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histoires vraies

Des loups et des vautours !

Publié le par Bernard Oheix

Si vous avez deux petites filles de 6 ans et 3 ans qui débarquent chez vous pour les vacances, armez-vous de courage, possédez une plage à 100 mètres, surtout en cas de canicule comme cette année, et piochez dans votre porte-monnaie pour régler les animations, fêtes foraines et autres petits trains de découverte de la ville pour tenir  les 10 jours de garde pendant lesquels les (vrais) parents font la fête (Libérez, Délivrez... air connu de La Reine des Neiges qu'elles serinent à longueur de journée en canon !) en espérant fortement vous les laisser pour une dizaine de jours de "rab".

Mais les deux petits monstres que vous hébergez ont tout pour se faire aimer et câliner, même si après 10 jours de baignades sous contrôle avec bouées, bateaux et cygne gigantesque à trimbaler, de chasses aux trésors des pirates (merci Pedro de tes messages qui m'indiquent où et quand on peut en trouver... mais chut, c'est un secret !), de visites et d'excursions, tout cela sans dormir à cause de la chaleur et avec (presque) l'impossibilité de les scotcher devant un écran de télé à cause de l'opposition des parents (que l'on a pas totalement respectée, avouons-le, mais c'est un autre secret, il ne faut pas le dire aux papas et mamans, c'est comme pour les bonbons... chut !), vous vous sentez quelque peu usés et vides de toute énergie.

Mais c'est là que vous allez devenir les meilleur grands-parents du monde, que vous allez leur léguer un souvenir inoubliable de ce séjour, grâce à un article de Nice-Matin, un numéro de téléphone et les charmes d'un voyage de plus de 2 heures en voiture (avec siège pour enfant, rehausseur et toujours la chanson de la reine des neige à fond dans l'habitacle).

Destination le Parc Alpha, le parc des loups (une valeur sûre chez les petites filles), au dessus du Lac Boréon, dans cette vallée de la Vésubie qui porte encore les stigmates d'une tragédie à nulle autre pareille.

Mais l'heure est à la fête même si les ruines de maisons éventrées, les amoncellement de pierres et la dévastation des sites ouvrent des perspectives que nulle image à la télévision ne peut faire ressentir.

Les loups nous attendent !

 

Des loups et des vautours !

Le parc est situé dans le Mercantour, au pied d'un massif montagneux. Un pont de bois nous attend avant de traverser un cours d'eau et d'arriver dans l'enceinte du Parc Alpha. Un guide nous accueille qui sera notre cerbère pendant les 3 heures de la visite, expliquant les objectifs de ce parc, la préservation des loups, leurs natures et habitudes. C'est passionnant et instructif et il n'y a pas que les petites filles à ouvrir de grands yeux et à écouter en silence.

Et c'est dans le premier enclos, séparé d'une vitre, qu'un loup s'est présenté, de profil, nous a regardé, et a filé vers les bois.Cela a beaucoup impressionné les deux fillettes et tout les présents sans exception, tant la grâce féline de l'animal sauvage invite au respect.

Alors nous avons continué, entre des lieux atypiques, des commentaires acérés, des remarques pertinentes jusqu'à un 2ème enclos "plus" facile d'accès, avec des loups présents à quelques mètres d'une barrière, s'ébattant et jouant dans un silence sépulcral.

La visite s'est terminée par un passage obligé à la boutique où nos portes-monnaies furent mis à contribution, un Croc-Blanc pour la grande et un loup rose pour la petite, par une crêpe au nutella pour les filles et dans la musique de l'increvable Reine des Neiges, nous sommes redescendus des hauteurs pour finir la journée sur leur premier bain nocturne, dans la chaleur étouffante des nuits cannoise d'un été pas comme les autres !

C'est après qu'elles ont accepté de dormir !

Des loups et des vautours !

La grande Lise (6 ans) récupérée par ses parents, c'est donc avec Alma (3ans) que nous remontons sur Lyon pour la rendre à sa mère, en l'occurrence notre fille !

Départ à 10h de Cannes, le vendredi 29 juillet afin d'éviter les bouchons d'un samedi classé bison futé en colère. Las ! Sans aucun doute après avoir tenu le même raisonnement, une marée de véhicules encalminés nous attendaient au péage de Lançon. C'est à plus de 20h que nous arriverons à Lyon, avec une Alma rayonnante et très sage dans la voiture.

Elle s'est jetée dans les bras de sa maman et nous avons alors quasiment disparu des radars, entre les cousins, les chats et ses parents préférés ! Ingratitude des enfants !

C'est à Bourg en Bresse, enfin Libérés, Délivrés de La reine des Neiges et des 2 monstres que nous avons atterri chez nos amis dans une canicule effroyable nous faisant presque regretter les soirées chaudes de la Côte d'Azur à la brise marine salutaire.

