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Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

Publié le par Bernard Oheix

C'était il y a bien longtemps, directeur de l'Évènementiel au Palais des Festivals de Cannes, j'entamai mon parcourt de fond, plus de 3000 spectacles programmés en 22 ans de carrière, avec les surprises et les coups de coeur que seule la culture peut offrir.

Anthéa Sogno était toute jeune et en train de créer sa compagnie, avec la perspective de fonder son Théâtre à Monaco.

Elle était une femme de passion dévorée par l'amour des textes et le jeu de scène qui la transportait dans ses mondes imaginaires où elle jonglait avec le temps !

C'était il y a si longtemps... quand les chemins de la vie nous réservent tant de surprises et que l'espace semble se réduire à un but final, conquérir le public et l'ouvrir à des horizons nouveaux !

Mais le temps a passé...

Anthéa Sogno, le théâtre en amour !

C'est quand j'ai vu que Andrée-Claire Liège, la présidente de l'Association Culturelle du Val de Siagne programmait, parmi tant de nouveautés, une certaine Anthéa Sogno dans un Sacha Guitry intime, que les souvenirs sont remontés à la lisière de ma conscience, chargés du parfum de ces années folles où tout était possible dans le culture quand la passion était présente !

Ce lieu atypique géré par des bénévoles attachés à faire vivre l'arrière pays d'une ville de Cannes flamboyante (j'y avais retrouvé Louise Doutreligne et Jean Luc  Paliès dans l'excellent La cabanne de l'architecte il y a 2 mois) et une bénédiction pour ceux qui aiment encore le vent de la créativité.

Et je m'étais promis de venir à la rencontre de mon passé afin de retrouver cette Anthéa que j'avais perdue de vue.

Bien m'en a pris !

Sacha Guitry, né en 1885 à Saint-Pétersbourg, va créer 136 pièces de théâtre et tourner 36 longs-métrages avant de décéder en 1957 à l'âge de 72 ans

Flamboyant séducteur aux multiples femmes stars de la scène (5 épouses légitimes dont Yvonne Printemps et Jacqueline Delubac et d'innombrables maitresses) avait épousé, mais sans la marier, une sixième compagne : sa secrétaire Françoise  Choisel, qui pendant 32 années, lui offrit ses services, sa patience, son talent pour retranscrire les jaillissements d'un cerveau en perpétuelle ébullition et immortaliser sur sa machine à écrire, la fièvre effrénée d'un homme dévoré par ses créations.

C'est une vie dans son ombre qu'elle conclut en écrivant ses propres mémoires (sous impulsion de Sacha lui-même !) afin d'immortaliser la facette d'un Guitry hors du cercle des lumières et des ovations de ses salles de spectacles où il créait  sans cesse l'évènement.

Anthéa Sogno c'est inspiré de ses mémoires pour camper un Guitry qui traverse le temps.

Seule en scène, elle passe de Françoise Choisel à Sacha Guitry avec sobriété et brio. Émouvante, ironique, transmetteuse d'un personnage de légende qui illumina ce siècle de toutes les tragédies, des 2 guerres mondiales aux crises économiques, de l'accusation injuste dans son cas, d'une collaboration avec les nazis, avant de renaître de ses cendres lavé de tout soupçons.

Dans un décor minimaliste mais chatoyant, à base de rouge et de lumières, Anthéa jongle avec les personnages et dévoile cet amour de la scène et du texte qui l'a toujours sublimé. Elle nous permet de renouer avec les pages d'une histoires prestigieuse, celle d'un monde de culture traversant les épreuves et réactualisant l'histoire des hommes et femmes qui ont forgé l'identité d'une culture de la France ouverte sur le monde.

Et le public ne s'y est pas trompé, l'acclamant en une belle et émouvante ovation bien méritée !

Anthéa Sogno a crée et gère le Théâtre des Muses à Monaco depuis près de 25 ans. Elle s'est entourée d'une équipe de passionnés et produit des spectacles ancrés dans cette culture des textes et des personnages qui ont illuminé les scènes du monde.

Elle est un vecteur d'intelligence et de mémoire et son théâtre un lieu de rendez-vous pour ceux qui veulent vibrer aux accents d'une voix enchanteresse.

Merci à toi Anthéa et que vive le spectacle !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

Et si j'ai un dernier conseil, rendez-vous devant le spectacle Victor Hugo, mon amour, dont elle en est à la 850ème présentation, toujours avec le même succès et le même enthousiasme !

