais montrer la moindre image de guerre, ce film est le plus grand plaidoyer contre l'horreur générée par un conflit où les civils sont de la chair à canon et une monnaie d'échange dans un silence étourdissant.

Cette voix désespérée résonnera longtemps en vous, comme elle continue à crier dans le silence des disparus, le nom des innocents.

Bravo à Kaouther Ben Hania, cinéaste Tunisienne pour avoir entendu cette voix d'une petite fille et réussi à en faire la porte-voix des causes désespérées dans le  fracas des bombes inhumaines.

 

Il y a eut beaucoup de très beaux films en cette édition 2025. Voici quelques pistes pour vos prochaines sorties au cinéma.

La Petite Cuisine de Medhi de Amine Adjina est une comédie douce amère sur le sort d'un jeune cuisinier algérien qui travaille dans un bistrot, coincé entre une mère possessive, une copine à qui il n'ose la présenter, et qui va s'inventer, pour son plus grand malheur, une mère de substitution. Belle performance des actrices et acteurs, rires et émotions à la clef et bonheur final en dessert !

Lady Nazca de Damien Dorsaz et le portrait authentique de Maria Reiche, une enseignante allemande qui se prend de passion pour les sites péruviens de Nazca et les traces de cette culture millénaire qui ont échappés aux fracas contemporains. C'est beau, incroyablement  tourné dans les sites authentiques et le film vous plonge dans la vie d'une femme de passions.

Furcy, né libre de Abd Al Malik et une plongée dans l'univers d'un jeune esclave qui découvre que sa mère était affranchie et donc qu'il ne peut être un esclave sur le domaine de ses propriétaires. Un film prenant, magnifiquement tourné et dans des décors magiques. Le réalisateur prouve à l'évidence que l'on peut manier les mots avec les images et que la plus belle des musique vient du coeur !

Et pour conclure, le cinéaste local de cette édition, le jeune Grassois Nathan Ambrosioni, viendra présenter sa dernière oeuvre, son 5ème film à 26 ans, une belle comédie douce amère, Les Enfants vont bien qui vous emportera entre douceur et  déchirures, sur les chemins de la vie réelle. Une femme vient déposer ses enfants chez sa soeur et disparait. Camille Cottin va devoir s'occuper des enfants en luttant contre ses démons. 

Bons films à tous et à toutes et écoutez la voix d'Hind Rajab, elle résonnera longtemps dans votre coeur !

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