Chantal et Pascal, nos vieux complices burgiens nous ont accueillis avec toute l'amitié et la tendresse dont ils sont coutumiers. Belles soirées de retrouvailles dans cette ville où j'ai été directeur de la MJC pendant que la gauche arrivait au pouvoirs en 1981. Lieux chargés d'histoire pour nous, amis et famille au rendez-vous du souvenir. Stéphanie à l'aube d'une nouvelle vie avec Michel, Timothé le rappeur, les Petitpoisson, le neveu Thomas et Mathilde, en charge d'une nouvelle vie culturelle avec leurs enfants magnifiques... Émotion !

Et c'est le jeudi 4 août qu'ils nous embarquèrent pour un voyage extraordinaire au Parc des Oiseaux de Villars les Dombes par une température frisant les 40°.

Nous avons entamé notre périple par un spectacle d'oiseaux dans un théâtre en plein air sur un étang, chorégraphie improbable de volatiles se croisant dans le ciel, planant au ras de nos têtes, plongeant vers les bras des  animatrices qui leur donnaient des morceaux de viande, animaux bizarres déambulant à nos pieds comme si l'homme et la nature pouvaient se réconcilier.

Des loups et des vautours !

Pendant 5 heures, nous avons déambulé sur les chemins brulés de soleil des espaces "bush" australien ou jungle tropicale les bien nommés. Un parc gigantesque consacré aux oiseaux du monde entier dans un environnement à l'écologie stricte. Des espaces pour mieux comprendre les espèces et leur développement, leur cadre de vie et leur habitudes. Papillons, chenilles et exotiques émeux, kangourous et autres vautours, toute une nature se dévoilant à nos yeux émerveillés.

Alors oui, nous le savons désormais, la prochaine fois que nous aurons nos petites têtes de linottes, c'est au Parc des Oiseaux de Villars les Dombes que nous les emmèneront pour une plongée dans l'univers des oiseaux. Après les loups, les vautours... vivement les prochaines vacances même si pour l'heure, nous en sommes a tenter de récupérer un peu de nos forces perdues en chemin !

Et bravo à toutes les équipes de ces parcs, dévouées et attentionnées, faisant le lien entre l'homme et la nature, ouvrant les yeux de ceux qui contemplent l'avenir du monde dans son passé prestigieux !

Des loups et des vautours !
Le pélican baigneur... une spécialité à déguster sans modération !

Le pélican baigneur... une spécialité à déguster sans modération !

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Hartmut Riehm : notre germain cinéphile bien aimé !

Publié le par Bernard Oheix

                                 Les plus désespérées sont les chants les plus beaux.

                                 Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.

C'est  par ces vers d'Alfred de Musset que j'ai le désir de parler de notre ami de toujours qui vient de s'éteindre à Bonn où il vivait auprès des siens. Hartmut, avec ce nom qui respirait la force vient de perdre contre une maladie qui ne lui laissait que peu d'espoir. Pourtant, il a lutté de toutes ses forces, il a gardé sa lucidité jusqu'au moment ultime et a encore sourit à la lecture d'un des derniers messages transmis par Thérèse et moi sur son lit d'agonie.

1969 : Le cinéma au rythme de trois séances par semaine, dans les salles obscures avec la même bande de copains. Et toujours un immense olibrius, solitaire, les cheveux blonds cascadant sur les épaules, assis au centre du 1rrang comme une vigie que l’on ne peut que remarquer.

Ce grand blond aux chaussures noires qui semblait avoir les mêmes goûts que nous dans le choix de ses films, et que l’on voyait repartir après le mot fin et le défilement du générique au complet, dans sa coccinelle pétaradante, toujours aussi seul, ne pouvait que nous interroger ! Mais qui était-il ?

C’est sur la Promenade des Anglais, après une séance dans la salle du Cap 3000 qui venait d’ouvrir, que notre 2CV poussive fut allègrement dépassée par la reine des transports teutons… Appels de phare et grands saluts de la main. Rendez-vous était pris avec ce blond amateur de films bizarres.

Nous avons donc commencé à échanger avec ce Germain étudiant à l’Université des sciences de Nice qui était particulièrement réputée pour son école niçoise de mathématiques, d’abord sur les films, puis plus généralement autour de pichets de bière, et enfin, en l’incluant comme invité permanent de nos sorties nocturnes, son véhicule étant particulièrement apprécié pour le transport de cinéphiles démunis de moyens de locomotion.

Il faut avouer qu’il était particulièrement passionnant et que son français rocailleux véhiculait des analyses pertinentes étoffant avec brio le niveau de nos débats d’après-séance mais d’avant tournées de bières.

Hartmut Rhiem arrivait directement de la Bavière et préfigurait cette Europe des étudiants en train de s’ériger et notre amitié allait se sceller dans l’airain et échapper au temps… mais nous ne le savions pas en cette période où chaque jour chassait l’autre dans une inconscience et une jouissance permanente déclinées au quotidien.

Et les années ont passé, les films se sont enchainés. Hartmut est retourné dans sa Bavière et nous nous sommes perdus de vue jusqu’à un mail que je reçus en cette fin du siècle dernier.

