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La Russie en crise...Et demain ?

Publié le par Bernard Oheix

 

La crise, les ravages de la crise… pas une réunion, pas un repas, une cérémonie du thé ou un toast qui ne commence par cette litanie et ne s’achève par un constat alarmiste. Les nombreux responsables rencontrés dans cette semaine de prospection en Russie n’avaient que cette antienne à la bouche, la crise, les ravages de la crise…Nous sommes en janvier 2009 et toute la Russie est en train de basculer dans l’horreur.

 

Il faut tenter de comprendre ce qui se passe. Depuis bientôt 10 ans que j’effectue ce pèlerinage en terre slave, les rôles sont bien distribués. Les Russes de la Fondation draguent les fonds publics pour adosser le Festival qui se déroule en Août aux régions très indépendantes économiquement et particulièrement riches en cette période de libéralisation qui succède au centralisme de l’ère communiste. C’est ainsi que je joue le VRP de choc, séduisant, me baignant dans l’eau glacé des lacs gelés en compagnie des gouverneurs, troussant des discours fleuris pendant les repas interminables parsemés de toasts rituels, accueilli comme un prince en renvoyant l’image d’une Côte d’Azur pleine de charme et de mystère, l’objectif final étant de convaincre les politiques d’investir sur le Festival en finançant exposition vantant la région et spectacles de tradition remplissant le Palais.

Il a fallu du temps pour en arriver à cette sophistication, à cet équilibre subtil entre les acteurs russes et mon action de promotion dans les régions.

 

Tout aurait pu continuer ainsi dans le meilleur des mondes si le grain de sable d’une crise violente exportée des Etats-Unis n’était venu enrayer la belle mécanique d’un capitalisme triomphant en terre slave !

Au pied de la Tour penchée de Kazan... penchée comme la Russie à la recherche d'un équilibre précaire.

Il faut comprendre que pendant les trois quarts du XXème siècle, les Soviétiques ont vécu à l’abri des tourmentes de l’économie moderne capitaliste. Grand pays de culture, capable de forcer les portes de la science et de la technologie (conquête de l’espace, médecine, éducation, culture…etc.), ils ont construit une forteresse, une économie de non-travail comme de non-chômage, un cocon bureaucratique assurant un minimum de bien-être par l’égalisation d’un standard moyen de vie assurant la subsistance sans permettre le développement exponentiel de la consommation et l’accaparement des libertés individuelles.

La suite, nous la connaissons. Un conflit meurtrier aux confins de l’Orient dans les montagnes de l’Afghanistan, un fragile mur qui s’écroule en Occident, le monde qui s’invite sous toutes ses coutures par les lucarnes de la télévision et le développement des échanges… et tout bascule, y compris les certitudes idéologiques ! La transition démocratique de Gorbatchev volant en éclats sous les coups de boutoir d’une classe de futurs oligarques avides de se dépecer les richesses du pays sous la baguette de Boris Eltsine, l’Union Soviétique disparaît corps et bien pour accoucher d’une nouvelle Russie conquérante et avide de retrouver sa place dans le concert des nations modernes.

Alors pendant 15 ans, le miracle économique aura bien lieu et les rêves prendront corps. Plus aucun frein, si ce n’est celui d’une violence et d’une corruption que manifestement Poutine réussira à juguler (ou plus exactement à canaliser !), des oligarques moteurs d’une richesse colossale entraînant le pays dans une spirale inflationniste, le prix du pétrole et du gaz en pleine ascension donnant des moyens illimités aux régions et à l’état central, une progression de deux chiffres du PNB autorisant tous les rêves… C’est Tintin au pays des ex-soviets décomplexés, ivres de liberté et achetant à tour de bras des biens matériels, exposant leur richesse comme des nouveaux riches sans pudeur… C’est aussi une catégorie populaire qui se retrouve dans ce dynamisme, travaille et érige une société où les frontières avec l’Occident s’estompent.

Moscou devient la capitale la plus chère du monde, se couvre de magasins de luxe et les firmes de produits de haut de gamme se précipitent au banquet annoncé de nouveaux consommateurs avides. Vologda, Kaliningrad, Novgorod en phase avec le cœur du pays épousaient les mêmes rythmes.

