Bernard Oheix

Présentation

Bernard Oheix Goran Brégovic

Goran Brégovic. Un grand parmi les grands. D'une simplicité extrême dans la vie, un génie sur la scène. Son orchestre de mariage et d'enterrement rentre dans les 5 plus beaux concerts que j'ai jamais organisés

 

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Bernard Oheix Juan Carlos Caceres 

Juan Carlos Caceres Un géant. Argentin débonnaire, musicologue averti qui me dispense un cours dans sa loge de 20mn... Spécialiste du tango et de ses racines africaines (tango veut dire percussion en bantou), de sa dimension festive et populaire. Un concert éblouissant pour conclure. Génial Caceres.

 

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Bernard Oheix

Le photographe de Nice-Matin s'est lâché. La culture en costard cravate ! Fait-elle illusion ?

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Bernard Oheix aznavour

 

Une rencontre rare. Un petit homme immense par le sourire et dont la voix a toujours ce timbre unique. Avec lui, on est tout en haut de l'affiche !

 

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Bernard Oheix Youssou N dour

Youssou'Ndour et les soeurs de Fatou, ma coiffeuse. Depuis six années elle est la seule autorisée à toucher ma tête !!!! Elle est sénégalaise et Rêvait de rencontrer le Dieu Youssou.

 

 

 

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Bernard Oheix est, depuis 15 ans, Directeur de l'Evénementiel au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes.

 

A ce titre, il a la responsabilité de Festivals Internationaux et la programmation des saisons culturelles cannoises.

 

 

De par ses fonctions, il est amené à voyager à travers le monde afin de sélectionner les spectacles et côtoie des artistes de renom.

Bernard Oheix est titulaire de deux maîtrises d'histoire du cinéma et de linguistique et d'un DEA de communication.

  

Sa passion pour l’écriture remonte à ses années de faculté.

De 1969 à 1974 il est Journaliste-pigiste à Nice-Matin et écrit de nombreux articles jusqu’à la fin des années 70 portant sur le cinéma, sa seconde passion.

 

Correspondant de Jeune Cinéma, de l’Humanité et de Révolution, de l’Espoir-Hebdo et du Patriote, il a tenu des rubriques régulières sur les films et les Festivals de cette décennie.

 

Son mémoire de maîtrise sur Bernardo Bertolucci a été édité dans la collection Etudes Cinématographiques.

 

Dans les années 80, il crée, dans le cadre de ses activités professionnelles, deux fanzines autour de la science-fiction et de la culture (ST et Ecume) auxquels il a collaboré par des textes de  fiction et des analyses théoriques.

 

A partir des années 90, il fait partie du comité directeur de la revue Cinémas consacrée au Festival du Film et au cinéma à Cannes. Il a par ailleurs collaboré ponctuellement à diverses publications (Montagne magazine, Spécial Western, La Strada...).

 

Bernard Oheix a enseigné l'économie de la culture et la culture d'entreprise à l'Université de Nice de 1995 à 2005 en licence arts du spectacle.

 

Depuis 1999 il a entamé l'écriture d'un recueil de nouvelles et de deux romans non édités à ce jour.

 

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 Les Alpes à 12% comme un jugement définitif. Admirons le courage, vélo chargé, autonomie totale, 150 km dans les jambes et ce légendaire sourire qui déforme le visage ! Le souffle ne manque pas à celui qui flirte avec les cols Alpins pour ciseler sa légende..

 

 

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 Après l'Avare où il est éblouissant. Frais et disponible, un seigneur de l'esprit, un maître qui nous permet de ressentir la grâce du temps !

                                                                                    

 

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La Préhistoire. Franck Gambale et Birélli Lagrène. Deux géants de la guitare... il y a plus de 15 années !

 

 

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 Yves Simon, mon ami, poète, chanteur. Grand Monsieur, un privilège d'avoir croisé sa route...