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En attendant mieux !

Publié le par Bernard Oheix

Quelques petits (gros) problèmes de mon ordinateur m'imposent de prendre un peu de temps avant de vous parler de l'excellence des films qui tentent de lutter contre la médiocrité ambiante, la déraison des dirigeants du monde et l'intolérable situation que nous vivons !

Et pourtant, du génie des hommes de culture naissent des oeuvres fortes, des sujets passionnants qui nous transportent dans le monde des idées, si riche en regard des balbutiements d'une classe politique atone, des extrémismes qui se déchainent en roue libre et du sentiment d'expropriation que l'homme et la femme vivent dans leur chair.

Oui, il existe encore des passeurs de rêves, des fabricants d'harmonie et des forgeurs d'une société où l'amour, la fidélité et leur contraire sont des étalons d'une société en marche !

Mais à l'heure où des élections vont faire valser la raison dans les troubles des abysses de la déraison, portons encore et toujours, pour tous ceux que l'on aime, l'espoir d'un sursaut de l'intelligence devant les excès de l'incohérence et de l'abjection.

Croyons encore, tant que nous le pouvons, au pouvoir de la clairvoyance sur l'ignominie de ceux qui nous mèneront à la perte de nos valeurs fondamentales !

Oui, l'amour se mérite et la haine se subit...

À vous de jouer dans les court des grands, ceux qui lèvent leurs yeux vers un horizon de beauté.

Et peut-être que notre salut viendra du refus de la bêtise et d'une fraternité à retrouver entre les hommes et femmes de bonne volonté.

L'avenir (si proche) nous le dira !

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À toi, ma Sophie !

Publié le par Bernard Oheix

C'est Agnès, la cadette, dont le premier job fut d'être une voiturière zélée que j'avais embauchée pour convoyer les stars qui nous a conviés  aux agapes des 60 ans de Sophie Dupont. La famille et quelques amis proches dont nous, associés à ce moment important d'une vie, quand l'horloge du temps se met à battre avec l'horizon d'une retraite comme un phare qui illumine l'avenir.

Il faut dire que Sophie est la soeur que je n'ai jamais eu, mais que j'ai trouvé sur les chemins escarpés qui m'ont mené sur les marches du Palais des Festivals de Cannes.

Elle a été, à partir de 1991 de tous mes combats jusqu'à devenir cette adjointe sans qui il m'aurait été impossible de tenir 22 ans à la Direction de L'Évènementiel. Elle a été mon souffle, une moitié de moi-même, jusqu'à mon départ en 2012 où elle prouva toute sa valeur, maintenant à la force de sa ténacité et de son talent une culture bien malmenée par les temps modernes.

Sophie Dupont, l'émotion de partager ce moment de ta vie avec toute la tendresse de quelqu'un qui se souvient de ce qu'il te doit : le partage, la fusion et la lumière éclatante de la beauté pour éclairer notre chemin de vie !

Je me devais de dire quelques mots en ton honneur, cela faisait partie du contrat moral que nous avions passé avec ta soeur. Et ces mots que j'ai lus devant tes yeux humides raisonnent encore en moi comme une mélodie qui fait remonter les images de 22 ans de partage et de communion ! J'ai aimé voir briller tes yeux et la chaleur de tes enfants, de tes amis, de tous ceux qui savent combien tu mérites cet hommage de nos coeurs !

Je vous livre ce discours comme je l'ai lu, avec la passion d'un homme envers cette soeur qu'il avait trouvé dans les méandres de ta jeunesse.

                                             Sophie Dupont

 

Quand on a vécu 4 décennies dans ce Palais des Merveilles, on n'est pas une Dupont des soupirs mais bien des sourires...ceux des centaines de milliers de spectateurs qui ont posé leur séant sur les fauteuils rouges de tes salles de spectacles en ouvrant les yeux sur les artistes innombrables qui ont parsemé tes nuits d'un rêve de culture. Car c'est bien cela ta mission: offrir un peu de bonheur dans un monde qui en manque cruellement !

Sophie Dupont, reine des nuits cannoises qui a vu passer nombre maires, directeurs généraux, adjoints à la culture mais reste comme un capitaine à la barre d'un vaisseau flamboyant.

