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Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !

Publié le par Bernard Oheix

J'ai vécu les quelques mois précédents mon départ dans un état à d'euphorie mêlée d'angoisse. Au moment de lâcher la rampe, vertige d'un au-delà incertain ! Toutes  les règles structurant mon quotidien confrontées à la réalité d'un départ définitif après 22 années à oeuvrer dans ce Palais des Festivals mythique.

Je rêvais d'une grande fête sur le toit du Palais où mes amis, les techniciens du Palais, les collègues des autres services, les partenaires, les fidèles de la programmation auraient communié avec moi... J'étais même prêt à prendre en charge les frais de mon raout mais le Directeur Général, Martine Giuliani, s'y opposa avec vigueur ! Une façon de me faire partir plus discrètement, d'éviter l'écume d'une notoriété de circonstance et d'un premier départ à la retraite d'un Directeur du Palais des Festivals, les autres ayant toujours été vidés avant l'âge canonique de leur départ officiel ! Elle imposa un souper dans une boîte branchée du moment, le Bâoli, le 28 juillet, après le concert du pianiste Fazil Say en clôture des Nuits Musicales du Suquet 2012. Une méthode plus discrète, en compagnie de mes collègues, où j'eus droit à 2 invités en plus de mon épouse (ce sont Michel Sajn et Evelyne Pampini, mes complices, qui s'y collèrent !). Ce repas, fort sympathique au demeurant, était si loin de mes aspirations qu'il me laissa un goût amer !

Mais une page se tournait et quelques articles fleurirent dans la presse pour signaler mon départ !

En voici quelques extraits !

 

Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Nice Matin sous la plume de Gaëtan Peyrebesse pour un papier bien sympathique !

Nice Matin sous la plume de Gaëtan Peyrebesse pour un papier bien sympathique !

20 minutes du 20 juin !

20 minutes du 20 juin !

Le grenier de la mémoire 49... quelques ricochets dans l'eau !
Ce papier de Fred Maurice avait fait sensation à Cannes ! J'y déclarais mon amour pour Annie du Bar du Marin ! Il faut croire que j'ai de la suite dans les idées puisque Annie deviendra l'héroïne du polar que j'ai écrit avec Julien Oheix, mon fils, même si son restaurant devint un Café Croisette pour la circonstance d'une fiction ancrée dans la réalité cannoise !

Ce papier de Fred Maurice avait fait sensation à Cannes ! J'y déclarais mon amour pour Annie du Bar du Marin ! Il faut croire que j'ai de la suite dans les idées puisque Annie deviendra l'héroïne du polar que j'ai écrit avec Julien Oheix, mon fils, même si son restaurant devint un Café Croisette pour la circonstance d'une fiction ancrée dans la réalité cannoise !

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Le grenier de la mémoire 48 : Tirant sa révérence !

Publié le par Bernard Oheix

8 ans déjà ! Presque hier me semble-t-il... mais si loin dans le temps ! Comme il est étrange de voir se dévider si rapidement les fils de sa vie professionnelle, de sentir ses certitudes s'écrouler, les objectifs atteints devenir des murs sur lesquels se fracassent notre avenir !

Je l'ai vécu comme une étape m'affranchissant de toutes contraintes sociales... Une retraite confortable méritée, du temps pour vivre en voyageant (Crête, Amérique du Sud, Istanbul, Sénégal, Inde...). Je vais pourtant continuer à intervenir ponctuellement encore 4 années en créant ma SARL, BO Conseil en Culture et Animation dont je vous reparlerai dans un prochain billet. Reste la coupure avec d'innombrables amis dont on sait bien, que malgré les promesses, à juste titre, leur présent viendra se briser sur l'oubli du passé !

Et les souvenirs comme des étoiles pour embellir le présent !

 

 

Voici le texte que j'ai envoyé le 29 juin 2012, dernier jour officiel dans ma fonction de Directeur de l'Evènementiel au sein du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes avant mon départ à la retraite. Un texte particulier pour une journée bien particulière... Il fut expédié à tous mes contacts professionnels, aux amis, à tous ceux qui entrèrent en contact avec moi au fil de ces années de passion. 

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L’heure de mon départ a sonné !

C’est avec énormément d’émotion que je quitte mes fonctions de Directeur de l’Evènementiel ce 1 juillet 2012  avec comme nouvel horizon, celui d’une retraite en chantant avec la satisfaction du devoir accompli !