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L'Evénementiel au grand complet dans une sortie aux îles de Lérins très pédagogique. Rêflexions et bains de mer avec la conscience tranquille. La culture est en de bonnes mains à Cannes.

 

 

 

 

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Curriculum Vitae

Bernard Oheix, 55 ans, Marié, Deux enfants

 

Etudes et Formation

1979-1980 : Formation professionnelle à la Direction d'un équipement socio-éducatif (université de Rennes/FFMJC)

1976-1977 : DEA Technique de la Communication (Nice)

1975 : Maîtrise de Linguistique (Nice)

1974 : Maîtrise de Cinéma (Nice)

1972 : Licence d'Histoire (Nice)

1969 : Bac Littéraire (Cannes)

 

Situation professionnelle

1997-2006 : Directeur Evénementiel de la ville de Cannes (SEMEC). Programmation des saisons d'hiver et d'été. Gestion, administration et production de 100 jours de spectacles dans l'année.

1992-1997 : Directeur Evénementiel Culturel de la ville de Cannes (SEMEC). Gestion, administration et production des festivals.

1991-1992 : Directeur de la Palestre (Le Cannet). Lancement de la salle polyvalente de 5000 places.

1988-1991 : Directeur Adjoint, office de la culture de Cannes (OMACC), responsable des budgets et de l'organisation des festivals. Construction d'une équipe de production d'événements.

1986-1988 : Directeur Centre Educatif et Culturel à Mougins. Mise en place d'une salle de musculation et création de l'école du cirque des Campeliéres.

1984-1986 : Directeur "la Belle Bleue", agence artistique des MJC, Organisme de production et de diffusion artistique.

1980-1984 : Directeur MJC, Bourg-en-Bresse.

1970-1980 : Animateur MJC, surveillant d'externat, maître d'internat, conseiller d'éducation, bibliothécaire.

 

Divers

Nombreux stages de formations professionnelles : informatique, contrats d'artistes, direction d'équipements, anglais.

Chargé de cours à l'Université de Nice 1996-2005 / Licence Arts du Spectacle. (Economie de la Culture / Culture d'entreprise : 2 modules).

Langues : Italien, Anglais

Pratique assidue de sports : jogging, cyclisme, natation

Ecriture : articles, critique de cinéma, revues, fanzines, romans

 

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Simon Phillips de Toto. J'ai encore 15 années de moins et quelques rêves en plus !

 

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Antonio Gades, peu de temps avant sa disparition, Le talent et la simplicité.

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Sophie-Augustine vit au Sénégal. C'est notre filleule. Elle sait déjà danser. Un jour elle foulera le tapis rouge. Allez Sophie, on t'attend !

 

 

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Jean-Luc Paliès... un homme sérieux, metteur en scène émérite, spécialiste de l'Espagne en train de comprendre que l'année 2006 s'envole... et ses rêves de grandeur avec !

 

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 Un soir de 9 juillet 2006. Les penaltys passent par là et quelques Italiens s'apprêtent à faire la fête. Ils vont pouvoir le boire ce champagne. Nous, on en restera au café frappé !!!!

 

 

Thérèse et Angéla à Paris, à la première de la fin des terres de Philippe Genty. 

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:36

 

Départ de Dakar la mardi 10 janvier. Un port saturé dans les hurlements de la ville. Les lumières crues qui s’allument. Une nuit de bateau  pour arriver à l’aube, dans un estuaire de mangroves, une coulée bleue dans un océan vert. Quelques barques de pêcheurs sillonnent les eaux calmes. Il fait chaud, des cris d’oiseaux, d’étranges rumeurs parcourent les étendues d’eaux et de végétations se confondant.

 

Zigenchoir. L’armée en contrôle comme un rappel des troubles passés. Une route suit la côte et nous fonçons à travers  les terres à moitié immergées vers Kabrousse, un hôtel sur la plage, les pieds dans l’eau. Le bruit des vagues d’un océan placide, propreté du sable fin et immaculé.