J'ai eu le privilège d'étre à tes côtés pendant 20 ans...mais tu n'avais besoin de personne pour t'accomplir et être toi-même. Encore qu'une équipe soudée de collaboratrices et collaborateurs est bien nécessaire et indispensable pour mener à bien ce gigantesque chantier d'un Palais ouvert sur le monde !

Tu es Sophie Dupont, mais au-delà de ces hommages bien mérités tu es avant tout notre amie, une femme d'exception.

J'ai eu du mal à écrire ce mot tant les adjectifs se bousculaient sous mon stylo, alors je te le déclare : reste toi-même, notre Sophie Dupont. Et quand l'heure de la retraite sonnera, n'ai pas peur, il y a une vie après la vie professionnelle, celle d'une femme qui aura accomplit sa mission et dont Léo et Juliette pourront être fiers et dire : c'était notre maman à nous, et c'était une femme extraordinaire !

Bises à toi Sophie de la part de tous ceux qui ont eu le privilège de t'accompagner sur un bout de ce chemin qui t'a mené vers la sérénité. On a 60 ans qu'une fois mais il reste du temps pour goûter à l'existence avec le regard comblé de ceux qui ont marqué le destin de leur sceau indélébile.

Il y a des moments de grâce dans la vie et celui-ci en est un auquel je tiens tout particulièrement. J'ai replongé dans des pans de ma vie qui affleurent et me portent à continuer de rêver à un monde meilleur.

Merci Sophie Dupont d'avoir été là pour moi et pour partager des idéaux qui honorent les vertus d'une culture ouverte sur le monde !

À toi pour toujours !

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Un discours de plus !

Publié le par Bernard Oheix

On est en 1986 et je débarque de Bourg en Bresse où j'avais dirigé la MJC et mené mon projet d'Agence Artistique des MJC : La Belle Bleue !

Las, les réalités du monde réel vont bien au-delà des désirs et c'est sur un échec cuisant que je décide (sous la pression de mon épouse Corse), de réintégrer les rives de la Méditerranée !

Et c'est à la Maison pour tous des Campelières à la confluence du Cannet-Rocheville et de Mougins que je débarque, là où une présidente, Lyliane Marco, m'a vu débouler, des rêves de revanche plein la tête !

Et pendant 3 années, ce fut le bonheur, tous les deux unis dans un couple de travail que rien ne pouvait arrêter !

Je suis parti trop vite pour rejoindre comme directeur-adjoint, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Cannes sous la direction de René Corbier, puis j'ai plongé grâce à Michel Mouillot dans le grand bain du Palais des Festivals comme directeur de l'évènementiel...   mais ceci est une autre histoire !

Chère Lyliane Marco

Salut à toi mon ex-présidente...heu, ma toujours présidente dans le coeur !

Comment ne pas se souvenir d'une reine des Campelières ouverte sur le monde de la culture et des idées, ton sourire à voir débouler un olibrius nommé Bernard Oheix, d'embarquer dans des rêves circassiens, des bagouts d'une Nuit de la Tchatche, de poser la première pierre d'une salle de sports, ou mieux, de devenir l'impératrice d'un carnaval de Venise où tu rayonnas dans ta grande collerette de Princesse...

Oui, nous avons été complices et heureux d'insuffler un peu de culture dans un monde qui en manque cruellement...

Et le temps a passé.

Tony, ton mari attentionné, (qui n'a qu'un seul défaut à mes yeux, celui de me battre trop souvent à la belote), t'a aménagé un petit paradis dans ce coin sauvage accroché aux collines de Mouans-Sartoux, Karine et Marion, vos filles si tendres à vos côtés et vos petites filles qui ont grandi en devenant des femmes magnifiques.

Et le temps qui s'écoule toujours !

Alors oui, aujourd'hui, à l'âge vénérable qui est le tien (Mais rassure-toi, on est quelques uns à survivre dans ta foulée), même si le temps nous est compté, chaque jour qui passe est une victoire pour continuer de rêver.

Nous sommes vivants, des promesses d'avenir et un passé de richesse accroché à ces heures qui défilent.

Thérèse et moi te déclarons notre amitié éternelle et la conviction que tu es notre présidente à jamais.

Nous avons eu de la chance de faire un bout de chemin à tes côtés.

Vive Lyliane Marco

Vive l'amitié et l'amour

Bernard et Thérèse Oheix

Le temps c'est écoulé, mais nos liens ne se sont jamais effacés.