J’aurais pu m’accrocher encore un peu aux ors du pouvoir, mais à l’instar de Zizou, j’ai peur de faire la saison de trop ! Et puis, quand on a la chance d’être remplacé par Sophie Dupont, mon adjointe depuis 22 ans, on ne transige pas avec l’âge de son départ ! A 62 ans, il me reste tant de beaux souvenirs de toutes ces années passées au Palais des Festivals de Cannes. J’ai  eu quelques quarts d’heure de gloire comme dirait Andy Warhol : le concert d’Archive avec l’Orchestre Symphonique de Cannes avec mon ami Michel Sajn (mon plus beau concert !) et le come-back de Liza Minnelli, la recréation du Festival de la Pyrotechnie, la dynamique autour du Festival des Jeux, la rencontre avec Kasparov et ma victoire contre Karpov… à la belote, la mise sur pied des « saisons culturelles d’hiver et d’été » à Cannes, la présence affirmée de la Musique du Monde (Salif Keita, Idir, Ismael Lô, Youssou N’Dour, Cesaria Evora, Mariza….), les compagnies du festival de la danse et Béjart, la fureur de quelques riffs de guitare et de tirades en slam, quelques spectacles bien dérangeants et magiques comme le concert sous la mer (!!), Nilda Fernandez, Mano Solo, les légendes Aznavour, Bécaud, Nougaro, quelques mains de stars (Ah ! le more, more de Kim Basinger) et bien sûr, cette apothéose des filles du « Crazy » à mes côtés pour mon dernier réveillon en chant du cygne (le noir, pas le blanc !).

J’ai aimé travailler dans ma ville, dans ce Palais mythique.

Avant tout, j’ai aimé les liens que nous avons noués au fil des préparations de ces saisons, des Womex et autres festivals où nous nous sommes croisés. J’ai aimé les discussions sur les spectacles, la diversité réelle de ce monde de la culture, les coups de cœur et de folie, les interrogations et les espoirs…

J’ai eu mon comptant de regrets et d’échecs, comme tout un chacun… mais on oublie les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons, ceux où nous avons vibré ensemble au service de cette cause d’une culture qui élève, qui grandit et rend plus intelligent l’être humain.

Je vous quitte en restant malgré tout un peu parmi vous. La Direction du Palais des Festivals et Sophie Dupont m’ont proposé de garder la  Direction Artistique des Nuits Musicales d’un Suquet new-look qui tentera de moderniser un peu cette musique classique si belle qu’il est impossible de la laisser moisir dans la naphtaline !

Et puis, quelques autres projets pour finir dans la passion un chemin commencé… dans la passion.

J’ai aimé la culture plus que tout autre chose au monde et j’espère l’avoir servie avec constance, pas toujours sans humilité mais rarement avec orgueil, juste au milieu de tout, tel un vecteur, un trait d’union, le go-between qui annonce le soleil et l’aube d’un temps nouveau !

Alors, à ceux que je ne verrai plus, je dis merci pour ce que nous avons partagé…

Aux autres que je retrouverai bientôt, en avant pour de nouvelles aventures !

A tous, Vive la Vie et continuons le combat !

 Et Bonne Chance à l’Evènementiel du Palais des Festivals de Cannes qui, sous la houlette de Sophie Dupont, inventera de nouvelles voies pour atteindre le cœur du public et donnera un nouvel élan à la culture du monde. C’est elle désormais qui sera votre interlocutrice attentive.

Merci à cette équipe de 9 personnes que j’aime et qui m’ont accompagné avec ferveur  pendant toutes ces années de bonheur et de rêves.

Merci à mon adjointe de toujours, celle avec qui je composais un tandem forgé dans l’airain, Sophie Dupont, à Nadine Seul la reine des jeux et des Russes, Eurielle Desevedavy si précieuse et si précise, Marie Antoinette Pett une secrétaire arc-boutée à défendre son Directeur, Cynthia Rebérac qui rompit sa chrysalide dans cette Direction pour devenir une femme accomplie, Nitya Fornaresio s’épanouissant au fil des années dans sa fonction relationnelle, Florence Jacquot qui étrenna son statut de TUC avec moi au siècle dernier et aux pauvres deux garçons, Hervé Battistini et Jean Marc Solbes régisseurs et artificiers, complices en rires, qui subirent en ma compagnie, l’avanie de ce bataillon féminin rouge aux couleurs de la vie !

Un article dans le bulletin du Palais des Festivals !

Un article dans le bulletin du Palais des Festivals !

J'ai reçu beaucoup de mails en réponse à mon texte. cela fait chaud au coeur ! Je vous livre celui de mon ami Richard Gotainer, il avait une saveur toute particulière pour moi, vous comprendrez pourquoi à sa lecture !