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La plage de l'hôtel, le soir, quand les odeurs de l'océan montent dans la nuit tombante, au bruit des vagues. Et la rue principale de la capitale touristique, Cap Skering...

 

Cap Skering, ancienne ville de tourisme à l’agonie. Les bruits de la guerre ont chassé la plupart des touristes et les hôtels au luxe désuet restent désespérément vides. La vie s’écoule comme un rêve, entre les soirées chaudes, un spectacle de chorales de jeunes filles, des repas dans des « loadges » et des balades dans la journée.

Une journée extraordinaire vers l’île d’Elioubaline. Après 1h30 de pirogue, un village accroché à des lambeaux de terre, 400 personnes y vivent sans eau potable ni électricité. Dans des cases collectives en « pluvarium », (recueillant l’eau de pluie devenue une denrée rare limité à un litre par personne), des familles vivent  du poisson toute l’année et de la culture du riz pendant la saison humide.

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Pourtant, la vie existe, les enfants rient et jouent. Un vague musée des traditions ouvert aux quatre vents pour rappeler que ce peuple, chassé au siècle dernier par les guerres tribales, a élu domicile sur cette terre des confins, dans la sécurité du dénuement le plus extrême.

C’est l’Afrique du temps  révolu, quand les femmes à la pagaie vont chercher l’eau à 3 heures de canaux, quand le rythme des saisons conditionne les récoltes et la nourriture, que la vie est suspendue aux aléas des blessures et des maladies. La polygamie structure la base familiale et l’animisme règne avec ses secrets et ses mystères.

 

Conakry sera notre guide attentif. Son nom, il le tire d’une malédiction. Sa mère ne pouvant enfanter, le conseil des femmes lui jeta un sort afin de la fertiliser. Mais ce faisant, cet enfant n’appartenait plus seulement à la famille mais au village et le nom atypique symbolisait alors le refus d’attirer l’attention sur lui. En le dénommant ainsi, les sages affirment qu’il n’est qu’un objet et les dieux détournent leur colère sur d’autres enfants. Si vous rencontrez un Sénégalais qui s’appelle, Mercedes ou Peugeot, ne vous étonnez pas, sachez simplement qu’il était trop désiré et en cela, fragilisé devant les dieux. Par exemple, il ne faut jamais dire à une petite fille, devant sa mère, qu’elle est belle, mignonne et craquante…cela ne peut que rendre jaloux les divinités qui la surveillent. Alors n’hésitez pas, annoncez qu’elle est laide, mentez et sa mère sera contente !

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L’Afrique est un pays de grande culture, d’une profondeur et d’un humanisme ancrés dans le respect de la vie. Il y a moins d’insécurité la nuit à Zigenchoir que le jour sur un quai de métro parisien. Le Sénégalais est attentionné, respectueux, bien éduqué, Il a un sens profond de l’amitié et le cœur sur la main. Manger un poulet yassa dans une case, grand plat collectif où chacun se sert, dans l’intimité d’une famille qui vit dans des conditions modestes, mais vous offre de partager le peu  qu’elle possède, est une leçon de vie dont beaucoup devrait s’inspirer à l’heure ou l’individualisme forcené de nos sociétés de consommation nous pousse à nous replier et à jeter l’anathème sur l’étranger…

Que les racistes de tous poils se rendent sur le terrain, ils verront les ravages de l’impérialisme et du néocolonialisme et constateront que l’on peut rester humain, digne, même quand la faim est gardienne de votre avenir !

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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 15:15

 

Petite chronique d'un voyage de 3 semaines au Sénégal... Un volet  politique, avec des élections, des manifestations et une inquiétude réelle. le syndrôme d'une Côte d'Ivoire est-il envisageable au Sénégal ?