Et quand Karine , leur fille, nous a invités à fêter avec un groupe d'amis les 80 ans de Lyliane, nous avons été émus et le passé est remonté à la surface, toujours aussi présent, toujours aussi magique...

Et j'ai même vu en te lisant mon discours, l'émotion faire briller tes yeux.

Et j'en été fier, tant tu as compté dans ma vie comme j'ai compté pour toi !

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La Cabanne de l'Architecte

Publié le par Bernard Oheix

Il y a bien longtemps que je n'avais revu mes amis, Louise Doutreligne et Jean-Luc Palies. Elle, autrice et actrice, lui, metteur en scène et acteur, tous les deux créateurs fusionnels dans l'âme, d'univers passionnants et fascinants. J'avais accueilli plusieurs de leurs créations à Cannes dont le Vienne 1913 dans les années 2000, mais le temps s'écoule trop vite et depuis quelques années, le silence régnait.

Quand j'ai reçu un mail de leur part pour la nouvelle année, me signalant qu'ils jouaient leur dernière création à la Roquette, à l'Association Culturelle du Val de Siagne et qu'ils espéraient notre présence, je n'ai pas répondu...mais j'avais le coeur battant d'imaginer leur surprise de nous y voir et rien ne m'aurait empêché de m'y rendre afin de renouer ce lien que le temps avait distendu !

Bien m'en a pris, la soirée fut au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer, prouvant à l'évidence que le génie ne s'érode pas au fil du temps qui passe !

La Cabanne de l'Architecte

La Cabane de l'Architecte est un texte écrit par Louise Doutreligne suite à sa rencontre avec un homme qui est bien le Robertino que Le Corbusier va prendre sous son aile en lui insufflant son amour de l'architecture et son refus des normes. C'est passionnant,  les acteurs, Louise et Jean-Luc en tête, accompagnés d'une Mandine Guillaume remarquable et d'Oscar Clark avec sa jeunesse révoltée, jonglent avec les personnages en intervertissant les rôles, inscrivent une lecture d'un Le Corbusier aux facettes multiples, tracent une voie sinueuse entre le désir et la passion d'un homme qui voyait le monde au prisme de ses visions désincarnées qu'il transformait en réalité de béton et de fer !

Dans un décor sobre mais exigeant, (bravo à la technique et au régisseur), ils évoluent comme aimantés par les paroles d'un être hors du commun qui saura marquer son époque de sa vision transgressive.

Il y a dans le théâtre de ce couple de créateurs, l'intelligence d'une perception d'un monde qui n'est pas figé, l'espoir d'un avenir meilleur quand les rêves guident les pas de ceux qui osent regarder l'avenir avec des yeux d'enfants.

 

La Cabanne de l'Architecte

Heureux de se retrouver dans ce paradis de La Roquette des Alpes Maritimes, dans l'aile cachée d'une prestigieuse cité des Festivals.

l'Association Culturelle du Val de Siagne qui les programmait après avoir vu le spectacle dans le Off d'Avignon, est une association d'extra-terrestres. Dans ce village perché sur les contreforts de Cannes, une superbe structure a été érigée est confiée a l'experte Andrée-Claire Liège, une femme géniale comme la culture en a besoin. Chaque saison est composée des trésors du Off Avignonnais, devant un public de fidèles conquis par la beauté du lieu et la qualité des programmations, permettant ainsi de  donner une chance à plein d'artistes émergeants ainsi qu'à des créateurs non-conventionnels qui labourent la terre des idées comme nos deux magiciens de la soirée.

Et quand la Présidente, qui était dans la confidence de notre venue, mais avait joué le jeu en taisant notre présence à Louise et Jean-Luc, nous a invité à partager le repas des artistes (concocté par elle et son mari et qui fut délicieux), dans sa magnifique maison, nous avons pris le temps de vivre une soirée inoubliable, dans le bonheur de retrouvailles, dans une ambiance festive et chaleureuse, dans l'harmonie d'un moment hors du temps, quand les coeurs accrochent des chandelles aux yeux des présents à l'unisson.

Merci chère Andrée-Claire de ton travail, de ta passion, et de la réussite qui prouve à l'évidence, que derrière les paillettes et les ors, la culture peut aussi être un trait d'union entre les femmes et les hommes qui osent regarder l'horizon afin d'y dessiner un avenir meilleur !

Et rendez-vous le 7 mars pour le spectacle d'Anthéa Sogno, Sacha Guitry intime, présenté par l'association du Val de Siagne.