J’ai vu la Russie s’embellir, gratter sa misère pour exposer ses ors, les babouchkas vendant des souvenirs se fondre et disparaître dans la pulsation d’un pays ivre de frénésie.

J’ai vu aussi pendant ces 10 ans, la montée d’un authentique racisme en parallèle de la régulation de la violence, de la normalisation des liens sociaux. J’ai vu aussi éclore un fanatisme religieux, églises reconstruites, popes tout-puissants, oracles des temps modernes…

Délice d'un ballet classique dans son temple... Le Lac des Cygnes par le Mariinski.

Et 2009 est arrivé !  En Russie, on avait connu en un siècle, la non-économie socialiste et l’ivresse du capitalisme conquérant. Restait donc par la grâce d’une crise des locataires surendettés de l’Amérique profonde incapables de rembourser leurs «loyers », à découvrir les horreurs des crises du capitalisme, crises cycliques, rémanentes mais que les Russes apprennent à leur corps défendant, dans la violence extrême d’une société qui ne s’est pas prémunie contre ces soubresauts délétères. Pas de syndicats, des retraites à minima, les indemnités de chômage réduites comme peau de chagrin, des usines qui ferment du jour au lendemain, des entreprises rayées de la carte, des familles foudroyées passant du tout au rien, avec pratiquement aucun filet de protection.

Dans nos sociétés, des matelas assourdissent encore (mais pour combien de temps !), la violence de la déflagration, là-bas, en Russie, l’absence de tous fusibles accroît l’ampleur de l’explosion et la société se tétanise de peur, les responsables plient sous leurs responsabilités, sont incapables de trouver des solutions. Le prix du pétrole en chute libre (divisé par 3), et sa consommation qui a perdu 20%, obligent l’Etat à puiser dans les caisses heureusement pleines d’une décade inflationniste… Mais après ! La chute générale des matières premières et le frein au développement dû au chômage massif bloquent toute la mécanique économique à un niveau de prix incompatibles avec la récession.

 

Alors demain ? Révolution brune de ceux qui ont faim ? Contraction violente d’une société angoissée, crispée sur son racisme, son obscurantisme religieux et la cruauté héritée d’un système qui donnait si peu de prix à la valeur humaine… On peut s’interroger et craindre pour l’avenir de ce beau pays de culture, de ce peuple qui mériterait de vivre dans la paix et se retrouve éternellement confronté à ses démons.

 

Ce n’est pas une thèse ! Je n’ai pas cherché à faire une étude exhaustive sur la situation et l’histoire économique des Russes du XXème siècle. Ce qui a déclenché cette envie d’écrire cette approche sous forme d’« essai », c’est le sourire las de notre guide, une adorable babouchka qui a combattu sous le siège de Leningrad, qui a travaillé toute sa vie et continue à enchaîner des petits jobs pour survivre dans un monde cruel et sans pitié pour les plus démunis. Dans ce français si suave de ceux qui aiment la langue aux confins, elle nous a fait aimer son pays, sa ville, Saint Petersbourg, sa culture, la beauté des monuments, l’histoire tourmentée des hommes qui y ont vécu. Au passage, nous l’interrogerons sur ses conditions de vie et apprendrons que le travail n’est pas toujours récompensé, même au pays ancien d’un homme nouveau ! Il est bien mort le rêve… et l’article du 18 mars 2009 de Libération sur le suicide des vieux en Russie, particulièrement bien documenté lui, démontre à quel point leur sort est peu enviable ! C’est ce que j’ai trouvé entre deux ors sur les pavés luisants de la Venise du Nord ! C’est ce que je désirais vous transmettre !

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Russie 2 : Images et commentaires

Publié le par Bernard Oheix

Je sais... On m'a suffisamment fait remarquer que Sophie était absente du premier compte-rendu....Alors cette fois-ci, dans ce 2ème volet de notre voyage en pays slave, elle sera présente et bien présente... C'est un reportage photos avec légendes. Régalez-vous, et pensez à nous, perdus dans le froid sibérien, représentants de la vieille France dans les immensités glacées d'un pays tétanisé par la crise et emporté dans les tourbillons d'une histoire incontrôlée et incontrôlable... 