 

Arrivé le 7 janvier à Dakar, je suis reparti du Sénégal le 28. Depuis mon atterrissage, dans toutes mes  déambulations, à travers toutes ces régions visitées d’un pays d’une beauté rare, à l’occasion des rencontres avec une population d’une étonnante qualité morale, accueillante, fière,  d’une nature fondamentalement chaleureuse et optimiste, j’entendais le leitmotiv « -Vous verrez le 27, cela va faire du bruit ! »… et cela n’a pas manqué quand la Cour Constitutionnelle rendit son verdict, les pierres se sont mises à voler, les barrages à s’édifier. Ce n’était vraiment pas une surprise pour qui avait passé 3 semaines dans ce pays et possédait le moindre sens d’une écoute des Sénégalais !

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Levons un leurre ! Le rejet de la candidature de Youssou N’Dour par la Cour Constitutionnelle n’est absolument pas un élément déterminent de la vie politique sénégalaise et n’est pour rien dans les nombreuses manifestations qui agitent le pays ! Que sa candidature ait eu un écho dans la population occidentale est une évidence au vu des nombreux articles sur ce non événement. Sur place, en Casamance comme à Thiès, à Dakar ou à Faidout, sa candidature est considérée comme une plaisanterie… On aime le chanteur, on aime l’homme… mais c’est un peu comme si Cali se présentait à la présidentielle dans quelques semaines ! Cela ferait pour le moins sourire, et c’est ce que les Sénégalais ont fait… Ils en ont même rit !

 

 

 

 

L'abomination du monument érigé par le clan "Wade". La renaissance Africaine, un hymne réalisé par la Corée du Nord, 35 m de hauteur, l'horreur du réalisme socialiste en terre sénégalaise ! 

 

Les Sénégalais ont une haute conscience politique et savent parfaitement décrypter la réalité. Ils sont nombreux à considérer que le bilan du « vieux » Président Wade n’est pas (trop) mauvais et qu’il a été globalement un bon Président. Des chemins ont été goudronnés traversant ces terres sèches, l’économie maintenue à des niveaux relativement dynamique avec des taux de croissance

 

manif 2 autour de 5 à 6%. On voit  partout des constructions émerger de terre et le bâtiment donne le tempo d’une croissance certes inégale mais bien réelle ! Et s’il y a de si nombreux Sénégalais qui se lèvent en sachant qu’ils vont devoir gagner de quoi survivre, qu’ils devront se débattre à chaque heure pour réussir à se nourrir, et cela tous les jours, ce n’est que le reflet d’une réalité qui dure depuis de longues années et qu’un certain fatalisme permet d’accepter.

Que la corruption règne est une évidence…mais c’est le degré de cette gangrène qui compte ! De ce point de vue, il n’apparaît pas que celle-ci soit plus importante que par le passé ou que celle des pays environnants !

Ce que les Sénégalais n’acceptent pas, c’est que la famille du « Vieux » tente de capter le pouvoir. Sa femme avide de reconnaissance en permanence dans son ombre, son fils imposé, venant de « l’étranger », tout le clan accroché à ses privilèges s’accaparant  l’avenir, installé dans une corruption active,  reproches fondamentaux qui sont portés contre le pouvoir en place et contre sa tentative de fuite en avant pour le conserver.

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De longue date, les Sénégalais décrivaient les avantages supposés reçus par les membres de la Cour Constitutionnelle. Une voiture 4/4, une villa, le doublement du salaire… Réalité ? Reste que tout le monde était persuadé que cette règle de deux mandats maximum, édictée par une constitution qu’il a lui-même proposée, ne serait pas appliquée par la grâce d’un quarteron de juges gangrenés et que la rue s’embraserait !

Mais le Sénégalais est profondément démocrate … On peut supposer que la contestation s’éteindra, tout en espérant que les urnes donneront tort à ceux qui tentent d’escamoter le pouvoir !

 

 

 

Les manifestations lycéennes rythment la journée. Quelques pierres volent, des fumigènes en réponse, réactions épidermiques aux désordres ambiants d'une jeunesse désabusée !