Il avait retrouvé ma trace grâce à Internet et me demandais si je me souvenais d’un certain Hartmut Rhiem ? Il était heureux de savoir que j’étais devenu Directeur au Palais des Festivals, me donnait de ses nouvelles et en prenait des miennes. Il m’embrassait chaleureusement avec Thérèse et nous souhaitait tout le bonheur du monde.

Dire notre émotion à la lecture de ce mail. Le passé surgissant des limbes de notre jeunesse pour faire revivre l’amitié des temps d’insouciance. Je lui ai répondu dans la foulée et nous avons repris contact jusqu’à ce que je lui propose de venir au Festival de Cannes, de loger à la maison et d’être assuré d’avoir des places sans avoir besoin de faire de fausses cartes ou de supplier les hôtesses dès potron-minet !

Et depuis 25 ans, Hartmut fait partie de la tribu qui envahit mon home, chaque mois de mai, entre des burgiens et des corses, mes enfants et les ami(e)s de mes enfants, quelques cinéphiles italiens égarés, tous se remplissant de pellicules dans la salle de La Licorne, située juste en face de mon jardin, avec des repas et des discussions sans fin sur les quatre à cinq films quotidiens ingérés et même quelques parties de cartes pour terminer dans la nuit.

Quand je l’ai contacté pour lui annoncer que je réalisais ce Journal d’un Cinéphile, il m’a répondu par ce mot :

C’est vers la fin de 1969 que nous sommes devenus amis à force de se voir dans les salles de Nice. Et c’est pendant le Festival du Film de 1970 que l’on a vraiment développé notre amitié. Bernard, tu m’avais assuré connaître des gens importants, un bijoutier, un charcutier de la rue d’Antibes et tu te faisais fort de m’obtenir des invitations…De plus, tu m’avais fourni un « passe presse » de La Marseillaise et j’en étais très fier, un journal de la résistance communiste !

Tous les matins, je prenais ma coccinelle et descendais de la résidence étudiante de Montebello pour rejoindre en 45 mn par la route nationale, le Palais des Festivals où je trouvais à me garer, juste derrière. L’heureux temps !

Tu connaissais toutes les hôtesses, jeunes, belles charmantes, qui distribuaient les cartons d’invitations. Nous les barbus, chevelus, on attendait à côté du comptoir et toi tu leur chuchotais : « -9h, pour Macunaïma ». Elles te répondaient « -combien ? » et toi, « -trois, possible ? » et quelques minutes après les invitations glissaient sur le comptoir.  C’est une très belle scène que l’on ne peut oublier… surtout que le film fut génial !

Et il y en a eu d’autres. Tristana de Luis Bunuel, Les Choses de la vie de Claude Sautet et toute la bande de Woodstoock de Michael Wadleigh, le réalisateur qui n’a pas pu entrer parce qu’il n’avait pas LE nœud papillon !

En 1997, du côté de Gourdon pour nos retrouvailles. Plus de 20 festivals vont s'enchaîner sans que jamais Hartmut ne rate ce rendez-vous sacré !

En 1997, du côté de Gourdon pour nos retrouvailles. Plus de 20 festivals vont s'enchaîner sans que jamais Hartmut ne rate ce rendez-vous sacré !

C'est en 1997 qu'il est revenu dans la région avec son jeune enfant afin de nous revoir et que nous avons scellé nos retrouvailles pour le reste de notre existence.

Il travaillait dans l'informatique, avait rencontré Marie Louise sa femme et dévorait toujours autant de films sur les écrans de sa passion. Et c'est ainsi que nous avons repris le rythme de notre festival cannois annuel, 30 à 40 pellicules par édition, lui débarquant deux jours avant dans son combi ww, s'installant dans une chambre, et partageant notre vie comme si les années de séparation n'avaient jamais existé, que le temps avait repris son cours naturel et qu'il s'étirerait à l'infini jusqu'à la nuit des temps et au mot "The End" s'affichant sur un dernier plan.

Il vient de s'inscrire ce mot terrible que l'on ne peut raturer et la musique de son parler à l'accent rugueux vient de s'arrêter. Il nous manque notre Hartmut Rhiem, notre complice des temps heureux et de l'insouciance.

On est loin des cheveux blonds sur ses épaules... 2017 sera l'un des ses tout dernier festival. Il a oublié son badge en partant et quelque temps plus tard, de Covid en cancer, nous n'avons échangé plus que par téléphone. il avait le projet de faire sortir "Café Croisette" qu'il avait adoré, en Allemagne, mais nous avons perçu cette fatigue et cette usure le priver de tous ses moyens. Alors, à se revoir notre ami de toujours !

On est loin des cheveux blonds sur ses épaules... 2017 sera l'un des ses tout dernier festival. Il a oublié son badge en partant et quelque temps plus tard, de Covid en cancer, nous n'avons échangé plus que par téléphone. il avait le projet de faire sortir "Café Croisette" qu'il avait adoré, en Allemagne, mais nous avons perçu cette fatigue et cette usure le priver de tous ses moyens. Alors, à se revoir notre ami de toujours !

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28 juin 1972 et un demi siècle plus tard !