Arrivée à Moscou, la nuit. Il fait froid, les lumières brillent, les voitures foncent et se dressent les tours 'staliniennes" si typiques de la capitale comme des sentinelles d'un 20ème siècle de fureur.

Quand le ridicule ne tue pas ! Dans un restaurant géorgien, la coutume veut que l'on nous prenne en photo avec ces adorables colliers de fleurs fort seyants...ma foi ! Bon, il a fallu que je bataille pour qu'elle accepte la photo. N'est-on point mignons, tous les deux avec nos pots de fleurs sur la tronche !


Place centrale de Kazan. Dans la froid, sous la neige, Lenine continue de veiller sur les Tatars. Il fait -15°, la Volga est gelée, la vodka réchauffe, deux jours particulièrement intenses nous attendent !


Visite du Kremlin de Kazan. La Mosquée Bleue cohabite avec une église orthodoxe. Noyé sous la neige verglacée, le Kremlin offre une perspective qui nous plonge dans des siècles d'histoires révolues.

Devant la fameuse tour penchée de Kazan, symbole de la ville, Sophie cherche son second souffle dans un clair- obscur vivifiant.

Tatiana S et Nadia U, parées de fourrures, entourant ma toque en poil de vison, dans un des magasins les plus "in" de Saint Pétersbourg. Sophie a hargneusement effacé la photo de ses virevoltes affublée d'un manteau qui coûtait la bagatelle de 500 000$. Dommage pour la postérité !

Bernard en démonstration. Pelisse autour du cou...A little cabotin notre directeur en mission ! Un air de celui qui finalement se verrait bien avec son chat sauvage autour du cou dans les rues de Cannes !

L'élection de Miss Tatarstan, comme des poupées slaves, toutes plus belles les unes que les autres, un interminable show de petites culottes et de regards lascifs dans le vacarme d'une litanie de sponsors et la réunion d'un jury de circonstance, hommes virils pour jeunes filles en fleurs...Ames sensibles s'abstenir !

Sous la neige, la calèche de la Miss élective qui l'amènera en grande pompe à la fête qui se terminera fort tard en galante compagnie. Vive les Miss exotiques et la beauté slave des confins verglacés !


L'île aux deux phares, au loin d'une Neva gelée, palais et musées pour inscrire la grandeur de Saint-Pétersbourg dans une perspective horizontale. Ville saisissante par son assise, ses canaux, ses 500 ponts et le charme de ses constructions étales enracinées dans les marais.

Le tombeau de Dostoïevski. Quelques unes des têtes les plus pensantes, des artistes inscrit au Panthéon de l'art, enfermés dans un cimetière grand comme un mouchoir de poche... Tchaïkovski, Petipa, Grinka, Rimski-Korsakov...Ils sont tous là, à attendre que les siècles épousent leur génie, une poignée d'humains qui ont façonné le monde des idées, devant lesquels je sens le souffle des tourmentes passés.

La Neva gelée et la forteresse Pierre et Paul, berceau de la Fondation de Saint-Pétersbourg. C'est à partir de cette base que dès 1703, Pierre le Grand lance la construction d'une nouvelle Capitale pour son empire.


La loge du Mariinski, l'ex-Kirov, une des salles les plus mythiques de la danse. Ambiance feutrée avant que le rideau ne s'ouvre sur un corps de ballet éblouissant dans un Lac des Cygnes étourdissant.

L'Eglise Orthodoxe de la Conception...La nuit, un gateau à la chantilly, des bulbes de couleurs, des formes issues d'un rêve, la neige recouvre d'un manteau blanc les aspérités d'un monde incompréhensible. C'est la Russie éternelle et toujours mystérieuse.


Sophie transie. Sophie devant le Musée de l'Hermitage. Un froid perçant, une bise qui cingle le visage. Même sous ses oripeaux, elle reste belle, digne et altière représentante d'un pays de soleil ! Les Russes semblent apprécier...