 

 

 

La France est très présente sur cette terre… Orange, Canal +, Eiffage, la BNP… sont inscrits dans le paysage quotidien… L’Afrique n’est pas sortie du piège létal d’un néocolonialisme qui la gangrène. Entre l’impérialisme économique de la France et des occidentaux (et désormais des Chinois omniprésents, rois du dumping !) et des pouvoirs corrompus adoubés par les puissances tutélaires, les richesses naturelles s’exportent hors des frontières sans retombées sur les populations locales abandonnées à leur sort.

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Et pourtant, que cette terre du Sénégal est  orgueilleuse, fière… et que ces populations sont belles avec ses enfants aux yeux en promesse d’avenir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La belle Adama, curieuse, passionnante, ouverte, notre mascotte à Thiès !

Elle vient tous les jours après l'école à notre rencontre, elle discute, elle pose des questions, elle est l'espoir d'un pays qui souffre !

Par Bernard Oheix - Publié dans : information
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:47

Petit souvenir de l'année dernière. C'était le 3 décembre. Une programmation d'un artiste qui a un univers particulier et défend une langue pleine de saveur et d'intelligence. Le premier choc viendra de l'écoute attentive de son CD avec un long poème chanté, Glenn Close, un bijou, et des morceaux qui enchaînent le cristal des mots et la précision des rythmes. Le deuxième sera provoqué par sa présence sur scène et la qualité de son jeu, de la technique, d'une harmonie et d'une dérision qui sont portées par une énergie et un tempo sans faille.

Artiste à écouter et à voir, bien loin de tous les clichés. Attachant.

 

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Un concert magnifique dans un grand auditorium chamarré, plein de couleurs et de jeunes enthousiastes. Julien Doré s'avèrera un artiste abordable, acceptant même une interview sauvage de jeunes collègiens, sans affectation, avec sincérité. Un timide extraverti, dont la retenue se libère sur scène mais qui reste humain dans les coulisses. Une belle personnalité qui saura me convaincre de sa profonde humanité.

Sur scène il virevolte, se déglingue, ose tout, se met une couronne de fleurs blanches, gesticule et se roule par terre. Il se donne sans complexe. Il est porté par des musiciens d'une extrême sensibilité, qui le suivent et sont en osmose même dans ses divagations, alternant des plages sensuelles pour déclencher un feu continu de notes exacerbées. C'est un spectacle qui refuse le formatage, invente des pas nouveaux, des moments d'une grande dérision succédant aux phrases sérieuses de poèmes étirés !

Voilà, si vous ne connaissez pas vraiment Julien Doré, et même si vous n'en avez pas vraiment le désir...Courez à son concert, vous le découvrirez dans toute sa richesse et sa complexité !

Par Bernard Oheix - Publié dans : Culture
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:20

Je t'achète le Carlton si tu me vends le Martinez sans passer par la case prison pour malversations (on connait !), heureusement que la chance est avec toi et que tu toucheras le pactole en franchissant la case départ.

165 000 000 de jeux vendus dans le monde... et moi, et moi, et moi !

Cannes, Capitale des jeux en février, 12 000 joueurs inscrits à tous les jeux imaginables venant de tous les continents, 150 000 visiteurs en famille, de toutes les origines, races, cultures, sexes, âges, réunis en une gigantesque tour de Babel où le dénominateur commun est le jeu décliné sous toutes ses formes ! Une humanité sans frontières est possible, nous l'inventons chaque année du côté de cette ville atypique de Cannes, cosmopolite, hors de toute grille d'analyse.

 

 

monop général 

Il fallait bien que la folie du jeu à Cannes se concrétise par une édition originale du Monopoly sur les lieux cannois ! Et il y en a, du Palm-Beach à la Croisette, de la Californie au marché de La Bocca... Redécouvrir ce jeu en évoluant dans sa ville, acheter des maisons dans des rues que l'on connait... Ah capitalisme primitif et sauvage, quand tu nous tiens !