Merci à Louise Doutreligne et à Jean-Luc Palies de continuer à porter un regard si neuf sur les vieux habits d'un monde balbutiant !

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Une Nouvelle Année ?

Publié le par Bernard Oheix

En cette période festive, nous avons même le privilège d'oublier le monde vacillant qui nous entoure ! L'occasion pour moi de me rappeler à mes devoirs, c'est à dire à la nécessité de plonger dans la grande bleue afin d'offrir à mes amis mon corps d'éphèbe affrontant les rigueurs d'un début d'année particulièrement complexe à décrypter.

Voilà, c'est une chose faite même si pour la première fois, c'est avec un bonnet que je me suis plongé dans une eau presque glacée !

En voici la preuve !

mon message pour 2026 est des plus clairs ! Que nous réserve la pléiade de dirigeants fous qui ont pris le pouvoir à l'échelle de notre planète...pour en savoir plus, espérons que mon bain en janvier 2027 y apportera des réponses positives !

mon message pour 2026 est des plus clairs ! Que nous réserve la pléiade de dirigeants fous qui ont pris le pouvoir à l'échelle de notre planète...pour en savoir plus, espérons que mon bain en janvier 2027 y apportera des réponses positives !

Pour quitter cette année 2025, quoi de plus fascinant et ludique que d'assister au spectacle Bollywood présenté par la Palais des Festivals. La directrice Sophie Dupont, une nouvelle fois, a su nous convaincre en nous proposant cette plongée dans un monde de danse, de paillettes et d'humour. Un vrai délice pour les yeux et les oreilles et une performance pour les danseuses et danseurs qui nous ont embarqués dans leur univers de dérisions.

Il faut noter l'extrême précision de leurs chorégraphies et l'ensemble de la troupe de danseurs est a féliciter pour cette immersion dans un monde inconnu qui nous fascine au fil de leur présentation.

La photo de famille sur le tapis rouge, un moment de grâce intemporel !

La photo de famille sur le tapis rouge, un moment de grâce intemporel !

Et pour conclure, nous avons assisté à minuit, au feu d'artifice organisé par la Ville de Cannes ! Si tout avait été parfait jusque là, il faut bien avouer que ce misérable feu, tiré de 2 barges, sans imagination et sans génie, achèvera une année 2025 bien médiocre !

Comment la Ville du Festival du Film et du Festival des Feux d'Artifices a-t-elle pu commettre ce crime contre le bon goût ! Assurément le plus mauvais feu que j'ai vu dans cette rade magique d'une Croisette qui avait perdu un peu de sa magie en cette occasion ratée !

Mais bon, cela nous a rappelé que le monde n'est pas parfait, s'il en fallait une preuve de plus !

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Après la voix d'Hind Rajab, le visage de Fatima Hossouna !

Publié le par Bernard Oheix

Après l'incroyable film de Kaouther Ben Hania dont je vous parlais dans le précédent article, le film de Sepideh Farsi, "Put your soul on your hand and walk", vient nous donner un coup de massue et rendre l'atrocité de ce qui se déroule à Gaza palpable jusqu'aux tréfonds de nos consciences.

Ce film promut par Attaç 06, le Mouvement pour la paix et Amnesty International vient achever le panorama sanglant d'un conflit interminable. Après une intervention maladroite de la Ville de Cannes qui a empêché sa projection une première fois, le 13 novembre, créant un amalgame malheureux et tellement loin de l'humanité de ce chef d'oeuvre qui ouvre les consciences, c'est donc ce vendredi 12 décembre, à l'Olympia, qu'il faut féliciter pour son courage, que le film fut enfin projeté.

Et l'on ne sort pas indemne de la vision de ce beau visage de Fatem condamnée par la loi des hommes qui entretiennent une guerre sans merci au mépris d'une population asservie à leurs lois mortifères !

Sepideh Farsi, refoulée de l'Iran, errant dans un monde qui n'est plus le sien, crée un contact par vidéo avec une Gazouie, Fatima (Fatem) Hassouna, et elles vont échanger par le biais de ce téléphone au jour le jour, jusqu'au dénouement tragique de la vie de Fatem.

Ce film documentaire est une fiction apocalyptique qui vous tient en haleine et vous embarque sans retour possible sur les traces du sourire éclatant de cette jeune femme qui s'accroche à son pays et rêve de lendemains de paix.