Le train s'ouvre un passage dans la bourrasque, la neige penètre par tous les orifices et envahit les sas. C'est l'apocalypse version congelée, une tourmente qui nous permet de retourner vers Moscou par le train rapide. On discerne des pans de paysages noyés dans la neige qui déchire l'horizon. C'est beau et terrorisant !
........Les interminables repas, cérémonies du thé, dégustations et autres agapes, pendant des heures à parler, porter des toasts (je suis devenu un grand spécialiste au fil des années pour enfiler des perles !)... Sophie aura le privilège ce jour-là de se lancer et d'offrir un premier toast-discours dédié aux amitiés Franco-Russe. Elle s'en tirera tout à fait honorablement... Ma foi ! Et l'on continuera notre orgie...

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Russie. (1)

Publié le par Bernard Oheix

Ce compte rendu a été composé par Sophie D...la directrice adjointe de l'Evènementiel.  Enfin ! La Sophie qui peut s'évader et venir visiter la Russie en ma compagnie. En près de 20 années de travail en commun, c'est la première fois que nous partons ensemble. Séquence émotion ! Ce sera parfait, à l'égal des relations que nous entretenons depuis tout ce temps... fidélité, confiance, humour et connivence. Il avait un parfum particulier ce séjour avec Sophie en terre Russe avec nos guerrières slaves pour nous accueillir. Je vous en livre quelques pages choisies. Les italiques proposent mes commentaires !

Vendredi 30 : arrivée Moscou en fin d'après-midi. Dîner sur la Place Rouge avec Tatiana - Hélène et 2 "sponsors" du Festival. Arrivée sur la Place Rouge sous des rafales de neige froide. Il faut voir les yeux écarquillés de Sophie devant le mausolée de Lénine, les remparts du Kremlin, les domes de Saint-Basile...Comme pour moi la première fois il y a 10 ans, une beauté chargée d'histoire à couper le souffle ! 
Samedi 31 : départ pour Kazan (en avion). Accueil par Aïda (Vice-Ministre de la Culture du Tatarstan). Déjeuner à l'Hôtel avec Tatiana, Hélène et Nadia.
La mosquée bleue de Kazan
Visite du Kremlin (Mosquée bleue, Eglise Orthodoxe, Monastère...). Inauguration de l'exposition dédiée à la Feutrine.
Miss Kazan...regardez ma main autour de sa taille gracile !