Rarement un évènement aura déclenché autant d'enthousiasme...Nombre incalculable d'articles et d'interviews. Il fallut même le présenter par un beau soleil d'hiver sur les toits du Palais des Festivals et pour ce faire, nous jouâmes retrouvant rapidement, les élans de la jeunesse et l'esprit de compétition inhérent aux grands enfants que nous sommes restés. Vous dire que j'ai gagné serait quelque peu mensonger puisque c'est toute l'équipe de l'Evènementiel qui sortit victorieuse de cette partie endiablée....

Notez au passage, la beauté du cadre Cannois, le Vieux-Port en arrière plan !

 

rires mono

 

 

Sourires béats des 9 mousquetaires de l'Evènementiel. Ils sont beaux, ils sont généreux, 100 jours de spectacles dans l'année, vivre tambour battant pour le bonheur des autres, pour le plaisir de ceux qui se reconnaissent dans une culture ouverte et plurielle... Si l'on cumule les années passées ensemble, cela représente environ 150 ans de vie commune... Une éternité ? Même pas, juste un souffle d'espoir ! 

 

La vie dans l'Evènementiel Cannois est vraiment une aventure de tous les instants... Alors rendez-vous au 17 février à Cannes pour jouer à perdre haleine à être encore de grands enfants ! Et parfois, avouons-le, rester innocent est une belle condamnation !

 

 

 

 

 

Par Bernard Oheix - Publié dans : information
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 16:23

Comment résister ? Les précédents voeux étaient en maillot, au soleil éclatant du sud, ceux-ci vont être quelque peu différents... C'était il y a deux ans, une soirée d'hiver dans un Paris frigorifié... Je me promenais sur les trottoirs de la capitale quand un horse guard planté comme une tour de veille nous attira dans ses bras, nous encourageant à pénêtrer dans l'antre du Crazy Horse... Bon, cela c'est la version romantique. Plus prosaïquement, je fis le tour des grands cabarets de Paris en 3 jours (Moulin Rouge, Lido et Crazy Horse...), dur, dur ce métier qui m'oblige à aller voir les spectacles avant de tenter de les programmer pour le Réveillon 2011.

 

BO-Crazy.JPG

Au côté de mon ami Christian Serrano, toujours prêt comme un scout à s'affranchir des limites de la nuit, mon cerbère dans ce monde de la nuit !

 

L'affaire aurait pu se conclure tout de suite... Le Crazy Horse à Cannes pour les fêtes de fin d'année 2011, le dernièr réveillon de ma carrière de programmateur...Un rêve ! Las ! La décision irrévoccable de ne pas programmer le Crazy en France, une sanctuarisation du lieu mythique parisien, me condamnait à pleurer toutes les larmes de mon corps, nettement moins sublime que celui de nos charmantes danseuses du Crazy.

Parfois, la nature fait bien les choses, c'est le cas évidemment pour les girls du Crazy. Mais aussi pour Andrée Deissenberg, la Directrice Générale du Crazy, une femme merveilleuse, élégante, intelligente, passionnante, une femme à tomber amoureux. Sans doute mon désespoir l'émut-elle ? A bout d'arguments, dans un énième coup de téléphone, je lui assenais : "Andrée, vous ne pouvez me faire cela, vous ne pouvez refuser de venir à Cannes, je pars à la retraite et c'est mon dernier spectacle de réveillon ! Je veux finir sur le Crazy !"

Bon avouons-le, j'étais prêt à tout pour obtenir son accord. J'ai entendu un petit soupir...Et une semaine après, elle m'annonça qu'elle acceptait, le Crazy viendrait à Cannes. Pour la première fois, le show aurait lieu hors les murs parisiens... en France !

Alleluiah !

 

horse-g.jpg

Ces horse guards ont nettement plus de charme que celui qui trône devant l'entrée ! Un tableau mythique, signature du Crazy qui commence toujours son show aux pas cadencés d'un détachement féminin dénudé particulièrement martial !  