Elle dévoile son monde intérieur en montrant, grâce à la vidéo de son portable, la réalité de l'enfer qu'elle subit. Bombardements incessants, immeubles qui brûlent, populations affamées, et malgré tout, ce beau sourire d'une femme qui s'accroche à la vie.

La réalisatrice reprend le contact malgré les coupures de réseaux, le bruit des bombes au lointain, et échange avec cette soeur de douleurs.

Ce film est une composition visuelle improbable éclairée par le sourire d'une femme qui suspend sa vie entre les désastres qui la cernent. Malgré l'atrocité de ce que nous vivons à travers ses yeux, elle nous donne une leçon incroyable de courage, se permet même de rêver et d'espérer en des temps meilleurs où la paix offrirait des lendemains qui chantent.

Il est indispensable de le voir, non pour prendre partie et trouver des boucs émissaires, mais bien pour saisir la réalité de ceux qui vivent sous un manteau des bombes et cherchent un sens à leurs existences dévastées.

Et pour conclure le film, Sépideh Farsi annonce à son âme-soeur que le film est sélectionné au Festival de Cannes en mai 2025... joie incroyable dans le sourire de Fatem, enchantement de celle qui, à travers les yeux de la réalisatrice, va parler au monde, aux autres et exister dans la paix de ceux qui visionneront ce film confortablement installés sur leurs coussins rouges d'une ville en paix.

Las ! le film se termine alors sur un drame réel. Fatem, le lendemain de cette nouvelle, va subir un bombardement ciblé, au 3ème étage de son immeuble, une frappe délibérée destinée à la faire taire et à lui ôter toute possibilité de voir son rêve devenir une réalité.

Monstruosité de la haine en marche qui efface l'espoir !

Bravo à toutes les équipes techniques qui ont érigé ce film en mémoire des femmes et hommes qui subissent les affres des guerres meurtrières qui asservissent les populations civiles.

Bravo aux sélectionneurs d'Acid, qui ont sélectionné ce film et lui ont donné l'opportunité de venir percuter les cinéphiles à la recherche de fictions rassurantes !

Bravo à Sépideh Farsi pour avoir mis en image le quotidien dramatique d'une vie tronquée et de lui avoir donné une dimension quasiment mystique : la réalité va bien au delà d'une fiction !

Bravo à tous les membres des associations, qui, par leur acharnement, permettent à ce film d'être projeté et de rencontrer son public en le marquant à jamais de l'indicible dimension de ces guerres qui parsèment le monde et sont décidées par des hommes qui ont oublié leur humanité !

Et enfin et surtout, bravo à Fatem Hossouna de ramener à la conscience  ceux qui oublient que derrière le bruit des canons, il y a le sourire perdu de femmes de pères et d'enfants dont les rires et cris sont effacés par le fracas des bombes !

Merci et il est urgent de visionner ce film, Put your soul and your hand and walk pour qu'un frémissement d'humanité fasse trembler la loi des tortionnaires !

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La Voix d'Hind Rajab dans le coeur !

Publié le par Bernard Oheix

Il y a des manifestations que l'on aime. Cet autre festival de Cannes, se déroulant en automne et visant les jeunes et les cinéphiles, en est un exemple. J'ai eu le privilège de recréer ce festival avec Jean-Pierre Magnan et quelques autres nostalgiques des RIFJ (Rencontres Internationales Films et Jeunesse) et de le diriger pendant 3 éditions. Puis régulièrement invité dans le jury (je me souviens d'une année avec Nilda Fernandez) jusqu'à ce que l'on m'efface des tablettes dans l'ombre d'une retraite où l'on a gommé mon histoire !

Qu'importe, le cinéma me tient au coeur et je plonge avec délice dans cette salle de La Licorne accueillant 12 films, payant mes places, et heureux de vivre en cette année de sortie de mon livre sur un cinéphile Cannois même si, comme d'ordinaire, je ne suis point invité aux cérémonies d'ouverture et de clôture et aux débats sur le cinéma !

Qu'importe, les 24 images seconde enchantent ma mélodie personnelle et me parlent au coeur !

Et en cette année 2025, quand le bruit des canons et l'horreur des guerres nous interpellent à chaque moment de la journée, c'est de Gaza que nous arrive ce drame incroyable dans un film qui restera gravé comme un chef d'oeuvre absolu du cinéma.