Publié le par Bernard Oheix

En ce 28 juin 1972, une jeune corse de 20 ans et un niçois grandi à Cannes de 21 ans décident d'unir leur destinée. Ils ne savent pas lire l'avenir, juste interroger le présent mais leur amour est si profond qu'ils décident de s'enchaîner comme pour se libérer.

Ils ont affronté les désirs de leurs parents pour imposer leurs choix. Ce sera sans église et donc pas en Corse, une union civile en mairie avec photos dans le parc adjacent, et à midi au 4ème étage des HLM du Ranchito un déjeuner avec les 4 parents, et le soir une grande fête pour les jeunes, sans les vieux, dans un restaurant d'étudiants à Nice où chacun paiera son repas.

On est encore en 68 et les rites sont à jeter au panier pour les révolutionnaires en herbe que nous étions ! Un nouveau monde était en train de s'ériger et nous nous devions d'y apporter notre pierre en brisant les tabous et le conformisme.

C'est dans les jardins de Morès de La Bocca qu'après la cérémonie, les photos seront prises. Thérèse a acheté une robe simple, toute blanche, Bernard lui, a emprunté le pantalon noir d'un copain mais a refusé de se couper la barbe. Il vient de dévorer Le Che et aspire à s'inscrire dans le grand roman révolutionnaire de la vie. Ils sont jeunes, ils sont beaux et rien ne peut assombrir leur avenir !

C'est dans les jardins de Morès de La Bocca qu'après la cérémonie, les photos seront prises. Thérèse a acheté une robe simple, toute blanche, Bernard lui, a emprunté le pantalon noir d'un copain mais a refusé de se couper la barbe. Il vient de dévorer Le Che et aspire à s'inscrire dans le grand roman révolutionnaire de la vie. Ils sont jeunes, ils sont beaux et rien ne peut assombrir leur avenir !

Nous sommes le 28 juin 2022 et un demi-siècle s'est écoulé. J'ai convaincu Thérèse de poser dans ce même square de Morès situé en face de chez nous, pour la postérité de ces Noces D'Or bien méritées. Elle m'a fait la surprise d'exhumer d'un sac planqué dans une armoire cette robe de tendresse qu'elle n'avait jamais pu se décider à jeter. Elle a une couleur blanche virant désormais sur le crème mais malgré ces 5 décennies écoulées, elle entre toujours dedans. Moi, j'ai perdu ma barbe de révolutionnaire et ces bouclettes brunes qui faisaient l'essentiel de mon charme.

C'est Marie Laure, notre complice amicale, accompagnée de sa maman, qui nous a mis en scène, avec force rires et quelques coupes de champagne à déguster sans modération.

Le résultat est édifiant !

En 50 ans, le parc a bien changé... et nous aussi !

En 50 ans, le parc a bien changé... et nous aussi !

La vie devant soi !

La vie devant soi !

L'avenir entre nos mains et tant de souvenirs pour nous accompagner dans un monde qui a bien changé et pas dans le sens que nous espérions ! Comment imaginer que nos rêves se briseraient sur le mur de la bêtise, du pouvoir sans merci des puissants, et sur un monde qui perdrait ses lumières. Qu'à cela ne tienne, il reste nos enfants et nos petits enfants pour réveiller les consciences à un moment où l'urgence de trouver des solutions se fait sentir cruellement.

L'avenir entre nos mains et tant de souvenirs pour nous accompagner dans un monde qui a bien changé et pas dans le sens que nous espérions ! Comment imaginer que nos rêves se briseraient sur le mur de la bêtise, du pouvoir sans merci des puissants, et sur un monde qui perdrait ses lumières. Qu'à cela ne tienne, il reste nos enfants et nos petits enfants pour réveiller les consciences à un moment où l'urgence de trouver des solutions se fait sentir cruellement.

Voilà donc 50 ans de partage. C'est si long et si court ! Julien et Angéla ont été les deux enfants que nous avons offerts à notre futur. Ils nous ont donné tant de bonheur en plus de deux petites filles (Lise et Alma) pour rêver à des lendemains qui chantent.

Nous avons travaillé dans une période où tout était possible, même l'impossible. Elle était une infirmière passionnée et moi passionné de la culture. 

Et si c'était à refaire, je ressignerai immédiatement pour quelques bribes de ce bonheur indicible.

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2022 : le grand plouf !

Publié le par Bernard Oheix

J'ai eu, en ce lundi 27 décembre, par un heureux concours de circonstances, les honneurs de France-Info diffusant un sujet sur mon "cas", par le biais d'une chroniqueuse, Olivia Leray, relation de mes enfants, qui cherchait à remplir son carnet avec des personnages réalisant des rites sur le passage d'une année sur l'autre. Quand elle apprit de la bouche de mes enfants que je me baignais chaque année au 1er janvier aux Rochers Rouges de La Bocca à Cannes sur un thème précis illustré, avant de boire une coupe de champagne avec quelques compagnons d'infortune, elle me contacta pour réaliser une interview !