 

Inutile de vous dire que ce fut une tempête médiatique inimaginable. 5 séances complètes, des articles et des interviews à n'en plus finir, la ruée vers le mythe.

Le spectacle est d'une élégance rare, une vraie mise en valeur de la femme, un show réglé au millimètre, dévoilant tout sans jamais tomber dans le trivial, une suite de tableaux comme une ode à la féminité, l'érotisme...

La femme dans toute sa beauté ! 

La technique est sophistiquée, masquant les corps, les habillant de lumières, dévoilant pour mieux dérober, les effets sont envoûtants et le show signé d'une caractéristique "Crazy" inimitable ! 

 

Yasna

 

 

 

 

 

 canapé

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

La belle est sublime Yafa Yemalla dans sa cage !  .......... .    ...........................................;....................................................................Et l'érotisme d'un canapé conçu par Salvador Dali ! 

 

 

bo-girls-copie-1.jpg

Et voilà le résultat... Passer de la photo d'un hiver parisien avec un horse guard au côté de Christian C... à la Croisette hivernale en fleurs grâce aux girls du Crazy qui l'entourent.... Bernard se sent comme un indien fou et décide de fumer le calumet de la paix pour les 12 mois qui arrivent !

 

 

Et une année qui se termine particulièrement bien ! Embrasser le 31 décembre 2011, les 10 girls du Crazy annonce des lendemains difficiles... Quoique, je pourrais toujours m'endormir en rêvant à la cambrure des charmantes ambassadrices du Crazy et à ce rouge si particulier qui enflamme l'imagination !

 

Toutes les photos sont de Eriic Dervaux... qui, en salaire, obtint comme moi, aux douze coups de minuit, le droit de faire la bise à toutes les filles du Crazy pour lancer la nouvelle année aux sons d'un feu d'artifice qui illuminait la rade de Cannes ! Mais les vrais bombes n'étaient pas dans le ciel, elles s'abandonnaient dans nos bras pour un instant d'éternité !

Par Bernard Oheix - Publié dans : Histoires vraies
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Mano Solo, des yeux qui contemplent le monde avec la profondeur de ceux qui brûle le temps.bernard-copie-1.jpg
Bernard O... présentant Rachid Taha.
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Camille et Bernard. Le coup de foudre. En juillet 2007, elle chantera Britten au Suquet... encore de longues semaines à attendre ! Camille, je t'aime !

Bernard Oheix Camille

 

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Un cycliste sur les routes de Venise-Gdansk. 1530km à travers les Alpes en 12 jours. Septembre 2005. De l'Adratique à la Baltique.

Bernard Oheix cycliste*****

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Iggy Pop, dans sa loge, après son concert de folie...***

 Garry Kasparov, la légende des échecs. C'est à Cannes qu'il reconquiert son titre mondial en partie rapide. L'ogre de Bakou comme un fauve, un tueur né.

Bernard Oheix Garry Kasparov*****

 

L'amour à la Russe...par -40 avant de plonger sous la glace. Janvier 2006. Dans mes bras gelés, la présidente de la fondation de la culture Russe.Bernard Oheix Russie

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A Cuba par + 40 mais sans les Russes...un mois avant, décembre 2005. La salsa sur les plages dorées, Cuba et le Che, querido commandante, cigare et morito de circonstance.Bernard Oheix Cuba

 

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Jury des Musicales de Bastia...autour de Raoul Locatelli, un corse qui fait aimer la Corse, un homme dont l'ile peut s'ennorgueillir. Vive le figatelli !

Bernard Oheix Raoul Locatelli

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Avec la belle Shen Tieimei en Chine. La légende de l'opéra chinois dans une tentative de séduction (réussie) de l'occident  Bernard Oheix Shen Tieimei

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Bernard et Jacques Chirac... Il fallait bien que nos chemins se croisent au crépuscule de nos carrières !!!