J'ai reçu beaucoup de mails en réponse à mon texte. cela fait chaud au coeur ! Je vous livre celui de mon ami Richard Gotainer, il avait une saveur toute particulière pour moi, vous comprendrez pourquoi à sa lecture !

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Le grenier de la mémoire n°47 : Complètement Crazy

Publié le par Bernard Oheix

Comment résister ? Une soirée d'hiver dans un Paris frigorifié... Je me promenais sur les trottoirs de la capitale quand un horse guard planté comme une tour de veille m'attira dans ses bras,  m'encourageant à pénêtrer dans l'antre du Crazy Horse... Bon, cela c'est la version romantique. Plus prosaïquement, je faisais le tour des grands cabarets de Paris en 3 jours, (Moulin Rouge, Lido et Crazy Horse...), dur, dur ce métier qui m'obligeait à aller voir les spectacles avant de tenter de les programmer pour un Réveillon 2011 qui s'annonçait comme le dernier de ma carrière de programmateur !

 

L'affaire aurait pu se conclure tout de suite... Le Crazy Horse à Cannes pour les fêtes de fin d'année 2011, le dernièr réveillon de ma carrière de programmateur...Un rêve ! Las ! La décision irrévoccable de ne pas programmer le Crazy en France, une sanctuarisation du lieu mythique parisien, me condamnait à pleurer toutes les larmes de mon corps, nettement moins sublime que celui de nos charmantes danseuses du Crazy.

Parfois, la nature fait bien les choses, c'est le cas évidemment pour les girls du Crazy. Mais aussi pour Andrée Deissenberg, la Directrice Générale du Crazy, une femme merveilleuse, élégante, intelligente, passionnante, une femme à tomber amoureux. Sans doute mon désespoir l'émut-elle ? A bout d'arguments, dans un énième coup de téléphone, je lui assenais : "Andrée, vous ne pouvez me faire cela, vous ne pouvez refuser de venir à Cannes, je pars à la retraite et c'est mon dernier spectacle de réveillon ! Je veux finir sur le Crazy !"

Bon avouons-le, j'étais prêt à tout pour obtenir son accord. J'ai entendu un petit soupir...Et une semaine après, elle m'annonça qu'elle acceptait, le Crazy viendrait à Cannes. Pour la première fois, le show aurait lieu hors les murs parisiens... en France !

Alleluiah !

 

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Ces horse guards ont nettement plus de charme que celui qui trône devant l'entrée ! Un tableau mythique, signature du Crazy qui commence toujours son show aux pas cadencés d'un détachement féminin dénudé particulièrement martial !  

 

Inutile de vous dire que ce fut une tempête médiatique inimaginable. 5 séances complètes, des articles et des interviews à n'en plus finir, la ruée vers le mythe.

Le spectacle est d'une élégance rare, une vraie mise en valeur de la femme, un show réglé au millimètre, dévoilant tout sans jamais tomber dans le trivial, une suite de tableaux comme une ode à la féminité, l'érotisme...

La femme dans toute sa beauté ! 

La technique est sophistiquée, masquant les corps, les habillant de lumières, dévoilant pour mieux dérober, les effets sont envoûtants et le show signé d'une caractéristique "Crazy" inimitable ! 

Yasna

 

 canapé

La belle est sublime Yafa Yemalla dans sa cage !  Et l'érotisme d'un canapé conçu par Salvador Dali ! 

 

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Et voilà le résultat... Passer de la photo d'un hiver parisien avec un horse guard à la Croisette hivernale en fleurs grâce aux girls du Crazy qui l'entourent.... Bernard se sentira comme un indien fou et décidera de fumer le calumet de la paix pour les 12 mois qui arrivent, ceux qui le verront partir pour une retraite bien méritée !

Et une année qui se termine particulièrement bien ! Embrasser le 31 décembre 2011, les 10 girls du Crazy annonce des lendemains difficiles... Quoique, je pourrais toujours m'endormir en rêvant à la cambrure des charmantes ambassadrices du Crazy et à ce rouge si particulier qui enflamme l'imagination !

Toutes les photos sont de Eriic Dervaux... qui, en salaire, obtint comme moi, aux douze coups de minuit, le droit de faire la bise à toutes les filles du Crazy pour lancer la nouvelle année aux sons d'un feu d'artifice qui illuminait la rade de Cannes ! Mais les vrais bombes n'étaient pas dans le ciel, elles s'abandonnaient dans nos bras pour un instant d'éternité !

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