Une petite fille est reliée par un téléphone a une équipe de secouristes de la Croix Rouge qui tentent de la sauver. Elle a six ans, seule survivante dans une carcasse de voiture mitraillée par un tank. Après de longues vicissitudes, l'équipe obtient un feu vert pour l'intervention d'une ambulance...mais rien ne se passera comme prévu !

Et en attendant, cette voix authentique de la petite Hind, le véritable enregistrement de ces 70 minutes à tenter de la sauver, sert de support à la colonne sonore et plonge les acteurs dans un état de sidération palpable.

Sans jamais montrer la moindre image de guerre, ce film est le plus grand plaidoyer contre l'horreur générée par un conflit où les civils sont de la chair à canon et une monnaie d'échange dans un silence étourdissant.

Cette voix désespérée résonnera longtemps en vous, comme elle continue à crier dans le silence des disparus, le nom des innocents.

Bravo à Kaouther Ben Hania, cinéaste Tunisienne pour avoir entendu cette voix d'une petite fille et réussi à en faire la porte-voix des causes désespérées dans le  fracas des bombes inhumaines.

 

Il y a eut beaucoup de très beaux films en cette édition 2025. Voici quelques pistes pour vos prochaines sorties au cinéma.

La Petite Cuisine de Medhi de Amine Adjina est une comédie douce amère sur le sort d'un jeune cuisinier algérien qui travaille dans un bistrot, coincé entre une mère possessive, une copine à qui il n'ose la présenter, et qui va s'inventer, pour son plus grand malheur, une mère de substitution. Belle performance des actrices et acteurs, rires et émotions à la clef et bonheur final en dessert !

Lady Nazca de Damien Dorsaz et le portrait authentique de Maria Reiche, une enseignante allemande qui se prend de passion pour les sites péruviens de Nazca et les traces de cette culture millénaire qui ont échappés aux fracas contemporains. C'est beau, incroyablement  tourné dans les sites authentiques et le film vous plonge dans la vie d'une femme de passions.

Furcy, né libre de Abd Al Malik et une plongée dans l'univers d'un jeune esclave qui découvre que sa mère était affranchie et donc qu'il ne peut être un esclave sur le domaine de ses propriétaires. Un film prenant, magnifiquement tourné et dans des décors magiques. Le réalisateur prouve à l'évidence que l'on peut manier les mots avec les images et que la plus belle des musique vient du coeur !

Et pour conclure, le cinéaste local de cette édition, le jeune Grassois Nathan Ambrosioni, viendra présenter sa dernière oeuvre, son 5ème film à 26 ans, une belle comédie douce amère, Les Enfants vont bien qui vous emportera entre douceur et  déchirures, sur les chemins de la vie réelle. Une femme vient déposer ses enfants chez sa soeur et disparait. Camille Cottin va devoir s'occuper des enfants en luttant contre ses démons. 

Bons films à tous et à toutes et écoutez la voix d'Hind Rajab, elle résonnera longtemps dans votre coeur !

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Un lendemain soir de Gala

Publié le par Bernard Oheix

Les chemins de la culture sont pavés d'étranges objets parfois indéfinissables. Je ne sais pas ce que j'attendais d'une soirée où Vincent Dedienne nous invitait à partager son amour de la chanson. C'est Sophie Dupont, mon amie et directrice de la programmation qui m'avait conseillé de venir découvrir cet OVNI en la salle de La Licorne à La Bocca et bien m'en a prit tant je suis resté ébloui par cette performance hors norme, ce spectacle indéfinissable aux relents d'un amour des mots ceint d'un humour caustique !

Je n'ai pas regretté de plonger dans l'inconnu sur les pas de ce personnage qui chemine avec sérénité hors des sentiers battus.

La soirée avait commencé avec une chanteuse, Laurette Lalande, seule en scène, s'accompagnant d'une musique enregistrée, pour une demi heure magnifique ou la finesse de sa voix se conjuguait à l'intelligence de ses mots.

Belle découverte dans une première partie d'un spectacle à découvrir.

Sans transition, Vincent Dedienne entrait en scène pour un show de plus d'une heure !

On connait cet acteur humoriste, ce chroniqueur à la télé sur Canal + et  Quotidien. Il obtiendra à 2 reprises un Molière de l'Humour pour son One Man Show "S'il se passe quelque chose" à l'humour grinçant et décapant et pour la reprise d'Un Chapeau de paille d'Italie.