Rencontre officielle dans le Musée avec la Ministre de la Culture de la république du Tatarstan : Zilya Valeeva (amie de Catherine Deneuve qu'elle souhaite avoir en invitée d'honneur du Festival). Visite du Musée (peinture, artisanat local : cuir). Une exposition sur l'artisanat Tatar sera présente lors du Festival à Cannes.
Elles ont perdu... Elles n'étaient pas assez belles !
Le soir : élection de Miss Kazan et Tatarstan (30 candidates, beaucoup de sponsors à remercier !!! "4h de spectacle "). je ne vous parle pas de ma présence dans le jury... quoique je peux vous en dire quelques mots. 30 beautés slaves, avec des traits typés, belles comme des anges de la miséricorde, défilant en petites culottes et soutien-gorge...Imaginez mon rythme cardiaque...
Miss Tatarstan.. pour moi ?
Dimanche 1er Février : Opéra National de Kazan. 10h Accueil par une fanfare féminine de Jazz puis Ensemble de danses et de chants du Tatarstan (très bel ensemble folklorique - 60 artistes - attention : de nombreux costumes - prévoir des portants. Décor : rideau de scène + Praticables). Cérémonie du Thé avec les responsables du théâtre : Nadia insiste sur les fiches techniques qui doivent être complètes. Etonnant ce dimanche matin, 5 spectateurs dans la salle immense et la troupe qui se donne comme si le monde avait les yeux sur elle !
12h30 : rencontre officielle avec la Ministre qui se fait beaucoup de souci au sujet de la crise et espère trouver le financement pour faire venir à Cannes tous les artistes. Le budget doit être présenté au Président du Tatarstan.
Nous visionnons ensuite des DVD de la fête des enfants qu'ils souhaitent importer sur le parvis (jeux de la course en sac, de la cuillère avec un œuf...). (B.O. réussira à les en dissuader).
Fin AM : visite d'un magasin d'artisanat qui exposera à Cannes.
Retour au Ministère pour dîner avec le Vice-Ministre, Tatiana, Nadia et Hélène.
Lundi 2 : Départ très tôt (en avion) pour St Petersbourg.
12h : RDV au Théâtre de Mains pour rencontre avec le Directeur et visionnement des extraits des spectacles.Cérémonie du Thé.
Visite du magasin de fourrures Lena qui doit participer au dîner russe (nous apprendrons à la fin du séjour que Mme Medvedeva s'oppose à ce défilé à Cannes et ce en raison de la crise). Commentaire de BO. Sophie avec son manteau en poil de truc à 5000 000 dollars... en train de minauder sous les yeux concupiscents de quelques Russes affamés, vision suréaliste s'il en est ! Cérémonie du Thé. Déjeuner à 16h00 dans un restaurant ukrainien avec la responsable au gouvernement fédéral (grande amie de Mireille Mathieu !).
Un des 300 canaux de la ville...
18h30 : RDV au Théâtre Mikhailovsky pour une visite du Théâtre et une rencontre avec le Directeur, Vladimir Kekhman. (800 personnes travaillent dans le théâtre). Vladimir pose une condition à la présence de sa compagnie à Cannes : que Mme Medvedeva soit présente. Son théâtre pourrait présenter un Gala de danse et, sous réserve,Giselle ( avec un Orchestre à définir). Dîner avec Vladimir dans restaurant italien.
Mardi 3 : 9h30 - visite en minibus de St Petersbourg. Visite de la fabrique de porcelaines impériales qui doit venir exposer pendant le Festival. Cérémonie du Thé avec la directrice générale et la directrice des ventes (Liliana Ilyina). Elles sont très soucieuses de la crise car elles sont responsables de plus de 1 000 salariés et ne semblent pas très motivées pour venir à Cannes en cette période difficile. Visite du Monastère Vladimir Nevski.(tombes de Dostoïevski, Tchaïkovski...).
Tombe de Tchaïkowsky...la plus formidable concentration de génies morts immaginable !
16h00 : Déjeuner avec le Consul de France, la Ministre du Tourisme (Mariana ...) et Nadège...
17h30 : Réception par le Président du parlement Monsieur Tupalov au Palais Mariinski. Présentation du projet St Petersbourg à Cannes. Visite du Palais.
19h : Théâtre Mariinski : le Lac des Cygnes. Sophie et Bernard dans la salle carmin, au premier rang, pour une oeuvre immémoriale, le Marinsky (ex-Kirov), la Lac des cygnes, la perfection de la danse classique, le coeur qui bat d'être au centre d'un monde plongé dans l'histoire de la Danse. Précision hallucinante des ensembles.Dîner avec les filles (Pizzeria).
Le Marinsky.. Le temple de la musique classique
Mercredi 3 : 10h : visite rapide de l'ermitage (50 mn) avec un guide anti-communiste, passionné et passionnant, fin lettré et cultivé s'exprimant dans un français suave, distribuant des noms au pas de course (Michel-Ange à gauche, Velasquez devant, à droite vous avez Léonardo de Vinci...etc) - visite de la cathédrale Saint-Isaac (vue panoramique depuis le toit) et de l'Eglise St Sauveur du sang versé érigée sur le lieu où le tsar Paul 1er fut assassiné. Ces 2 églises ont été ouvertes spécialement pour nous.
Déjeuner georgien avec toutes les Ministres, guides... et départ en train (4h30 de voyage dans la tempête de neige) pour Moscou. Voyage dans les bourrasques, le train fonçant dans l'ivresse d'une tourmente, la neige pénêtre dans les sas et la campagne défile écrasée sous la violence des éléments.
Le soir, repas avec Olga, la femme de Nilda F, mon ami. Retrouvailles dans un restaurant branché. C'est la fin du voyage, les images s'entrechoquent dans un Moscou bloqué par une tempête de neige. Concert de klaxons, paralysie générale, un tapis blanc recouvre la ville et le froid mordant pénêtre partout ! L'hôtel nous attend, une dernière nuit chez nos amis les Russes.

Jeudi 4 : retour en France.

Vous aurez droit à une suite très bientôt...

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