Je lui ai expliqué la raison de ce rituel, un voyage en Russie il y a 20 ans par un hiver glacial, le bain dans un lac gelé par -40°, l'effroi et le ravissement de cette expérience hors du commun qui allait briser ma peur de l'eau glacée et me pousser à faire perdurer cette tradition sur les rivages hospitaliers de ma Méditerranée en chaque début d'année.

Le sujet est passé 3 fois dans la journée et me valut quelques coups de fil surprenants, preuve à l'évidence que prendre une douche ne peut se faire qu'en écoutant France-Info à 8h15 ou 9h30 pour nombre de mes relations !

 

Que nenni cette 5ème vague que nous attendions avec ferveur ! Anna et François m'accompagnent dans mon bain du jour de l'an !

Que nenni cette 5ème vague que nous attendions avec ferveur ! Anna et François m'accompagnent dans mon bain du jour de l'an !

Mais je ne pouvais pas, au vu de l'enjeu de cet ITW, en rester à une banale trempette avec deux ami(e)s brandissant un panneau dans une mer étale et sans même un rayon de soleil pour égayer le tableau.

J'ai donc dû employer les grands moyens et dénicher au fond de mon cerveau tortueux l'idée qui allait transformer ce rite 2022 en évènement particulier qui marqu

erait les mémoires. J'allais oser plonger tel les héroïques héros d'Acapulco bravant les hauteurs vertigineuses des falaises, j'allais m'élancer vers la grande bleue (un peu grise avouons-le) et défier toutes les lois de l'équilibre et de mon horloge interne !

2022 : le grand plouf !

J'ai donc grimpé au sommet du rocher, au moins à 3 mètres de haut, j'ai plié les genoux, pris une grande inspiration, et sous l'oeil du photographe ami, Éric Dervaux, me suis élancé avec toute la passion de cette année 2021 absurde se terminant et de ce 2022 qui ne laisse espérer que des bribes de bonheur, coincés entre des vagues de Covid (bien présentes elles) et une élection présidentielle pathétique, véritable concours Lépine de toutes les abominations !

Oui, j'ai plongé pour me donner de l'espoir et pour transmettre à mes enfants et petits-enfants un rayon d'humour bien nécessaire en ce début d'année !

Et j'espère qu'Olivia Leray, la journaliste de France-Info, sera contente de son sujet, elle qui attendait la preuve que je n'avais pas parlé pour ne rien dire et me dois donc une rasade de potion magique dans un estaminet parisien !

Et comme toujours dans les belles histoires, cela c'est terminé par une coupe de champagne à boire sans modération (vu le froid !) et par quelques rires bienvenus pour chasser les nuages de la morosité !

Baigneurs et non-baigneurs réunis pour la coupe de l'amitié ! Et si la fraternité avait encore son mot à dire ?

Baigneurs et non-baigneurs réunis pour la coupe de l'amitié ! Et si la fraternité avait encore son mot à dire ?

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La Sicile, 40 ans après !

Publié le par Bernard Oheix

Ils n'ont plus de 14 ans à 18 ans cette vingtaine de stagiaires de la cité. Les jeunes animateurs de l'époque ont désormais un âge vénérable, et on peut le dire désormais, on ne voit plus beaucoup de différences, près d'un demi siècle s'étant écoulé, entre les jeunes du quartier de la Frayère à Cannes, les moins jeunes animateurs à l'orée de leur carrière, et le responsable du voyage, moi-même, à peine plus âgé d'une décennie à l'époque.

40 ans se sont passés entre ces 28 jours de rêve et la vie qui nous a rattrapée...mais rien n'a pu effacer l'Aventure Sicilienne !

Quand on leur parle aujourd'hui de la Sicile, leur yeux s'illuminent comme la nuit où ils ont dormi au sommet du Stromboli, au bord du cratère, dans les jaillissements permanents de la lave en forme d'arbres de noël qui rythmaient les heures sous les étoiles !

Rien n'a trouvé d'équivalence avec cette autre nuit de l'irruption de l'Etna en 1979, ces premières laves déferlants sur les pentes d'une montagne béante, à 3300 mètres de hauteur, dans la fureur des secousses permanentes qui faisaient vibrer la terre en dégageant des corolles de souffre qui nous brulaient la gorge !

Et le Vesuve avec ces nuages de vapeurs sulfureuses et cette cicatrice sombre dévalant de la montagne. Les rues pavées d'histoire de Pompéï, les catacombes de Palerme et la petite fille embaumée...

Et cet air de liberté permanente d'une Frayère se frayant un chemin contre le reste du monde dans une aventure sans égale !

Une vie errante de Robinson moderne dans une Italie en train de s'éveiller au tourisme de masse, juste avant qu'elle ne prenne des restrictions et ne mette des barrières en travers des chemins pour mieux exploiter la manne d'un argent frais venu d'ailleurs. Avant les règles si strictes qui allaient encadrer les jeunes et les emprisonner dans un faisceau de dispositions leur ôtant un capital d'inconscience !

 

Un air de liberté pour des jeunes qui cherchaient leurs chemins et des adultes qui s'étaient baignés dans le fleuve d'un torrent nommé "68" charriant un air de liberté et de passion !