Bernard Oheix Jacques Chirac 

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Sophie et Bernard, une équipe qui gagne. 17 ans à travailler ensemble et toujours la même fidélité et confiance.Bernard Oheix Sophie Dupont

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Avec Dan Brown, des mains d'or pour une poignée de dollars. A-t-il besoin d'ouvrir un blog pour être lu ?

Bernard Oheix Dan Brown

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Liza Minelli for ever. Le retour de la star en France après plus de dix années d'errance. Quand le sublime devient réalité !

Bernard Oheix Liza Minelli

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La diva des divas, Wilhelmina Fernandez avec le jeune et passioné facteur des bonnes oeuvres. Il y a de l'amour dans l'air !

Bernard Oheix Wilhelmina Fernandez 

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8 ans après, toujours aussi belle, non, encore plus ! Moi, je fonds dans ses bras, elle est ma diva de coeur. Wihelmina, je t'aime d'amour, tu es la reine de mes nuits de rêve.

Bernard Oheix Wihelmina

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Youssou N'dour, la légende de l'Afrique, la voix de tout un peuple en marche vers la reconquête de son honneur et de ses racines. La majesté d'un grand seigneur.

Bernard Oheix Youssou N dour  

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Paul Mac Cartney, le divin Beatles. Saisir ses mains et lui dérober un peu de son talent ! Cela ne le traumatise pas outre mesure. Qui rêve ?

Bernard Oheix Paul Mac Cartney  

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Maria-Joao Pires, son talent n'a d'égal que son caractère difficile. Une sieste chez moi, dans mon lit, et le soir, elle exécute un des  meilleurs concerts de ces dix dernières années. Vive mon jardin !Bernard Oheix Maria-Joao Pires

 

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La sublimissime Claudia Cardinale. Un rêve. Elle est belle et douce. Nature et vraie. Un diner au Majestic loin des ors du festival, avec la complicité de Chiara Samughéo, la photographe des stars.

Bernard Oheix Claudia Cardinale 

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Gilbert Becaud, dernière tournée avant la grande route. La voix est intacte et l'homme fascinant. Il restera comme une de ces légendes que j'ai eu le privilège de croiser...juste le temps d'un concert !

Bernard Oheix Gilbert Becaud

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François Truffaut. Un rendez-vous incroyable, une interview contreversée dans Jeune Cinéma, le sentiment de ne pas saisir l'importance de cette rencontre...une autre histoire !

Bernard Oheix Truffaut  

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Conseiller technique de Anatoly Karpov...aux tarots ! Est-ce dans mes cordes ? Après l'avoir vu compter les cartes et jouer quelques donnes...j'en doute. Un computeur à la place du cerveau. 

Bernard Oheix Anatoly Karpov

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Cali le Grand, un show époustouflant et un homme au coeur si généreux ! Un vrai monsieur.

Bernard Oheix Cali

 

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Bernard Oheix Jean-Claude Acquaviva

Jean-Claude Acquaviva, le leader de A Filetta, le groupe de polyphonies qui fait honneur à la Corse. Un conteur rare qui fait respirer le maquis au public !

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Bernard Oheix Agnes Varda

BO et Agnes Varda... une séance tendue, une femme hors norme à manier avec beaucoup de précautions !

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Bernard Oheix Philippe Caroit

Avec Philippe Caroit, une rencontre qui débute dans le stress (le sien !).Sensible, il vient s'excuser à la fin du spectacle et nous finissons dans l'harmonie. Un beau moment d'humanité !

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Bernard Oheix

 

Un dernier sourire coincé pour la route ! Il est long le chemin qui nous mènera au paradis des artistes !

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Bernard Oheix Rome Gdansk

Tous les chemins mènent à Rome et à Gdansk... mais on ne les parcourt pas tous en vélo ! 

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Bernard Oheix Marthe Villalonga

Marthe V... et Bernard O... où un jury de la pyrotechnie explosif !

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Bernard Oheix Badou

C'est mon pote Badou, de Xalima. Vous en entendrez parler, ils ont du talent !

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