Mais en cette soirée du 16 novembre c'est avec un micro et un orchestre qu'il allait nous emporter sur les rives de l'amour et de l'humour !

Sa voix s'impose d'entrée. 3 musiciens l'accompagnent, une "batteuse", un guitariste et un pianiste. Un écran au dessus de sa tête va rythmer le concert en introduisant des images renvoyant au thèmes qu'ils développent.

Après 3 chansons où sa voix porte des textes incisifs, il va tenter de nous dérider par des séquences d'humour, toujours justes, caustiques, renvoyant au passé et à la situation présente d'un monde qui manque d'harmonie.

La soirée va donc se partager entre ces 3 univers, la voix du chanteur sur la musique du groupe, l'image comme lien avec la réalité et des séquences d'humour pour émailler de rires son talent de chanteur.

 

Soirée formidable, surprenante, sur le fil tendu de l'émotion, de la passion et de la tendresse que des rires viennent soulager.

Si j'ai un conseil à vous donner, allez voir Vincent Dedienne dans "Un Lendemain de Gala". Vous serez saisi comme toute cette salle qui lui offrit une standing ovation et plusieurs rappels.

C'était la 5ème fois qu'il jouait ce spectacle...et ce ne sera pas la dernière tant sont talent multiforme fait exploser les barrières et ouvrent des perspectives à cet homme hors du commun.

Merci Vincent Dedienne pour cette soirée de partage et d'émotions !

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Inconnu à cette adresse

Publié le par Bernard Oheix

Dimanche 9 novembre 2025. Sophie Dupond, mon amie et directrice au Palais des Festivals est sur son 31 avec son équipe pour recevoir le millier de spectateurs venus remplir la salle Debussy pour assister à une pièce qu'elle a visionnée sur Paris et qui l'a subjuguée !

Elle nous a conviés à ce spectacle, et c'est dans le noir que nous entendons la voix douce de notre fils annonçant que le spectacle va commencer. En effet, c'est Julien Oheix qui est le responsable de cette tournée et guide Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon sur les routes de France, devant des publics enthousiastes.

Et Jean-Pierre Darroussin peut alors entrer sur scène et s'installer à son bureau et nous regarder dans les yeux !

Inconnu à cette adresse

Un homme écrit une lettre à son ami qui a décidé de quitter son asile américain pour          retourner vivre en Allemagne avec sa famille. L'un est juif, l'autre non. On est en 1932 et les 2 complices vont échanger des missives qui renvoient à la réalité de ce qui se déroule dans ce pays où un être de sang est en train de s'imposer, un Adolphe qui porte l'espoir d'un peuple blessé qui tente de retrouver  son honneur et des certitudes.

C'est au long de ces lettres lues comme en écho de leur échange épistolaire que la réalité si crûe va s'imposer et briser ce lien d'amitié qui les unissait. 

Comment le juif  américain subit-il les nouvelles effroyables qui lui arrivent, montrant cette montée de l'antisémitisme débouchant sur l'horreur absolue ? Comment plongé dans ce maelstrom, l'allemand honnête et ouvert, ami d'un juif, devient l'acteur d'une horreur que nul ne peut ignorer, dans un climat de terreur et de délation qui ôtent toute possibilité à la raison de s'immiscer dans le déroulement d'un drame effroyable.

Ce texte fascinant, à la mise en scène luxuriante, contrastant avec la sobriété des acteurs, dans un silence sépulcral, nous renvoie aux interrogations du jour sur le racisme et à la situation du monde et des puissants.

Il est troublant de penser que c'est en 1938 qu'une femme américaine d'origine allemande à écrit ce texte. Kathrine Kressmann Taylor, née en 1903 à Portland, vivra jusqu'en 1996 traversant tout le siècle, léguant à la postérité le cauchemar d'une existence plongée dans le chaos.                                                                                         

C'est un chef d'oeuvre que nous offre les 2 comédiens extraordinaires de sobriété dans une mise en scène fascinante de Jérémie Lippman où les couleurs du noir et du rouge peignent un tableau d'apocalypse : celle d'une histoire qui balbutie et trouve un nouveau terrain d'horreur en ces années sombres que nous vivons.

Comment ne pas penser à la réalité actuelle dans cette peinture d'une époque révolue !

Si ce spectacle ne truste pas les Molières à la prochaine cérémonie, alors nous pourrons penser que rien n'a changé dans le monde de l'ignoble !

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