Un voyage inoubliable dont les traces, 40 ans après, étaient encore perceptibles dans le regard teinté d'émotion de ceux qui se sont retrouvés pour fêter les noces du passé et du futur !

 

Nice-Matin, le mercredi 11 décembre, sous la signature de Alexandre Carini, journaliste, présent le jour des retrouvailles, pour un plat de spaghettis nous renvoyant 40 ans auparavant, à l'âge du possible !

Nice-Matin, le mercredi 11 décembre, sous la signature de Alexandre Carini, journaliste, présent le jour des retrouvailles, pour un plat de spaghettis nous renvoyant 40 ans auparavant, à l'âge du possible !

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Hommage à Richard Stephant

Publié le par Bernard Oheix

Hommage à Richard Stephant

 

Le 25 octobre à 19h30 au Bar des Théâtres, dans le 8ème arrondissement, une bande d’amis vont se retrouver pour boire un coup à la santé d’un disparu de plus. Il y aura de la tristesse, de l’émotion mais aussi des sourires pour l’accompagner vers son paradis de musique !

Je ne pourrai pas être présent, car j’ai un empêchement, devant me rendre à Turin ce jour-là. Je n’évoquerai pas avec ses potes et sa soeur Anne, le solaire Richard Stephant, mon ami de toujours.

Et pourtant j’en aurai eu à dire sur certaines de nos aventures professionnelles où personnelles.

Richard était un producteur de spectacles indépendant dans une période où l’indépendance avait un prix de plus en plus élevé à payer. Je l’ai connu il y a si longtemps que j’ai toujours eu l’impression de travailler avec lui à mes côtés. Grands Galas de Danse avec son complice Alfio Agostini de Ballet 2000….où des étoiles russes qu’ils savaient dénicher comme nuls autres, éblouissaient de leur talent la scène du Palais des Festivals, hommage à Maïa Plissestskaïa, et quelques autres pépites que nous avons concoctées ensemble. Le Canto General de Pablo Neruda avec Angelique Ionatos, un Mozart avec projection d’images sur le fronton de l’église au Festival des Nuits musicales du Suquet signé par son complice Paolo Micciche, un hommage à Mikis Theodorakis… des créations originales, sans beaucoup de moyens, mais avec toujours de l’intelligence, de la finesse et l’ambition permanente d’offrir une culture qui ne soit pas formatée mais ouvre les portes de la perception à des émotions cachées en nous.

Je me revois marchant à ses côtés dans les rues de Rome pour la première d’une oeuvre co-produite par le Vatican sur Dante avec Paolo, à Montréal pour une tournée du « Jugement universel » que j’avais aidé à vendre, à New-York à un Gala de Danse de son partenaire Solomon Tancer…

Plus étrange encore quand il m’a suivit dans les 2 éditions de BoccaSamba comme producteur où nous avons fait résonner les nuits Boccassiennes d’une joie de vivre et d’une fièvre consommée sans modération. Défilés le long des plages de batucada avec ces belles filles court vêtues dansant pour le plaisir des baigneurs nocturnes en extase, investissement des quartiers populaires, concerts hallucinants de Zezinho (le roi du tic et tic et tac) sur la place de La Bocca, de Anna Torres, Roda de Cavaco ou des filles percussionnistes de Zalindé, une des plus belles soirée de ma carrière de programmateur, mon dernier acte de programmation officiel ! C’était avec lui. Il dormait à la maison et était devenu un résident permanent de la saison estivale même si nous foncions sans le savoir vers la fin programmée de nos animations !

Pendant ces plus de 20 ans de connivence, chaque spectacle que nous avons produit s’inscrivait dans une logique de fête, d’animation et de passion. Du plus loin que je me souvienne, nous en sortions avec cette étrange impression d’un attelage gémellaire, formé au même moule d’une culture noble sachant tendre la main au public, à son coeur comme à son intelligence.

 

Et ce n’est pas un hasard, si l’année de mon départ à la retraite en 2012 (désirée et voulue !) du poste de Directeur de l’Evénementiel du Palais des Festivals de Cannes après 22 ans de service, c’est chez lui, en Crête, auprès de sa femme Evdokia et des ses deux filles, que je me suis réfugié avec toute ma famille pendant un mois. Bonheur acidulé d’une fin « officielle » même si nous avons entamé une dernière période sous l’égide de la boîte que j’avais créee, BO Conseil en Culture et Animation (BOCCA !), dont il était partenaire. Une façon de tirer un trait sur mon rôle de direction au Palais et de jouer les prolongations pendant 4 années d’un bonheur libéré des contraintes institutionnelles.

 

Mais au delà de cet aspect professionnel, il y a aussi les moments d’intimité partagée. Des repas en tête à tête à tenter de comprendre où nous allions, à disserter sur des futilités ou à évoquer les problèmes d’un monde dans lequel nous ne nous retrouvions pas toujours, pas souvent.

Et puis le dérisoire. Ce poker en Russie où nous avions été invités par un oligarque qui désirait lancer un jeune chanteur en France et qui nous avait réglé en espèces le voyage, nous hébergeant au coeur de Moscou dans un hôtel de luxe.  La séance de travail avec son autre complice Philippe Albaret dans un Karaoké privatisé pour l’occasion fut un des moments les plus surréalistes de ma vie d’organisateur de spectacle… (n’est-ce pas Philippe ! Tu as le droit désormais de raconter cette histoire à ses amis !). Il y a eut aussi quelques pokers sur Paris avec Karim Kacel, François Chesnais et d’autres pour des nuits d’adrénaline sans risque, entre amis, même si un full gagne toujours contre une couleur. Il y a les fous rires et les bières partagées, les délires de début ou de fin de repas, son rire communicatif, sa carcasse imposante au regard perçant.

Richard on l’aimait pour ce qu’il était, pour son approche de la vie, pour sa façon si naturelle de s’offrir à l’amitié. D’une extrême pudeur sous ses dehors fantasques, il n’ouvrait la porte de son paradis secret qu’avec parcimonie, à ceux qui avaient passé l’épreuve du temps.

Je pense à la douce Evdokia qu’il a aimé sans réserve et avec qui il avait un vrai projet de vie dans son havre de paix Crétois, à ses filles Elli et Lida qui l’adoraient et dont il était très fier, à sa soeur Anne avec qui la notion de frère/soeur était un ciment sur lequel ils ont cheminé tout au long de leur vie… et à tout ce vide que son absence génère.

Mais je me dis aussi, que même si son cours s’est interrompu trop tôt, cette vie n’a pas été pour rien, qu’il a vécu ce que tant d’autres rêvent souvent vainement d’accrocher à leur destin : le bonheur et la certitude d’être au bon endroit, au bon moment et avec ceux qu’il avait choisis…même si le prix à payer de ce bonheur doit se solder toujours trop vite !

Ciao, mon frère d’armes. On t’aime pour l’éternité !

 

PS : Richard aimait lire et depuis de longues années, il suivait mon travail d’écriture en me conseillant. En avril 2019, Café Croisette paraissait. Dans les remerciements, à la page 223, son nom est présent dans un comité de lecture qui nous avait aidé à améliorer une première version. Cruel paradoxe pour lui qui avait adoré ce travail de Julien (mon fils) et de moi que de n’avoir pu découvrir à quelques jours près, la version finale d’une ébauche qu’il avait aidé à améliorer !

Richard au milieu de ses fans !

Richard au milieu de ses fans !

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40 ans après : L'Aventure Sicilienne

Publié le par Bernard Oheix

C’était en 1979. Après 10 années de fac, deux maitrises et un DEA, je décidais d’arrêter ma thèse de 3ème cycle sur l’Anticipation française pour me plonger dans la vie active.

Tournant décisif, je quittais ma post-adolescence universitaire pour m’immerger dans le monde réel. Pourtant, je le connaissais bien cet univers du travail… depuis mes 15 ans et le ramassage de pêches pour 1 franc de l’heure dans la propriété des Orso jouxtant le Ranchito où j’avais grandi, j’avais toujours travaillé pour payer mes études, sort habituel des étudiants dont les parents ne pouvaient subvenir à leurs besoins.

Livreur dans une supérette, ouvrier dans une blanchisserie, serveur dans une pizzéria, marin sur un yacht, journaliste sportif à Nice-Matin, critique de cinéma à l’espoir-hebdo, palette typique de tous ces jobs que les étudiants occupaient dans une France sans chômage  !

Et le graal quand je suis devenue Maître d’internat (6 ans) , puis conseiller d’éducation et bibliothécaire, 8 années d’Education Nationale en parallèle des études qui m’ouvraient les portes de l’enseignement.

Mais autant j’aimais enseigner, autant je détestais l’univers étriqué des enseignants.

Au moment de franchir le pas, j’ai reculé et dans la semaine de ma décision, trouvé deux postes, l’un comme éducateur de rue, l’autre comme animateur dans une MJC à la Frayère, à Cannes La Bocca où j’avais grandi.

C’est celui-ci que je choisis, l’Education Populaire ayant à mes yeux des vertus que l’Education Nationale n’avait plus.

J’ai donc débarqué, pour mon entrée dans la vie active réelle et permanente, dans les bureaux préfabriqués d’une MJC de quartier coincée entre des immeubles HLM d’un quartier populaire d’une ville qui ne l’était pas vraiment ! Mais c’était ma ville. L’expérience fut brève (moins de 2 ans) mais intense et passionnante.

 

Foot en salle, Night-Boums du samedi soir, journal de quartier… et rapidement, un club de l’aventure pour embarquer des mômes de 14 à 18 ans dans une expédition d’un mois à la découverte des 3 volcans Italiens (Le Vésuve, Le Stromboli et l’Etna).

Dans des conditions que n’importe quel organisme prescripteur refuserait actuellement, ce voyage soutenu par les bons CAF et des bourses de l’Omjase pour les plus démunis, embarquait sous ma responsabilité, 20 jeunes, un voiturier, une animatrice et une cuisinière dans un fourgon rallongé pour un mois d’errance sur les routes transalpines.

Camping… souvent sauvage, une nuit dans des sacs de couchage au sommet du Stromboli au rythme des projections de lave permanente, la vision de l’irruption célèbre de 1979 de l’Etna au bord du cratère, avec la vision de la lave déferlant par la bouche noire, tout cela dans une organisation collective avec réunion tous les jours, un livre de bord tenu chaque jour par un jeune différent, des visites de sites archéologiques (Pompéï…), la petite fille momifiée des catacombes de Palerme… et des heures dans un camion poussif inconfortable !

Je me souviens de cette dernière étape du retour, des larmes des jeunes qui avaient vécu leur aventure avec passion, mais j’étais loin d’imaginer ce qui devait arriver sur ma boite mail, le 3 août 2019, 40 ans quasi jour pour jour après !

40 ans après : L'Aventure Sicilienne

Didier est venu à la maison avec sa charmante épouse et nous avons fait resurgir le passé. Nous avons exhumé le journal de bord et lu des extraits, raconté des souvenirs et des anecdotes. Très rapidement, une évidence s’est imposée : réunir pour un repas spaghettis, tous les acteurs de ce voyage et communier sur notre jeunesse enfuie. Faire renaître le passé pour vivre le présent ! Alors, nous allons, Didier et moi tenter de contacter tous ceux qui ont participé à L’Aventure Sicilienne de juillet 1979 à la MJC de la Frayère (devenue La Ferme Giaume) avec tous les souvenirs possibles de ce voyage extraordinaire (photos, billets, achats divers…).

Et chacun devra raconter à tour de rôle un souvenir qui l’a marqué !

Voilà, le pari est lancé. Si vous connaissez quelqu’un qui connait quelqu’un qui a fait ce voyage, contactez le, qu’il se mette en rapport avec nous… l’automne sera chaud de nos souvenirs entremêlés !

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petits problèmes techniques

Publié le par Bernard Oheix

Chers amis,

L'informatique à ses mystères que la raison à parfois bien du mal à dénouer !

Quelques problèmes  m'ont empêché de continuer mon blog en toute sérénité !

Mais j'espère, grâce aux conseils éclairés de mon ami et partenaire Eric Dervaux, pouvoir revenir vers vous avec de nouveaux textes.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures !

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Les voeux de Bernard !

Publié le par Bernard Oheix

Les voeux de Bernard !

 

Loin de moi, avec cette photo, l’idée de plonger dans la tambouille des gilets jaunes, où de consoler le Président de ses déboires d’une année « horibilis »….

Non, il s’agit dans ces voeux pour l’année 2019 d’affirmer tout simplement haut et fort que la vie est belle, qu’il est bon de rire, que la Méditerranée est un écrin, et que la planète est une mère nourricière que l’on se doit de protéger à l’heure où l’on sent bien qu’elle se révolte contre ce que l’humain lui a infligé au cours de ce dernier siècle !

Derrière cette agitation du mois de décembre où la raison a sombré, il y a de grande chance que les lepenistes engrangent des points (voir le marche-pied du mouvement des 5 étoiles en Italie qui a propulsé la ligue fasciste de Salvini au sommet de l’Etat). L’année 2019 va envoyer nombres signaux alarmants pour les temps qui viennent ! Des élections débouchant sur des cohortes d’anti-européens qui risquent de prendre le pouvoir afin de « détricoter » toutes les (trop maigres) avancées d’une Europe qui, bien qu’imparfaite, reste l’espoir des générations futures. La haine et le refus de l’autre deviennent les étalons de l’égoïsme général. Des dictateurs de bas étages s’emparent des leviers des pouvoirs dans le sillage d’un Trump qui a un doigt sur la gâchette et l’autre sur le bouton nucléaire. Ils sont légion les Bolsonaro, Poutine, Erdogan, Orban et tous ces bouchers pour qui l’homme est une marchandise sans valeur à se lover dans leur tweets vengeurs  en se regardant le nombril !

Tout comme cette poignée d’hommes qui possèdent la moitié des richesses du monde au nom d’un ultra-libéralisme débridé mais finiront au crépuscule de leur maigre vie dans une tombe… tel ce commun des mortels qu’ils auront exploités et spoliés !

Oui mais voilà… la noirceur peut-elle gagner devant l’arc en ciel de l’espoir ! C’est ce que nous découvrirons tout au long de l’année pour un  bilan qui viendra toujours assez tôt !

Après tout, la vie pourrait être plus belle et plus forte que la réalité et nous devrions avoir encore l’occasion de rire ! Enfin, nous l’espérons !

Alors meilleurs voeux et l’eau n’était pas si froide en ce 1er janvier 2019 au vu de ce qui nous guette…

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Noir c'est noir !

Publié le par Bernard Oheix

Dans les greniers de la mémoire, quand on plonge dans les documents d'une vie, parfois, la surprise vient !

Dans les greniers de la mémoire, quand on plonge dans les documents d'une vie, parfois, la surprise vient !

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